Selon la troisième enquête annuelle sur les FCPE (fonds communs de placement d’entreprises) menée par la société de conseil Debory, spécialisée en épargne salariale et retraite et en actionnariat salarié, les sociétés de gestion péchaient toujours par manque de transparence, rapporte la Tribune. Sur «plus de 510 FCPE multi-entreprises totalisant plus de 19 milliards d’euros d’encours analysés, il ressort que 69 % des sociétés de gestion mettent sur leur site Internet au moins un des documents nécessaires à la compréhension de la vie des fonds, contre 59 % l’an dernier, seulement 10 % d’entre elles rendent publique toute l’information nécessaire». Cela étant, deux acteurs majeurs Natixis Asset Management et CM-CIC Asset Management, ne présentent pas leurs fonds dans le détail sur Internet, ne mettent aucun document à la disposition des salariés lorsque des documents commerciaux sont fournis, ils ne sont pas homogènes. Ce manque d’informations concerne également le poste frais prélevés. La plupart des FCPE appliquent à la fois des frais de gestion directs et indirects mais cesfonds multigérés permettent aux grandes maisons de gestion d’assembler généralement leurs fonds afin de constituer des FCPE. Les frais indirects atteignent 1,41 % TTC, soit 70 % plus élevés que les frais directs.Ils varient cependant de 0,73 % TTC à 1,61 % TTC selon la classe d’actifs.
L’actionnaire activiste Ethos et huit fonds de pension suisses ont lancé jeudi une nouvelle campagne pour autoriser les actionnaires à limiter les rémunérations des dirigeants dans les grandes sociétés suisses, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, Ethos a déposé une résolution pour avoir un mot à dire sur les rémunérations (say on pay) pour les assemblées générales d’Holcim, de Swiss Reinsurance et de Zurich Financial Services. Aargauische Pensionskasse, Luzerner Pensionskasse, Pensionskasse Post et Pictet Funds SA soutiennent cette résolution.
De source proche du gouvernement de Basse-Saxe, il n’y a pas de contentieux entre Volkswagen et la Qatar Investment Authority (QIA) quant au nombre d’administrateurs qui reviennent au fonds souverain après sa prise de participation dans le groupe automobile allemand. Le QIA aura deux représentants au conseil de surveillance de VW.
Le fonds souverain norvégien de 400 milliards de dollars a fait appel à SourceAsia et CSR China pour évaluer la performance éthique de 2.300 entreprises en Asie, rapporte le Financial Times. Environ 10 % du fonds est investi dans les marchés émergents.
Depuis le début de l’année, les cotisations en assurance vie (92,8 milliards d’euros) ont progressé de 9 % par rapport à la période correspondante de 2008, mais restent encore inférieures de 3 % à celles de l’année 2007, constate la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). A fin août, les versements sur les supports en euros, toujours en progression, ont attiré 81,1 milliards d’euros, alors que les versements sur les supports en unités de comptes (11,7 milliards) restent toujours en diminution.
Jusqu’au 06 novembre 2009, Natixis commercialise Artema Performance 3, un fonds à formule à capital non garanti indexé sur l’indice DJ Euro Stoxx 50.Dédié aux professionnels du patrimoine, Artema Performance 3 offre un gain de 7,25% par année de détention.D’une durée théorique de quatre années, Artema Performance 3 permet le remboursement du capital si l’indice DJ Euro Stoxx 50 est supérieur ou égal à son niveau d’origine à l’une des dates de constatations annuelles. Le cas échéant, au terme de la quatrième année, le capital est protégé jusqu’à une baisse de l’indice de 30%. Le fonds est éligible à l’assurance vie et au PEA.
