Le bitcoin est retombé mardi pour la première fois depuis le 22 juin au-dessous du seuil de 30.000 dollars, qui est considéré comme le niveau de résistance qui pourrait ouvrir la porte à de nouvelles baisses dans un contexte d’aversion au risque alimenté par la résurgence de Covid-19 et des tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Chine sur le thème de la cybercriminalité. La proposition de l’Union européenne (UE) d’interdire les transactions anonymes sur les cryptomonnaies dans le cadre d’une réglementation plus large pour la lutte contre le blanchiment d’argent (voir par ailleurs) a joué aussi. D’autres cryptomonnaies ont également chuté, l’ether de près de 9% et le XRP de près de 11%. Le bitcoin perd plus de 50% depuis son sommet historique de près de 65.000 dollars mi-avril.
Fidelity International a annoncé être le premier gestionnaire d’actifs à avoir signé le Fintech Pledge pour démontrer son engagement pour l’innovation digitale. Le Fintech Pledge fait partie de la stratégie du gouvernement britannique pour les fintechs et définit un ensemble de standards pour accélérer la croissance des fintechs locales en promouvant des partenariats entre des institutions financières et des fintechs. Fidlelity investit dans cesecteur viaFidelity International Strategic Ventures, son équipe de capital-risque dédié aux sociétésfinancières basées sur la technologie. Elle est également déjà partenaire de certaines fintechs comme SteelEye, spécialisée sur la mise en conformité avec les réglementations.
Spécialiste du big data utilisé pour estimer les biens immobiliers résidentiels, la proptech suisse PriceHubble vient lever 34 millions de dollars (29 millions d’euros) en série B auprès de Digital+ Partners, de Latitude Ventures et de TX Ventures, nouveaux investisseurs au côté de Swiss Life et d’Helvetia Venture Fund, actionnaires historiques. La jeune pousse compte ainsi renforcer sa présence dans les neuf pays où elle exerce, comme la France, l’Allemagne, les Pays-Bas mais aussi le Japon, en développant de nouveaux services pour ses clients agents immobiliers, banques, courtiers, foncières, promoteurs et bailleurs. Elle prépare également son implantation au Royaume-Uni, en Italie et en Espagne.
Pour faire valoir l’intérêt pédagogique de Pixpay, une carte de paiement pour adolescents sous contrôle parental, ses équipes ont imaginé une rétrospective des dépenses et usages des quelque 70.000 jeunes utilisateurs. Une vision de leur consommation qui devrait les aider à prendre du recul… On apprend également que 40 % des achats sont faits en ligne, que les marques préférées des ados sont Amazon, Fortnite, Vinted ou Playstation, que 14 % des ados ont déjà utilisé ApplePay ou GooglePay, que la dépense record est de 2.509 euros en une transaction. Les parents ont leur place, ils peuvent donner des missions à leurs petits contre rétribution, bien sûr. Une mère aurait ainsi promis 2 euros à son enfant s’il relevait le défi de « voler du PQ chez [s]on père »… une forme d’éducation aussi, sans doute.
Des applications mobiles permettent d’obtenir de petites sommes pour éviter de tomber dans le rouge, avec l’ambition de contribuer au bien-être financier.
C’est la nouvelle star pour la place financière de Londres. Pour son premier jour de cotation, réalisé via une cotation directe après quelques heures d’enchères, Wise a atteint un prix de 800 pence par action, donnant à la société une valorisation de 8 milliards de livres sterling (9,34 milliards d’euros). Vers 14h30, le titre de Wise prenait 3,55% à 828,40 pence
Fondée en 2016, la fintech allemande qui fournit des services bancaires à une cinquantaines de sociétés, annonce l'ouverture d'une succursale en France.
Les deux prestataires de vérification d’identité à distance se rapprochent pour créer un acteur européen capable de rivaliser avec ses concurrents américains.
