Au premier semestre, le fonds Medallion, spécialisé sur les actions, du « hedge fund » Renaissance Technologies était encore loin devant tous ses concurrents du monde des fonds alternatifs quantitatifs - ou « quants », indique Les Echos. Il gagnait 21 %, selon les données collectées par l’agence Bloomberg. Ce « hedge fund » a gagné 72 %, avant frais de gestion, chaque année et sur vingt ans (1994-2014). En 2015, il avait encore bondi de 35,6 %. L’année de la faillite de Lehman Brothers, il avait bondi de 98,2 %. Depuis la grande crise, sa performance annuelle a évolué entre 28 % et 47 %. Sa seule année de baisse fut en 1989, avec un repli de 4,1 %.Néanmoins, c’est un cas inédit dans le monde de la gestion, cette « Formule 1 » est réservée uniquement aux collaborateurs du fonds et non pas aux clients. Un quart du montant des salaires sont investis dans le fonds où ils sont bloqués pendant une durée de quatre ans. Mais, rappelle Les Echos, les performances des fonds de Renaissance, destinés uniquement aux clients extérieurs, sont loin d'être aussi bonnes que celle du fonds réservé aux collaborateurs. Ainsi, le fonds Renaissance Institutionnal Equities gagnait 14,8 % sur les onze premiers mois de l’année. Le fonds le plus performant de l’histoire de la gestion a été bâti non pas par des financiers ou traders, mais par des chercheurs et informaticiens d’IBM. Jims Simons, qui fonda Renaissance en 1982, a pris du recul depuis sept ans et a laissé les rênes de la gestion au jour le jour au duo formé par Robert Mercer et Peter Brown.