Jeudi soir, l’UFG a présenté officiellement la part C de son fonds UFG Sarasin Taux ISR, qui a été lancée en avril. La particularité de cette classe de parts d’un fonds lancé quatre jours après la chute de Lehman est de reverser à la Fondation des Architectes de l’Urgence 50 % de la surperformance du fonds par rapport à l’Eonia capitalisé. La classe B transfère pour sa part au Collège des Bernardins 80 % de son excédent de rendement.Ce produit obligataire est investi pour le socle de son portefeuille en titres obligataires court terme gouvernementaux ou para-gouvernementaux de la zone euro, qui ne posent aucun problème de classification ISR. La surperformance doit provenir de placements plus risqués que le monétaire, sur des périodes de 1 à 3 ans, dans des obligations d’entreprises irréprochables en matière environnementale, sociale/sociétale et de gouvernance (ESG). Ces titres doivent tous satisfaire aux normes de durabilité de la matrice Sarasin. Pour l’instant, comme le fonds est de taille modeste (4 millions d’euros au total), le nombre de lignes est encore restreint (10-12), mais il a vocation à monter à 30-50 positions une fois que les encours auront été drainés, entre autres par le réseau du Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE), qui contrôle l’UFG.Elisabeth Cassagnes, responsable de la gestion taux chez UFG Sarasin et gérante du fonds, a indiqué que durant l’année au 18 septembre le fonds a enregistré une performance de 5,71 % contre 1,56 % pour l’Eonia capitalisé. Depuis le lancement de la part C le 19 avril, le fonds a gagné 1,75 % pendant que l’Eonia s’adjugeait 0,23 %.
EasyETF (BNP Paribas Asset Management) lance quatre nouveaux ETF sur les marchés émergents «BRIC», cotés à partir du 24 septembre sur Euronext Paris. Il s’agit du EasyETF DJ Brazil 15, du EasyETF DJ Russia Titans 10, du EasyETF DJ India 15 et du EasyETF DJ China 15. Les frais de gestion annuels pour ces produits s'élèvent à 0,65%. La gamme EasyETF compte désormais 14 ETF sur les marchés émergents.
Les caisses de pension suisses sont en meilleure santé. Selon la quinzième enquête réalisée par AWP et Complementa, société de conseil aux investisseurs, portant sur 437 instituts de prévoyance gérant 386,2 milliards de francs suisses, 38 % des caisses de pension sondées se trouvaient en situation de sous-couverture à fin août. A fin 2008, cette proportion atteignait 83 %, indique Le Temps.
Deutsche Bank vient de lancer un fonds devises Ucits III qui propose aux investisseurs institutionnels un accès aux performances des marchés des devises. Dénommé, DB Platinum Currency Returns Plus Fund, ce fonds est exposé à l’indice DBCR + (Deutsche Bank Currency Returns +), disponible en euro, dollar et livre sterling.L’indice DBCR+ investit à parts égales dans trois stratégies d’investissement : la stratégie «carry» qui exploite les différences de taux dans les économies du G10 et des marchés émergents, la stratégie «momentum» qui exploite la tendance des devises du G10 à préférer le court terme/moyen terme et la stratégie «valuation» qui exploite la tendance des devises du G10 à revenir sur la parité de pouvoir d’achat sur le long terme.
Le capital-investisseur Parmira a réduit sa participation dans l’opérateur de téléphonie mobile Freenet à 10,1 % contre 24,99 %, sa filiale Telco ayant vendu 19,1 millions d’actions à 9,25 euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ce prix est supérieur à celui auquel les titres figuraient dans ses livres.Les milieux financiers estiment que Permira s’est pressé de vendre avant la publication des résultats de Freenet pour le troisième trimestre, qui devraient faire apparaître une chute à deux chiffres du chiffre d’affaires.
Mercredi, la Deutsche Börse a annoncé que la cote du segment XTF de sa plate-forme de négociation électronique Xetra s’est allongée d’une nouvelle référence, un ETF de db x-trackers (Deutsche Bank). Ce produit de droit luxembourgeois assorti d’une commission de gestion de 0,75 % est le db x-trackers HSI Short Daily Index ETF. Il réplique en «short» l’indice Hang Seng de la Bourse de Hong-Kong. Avec cet ETF de stratégie, la cote du segment XTF compte 496 références.
