Le gestionnaire de fonds immobiliers iii-investments (filiale de la HypoVereinsbank ou HVB, groupe UniCredit) a annoncé selon Das Investment qu’il n’a pas l’intention de liquider prochainement ses fonds Euro ImmoProfil et INTER ImmoProfil, qui ont vendu 54 actifs début octobre pour 1,4 milliard d’euros et qui ont subi depuis lors des sorties nettes de 1,1 milliard d’euros, si bien que leur encours total est retombé à environ 600 millions d’euros.L’annonce fait suite à un article de Welt online selon lequel la HVB, qui détient le plus gros des parts de ces fonds, aurait l’intention de les fermer. Le Euro ImmoProfil se distingue par une perte de 3,5 % depuis le début de l’année, en raison d’une proportion élevée d’immeubles anciens dans le portefeuille (38 % datent de plus de 15 ans) et d’un taux important de vacance (13 % fin septembre).
Pour les dix premiers mois de l’année, les fonds de valeurs mobilières offerts au public ont subi des sorties nettes de 3,16 milliards d’euros, selon les statistiques de l’association BVI des sociétés de gestion. En revanche, les quatre principaux promoteurs d’ETF (hors Lyxor Asset Management, groupe société Générale) ont enregistré d’importantes souscriptions nettes : Barclays Global Investors (BGI) a drainé 326,56 millions d’euros avec ses iShares, Commerz Derivatives Funds Solutions a engrangé 1,12 milliard d’euros avec les ETF de ComStage, db x-trackers (Deutsche Bank) a attiré plus de 4,37 milliards d’euros et enfin ETFlab (Deka) a placé pour 1,52 milliard de parts.Parmi les quatre grandes sociétés de gestion seule DB/DWS (134,16 milliards d’euros) affiche des souscriptions nettes (de 1,93 milliard) pour janvier-octobre, mais uniquement grâce aux rentrées nettes de db x-trackers. Deka (caisses d'épargne, 105,33 milliards d’euros), enregistre des sorties nettes de 6,4 milliards d’euros tandis qu’Union Investment (banques populaires, 82,9 milliards d’euros) subit des remboursements nets de 1,47 milliard d’euros. Enfin, Allianz Global Investors (AGI, 76,34 milliards) supporte des sorties nettes de 2,06 milliards d’euros.
Les souscriptions nettes enregistrées par les fonds immobiliers offerts au public en Allemagne ont représenté 2,52 milliards d’euros pour janvier-octobre contre 487 millions l’an dernier. Cependant, pour octobre, les statistiques de l’association BVI des sociétés de gestion font apparaître des remboursements nets de 659,5 millions d’euros contre 81 millions de souscriptions nettes en septembre et des sorties nettes de 5,06 milliards pour le mois correspondant de 2008, qui avait été marqué par la fermeture aux remboursements d’une douzaine de fonds.De fait, trois gestionnaires accusent des sorties nettes pour les dix premiers mois de 2009. Il s’agit de iii-investments (HypoVereinsbank), avec 1,16 milliard d’euros (les deux fonds sont tombés fin octobre à 481,1 millions d’euros d’encours), mais aussi d’Aberdeen Immobilien et d’Axa IM, qui ont subi des remboursements nets respectivfs de 537,16 millions et de 746,38 millions. Ce n’est donc pas exactement un hasard si Aberdeen a dû fermer à nouveau son DEGI International aux remboursements (lire notre dépêche du 18 novembre), imité en cela par Axa IM quelques jours plus tard avec son fonds Axa Immoselect (lire notre dépêche du 20 novembre). Aberdeen Immobilien et Axa IM affichent à fin octobre des encours respectives de 4,96 milliards et de 3,3 milliards d’euros en fonds immobiliers offerts au public.
Pour octobre, les fonds monétaires ont accusé des remboursements nets de 1,87 milliard d’euros, qui portent à 24,67 milliards le total des sorties nettes de ce segment depuis le début de l’année. Il n’est guère étonnant dès lors que l’association allemande BVI des sociétés de gestion préfère mettre en exergue le fait que les fonds d’actions ont enregistré avec 11,31 milliards d’euros leurs plus fortes souscriptions nettes depuis l’an 2000. En effet, pour les dix premiers mois de l’année, les fonds de valeurs mobilières offerts au public accusent une sortie nette de 3,16 milliards d’euros.Malgré tout, le secteur affiche au total des rentrées nettes de 10,63 milliards d’euros contre des sorties nettes de 17,99 milliards, parce que les fonds institutionnels, qui ont subi des remboursements nets de 1,37 milliard pour octobre, affichent des souscriptions nettes de 11,27 milliards en janvier-octobre contre 11,36 milliards pour la période correspondante de l’an dernier et surtout parce que les remboursements nets des fonds offerts au public se sont limités à 640 millions contre presque 29,35 milliards durant les dix premiers mois de 2008.A noter aussi que l’encours total des fonds a diminué de presque 2,2 milliards d’euros entre fin septembre et fin octobre à 1.338,5 milliards d’euros, avec une contraction de plus de 4,1 milliards d’euros pour les fonds offerts au public, à 632,32 milliards d’euros contre 636,47 milliards au 30 septembre.
