Les fonds de la boutique de gestion espagnole Magallanes Value Investors ont pris de plein fouet le choc économique provoqué par la pandémie decoronavirus Covid-19. Ainsi le fonds Magallanes Iberian Equity a perdu 25% depuis le début de l’année au 10 mars 2020quand les fonds Magallanes European Equity et Magallanes Microcaps Europe ont perdu respectivement 27% et 22% sur la même période. Dans une lettre aux investisseurs, dévoilée par l’agence de presse espagnole Europa Press,Iván Martín, le directeur des investissements de Magallanes Value Investors explique que l’impact de la pandémie de coronavirus sur les fonds de la société était difficile à estimer tant que les entreprises en portefeuille n’avaient pas publié leurs résultatsmais qu’il serait temporaire. Le directeur des investissements précise que l’activité se poursuit malgré les restrictions dans les compagnies investies par les fonds de Magallanes. Iván Martín assure également que tant la direction que les équipes de Magallanes ont souscrit à nouveau de manière significative aux fonds de la société.
Les fonds monétaires sont un peu comme Monsieur Jourdain dans le Bourgeois gentilhomme de Molière. Ils déclament parfois, sans même le savoir, de l’ESG dans leur documentation. Et cela pourrait menacer leurs concurrents autoproclamés ESG, selon une analyse de Fitch. Pour l’agence de notation, si les investisseurs se rendaient compte que la plupart des fonds monétaires sans estampe «ESG» avaient un processus de gestion proche de ceux qui s’en enorgueillissent, ils pourraient bien y investir et provoquer la fermeture des véhicules aux noms verdoyants. Pour survivre, un fonds monétaire devra donc prouver la qualité de sa gestion ESG pour conserver ces trois lettres dans son nom. L’enjeu est de taille puisque les encours des fonds monétaires qui se disent ESG ont grossi de 30% en 2019, à 70 milliards d’euros, soit deux fois plus vite que le reste de la classe d’actifs. De grands noms se sont d’ailleurs récemment convertis à l’ESG dans le monétaire, comme BlackRock et DWS. Mais certains concurrents ont trouvé la parade en intégrant des touches d’ESG dans leur rhétorique, sans pour autant s’en réclamer directement. Tels sont les cas de Goldman Sachs IM et JPMorgan AM, selon Fitch, qui ont réussi à répondre à la demande des investisseurs sans toutefois s’astreindre de trop lourds engagements ESG. Fitch souligne que cette tendance n’a pour l’instant aucune incidence de notation. L’agence remarque que l’intégration de l’ESG par petites touches dans la documentation des fonds se fait pour l’instant en ordre dispersé, sans normativité. Selon les données collectées par Fitch, publiées fin février dans un rapport parallèle, les principaux fonds monétaires ESG sont : Amundi Cash Institutions SR (21,3 milliards d’euros d’encours), Ostrum Sustainable Tresorerie (9 milliards), Blackrock ICS Liquid Environmentally Aware Fund (5,9 milliards) et BNP Paribas Mois ISR (5,6 milliards). La moitié des fonds monétaires ESG sont d’anciens véhicules traditionnels qui ont été convertis, pour la plupart, ces trois dernières années.
La société de gestion américaine Invesco a annoncé ce 11 mars le lancement de deux nouveaux fonds UCITS dédiés aux actions de catégorie A chinoises : Invesco China A-Share Quality Core Equity Fund et Invesco China A-Share Quant Equity Fund. Ils couvriront les bourses de Shanghai et Shenzhen. Le premier fonds suivra une stratégie bottom-up mixant les styles «value» et «croissance», puisque le gérant, Chris Liu, cherchera des valeurs attractives avec des perspectives de croissance durable et des bilans sains. Le portefeuille devrait contenir entre 30 et 40 lignes. La gestion du second fonds sera quantitative et multifactorielle. L'équipe est constituée d’Alex Tavernaro, basé à Francfort, et Andrew Tong, basé à Hong Kong. Les deux véhicules seront distribués auprès de clients particuliers et institutionnels en Europe, dont la France.