BNY Mellon Asset Management a obtenu l’agrément de commercialisation en Allemagne de quatre nouveaux compartiments récents de sa gamme irlandais BNY Mellon Global Funds (BNY MGF).Le BNY Mellon Emerging Markets Equity Fund, lancé le 18 mars, utilise comme indice de référence le MSCI Emerging Markets ; il est géré par Blackfriars Asset Management à Londres, l’ancienne WestLB Mellon Asset Management (UK). Assorti d’une commission de 2 % (classe A en euros) combine des concepts quantitatifs avec de l’analyse fondamentale et recherche de la surperformance dans l’allocation par pays et la sélection de valeurs.De son côté, le BNY Mellon Euro Corporate Bond Fund, un fonds d’obligations d’entreprises géré par WestLB Mellon Asset Management KAG (Düsseldorf) a été lancé le 22 juillet et il utilise comme benchmark l’indice iBoxx € Corporates Total Return Index. La commission est de 1,25 %Le troisième produit est le BNY Mellon Evolution Long/Short Emerging Currency Fund géré à Londres par Pareto Investment Management. Ce fonds lancé le 25 mars utilise une approche de performance absolue. Son indice de référence est le Merrill Lynch 0-3 Months US T-Bill hedged to EUR et la commission de gestion se situe à 1,75 %, avec une ponction de 20 % sur la surperformance.Enfin, le BNY Mellon Global Real Return Fund (USD) prend comme référence le US Libor 1 mois. C’est un produit multi-classes d’actifs lancé le 30 juin, géré par Newton Investment Management à Londres. La commission de gestion est fixée à 1 %.
Selon Ed Moisson, analyste chez Lipper à Londres, les investisseurs allemands doivent s’attendre en moyenne à une nette augmentation des commissions et, en tous cas, les modèles tarifaires vont devenir plus complexes et moins transparents.D’après les calculs de Lipper pour le Handelsblatt, la commission de gestion pour les fonds commercialisés en Allemagne s’est accrue à une moyenne de 1,47 % contre 1,13 % voici dix ans. Le taux de frais sur encours (TFE ou TER en anglais) se situe pour l’ensemble des fonds à 1,93 % contre 1,70 %. Les gestionnaires allemands ont en réalité suivi l’exemple des étrangers qui, n’ayant pas de réseau en Allemagne, sont obligés d’offrir aux distributeurs une part plus importante de la commission de gestion. Cela dit, certains grands acteurs, comme DWS, BlackRock ou Schroders ont diminué leur commission.On assiste aussi à une dissémination de la commission de performance : elle est appliquée aujourd’hui pour 17 % des fonds d’actions commercialisés en Allemagne, contre 9 % voici sept ans. Pour les fonds de droit allemand, la proportion est même passée de 3 % à 22 %.
Les trackers de matières premières (ou Exchange Traded Commodities, ETCs) les plus recherchés du moment sont les produits indexés sur l’or, le pétrole et l’agriculture. « Les flux d’investissements constatés cette année sur les ETCs montrent que les investisseurs de ces produits ne cherchent pas à tirer profit du momentum, mais qu’ils s’intéressent aux actifs réels sous-jacents », estime à ce sujet Daniel Wills, analyste senior chez ETF Securities à Londres.Ces investisseurs « cherchent à se protéger contre le risque de dépréciation des devises et contre l’inflation », dans une période où les dettes des Etats bondissent et où les banques centrales injectent des liquidités à un rythme sans précédent, a expliqué hier Daniel Wills à Paris, lors d’une conférence organisée par Dow Jones Indexes/STOXX Limited.Le volume hebdomadaire sur les ETCs est de l’ordre de 800 millions de dollars, a précisé Daniel Wills. La bourse de Londres joue un rôle majeur sur ce marché, 7 des 10 ETFs ou ETCs les plus échangés l’étant au London Stock Exchange (LSE).Les ETcs sur l’or reçoivent les flux les plus importants et les plus réguliers. L’or jouant ainsi son rôle traditionnel de valeur refuge. Les achats ont continué même dans la phase de correction des cours du métal, souligne Daniel Wills. Toutefois, les flux sont devenus négatifs récemment. Le spécialiste remarque que l’intérêt des investisseurs s’est alors porté vers le produit de son groupe ETF Securities’ Short Copper, permettant aux investisseurs de se couvrir par rapport à un retournement des cours du cuivre, traduisant un « possible changement d’appréciation » des investisseurs. Pour les ETCs suivant les cours du pétrole, les flux d’investissement sont devenus négatifs depuis deux mois. Alors que les montants avaient flambé jusqu’en mai dernier, quand le cours du baril était remonté à 70 dollars. Daniel Wills note que certains investisseurs jouent actuellement les ETCs « Short Oil », indiquant la montée d’un sentiment de marché sur une correction du prix du baril.
