Springrowth SGR, société de gestion italienne contrôlée par Muzinich & Co, a levé 417 millions d’euros pour le Fondo di Credito Diversificato per le Imprese. Il s’agit du premier fonds lancé en Italie dans le cadre du programme «diversified loans funds» sponsorisé par le Fonds européen pour les investissements. Les capitaux ont été levés auprès d’investisseurs institutionnels italien et internationaux. Le fonds européen pour les investissements (FEI) et la Cassa Depositi e Prestiti ont été les investisseurs de référence de l’initiative. D’autres institutionnels ont participé, dont des compagnies d’assurance, des caisses de prévoyance, des fondations bancaires et des family office. Le fonds accordera des prêts de moyen-long termes à des entreprises parallèlement à ceux octroyés par les banques. «Il dispose actuellement de 120 millions d’euros de liquidités prête à être investie pour soutenir les entreprises dans cette phase économique sans précédent», précise Gianluca Oricchio, managing director de Muzinich & Co, citée dans un communiqué. Par ailleurs, Springrowth étudie le lancement rapide d’un fonds de Rescue Financing qui aurait pour objectif d’apporter de la liquidité à court et moyen terme aux entreprises actuellement aux prises avec la crise, afin de sauver les emplois. «Le groupe continuera à soutenir les entreprises italiennes de taille moyenne. Nous resterons actifs sur le marché en continuant à collaborer avec les entreprises et le système bancaire. Notre activité de financement ne sera pas stoppée par le Covid-19», a commenté George Muzinich, CEO de Muzinich and Co.
UBS Asset Management a lancé en Italie la version couverte en euros de deux de ses ETF, l’un sur les obligations souveraines avec un biais ESG et l’autre sur les obligations indexées sur l’inflation du Trésor américain (TIPS). Avec ces deux nouveaux produits, le nombre d’ETF couverts en euros d’UBS AM cotés à Milan monte à 38. Les deux nouveaux ETF sont l’UBS ETF (LU) J.P. Morgan Global Government ESG Liquid Bond UCITS ETF et l’UBS ETF – Barclays TIPS 10+ UCITS ETF (USD) A-dis.
Le conseil d’administration du trust Perpetual Income and Growth a mis un terme au mandat de gestion de Mark Barnett, gérant d’Invesco, après «une longue période de sous-performance», rapporte Investment Week. Le trust a vu son cours décliner de 36,5 %, 40,9 % et 40,9 % sur un, trois et cinq ans respectivement et affiche une décote par rapport à sa valeur liquidative de 17,1 %. Le conseil d’administration du trust a demandé à Mercer et Winterflood Securities de chercher un nouveau gérant.
Union Bancaire Privée lance un fonds obligataire sur les marchés frontières, UBAM – Emerging Markets Frontier Bond, élargissant sa gamme sur la dette souveraine des marchés émergents. Le fonds est géré par Thomas Christiansen, le responsable adjoint de l’équipe dette émergente d’UBP. Il visera un rendement supérieur à 10 % avec une approche de type bottom-up, en s’appuyant sur la connaissance des fondamentaux et sur l’analyse de chaque pays et titre et en utilisant un cadre spécifique de référence conçu pour identifier les obligations susceptibles d’être en difficulté ou de faire défaut. Le fonds est distribué en France, ainsi qu’en Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Singapour, Espagne et Suède.
