J.P. Morgan Asset Management a fermé en début de mois ses cinq fonds à horizon avec des échéances allant jusqu'à 2035 parce que leur encours respectif se situait entre 6 millions et 7 millions d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. De même, DWS (Deutsche Bank) va fermer le 27 novembre ses trois «Zukunftsfonds» qui, au total, affichent moins de 10 millions d’euros d’actifs sous gestion.Marc Lederer, conseiller en investissement chez Hesse + Partner, explique le phénomène par le fait que les Allemands se précipitent pour acheter tout ce qui bénéficie d’une aide de l’Etat, comme le prouve la prime à la casse dans le secteur automobile. Ce qui n’est pas subventionné, comme les fonds à horizon, en pâtit. Pour Werner Hedrich (Morningstar), le plus gros problème des fonds à horizon est la distribution, parce que les conseillers dans les banques n’ont pas d’intérêt à promouvoir ces produits : ils perçoivent la commission et ensuite le client, qui n’a plus besoin d’autre produit, ne génère plus de commissions.Thomas Wiesemann, directeur général d’Allianz Global Investors (AGI), indique qu’il n’est pas prévu de fermer les fonds à horizon, même si le plus gros n’a que 7 millions d’euros d’encours. Même discours chez Deka (caisses d'épargne), où Steffen Selbach souligne que la faiblesse des volumes n’est pas un problème, parce que ces fonds sont couplés à d’autres produits.Fidelity, qui a importé en Allemagne le concept des fonds à horizon est le promoteur avec les plus gros fonds, avec des encours de 50 millions d’euros et davantage.
Le gestionnaire néerlandais Delta Lloyd Asset Management a obtenu l’agrément de commercialisation en Allemagne du fonds luxembourgeois Delta Lloyd L European Participation Fund lancé le 1er avril. Il s’agit d’un fonds qui investit dans au maximum 35 petites et moyennes entreprises figurant dans les portefeuilles des fonds Delta Lloyd Europees Deelnemingen Fonds et Delta Deelnemingen Fonds, mais où la part des actions néerlandaises est plafonnée à 25 %. L’une des caractéristiques de ce produit consiste à prendre des participations d’au moins 5 % dans les entreprises du portefeuille.Caractéristiques Dénomination Delta Lloyd L European Participation Fund Code ISIN LU0408576568 Droit d’entrée 5 % Frais de gestion 1,25 % Commission de performance 10 % de la surperformance par rapport au REX 1
Georg Reul, membre du directoire, a annoncé que le groupe immobilier IVG compte packager de plus en plus fréquemment des immeubles qui lui appartiennent dans des fonds fermés destinés aux particuliers et qui seront structurés par sa division fonds d’investissement, mais avec des audits externes pour la transparence et pour éviter des conflits d’intérêt, rapporte la Börsen-Zeitung. Ce sera notamment le cas pour le fonds Euroselect 18 «German Cities» qui comprendra 5 immeubles de bureaux et deux parkings à Hambourg, Munich et Nuremberg. Les actifs représentent 92 millions d’euros, dont 55 millions seront des fonds propres et IVG promet aux souscripteurs une distribution préférentielle de 6 % par an avant impôt.
John Hancock Advisers, John Hancock Investment Management Services et MFC Global Investment Management, trois filiales de Manulife, ont déposé auprès de la SEC une demande d’agrément pour le lancement d’une gamme d’ETF sur des valeurs mobilières américaines et étrangères, rapporte Mutual fund Wire. Pour l’instant, il n’a pas été précisé sous quelle marque des ETF seront proposés ni quels indices ils répliqueront. Chacune des trois entités devrait être conseiller d’un des nouveaux Fonds.
Scottish Widows Invesment Partnership (SWIP) a annoncé jeudi le lancement de nouveaux compartiments de sa Sicav luxembourgeoise marchés émergents. Le fonds Emerging Markets Infrastructure sera géré par Divya Mathur, le Emerging Markets Smaller Companies par Alastair Reynolds et le Latin American par Jeff Casson.Kim Catechis, head of global emerging markets a souligné que si l’univers des actions des pays émergents semble devoir continuer à supporter une certaine volatilité sur le court terme, SWIP est d’avis qu’il existe des tendances lourdes offrant des perspectives attrayantes aux investisseurs de long terme.
Jon Moulton, l’une des grandes figures du private equity en Europe, a annoncé qu’il quitte avec 13 mois d’avance le capital-investisseur Alchemy Partners qu’il avait fondé, à cause d’un désaccord avec son probable successeur, Dominic Slade, qui est l’un des quatre autres associés d’Alchemy. Devenu managing partner voici deux ans, rapporte The Wall Street Journal, Dominic Slade souhaite spécialiser Alchemy sur les services financiers et lui faire abandonner sa focalisation sur les redressements d’entreprises en difficultés dans plusieurs secteurs.