Quatre des ETF de Claymore Securities représentant seulement au total environ 35,7 millions de dollars d’encours sur les 2,5 milliards gérés en ETF par le groupe vont être fermés et liquidés, a indiqué Christian Magoon, président de la société. Ces produits, «trop peu suivis» Claymore/Morningstar Manufacturing Super Sector Index ETF, Claymore/Morningstar Information Super Sector Index ETF, Claymore Services Super Sector Index ETF et Claymore U.S.-1 - The Capital Markets Index ETF cesseront d'être cotés à la clôture du 11 décembre sur la plate-forme Arca du New York Stock Exchange.
Vanguard a rouvert le Vanguard US Futures Fund, compartiment du Vanguard Investment Series (Ucits), le 24 novembre. Le fonds avait été fermé en décembre 2008 pour protéger les souscripteurs de l’effet dilutif que des investissements additionnels auraient eu sur la baisse de la valeur des ABS et des obligations d’entreprises détenues en portefeuille. Parallèlement à sa réouverture, le fonds a changé de stratégie obligataire pour se focaliser sur les obligations à très court terme avec une maturité moyenne de moins de six mois. Le gérant obligataire est aussi nouveau : il s’agit de David Glocke. Mais l’objectif reste de dégager un rendement après impôts conforme à la performance de l’indice S&P 500. Dans cette perspective, le fonds est investi principalement dans des contrats de futures cotés et autres dérivés basés sur des actions.
Le fonds européen Marguerite, créé fin 2008 à l’initiative des quatre institutions fondatrices du Club des Investisseurs de Long Terme : la Caisse des Dépôts, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Cassa Depositi e Prestiti italienne et la KfW allemande, devrait être lancé ces jours-ci, probablement le 3 décembre, a indiqué en fin de semaine dernière Christophe Bourdillon, délégué permanent du groupe Caisse des Dépôts auprès des institutions européennes à Bruxelles, à l’occasion du colloque annuel de Novethic.Le fonds sera consacré aux investissements dans les secteurs des énergies renouvelables, du changement climatique et des infrastructures de transport. Il aura un objectif de collecte de l’ordre de 1,5 milliard d’euros, dont 600 millions pour les «core sponsors», c’est-à-dire les fondateurs de référence, et 80 millions probablement de la Commission européenne. Un premier closing de 750 millions d’euros est programmé pour le premier trimestre 2010.Quelque 65% des investissements seront dédiés aux infrastructures nouvelles en gestation («green field»), le reliquat de 35% concernant plutôt la modernisation des infrastructures déjà existantes («brown field»). «La CDC veut être un investisseur de long terme exemplaire», a souligné Christophe Bourdillon. Dans cette perspective, le fonds visera un taux de rendement interne (TRI) moyen compris entre 10% et 14% et la rémunération des équipes recrutées sera liée à la performance sur le long terme, c’est-à-dire une vingtaine d’années. «Nous entendons favoriser la régularité de la performance sur le long terme», a indiqué Christophe Bourdillon.La gouvernance devrait également favoriser l’approche long terme à travers uns sicav luxembourgeoise dotée d’un conseil de surveillance et d’un directoire, la politique d’investissement étant confiée à une équipe dédiée. «Ce fonds public pourrait ainsi servir de prototype à d’autres initiatives émanant cette fois du secteur privé», a conclu Christophe Bourdillon.
Selon Money Marketing, UBS Global Asset Management se propose de lancer sur le marché britannique un income fund multi-classes d’actifs avec l’objectif de produire des revenus stables et croissant avec le temps, et de dégager un surplus de performance avec une gamme diversifiée de classes d’actifs (obligations, actions et immobilier). Le fonds distribue les revenus sur une base trimestrielle.Caractéristiques du fondsType : OEICInvestissement minimum : 1.000 livres, 50 livres/moisVentilation du portefeuille : 25% d’obligations indicielles (index-linked), 25% de high yield américain, 10% de Reits britanniques, 9% d’actions européennes, 8% d’obligations américaines en catégorie d’investissement, 8% d’actions américaines, 5% de Reits internationaux, 5% d’obligations européennes investment grade, 3% d’actions britanniques, 2% d’obligations britanniques en catégorie d’investissementFrais : 4% à l’entrée, 1,25% par anCommissions : jusqu'à 3% à l’entrée, 0,5% par la suite
La banque privée Clariden Leu (groupe Credit Suisse) a donné satisfaction à de nombreux clients en faisant enregistrer au Luxembourg sa gamme de fonds domiciliés à Guernesey ; jusqu'à présent, seuls 4 fonds étaient enregistrés dans le Grand-Duché.Selon Funds People, cette démarche permettra d'élargir l’offre de produits en Espagne, où 13 fonds CLariden Leu bénéficient d’un agrément de la CNMV : il est prévu d’en faire enregistrer dix de plus durant la prochains mois, notamment des fonds d’actions Asie, Europe, Etats-Unis, Europe de l’Est et Amérique latine.Clariden Leu gère environ 20 milliards de dollars dans des fonds, et sa gamme compte environ 80 produits.