Accord. Alors que la banque de détail en France de HSBC devrait être reprise sous peu par My Money Group, si les autorités de régulation et de la concurrence ne s’y opposent pas, un partenariat stratégique avec le Crédit Mutuel Arkéa permettra à deux de ses filiales, Arkea Banking Services et ProCapital, d’opérer les activités informatiques et la gestion des titres en marque blanche pour le compte de My Money Bank. Ce recours à la « bank as a service » développée par Arkéa depuis 2009 est nécessaire pour que la nouvelle entité trouve sa rentabilité alors que l’informatique de HSBC France était notoirement vétuste. Cerberus, le fonds derrière My Money Bank, a indiqué prévoir un investissement de 200 millions d’euros pour la rénovation des infrastructures techniques et pour la digitalisation du réseau. Pour Arkea Banking Services, ce futur contrat est la preuve de la robustesse de ses solutions déjà utilisées par de grands noms comme Allianz Banque, La Banque Postale, Adyen ou Brink’s. Si cette filiale contribue encore modérément au résultat net du groupe Arkea, le pôle de services dédiés au B2B (Monext, Financo, Leetchi, Pumpkin…) représente déjà 17 % des revenus du groupe.
DeFi porte bien son nom. La « decentralized finance » ou finance décentralisée, cette nébuleuse qui connaît depuis deux ans un essor spectaculaire, pose un sacré défi aux régulateurs de tous bords. Le bitcoin, sa partie la plus visible, ne constitue que la pointe émergée de l’iceberg. Les autorités ont commencé à organiser la riposte, en invoquant la protection du consommateur. Après la Chine, qui a sommé ses banques de se tenir à l’écart des cryptomonnaies, le gendarme financier britannique vient de frapper un grand coup en interdisant à Binance, l’une des plateformes les plus populaires du secteur, de proposer ses services de trading au Royaume-Uni.
La plate-forme d’échange de crypto-actifs Binance, qui a traité en mai 1.500 milliards de dollars de transactions, a été a été notifiée par le régulateur britannique, la Financial Conduct Authority, de l’interdiction d’exercer des activités régulées au Royaume-Uni. La plate-forme n’est pas enregistrée pour exercer dans le pays et a fait l’objet d’avertissements de la part d’autres régulateurs, au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis, notamment.
Rapprochement. Deux fintechs allemandes fusionnent : Raisin et Deposit Solutions vont fonder un champion de la collecte d’épargne européenne et surtout contribuer ainsi à l’intégration du marché européen de l’épargne. Deposit Solutions apporte ses capacités à mettre en relation les établissements financiers ayant des liquidités à placer avec ceux qui en cherchent, tandis que Raisin dispose d’une marque grand public connue pour donner accès aux épargnants à des produits d’autres pays. Réunis, Raisin et Deposit Solutions représentent 20 milliards d’euros de dépôts, mais aussi 550.000 clients et 400 partenaires bancaires. Raisin s’était valorisé 500 millions d’euros en levant 200 millions auprès de Goldman Sachs et d’Orange. La valorisation de Deposit Solutions, qui a levé 100 millions d’euros en 2018, atteint un milliard d’euros.
La fintech allemande OneFor arrive en France et dans tous les pays de l’Union européenne, ainsi qu’au Royaume-Uni, où elle propose son application de transfert d’argent instantané au prix unique de 2,70 euros, quel que soit le montant du virement international. Le service est accessible via une application mobile dans laquelle on peut s’inscrire en quelques minutes. L’utilisateur peut ajouter des destinataires directement à partir de son carnet d’adresses. Il reçoit alors un porte-monnaie électronique et une carte de débit Mastercard utilisable pour payer en ligne, en magasin et pour retirer des espèces dans leur pays de résidence. L’application intègre une fonctionnalité de messagerie permettant de connecter les utilisateurs et leurs bénéficiaires. OneFor a levé environ 10 millions d’euros auprès du capital investisseur néerlandais ND Group BV.
Ark Investment Management, la société de gestion dirigée par Cathie Wood, cherche à prêter son nom à un fonds négocié en bourse (ETF) sur la cryptomonnaiebitcoin, rapporte Bloomberg. Elle a jeté son dévolu sur un ETF, en cours d’enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission, de la firme 21Shares US, affilié du fournisseur de produits d’investissement passifs sur les crypto-actifs21Shares basé à Zug en Suisse. L’ETF ARK 21Shares Bitcoin ETF doit traquer la performance de l’indiceS&P Bitcoin. Dans l’acte d’enregistrement auprès de la SEC,21Shares US est mentionné comme sponsor de l’ETF tandis qu’ARK IM va proposer son aide sur la distribution du produit. Pour l’heure, le régulateur américain n’a donné son agrément pour aucun ETF sur le bitcoin.