D’après une étude de Trucost et de Mercer pour le compte du WWF (http://www.trucost.com/CarbonRisksinUKEquityFunds.pdf), les gérants britanniques pourraient réduire considérablement l’empreinte carbone de leurs fonds par une sélection de valeurs plus rigoureuse, sans changer les pondérations sectorielles ou leur stratégie d’investissement.Après avoir analysé les portefeuilles de 118 fonds d’actions investis et représentant un encours total de 206 milliards de livres, Trucost estime que les 2.380 sociétés cotées dans lesquelles les fonds sont investis émettent plus de 10 milliards de tonnes de gaz à effet de serre par an dans le monde. Comme ces 118 fonds détiennent en moyenne 1,4 % de la capitalisation boursière de ces entreprises, ils sont responsables de 134 millions de tonnes d'émissions soit 22 % de la génération de gaz à effet de serre du Royaume-Uni.Par ailleurs, Trucost a effectué un double calcul. D’une part, sur la base de 12 livres par tonne, le prix de marché moyen des droits d'émission, l’exposition des fonds représenterait 1,6 milliard de livres ou 0,7 % du revenu des participations. D’autre part, sur la base du coût social du carbone tel qu'établi pour le rapport Stern, soit 57 livres par tonnes, les participations dans les sociétés concernées représenteraient plus de 7,65 milliards de livres, soit 3,2 % des recettes.L’empreinte carbone des portefeuilles analysés est de 582 tonnes par million de livres investi, moyenne de la fourchette allant de 209 tonnes à 1.487 tonnes par million de livres.Les principaux contributeurs à l’empreinte carbone des portefeuille sont E.On, RWE, International Power, American Electric Power Company et BP. Trucost note qu’E.On émet nettement moins de gaz à effet de serre que la plupart des autres entreprises de son secteur, mais que l’action du groupe allemand est de loin la plus répandue dans les portefeuilles des fonds analysés.