En Italie, les banques, le gouvernement, l’association des banques, la Cassa depositi e prestiti et Confindustria (l’association patronale italienne) se sont réunis vendredi pour donner naissance au fonds de 3 milliards d’euros qui investira dans les petites et moyennes entreprises (10-100 millions de chiffres d’affaires), rapporte Il Sole – 24 Ore. Il sera géré par une société de gestion dont les dirigeants seront nommés dans les jours qui viennent.
Mercredi, un juge a estimé que le Reserve Primary Fund devait distribuer aux souscripteurs les actifs qui lui restent au prorata, rapporte le Wall Street Journal. Autrement dit, les investisseurs ayant demandé le remboursement de leurs parts à 1 dollar chacune le 15 septembre, soit un jour avant que le fonds annonce que sa valeur liquidative avait chuté en deçà de 1 dollar, ne recevront pas plus que ceux ayant fait leur demande après cette date. Cette décision devrait être contestée par les investisseurs ayant voulu sortir avant le 16 septembre.
Selon Z-Ben Advisors, E-Fund Management a enregistré un succès spectaculaire en drainant 19 milliards de yuans ou 2,8 milliards de dollars pour son ETF nourricier Shenzhen 100 ETF. Cela permet à E-Fund de passer en deuxième position des gestionnaires de fonds en Chine, reléguant ainsi Bosera et Harvest en troisième et quatrième positions. Bosera devrait toutefois pouvoir regagner du terrain parce qu’elle a obtenu ce lundi l’autorisation de lancer un ETF sur les méga-capitalisations de Shanghai ainsi qu’un fonds nourricier.
Selon une étude de l’agence Kommalpha, environ quatre cinquièmes des actifs gérés dans les ETF en Allemagne proviennent d’investisseurs institutionnels. Un sondage auprès de 122 d’entre eux montre que 70 % s’attendent que ce genre de produit gagne en importance dans les mois et les années qui viennent. Cependant environ 90 % du panel sont investis à moins de 20 % en ETF, ce qui paraît ménager un important potentiel de croissance.D’après les données fournies par la Deutsche Börse, on compte actuellement en Allemagne 463 ETF pour un encours de 90,06 milliards d’euros, les actifs unitaires moyens se situant à 194,51 millions d’euros, ce qui est inférieure à la moyenne observée aux Etats-Unis mais nettement supérieur à la moyenne européenne. La catégorie comptant le plus de produit est celle des ETF sectoriels, avec 97 fonds, mais un encours moyen de seulement 49,34 millions d’euros.Quant à la commission de gestion, elle se situe en moyenne à 0,38 %, avec un plus bas à 0,15 % pour les ETF monétaires et de Pfandbriefe et un plus haut de 0,70 % pour les ETF alternatifs.
D’après les calculs de VDOS Stochastics, l’encours au 20 novembre des fonds commercialisés en Espagne a augmenté de 0,2 % ou de 343 millions d’euros depuis le début du mois. C’est le résultat d’un effet de marché positif de 723 millions d’euros et de remboursements nets de 380 millions d’euros imputables à l’arrivée à échéance de certains fonds garantis, rapporte Funds People. Depuis le début de l’année, l’encours total a baissé de 1,9 % à 170,68 milliards d’euros.
Daiwa SMBC Capital et SSI Asset Management, une filiale de Saigon Securities, ont créé un fonds sur le Vietnam, Vietnam Growth Investment Fund, rapporte Asian Investor. Le produit sera investi dans des sociétés non cotées à forte croissance et vise à lever 100 millions de dollars.
