En 2012, les conversions de fonds monétaires français à l’ISR (investissement socialement responsable) ont concerné 7,7 milliards d’euros, révèle Novethic dans sa dernière étude sur le sujet. Comme l’an dernier, ce phénomène explique la majeure partie de la hausse des encours des OPCVM ouverts commercialisés en France et soumis à une approche ISR, lesquels ont augmenté de 12,491 milliards d’euros pour arriver à 76,736 milliards d’euros (+19,4 %). L’autre contributeur a été un effet marché pour 4,1 milliards d’euros.En revanche, les investisseurs ne sont toujours pas au rendez-vous : les OPCVM ISR ont accusé des rachats nets de 1,4 milliard d’euros. En 2011, ils avaient déjà enregistré une décollecte légèrement inférieure. Cela étant, tous les fonds ne sont pas logés à la même enseigne : les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions de 1,2 milliard d’euros, tandis que les fonds actions voyaient sortir 2,8 milliards d’euros. Côté monétaire, la collecte est quasi-nulle.Novethic note par ailleurs que 34 fonds ISR ont disparu compte tenu de la rationalisation des gammes. Compte tenu du lancement de seulement 26 fonds, le nombre total de produits diminue pour la première fois cette année, à 304, contre 312 en 2011.Les conversions de fonds monétaires ont aussi bouleversé le classement des sociétés de gestion implantées sur le marché français. Ainsi, la conversion du fonds monétaire BNP Paribas Mois a permis à la société de gestion de tripler ses encours ISR ouverts à environ 8 milliards d’euros et de prendre la deuxième place devant Natixis AM, dont le pôle ISR a été dénommé Mirova. Avec plus de 30 milliards d’euros, Amundi reste largement en tête. La société du groupe Crédit Agricole a conforté son avance avec une hausse de 8 milliards d’euros de ses encours en partie grâce à une collecte de 3,5 milliards d’euros et à la conversion d’un fonds monétaires. Mirova voit en revanche ses encours décliner de plus de 2 milliards d’euros compte tenu de rachats supportés par ses fonds monétaires.