En France, les stocks de champagne servent à garantir les prêts bancaires et même des titrisations. En Italie, c’est le parmigiano reggiano, appellation protégée, qui joue ce rôle. Deutsche Bank s’y met à son tour : elle vient d’accorder un crédit de 27,5 millions d’euros au producteur Ambrosi, sécurisé par son parmesan, un actif « plus liquide que l’immobilier », souligne la banque. L’emprunteur utilisera les fonds pour porter ses capacités de stockage à 120.000 meules. Sachant qu’une meule du fromage le plus contrefait au monde peut se négocier jusqu’à 740 euros pièce, Deutsche Bank est largement couverte.