Plus que jamais, le cash est roi ! Les investisseurs ont placé le montant pharamineux de 194,2 milliards de dollars dans des fonds monétaires pour la semaine se terminant au 1er avril, d’après les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire du BofA Global Research sur les flux de souscription dans les fonds basé sur les statistiques du cabinet EPFR Signe de craintes envers la stabilité des grandes monnaies mondiales, les fonds aurifères ont également enregistré une collecte nette de 3,2 milliards de dollars, le deuxième plus important montant de leur histoire. La lourde décollecte des fonds obligataires, qui a débuté avec la crise du Covid-19, a ralenti cette semaine, pour s'élever à -27,1 milliards de dollars, après plusieurs semaines au-delà de la centaine de milliards. La baisse hebdomadaire est principalement due aux retraits sur les fonds d’obligations d’entreprises de qualité («investment grade»), avec -20,7 milliards de dollars. Les fonds de dettes émergentes ont rendu cinq milliards, et les fonds d’obligations souveraines 4,3 milliards de dollars. A l’inverse, les fonds de dettes d’entreprises risquées («high yield», à haut rendement) ont enregistré leur meilleure semaine en quinze ans, avec +6,9 milliards de dollars. Cette catégorie à haut risque devrait profiter des politiques monétaires et budgétaires accommodantes, dont les annonces ont déjà réduit son spread de crédit avec la catégorie «investment grade». Les fonds actions ont connu un petit répit, avec une collecte de 8,9 milliards de dollars dans les stratégies gérées activement. Les fonds orientés sur les marchés actions américains ont reçu 4,8 milliards, tandis que les fonds couvrant l’Europe ont enregistré +0,9 milliard de dollars de collecte. Dans les fonds investis aux Etats-Unis, les fonds value ont collecté 4,5 milliards, tandis que les stratégies croissance ont engrangé 2,5 milliards. Parmi les secteurs, les fonds de grandes capitalisations ont profité de la détente avec +3,3 milliards de dollars, tout comme les fonds de valeurs technologiques, +1,5 milliard. Le mois de mars est donc celui de la «capitulation», selon les analystes de BofA Global Research. En quatre semaines, les investisseurs auront retiré 284 milliards de dollars obligataires, tandis que les fonds monétaires ont reçu la somme astronomique de 658 milliards de dollars. Les fonds actions ont eux décollecté de 64 milliards de dollars.
William Blair a lancé son premier fonds de dettes émergentes en devises fortes pour l’ancienne équipe de NNIP qui a rejoint la société américaine fin 2019, a appris Citywire Selector. La nouvelle stratégie sera gérée par l’équipe de 11 personnes dirigée par Marcelo Assalin et Marco Ruijer. Commentant l’environnement actuel, Marcelo Assalin estime que le paysage fondamental pour les marchés émergents s’est fortement détérioré alors que l’économie mondiale est tombée en récession. Il ajoute qu’il s’inquiète de la capacité des politiques des pays émergents à contenir l’épidémie du coronavirus et à gérer ses implications.
Le fonds phare du groupe est passé d'une exposition de 44% aux actions fin février à 11% environ au 20 mars. Les gérants réalisent beaucoup d'opérations tactiques. La société de gestion estime que les marchés ne voient pas le choc déflationniste "violent" en cours, et mise sur la Chine pour les actions.
American Century Investments est la première société de gestion à lancer des ETF semi-transparents gérés activement. Ces ETF ont la particularité de ne pas publier quotidiennement la composition de leurs portefeuilles, contrairement aux ETF traditionnels. L’idée est ainsi de protéger les stratégies de «stock-picking» des gérants que ces produits sont censés proposer. L’objectif des promoteurs de ces ETF est de tenter de raviver l’intérêt pour la gestion de sélection de valeurs. American Century Focused Dynamic Growth ETF et American Century Focused Large Cap Value ETF seront disponibles exclusivement sur le CBOE aux Etats-Unis. Ces fonds utilisent une méthodologie conçue par Precidian Investments. Le Focused Dynamic Growth est investi dans des sociétés de grandes capitalisations connaissant une croissance dynamique, tandis que le Focused Large Cap Value est investi dans des grandes capitalisations de qualité qui sont sous-évaluées. Selon le Wall Street Journal, d’autres ETF de ce type devraient bientôt voir le jour aux Etats-Unis: l’un de ClearBridge (Legg Mason) et un autre de JPMorgan Chase & Co. Les deux sociétés utilisent le modèle de Precidian. Fidelity Investments, T. Rowe Price Group, Natixis Investment Managers et Blue Tractor ont aussi obtenu l’autorisation pour réaliser des ETF actifs basés sur leurs propres modèles, d’après le WSJ.
La société de gestion italienne Etica SGR, spécialisée dans la gestion responsable, lance trois compartiments de droit luxembourgeois, rapporte Funds People Italia. L’objectif est de toucher un public plus international. Ces produits sont Etica Sustainable Global Equity, Etica Sustainable Dynamic Allocation et Etica Sustainable Conservative Allocation. Ils répliquent tous des fonds gérés par Etica en Italie depuis de nombreuses années (de 13 à 17 ans). Les compartiments font partie de Multilabel, une Sicav de la société de gestion suisse GAM qui fournit des services de marque blanche. Les compartiments sont enregistrés à la vente au Luxembourg, en Suisse, en Espagne et en Italie (dans ce dernier cas, ils seront limités à la clientèle institutionnelle) et sont déjà présents sur les principales plates-formes de distribution européennes.