Allianz Global Investors a clôturé son fonds European Private Credit I (EPC I) avec 250 millions d’euros. La société a déjà investi près de 70% de son engagement final. Ce fonds en dette privée corporate, ouvert aux investisseurs tiers, a attiré une dizaine d’assureurs et mutuelles français. En parallèle, Allianz France a augmenté son engagement dans le financement de l’économie avec un programme de plus d’un milliards d’euros, également géré par AllianzGI. «En s’appuyant sur le track-record d’EPC I et la confiance de nos clients, nous souhaitons désormais étendre notre expertise à l’Europe, avec le lancement d’EPC II», déclare Damien Guichard, head of Europe Private Credit chez AllianzGI. Le nouveau millésime EPC II a un objectif d’investissement à 300 millions d’euros avec un cap à 500 millions, toujours aux côtés du groupe Allianz. Le fonds sera proposé aux investisseurs européens et ciblera des investissements en dette senior d’entreprises en France et en Allemagne, avec une diversification en Europe Continentale. EPC I est un des fonds gérés par l’équipe European Private Credit, dirigée par Damien Guichard et composée de sept professionnels de l’investissement basés à Paris et à Munich. Cette équipe fait partie du pôle dette privée d’AllianzGI, qui rassemble aujourd’hui plus de 60 professionnels de l’investissement et gère près de 33 milliards d’euros d’actifs.
Le regroupement de fonds de pension britanniques Border to Coast Pensions vient de sélectionner Albourne Partners pour le conseiller en due diligence sur sa poche non-cotée. Le mandat comprend du conseil en due diligence opérationnelle, en investissement, en analyste de marché, en construction et suivi de portefeuille, mais aussi en prévision de flux de trésorerie, en reporting client, et en compliance. La poche de non-coté représente actuellement 1,2 milliard de livres d’encours, sur les 45 milliards gérés par le regroupement. La structure ambitionne d’augmenter ses encours à cinq milliards d’ici trois à cinq ans, puis 10 milliards sur le long terme. Border to Coast Pensions réunit 12 fonds de pensions publics locaux du Royaume-Uni.
La société de gestion française Lutetia Capital a enregistré son fonds Lutetia Absolute Return auprès de l’autorité des marchés financiers en Espagne, a appris NewsManagers. Il s’agit du premier fonds commercialisé sur le territoire espagnol par le gestionnaire d’actifs. La stratégie, lancée en mars 2014, comptait 143 millions d’euros d’encours fin janvier 2020.
Le gérant américain AllianceBernstein vient de nouer un partenariat avec son homologue malaisien RHB Asset Management, a annoncé ce dernier en fin de semaine dernière. Un fonds nourricier, RHB American Income Fund, va investir dans American Income Portfolio, une stratégie obligataire américaine gérée par la filiale d’Axa. Le quatrième gérant de Malaisie espère lever 100 millions de ringgits (20 millions d’euros). Le portefeuille géré par AllianceBernstein représente lui près de 30 milliards de dollars d’encours.
Rothschild & Co Asset Management Europe a obtenu le label ISR pour trois fonds de sa gamme 4Change : R-co 4Change Climate Equity Europe, R-co 4Change Climate Credit Euro et R-co 4Change Human Values. Le groupe indique que cette labellisation «s’inscrit dans une démarche d’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance au cœur des stratégies de gestion de la société». Les fonds R-Co 4Change Climate Equity Europe et R-Co 4Change Climate Credit Euro ont pour mission d’utiliser comme moteur de performance la transition vers une économie bas carbone. Le fonds R-co 4Change Human Values privilégie les sociétés dont les modèles économiques intègrent des challenges sociétaux et environnementaux, faisant ainsi du capital humain l’un des principaux vecteurs d’une croissance durable.
DoubleLine Capital,société de gestion basée à Los Angeles, a signé un accord avec HMC Capital, une société commerciale (TPM ou tierce partie marketeur), pour distribuer ses fonds au Chili et au Pérou. Pour DoubleLine, qui gère 150 milliards de dollars d’encours,il s’agit du premier partenariatde distribution via un TPM signé en Amérique latine. Les investisseurs latino-américains et du marché US offshore pouvaient déjà investir dans les fonds de la firme à travers leurs versions Ucits et la plateforme d’Allfunds Bank.
UniCredit Private Banking (Unicredit PB) et Amundi ont lancé un Eltif (fonds d’investissement de long terme dans le non-coté) qui pourra être souscrit entre le 17 mars et le 14 avril par la clientèle d’UniCredit PB, rapporte Plus, le supplément hebdomadaire d’Il Sole 24 Ore dédié au patrimoine. Amundi Eltif Leveraged Loans Europe est conçu et géré par Amundi. Il est principalement investi dans des prêts à effet de levier. Le portefeuille se compose de 50 à 60 lignes sélectionnées sur le marché primaire ou secondaire.
Le spécialiste des hedge funds Steven A. Cohen va lever son premier fonds investi dans le non coté, rapporte le Wall Street Journal. Le nouveau produit a été présenté aux investisseurs comme un fonds hybride de capital risque et capital investissement appelé Point72 Hyperscale, selon des sources proches du dossier. Le fonds soutiendrait des entreprises qui se créent dans l’intelligence artificielle. Il prendrait aussi des participations majoritaires dans des entreprises qui pourraient profiter de ces technologies. Le fonds vise à lever entre 500 et 900 millions de dollars cette année et compte Steven Cohen comme principal investisseur.