Le gestionnaire allemand Deka Immobilien (caisses d'épargne) indique avoir acheté pour l’un de ses Spezialfonds le premier Deisgn Hotel de Pologne, un quatre étoiles de 159 chambres situé à Cracovie. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Le vendeur est l’autrichien Warimpex Finanz- und Beteiligungs AG, qui loue l’immeuble pour les 15 prochaines années, la gestion de l’hôtel étant conservée par Vienna International Hotelmanagement AG.
Selon L’Agefi suisse, l’une des deux Sicav luxembourgeoises de Jupiter Asset Management, la «Jupiter Global Fund», vient d’être autorisée par la Finma (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers), avec effet immédiat. Elle totalise actuellement des encours de 446 millions d’euros et comprend sept compartiments. Trois fonds (Asia Pacific, India Select et New Europe) ciblent les marchés émergents. Pour l’Europe, Jupiter offre deux fonds: l’European Opportunities sélectionne 60-70 moyennes à grandes capitalisations, tandis que l’European Growth investit de manière plus concentrée dans une trentaine de sociétés à fort potentiel de croissance. Cette gamme est complétée par le Japan Select et le Climate Change Solutions, qui mise sur des entreprises contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sélectionnés selon des critères de l’investissement responsable.
Russell Investments va commercialiser au travers de sa plate-forme irlandaise single manager OpenWorld un fonds changement climatique qui sera géré par l'équipe actions mondiales de Paul Udall et Ronnie Lim chez Climate Change Capital (CCC), rapporte Hedge Week.
Le ministère des Finances norvégien a exclu la société israélienne Elbit Systems du portefeuille du Government Pension Fund - Global sur la base d’une recommandation du Conseil éthique. En effet, un investissement dans Elbit (le Fonds détenait pour 35,4 millions de couronnes d’actions) est considéré comme un risque inacceptable de contribution à de sérieuses violations des critères éthiques fondamentaux, compte tenu du fait que l’entreprise est entièrement intégrée dans la construction du mur de séparation entre Israël et les territoires palestiniens.En revanche, le ministère des Finances s’est rangé à la recommandation du Conseil éthique de réintégrer les actions de Thales SA et de DRD Gold Ltd dans la liste des titres éligibles pour le fonds. Ces valeurs avaient été radiées respectivement en 2005 et en 2007, et elles obtiennent leur réintégration parce que les entreprises ne sont plus impliquées dans les activités qui avaient motivé leur exclusion, respectivement la fabrication de bombes à sous-munitions (cluster bombs) et des dégâts environnementaux importants en Papouasie-Nouvelle Guinée.
Andrew (Columbia Business School), Stephen Schaefer (London Business School) et William N. Goetzmann (Yale School of Management) ont été choisis par le ministère des Finances norvégien pour évaluer la gestion active du Government Pension Fund - Global par la Banque de Norvège. Cette dernière a été chargée d'établir un document détaillé sur la gestion active avec la description des principales stratégies pour réaliser des surperformances. Enfin, le cabinet de consultants Mercer a reçu commande d’un rapport sur l’utilisation de la gestion active dans d’autres grands fonds dans le monde.Ces travaux, publiés en décembre, serviront de base à un séminaire organisé en janvier 2010 où des experts norvégiens et étrangers seront appelés à en commenter les résultats.
Sous la forme de Certificados Bursátiles Fiduciarios (CBUR) de droit mexicain, le BBVA Bancomer a lancé l’ETF Mextrac qui réplique l'évolution de l’indice Dow Jones Mexico Titans 20, rapporte Funds People. L’indice est ajusté trimestriellement au flottant (free float) et la pondération des titres est plafonnée à 10 % par émetteur.
Le gestionnaire de fortune Infinus AG Finanzdienstleistungsinstitut annonce avoir lancé en août trois compartiments d’une Sicav luxembourgeoise, les Infinus Relaxed Fund, Balanced Fund et Dynamic Fund qui sont administrés par Axxion SA et dont la gestion est confiée à Catus Vermögensverwaltung AG de Nuremberg.Il s’agit de fonds conformes à la directive OPCVM III qui sont multi classes d’actifs et qui répondent à des profils défensif, équilibré et dynamique sur des horizons de placement court, moyen et long. Le droit d’entrée se situe à 5 % et les commissions de gestion s'échelonnent entre 1,25 et 1,75 %. Infinus facturera aussi une commission de 10 % sur la performance excédant 3 % à 6 %, selon les produits.Pour Infinus, cette formule des fonds permet une gestion de fortune sans difficulté et sûre et elle autorise des minima de souscriptions (500 euros) inférieurs à une solution personnalisée.