Schroders et BlackRock ont à leur tour gelé des fonds immobiliers britanniques dédiés aux investisseurs institutionnels, selon Reuters et le Financial Times. Cela vient grossir les actifs des fonds immobiliers britanniques ayant déjà été suspendus et qui représentaient 13 milliards de livres jusqu'à présent. Les nouveaux fonds concernés totalisent quelque 6 milliards de livres. Schroders a annoncé le gel de ses fonds Schroder UK Real Estate Fund et Schroder UK Real Estate Fund Feeder Trust par le biais d’un communiqué publié sur son site. «La décision de suspension est prise uniquement en raison de la clause d’incertitude importante annoncée par tous les principaux experts en valorisation de l’industrie, y compris les deux experts en valorisation nommés par le Fonds, Knight Frank LLP et BNP Paribas», explique la société de gestion britannique. BlackRock a suspendu son fonds immobilier britannique le 20 mars en raison d’incertitudes sur la valorisation des actifs. Ce fonds gérait 3,4 milliards de livres. Reuters indique aussi que Legal & General a suspendu deux autres fonds représentant plus de 3,5 milliards de livres le 20 mars.
Chris Hansen l’a vu venir. Le gérant du hedge fund américain Valiant Capital Management a rapidement été convaincu que le nouveau coronavirus ferait des ravages dans l’économie mondiale, relate le Wall Street Journal. Son équipe et lui se sont très tôt penchés sur les risques que le virus posait et ont pris des décisions d’investissement en conséquence, selon des sources proches de la société. Fin janvier, Valiant a renforcé son pari contre les indices actions, alors que son inquiétude relative au virus augmentait. En février, Valiant a commencé à vendre à découvert des entreprises dont il pensait qu’elles souffriraient d’un ralentissement économique provoqué par le virus, comme les croisiéristes, les compagnies aériennes et les sociétés de transport. Début mars, le fonds a commencé à vendre à découvert des candidats moins évidents. Fin mars, Valiant gagnait 36 % depuis le début de l’année avant frais, selon des sources proches de la société. Et ce alors que le S&P 500 chutait de 19,6 %.
Allfunds scinde son service commercial en deux départements: Pension & Insurance et Wealth Management. Le département dédié aux retraites et à l’assurance sera dirigé par Licia Megliani, actuelle responsable Italie d’Allfunds, tandis que celui consacré à la gestion de fortune sera piloté par Laura Gonzàlez, actuelle responsable de l’Ibérie de l’Amérique latine. Les deux professionnelles sont rattachées à Gianluca Renzini, deputy general manager et responsable commercial d’Allfunds. Suite à ces nominations, le poste de responsable de l’Italie a été confié à Stefano Catanzaro, ancien directeur général pour l’Italie de BNP Paribas Securities Services. Laura González continuera à occuper les fonctions de responsable de l’Ibérie et de l’Amérique latine jusqu’à ce qu’un remplaçant soit recruté.
Le groupe Crédit Agricole, via sa structure d’investissement IDIA Capital Investissement et Sofipaca (filiale des caisses régionales deCrédit Agricole Provence Côte d’Azuret Alpes Provence), est entré au capital d’Euclyde Datacenters, une société qui crée et exploite des data-centers pour les entreprises, basée à Sophia-Antipolis. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé, mais la prise de participation est minoritaire, indique la société. «L’arrivée d’une banque de premier plan comme le Crédit Agricole au capital d’Euclyde Datacenters est un gage de pérennité financière et de stabilité pour nos clients, explique Magdi Houry, fondateur et PDG d’Euclyde Datacenters dans un communiqué. Cette opération représente un tournant important dans l’histoire de la société. Grâce à ce partenariat, Euclyde sera en mesure dans les prochaines années de poursuivre organiquement l’ouverture de nouveaux sites en régions et d’étudier d’éventuelles opportunités de croissance externe si elles se présentent.»