La société de gestion italienne Azimut a renforcé son équipe de distribution institutionnelle en Amérique latine (hors Brésil) avec l’arrivée de Matias Lesser au sein d’AZ Andes, rapporte Fund Society. Matias Lesser est basé à Santiago du Chili et participera à la distribution des fonds du groupe Azimut au Chili, au Pérou, en Colombie ainsi qu’au Panama. Il travaillait auparavant chez MBI.
BlackRock a lancé un ETF sur les infrastructures de la ville intelligente (smart city) et deux autres ETF répondant à des critères ESG, rapporte Citywire Selector. Le iShares Smart City Infrastructure Ucits ETF (CITY) est un fonds cherchant à profiter de la nouvelle génération de grandes villes intelligentes offrant des manières plus durables de vivre. Le fonds suit l’indice Stoxx Global Smart City Infrastructure. Le deuxième produit est l’iShares $ Corp Bond ESG Ucits ETF (SUOU), une version ESG d’une stratégie d’obligations d’entreprises libellées en dollar. Enfin, le troisième ETF est l’iShares MSCI EMU SRI Ucits ETF (SMUA) qui fournira une exposition aux entreprises ayant la plus forte note ESG au sein du marché de l’Union monétaire européenne.
Groupama Asset Management a annoncé ce 5 mars le lancement du «G Fund – Short Term Absolute Return», un fonds multi-stratégies obligataires de performance absolue. Cette nouvelle stratégie a pour objectif de surperformer l’Eonia capitalisé, tout en maintenant une VaR (Value at Risk) maximum de 3%. La construction du portefeuille sera réalisée selon une approche «coeur-satellite». La poche «cœur» est constituée de titres issus de différentes classes d’actifs obligataires à l’échelle mondiale, sans contrainte de benchmark. L’équipe de gestion déploie une approche sélective «Top Down» au niveau des classes d’actifs, de «bond-picking» sur des maturités inférieures à 5 ans et dont la notation de crédit moyenne est Investment Grade. La poche «satellite» combine des stratégies obligataires tant directionnelles que de valeur relative (stratégie directionnelle taux, directionnelle crédit, d’arbitrage courbe, pays, inflation, crédit et stratégies systématiques). L’ensemble du portefeuille est soumis à un pilotage en budget de risque sur chacun des moteurs de performance, et via des stratégies assurantielles lorsque cela est nécessaire. Le fonds est déjà alimenté par un peu plus de 50 millions d’euros d’encours. Ses frais s'élèvent à 4% pour la souscription (non acquis par le fonds), 0,5% annuels de frais de gestion, et 0,2% d’administration, ainsi que 20% de surperformance nette de frais pour une performance réalisée au-delà de l’EONIA capitalisé +1%.
Le fonds de pension japonais (GPIF), le California State Teachers' Retirement System (CalSTRS) et le Universities Superannuation Scheme (USS) au Royaume-Uni ont annoncé avoir signé un partenariat pour des marchés financiers "durables".
NN Investment Partners lance un fonds investi dans les obligations vertes émises par les entreprises. Le NN (L) Corporate Green Bond appliquera la même stratégie que le NN (L) Green Bond, mais en se concentrant sur les obligations d’entreprises. La création de ce produit accompagne l’expansion du marché des obligations vertes. En 2019, le marché des green bonds est passé de 181 milliards d’euros à 507 milliards d’euros. «Même si les émissions souveraines sont restées fortes, les émetteurs entreprises ont dominé le marché», souligneNN IP dans un communiqué. «Un nombre grandissant d’entreprises industrielles, de communication et de technologie se sont tournées vers le marché des obligations vertes pour financer des projets verts, notamment des sociétés comme PepsiCo. Les premiers assureurs ont aussi émis des obligations vertes et NN IP estime que les fabricants automobiles qui opèrent une transition vers des solutions bas carbone pourraient être les prochains sur la liste», détaille la société de gestion néerlandaise. «Compte tenu de la hausse des émissions corporate et de son effet sur la profondeur et la liquidité du marché, le moment est idéal pour lancer un fonds dédié aux obligations vertes des entreprises», indique NN IP. «Le marché des obligations vertes a vraiment décollé en 2019 et est maintenant plus important que le marché du haut rendement européen, par exemple, en termes de volumes. Cela en fait un segment obligataire à part entière. Nous pensons que cette croissance va continuer», commente Bram Bos, le gérant principal du fonds Green Bond chez NN IP. Ce nouveau fonds complète la gamme Green Bond de NN IP qui se compose déjà d’un fonds généraliste et d’un fonds à duration courte. Les actifs de la société de gestion sur les stratégies et mandats obligations vertes représentent désormais près de 2,4 milliards d’euros.