La Commerzbank a annoncé jeudi que ses ETF ComStage à réplication synthétique bénéficient désormais (depuis le 1er septembre) d’une sur-couverture à 130 % du risque de contrepartie au moyen, en utilisant entre autres des obligations d’Etat comme collatéral pour se prémunir contre la défaillance éventuelle du partenaire d’un swap. Conformément à la directive OPCVM III, la part des swaps ne peut pas dépasser les 10 % de la valeur liquidative du fonds, mais en pratique elle est nettement inférieure.
Pour son fonds immobilier offert au public Deka-ImmobilienGlobal, l’allemand Deka Immobilien a acheté l’immeuble de bureau Landmark Building (23.000 mètres carrés) à Washington D.C. auprès de Vornado Realty Trust. Le montant de la transaction se situe à environ 208 millions de dollars.
Un an après que le Reserve Primary Fund ait été le premier à «break the buck», DWS Investments (Deutsche Bank) a l’intention de lancer le DWS Variable NAV Money Fund, un fonds monétaire dont la valeur liquidative (VL ou NAV en anglais) pourra fluctuer au lieu de rester stable à 1 dollar, rapporte le Wall Street Journal. La souscription minimale sera d’un million de dollars.
Selon l’Agefi qui cite un article du Financial Times, Cerberus Capital Management va interdire partiellement les retraits d’argent dans ses nouveaux fonds. Une période d’engagement de trois ans s’appliquera à tous les nouveaux hedge funds alors que les demandes de retrait de plusieurs investisseurs dans Cerberus Partners LP et Cerberus Institutionnal LP ont récemment représenté 4,77 milliards de dollars.
Selon le magazine AR relayé par fondsprofessionell, l’encours des hedge funds gérés par Soros Fund Management sur les douze mois à fin juin a gonflé de 40 % à 24 milliards de dollars. George Soros serait aussi le gérant de hedge funds le mieux payé du monde, avec un revenu de 1,1 milliard de dollars.
Selon les chiffres communiqués par Europerformance-SIX Telekurs sur les quinze derniers jours d’août, les fonds composés de grandes capitalisations ont repris la main devant leurs homologues investis dans des petites valeurs. En Europe, ce sont les fonds investis sur la France qui ont été les plus performants en moyenne (+5,35 %) devant ceux de la zone euro (+5 %) et du vieux Continent (+3,85 %). A titre de comparaison, les fonds composés de petites et moyennes capitalisations ont progressé de 3,87 % sur la France, et 3,08 % sur l’Europe. Dans la catégorie des fonds généralistes de la zone euro, le plus performant - Opéra A (Avenir Finance Investment Mgrs) - a même enregistré un gain de 12,50 % entre le 14 août et le 28 août 2009. Sur la France, c’est CamGestion Actions Dynamiques (Camgestion) qui a réalisé la plus forte progression (6,90 %). De son côté, le meilleur fonds «petites valeurs» sur la France - BNP Paribas Midcap France – a réalisé un gain de 5,93 %. Sur l’Europe, le meilleur, Palatine Europe Small Cap, a enregistré une hausse de 4,75 %. Néanmoins, depuis le début de l’année – intégrant des périodes beaucoup moins faste pour les marchés – les fonds composés de petites et moyennes capitalisations restent, en moyenne, sensiblement plus performants. Ils progressent de 32,44 % contre 20,54 % pour les fonds composés de grandes valeurs. Et sur la France, ces chiffres passent respectivement à 28,21 % et 18,08 %.
Les encours sous gestion des fonds de fonds en France devraient s'établir autour de 90 milliards d’euros en 2013, selon les estimations de Cerulli Associates. Ils vont donc repartir à la hausse, à compter de 2010, après la chute qui s’est produite en 2008 dans un contexte de crise financière, mais ils devraient rester en deçà du niveau record de 2007 (102,7 milliards d’euros).En 2008, les rachats nets en multigestion ont atteint 7,9 milliards d’euros et les encours ont fondu à 73,5 milliards.Malgré tout, dans ce contexte peu porteur, certains acteurs ont réussi à collecter. Il s’agit notamment de Groupama (1;7 milliard d’euros) et de La Poste (281 millions), ce qui leur a permis de grignoter des parts de marché face aux trois banques qui dominent le marché : Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas. Ce trio de tête perd en revanche du terrain sur trois ans, même s’il continue de contrôler plus de 35 % du marché.On trouve aussi parmi les gagnants de 2008 des noms de sociétés indépendantes comme Seven Capital Management ou Aforge Finances, ce qui laisse présager d’une percée des canaux non bancaires dans le domaine de la multigestion.Parmi les autres tendances du marché, Cerulli Associates pense par ailleurs que la multigestion française va se recentrer sur un nombre plus faible de fonds de grande marque mieux gérés. La France se caractérise en effet par un nombre très élevé de produits de multigestion par rapport aux autres pays.Cerulli pense aussi que les fonds de multigestion français devraient être parmi les premiers à mixer fonds de fonds, ETF et produits structurés.