Un fonds crédit européen d’environ 458 millions d’euros géré par Selwood Asset Management à Londres a imposé des frais de sortie de 5 % aux investisseurs, rapporte le Wall Street Journal. Le fonds a mis en place cette pénalité sur les rachats de manière à protéger les souscripteurs qui choisissent de rester investis dans le fonds, selon une note envoyée aux investisseurs mercredi. Selwood gère les investissements du fonds tandis qu’Alma Capital, une plate-forme de boutiques de gestion, s’occupe de l’administration et du marketing. Le fonds investit principalement dans des indices qui suivent la performance de paniers de CDS d’entreprises, ainsi que dans des swaps inclus dans les indices, avec comme objectif de tirer parti des différences de prix entre les deux. Les rachats ont été relativement modestes jusqu’à présent, représentant entre 10 % et 15 % des actifs du fonds qui étaient de 500 millions d’euros avant les turbulences de marché.
Les sociétés de gestion traditionnelles fortement endettées et lourdement exposées aux stratégies actions sont celles dont les encours sous gestion, l’Ebitda et les cash-flow subiront davantage de pression face à la hausse de la volatilité et la chute des marchés provoquées par la pandémie du coronavirus, estime Fitch Ratings dans une nouvelle étude. Alors que la plupart des sociétés de gestion traditionnelles continuent de dégager des flux de trésorerie positifs dans les périodes tendues, celles qui ont un endettement plus fort devraient avoir moins de flexibilité en cas d’une déroute plus forte des marchés. Ces dynamiques se sont déjà traduites par des dégradations de notes ou de sentiments par Fitch Ratings. Ainsi, les sociétés de gestion italiennes Anima Holding et Azimut ont chacune vu leur note BBB être placée sous surveillance négative. Les perspectives d’Invesco, dont la note a été confirmée à A-, ont été révisées de positives à stables. La note de Lazard Group a été dégradée à BBB+, avec des perspectives stables. Plusieurs éléments peuvent toutefois contrebalancer ces pressions, selon l’agence de notation: le fait que les sociétés de gestion traditionnelles ont des bilans légers et génèrent des flux importants de trésorerie, leur capacité à réduire les dépenses face au déclin des revenus de manière à maintenir leurs marges, des niveaux d’endettement bruts faibles, peu de dettes arrivant prochainement à échéance, d’importants niveaux de trésorerie et des niveaux de distribution des bénéfices élevés qui pourront ainsi être abaissés. Trois scénarios de stress Fitch a analysé le comportement d’un groupe de sociétés de gestion confrontées à trois scénarios uniformes de stress. Ces trois scénarios impliquent tous des baisses d’encours, dont une chute de 30 % des actions et un déclin de 20 % des obligations, une réduction de 5 % des taux de frais et des décollectes immédiates de 7 %. Les scénarios 1 et 2 prévoient une baisse de 10 % des frais hors frais de gestion et des autres revenus, tandis que le scénario 3 imagine une chute de 20 %. Le scénario 2 intègre aussi un choc de marché supplémentaire de 10 % sur toutes les classes d’actifs. Les plus grandes sociétés de gestion avec des modèles d’affaires et des stratégies d’investissement plus diversifiés seront mieux à même d’absorber le choc de la baisse des revenus. Les sociétés avec des stratégies de vente à découvert, comme Man Group, pourraient aussi contrebalancer certains des risques. Les gestionnaires ayant investi dans de nouvelles stratégies d’investissement sous la forme de capitaux d’amorçage seront plus affectés. Les marges d’Ebitda chutent pour chacun des scénarios, d’une moyenne 2019 de 38 % à environ 22 % pour le troisième scénario. Fitch note toutefois que les sociétés de gestion devraient être capables de réduire les coûts, notamment par le biais des bonus et des dépenses de distribution afin de compenser la compression des marges. D’importants niveaux de trésorerie Le déclin des performances et la décollecte devraient faire pression sur les sociétés de gestion les plus endettées et ayant une plus faible liquidité compte tenu du déclin de la trésorerie d’exploitation. De plus, si une société devait voler au secours de ses fonds, cela constituerait un poids supplémentaire sur la trésorerie, note Fitch. Les sociétés de gestion ont tendance à avoir d’importants niveaux de trésorerie, qu’elles pourraient utiliser pour des rachats d’obligations dans le cas des sociétés fortement endettées. La plupart des sociétés de gestion traditionnelles ont une certaine souplesse en matière de coûts et pourraient réduire les rachats d’actions, si nécessaire, ou diminuer les dividendes. AllianceBernstein, Franklin Resources, T Rowe Price, Azimut, Man et Schroders avaient toutes des positions de dette négatives au 31 décembre 2019, observe Fitch Ratings. Les plus grandes sociétés de gestion traditionnelles cotées aux États-Unis n’ont aucune dette venant à échéance en 2020, la majeure partie des échéances du secteur survenant après 2023. Les sociétés de gestion de la région EMEA ne subissent pas non plus de pressions de refinancement de la dette extérieure à court terme, l’essentiel de la dette arrivant à échéance après 2023.