CPR Asset Management a officiellement lancé son fonds sur la réduction des inégalités sociales, dont nous avions annoncé la création début décembre. Pour définir l’univers d’investissement de ce fonds d’actions internationales, les gérants Yasmine De Bray et Eric Labbé apprécient tout d’abord le niveau d’inégalités dans un pays au regard de cinq piliers: le travail & le revenu (par exemple, l’existence d’un salaire minimum), la santé & l’éducation (par exemple, part des dépenses d’éducation dans le PIB), ladiversité (par exemple, l’existence et efficacité des dispositifs juridiques de lutte contre les discriminations), la fiscalité (par exemple, la progressivité du système fiscal) et les droits humains (par exemple, l’accès aux biens de base). L’objectif est ensuite, au sein de l’univers d’actions mondiales du MSCI World All Countries, d’identifier les entreprises les plus vertueuses selon leur participation à l’effort de réduction des inégalités dans leur pays d’origine. Cet effort est donc apprécié de façon relative : ainsi, une entreprise faisant des efforts dans un pays relativement plus inégalitaire que les autres sera privilégiée. Pour ce faire, des critères d’évaluation spécifiques pour les entreprises sont retenus autour des cinq piliers, tels que les écarts de rémunérations observés dans chacune d’elles, les conditions de travail, la formation des salariés, leur participation aux finances publiques, ou la diversité. Une note est alors attribuée à chaque entreprise synthétisant ces différents critères. Elle est révisée chaque année, prenant en compte les progrès accomplis ou le recul constaté. Un univers de 1.100 valeurs Sont systématiquement exclues de l’univers d’investissement 50% des entreprises les plus mal notées, ainsi que toutes celles qui sont moins bien notées que le pays où est implanté leur siège social, et qui participent donc relativement moins à la réduction des inégalités. Les entreprises figurant parmi les 10% les moins bien notées par pilier sont également évincées. Enfin, cet univers d’investissement est passé au crible de la méthodologie ESG de CPR AM. Au filtre des controverses moyennes ou élevées s’ajoute l’exclusion des entreprises affichant des résultats insuffisants à la fois sur la note globale ESG et sur l’ensemble des critères sociaux sous-jacents. Ce sont au total approximativement 1.100 valeurs qui composent l’univers d’investissement éligible du fonds, soit près de 36% du MSCI World All Countries. Le processus de gestion combine ensuite analyse quantitative, analyse fondamentale approfondie et gestion du risque. Le portefeuille final de CPR Invest Social Impact compte 70 valeurs.
Mansartis annonce le lancement de Mansartis Green Bonds, un nouveau fonds obligataire dans l’univers des obligations vertes, dit « Green Bonds ». Lancé fin octobre 2019, le fonds investit au moins 80% de son actif net dans des obligations finançant des projets environnementaux et des projets environnementaux et sociaux. Ces obligations respectent les critères des « Green Bond Principles », critères quant à la destination des fonds, la sélection et l’évaluation des projets financés, la traçabilité des investissements et la qualité du reporting. « On assiste aujourd’hui à un alignement des planètes côtés investisseurs et émetteurs en faveur des Green Bonds. L’objectif du fonds est de répondre à la demande en forte croissance des investisseurs pour cette classe d’actifs, tout en encourageant les initiatives qui cherchent à répondre aux problématiques de transition écologique auxquelles nous sommes confrontées », commente Julien Piris, gérant taux chez Mansartis et gérant du fonds Mansartis Green Bonds. Mansartis gère plus de 800 millions d’euros d’actifs. La société de gestion indépendante a également créé Mansartis Ternativ en 2017, fonds ISR à thématique environnementale, et a fait labellisé ISR trois autres fonds actions en 2019.
Le fournisseur d’ETF WisdomTree a annoncé ce 2 mars le lancement d’un véhicule qui permet de s’exposer à la chaîne de valeur des technologies de stockage d’énergie, notamment les batteries électriques. Le WisdomTree Battery Solutions UCITS ETF (VOLT) visera la réplication de la performance de l’indice WisdomTree Battery Solutions. Ce dernier est élaboré en partenariat avec la société d'étude de conseil dans la transition énergétique Wood Mackenzie. Pour être inclues dans l’indice, les sociétés doivent être actives sur un ou plusieurs maillons de la chaîne de valeur, c’est-à-dire les matières premières, l’industrie manufacturière, les facilitateurs (technologies associées et solutions complémentaires) ou les technologies naissantes. Le total des frais sur encours s'élève à 0,40%.