La société de capital développement Turenne Capital a annoncé cette semaine le lancement d’un fonds d’investissement de proximité (FIP) Croissance et Financement qui investira principalement dans les régions Ile de France, Bourgogne, Rhône-Alpes et Provence-Alpes Côte d’Azur. Les investissements sont réalisés sous forme de quasi-fonds propres (obligations convertibles, OBSA, etc.) dans des PME intervenant dans les secteurs d’investissement retenus sont la santé, les services, la distribution spécialisée, ou l’industrie innovante. Caractéristiques Code Isin : FR0010820357Frais d’entrée : 5% max.Frais d’entrée : 3,9 % max.Valeur de la part : 1 000 eurosDurée de détention : 8-10 ans
Tikehau Investment Management (TIM), société de gestion de portefeuille indépendante créée en décembre 2006 spécialisée dans la gestion obligataire dynamique, vient de lancer Tikehau Taux Variables. L’objectif de ce produit est de «surperformer un placement Euribor 3 mois par une exposition obligataire sur l’ensemble de l’univers de la dette privée européenne, sur un horizon moyen terme et offrant une liquidité hebdomadaire», selon le gestionnaire. TTV est investi principalement dans des titres de créances émis par des sociétés privées et publiques et par des établissements financiers de la zone euro, de notation majoritairement «investment grade». L'équipe de gestion du fonds «se concentre sur les titres dont la valeur ne reflète pas les fondamentaux de la société». Elle pourra aussi investir à hauteur de 35 % dans des titres de catégorie sous investment grade et non notée. Caractéristiques : Code Isin : FR0010814806 (part A) /FR001081982 (Part P) Frais de gestion : 0,5 % +10 % au delà de l’euribor 3 mois + 150 points de base (part A)/ 1 % + 10 % au delà de l’euribor 3 mois + 100 points de base (part P)
Laffitte Capital Management - dont l'équipe se définit comme «technicien du titre» - a annoncé hier le lancement de Laffitte Equity Arbitrage, un fonds d’arbitrage actions de type Ucits III, qui vise une performance absolue, quelle que soit le comportement des marchés.Basée sur une analyse fondamentale associée à une analyse probabiliste-statistique et sur une allocation optimale de portefeuille, la gestion de ce fonds consiste à détecter les meilleures opportunités d’arbitrage sur les marchés européen et nord-américain à partir de deux thématiques. La première dite «événementielle» regroupe des positions long/short «basées sur des rapprochements de sociétés annoncés ou attendus et des arbitrages liés aux repondérations d’indices». L’autre dite «structure de capital» intervient sur les émissions de droits, l’arbitrage inter-places, le «share class» arbitrage et les décotes de holding. Actuellement, les fusions-acquisitions sont un des sujets importants pour ce fonds en phase de constitution. Caractéristiques Code Isin : FR0010807412Frais d’entrée : 2 % maxFrais de gestion : 2 % + 20 % de la performance au-delà de l'éonia capitaliséMontant de la part : 100 eurosMinimum à la souscription : 1 000 euros
Avec le compartiment Climate Change de sa sicav luxembourgeoise Impact Funds, un produit qui a déjà drainé environ 100 millions d’euros auprès de 15 investisseurs institutionnels français, Natixis Asset Management a voulu concevoir un produit axé sur le changement climatique destiné à tenir une place tout à fait banale au sein de la poche actions mondiales d’un portefeuille institutionnel, en attendant d'être proposé aux particuliers. Le produit a obtenu l’agrément de commercialisation en France le 30 octobre. Le droit d’entrée maximum et le taux de frais sur encours pour les parts retail en euros ou en dollars se situent à respectivement 4 % et 2 %.Maurice Gravier, directeur produits et innovation de la gestion actions chez Natixis AM, a expliqué qu’il aura fallu un an pour passer d’une thématique environnementale à une proposition d’investissement. L’idée est de primer les entreprises qui luttent contre l’inefficience climatique dans le cadre d’un fonds multisecteurs mondial avec une gestion active non benchmarkée. Il s’agit d’allier performance et responsabilité en investissant dans des titres de sociétés qui contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à une adaptation aux conséquences inévitables du changement climatique et à mieux gérer les ressources naturelles.Les deux gérantes du fonds, Suzanne Senellart et Clotilde Basselier, ont expliqué que leur univers se compose d’environ 3.600 valeurs avec des capitalisations supérieures à 1,5 milliard de dollars. Après le passage par un filtre thématique utilisant les éléments fournis par le nouveau comité scientifique présidé par Carlos Joly (lire nos articles du 11 septembre et du 16 octobre), l'échantillon se rétrécit à environ 360 titres de 36 pays dans 39 secteurs. Vient ensuite un filtrage quantitatif financier validé par les 25 analystes impliqués dans le processus. En fin de processus, le portefeuille ainsi préparé fait l’objet d’un contrôle des pratiques et d’une exclusion des «worst offenders», des sociétés qui s’avéreraient en délicatesse avec les droits de l’homme, les bonnes pratiques en matière de traitement des déchets ou les dispositions anti-corruption .
Gartmore a augmenté la capacité du fonds European Absolute Return de Roger Guy et Guillaume Rambourg à hauteur de 78 millions de livres, rapporte Citywire. Sa capacité totale est de 374 millions de livres.