La Française a annoncé le lancement d’un nouveau fonds à échéance bas-carbone bénéficiant du Label ISR (Investissement Socialement Responsable), soutenu par les pouvoirs publics et décerné par EY France le 20/12/2019, accrédité en qualité de «labellisateur » par le COFRAC. Il s’agit du fonds La Française Carbon Impact 2026, un fonds obligataire mondial à horizon d’investissement de 7 ans. Quatre fonds gérés par la filiale de la Caisse Fédérale du Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE) sont labellisés ISR.
La société de hedge funds EJF Capital (7 milliards de dollars d’encours) a annoncé à ses clients qu’elle suspendait les rachats de son fonds Debt Opportunities Fund pour éviter des ventes forcées dans des marchés du crédit «dysfonctionnels», rapporte le Wall Street Journal. Le fonds représentait 2,5 milliards de dollars fin février. Dans une lettre à ses clients, le fondateur d’EJF Capital, Emanuel «Manny» Friedman, a déclaré: «nous expérimentons actuellement une volatilité sans précédent et des dysfonctionnements sur les marchés du crédit». Le fonds a reçu des demandes de remboursement représentant seulement 6 % des encours sous gestion pour le 31 mars. La société réévaluera la suspension chaque trimestre. Mais la société indique qu’il est peu probable qu’elle soit levée à temps pour les rachats de juin.
Credit Suisse rouvre quatre fonds obligataires à échéance pour permettre aux investisseurs qui le souhaitent de profiter des points d’entrée actuels. Les fonds concernés par la réouverture sont le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2021 S-II, investi sur les marchés émergents mondiaux, le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2022 S-III, exposé aux marchés asiatiques, le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity FR Bond Fund 2023 S-IV, investi sur les marchés asiatiques, les marchés émergents non asiatiques et les marchés développés, et le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2024 S-V, investi sur les marchés asiatiques, les marchés émergents non asiatiques et les marchés développés. «L’incertitude sur l’impact du coronavirus sur l’économie mondiale a conduit à de fortes corrections des marchés dans le monde, et nos fonds à échéance n’ont pas été épargnés. Résultat, les rendements ont augmenté de manière prononcée et on atteint des niveaux extraordinaires», explique une lettre aux investisseurs. «Pour les investisseurs capables de supporter l’environnement actuellement instable et la forte volatilité, cela représente un point d’entrée intéressant, au moment où de nombreux pays dans le monde lancent de vastes programmes économiques, qui devraient être une première étape importante sur le chemin de la normalisation des marchés», poursuit la lettre.
SEB Investment Management, la société de gestion de la banque suédoise SEB, a annoncé la liquidation de son fonds SEB Alternative Fixed Income, avec effet immédiat. «La décision de liquider le fonds est une conséquence d’un environnement difficile persistant que nous ne voyons pas évoluer», commente la société de gestion. Le fonds, géré par Jonas Molin, Peter Tram et Örjan Pettersson, était investi principalement sur le marché du crédit européen investment grade. Il avait été lancé en 2011. Depuis 2017, sa performance était négative de l’ordre de 2 % chaque année. Ses encours étaient de 145 millions d’euros à fin janvier 2020. Le 16 mars à 15h30, les souscriptions et rachats du fonds ont été suspendus «pour garantir le meilleur intérêt des porteurs de parts». Le processus de liquidation a débuté le 25 mars et SEB IM compte rembourser les investisseurs mi-avril.