Pour le compte de son fonds immobilier offert au public hausInvest europa (9 milliards d’euros d’encours), Commerz Real a acheté l’immeuble de bureaux Le Flavia (16.400 mètres carrés) situé à Ivry sur Seine. Les quelque 72 millions d’euros vont au vendeur GE Real Estate France. L’immeuble, livré en janvier 2008, est loué à la FNAC, qui y a installé son nouveau siège.
Le Reserve Primary Fund prévoit de distribuer 1 milliard de dollars à ses souscripteurs aux environs du 2 octobre, rapporte le Wall Street Journal. Ce sera le cinquième remboursement depuis que le fonds monétaire, qui gérait autrefois 63 milliards de dollars, a publié des pertes l’an dernier en raison de sa participation dans Lehman Brothers Holdings. Cette distribution représente environ 22 % des actifs restants du fonds de 4,5 milliards de dollars.
La Bank of London and Middle East (BLME) a mandaté European Fund Administration S.A. (EFA) et la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat (BCEE) pour les services d’administration et banque dépositaire du premier fonds monétaire européen conforme à la loi Charia lancé au Luxembourg.Le fonds BLME Umbrella Fund Sicav-SIF, créé avec un capital de plus de 50 millions de dollars investi dans un portefeuille diversifié, de produits monétaires islamiques de première qualité, tels que les Murabahas (contrats d’échange), Sukuks (« obligations » islamiques) et Ijaras (mises d’actifs en location).Pour pouvoir servir BLME et répondre à la forte croissance du marché de la finance islamique, EFA a adapté ses outils de comptabilité et d’agent de transfert et a mis en place un programme de formations spécifiques pour ses équipes dédiées.
Le fonds souverain China Investment Corp (CIC) acquiert pour 850 millions de dollars environ 15 % de Noble Group Ltd, une société de négoce de matières premières basée à Hong-Kong et cotée à Singapour qui compte réaliser de nouvelles acquisitions dans le secteur agricole avec ces capitaux frais, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’opération s’effectue par l'émission de 438 millions d’actions et l’acquisition de 135 millions d’actions auprès du fondateur, Richard Elman. En 2008, Noble a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 36 milliards de dollars, qui est tombé à 13,3 milliards pour le premier semestre 2009. En août, CIC avait indiqué que 87,4 % de son encours de 297,5 milliards de dollars étaient toujours détenus sous forme de liquidités. Le fonds souverain serait en négociations pour acquérir une participation dans le constructeur américain de centrales électriques AES Corp.
Seuls 4,9 % des baux des immeubles appartenant aux fonds immobiliers allemands offerts au public arrivent à échéance cette année. Jusqu'à fin 2013, cette proportion sera d’environ 10 % annuels, rapporte l’association BVI des sociétés de gestion sur la base de données au 30 juin 2009. Autrement dit, les baux n’auront à être négociés qu’après 2014 pour environ la moitié des immeubles et une partie importante des recettes des fonds se trouve ainsi assurée sur une période assez longue.La crise financière n’a occasionné pratiquement pas de défauts de paiements des loyers. De plus, le portefeuille des fonds immobiliers se compose généralement d’actifs de bonne qualité dont la valeur est moins sujette aux fluctuations que la moyenne du marché.Le BVI souligne en outre que les immeubles dans les portefeuilles des fonds sont relativement récents, ce qui limite les frais d’entretien. Les actifs remontant à 5 ans au maximum représentent 32,7 % du total, ceux entre 5 et 10 ans correspondant à 29,7 %. Donc les portefeuilles comportent plus de 60 % d’immeubles construits depuis moins de dix ans.Sur les douze derniers mois sous revue, les fonds immobiliers ont acheté 129 actifs pour 8,2 milliards et en ont vendu 48 pour 1,1 milliard d’euros. Les achats à l'étranger ont représenté 6,7 milliards d’euros, ce qui a réduit la part de l’Allemagne à 29,5 % du total, contre 41,1 % pour les autres pays de la zone euro.