Les aides mises en place pour inciter les entreprises à localiser des lignes de production en France font face à une demande déjà tellement «forte» que le gouvernement va sans doute devoir augmenter les fonds dédiés cette année, s’est réjoui ce mardi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. «Nous avons mis un milliard d’euros pour ces fonds de relocalisation industrielle, dont 500 devaient être dépensés en 2020», mais «il sera probablement nécessaire de rapatrier une partie des crédits de 2021 sur 2020», a-t-il déclaré. Le gouvernement a déjà reçu 3.600 projets de demande de financement d’une ligne de production en France, dans le cadre de ce dispositif inclus dans le plan de relance de l'économie de 100 milliards d’euros sur deux ans.
La Fédération française de l’assurance et la Caisse des dépôts ont annoncé lundi l'élargissement de leur programme d’investissement, désormais porté à 2,2 milliards d’euros, quatre mois après le lancement officiel de ce dispositif élaboré en réponse à la crise du Covid-19. Son montant était initialement de 1,5 milliard d’euros. Il vise à soutenir les entreprises frappées par la crise sanitaire, ont rappelé les deux acteurs dans un communiqué commun. Sur les 2,2 milliards prévus dans ce programme, «près de 2 milliards proviennent des assureurs», précise le communiqué. Conçu en partenariat avec la Caisse des dépôts, il comprend trois volets, dont le premier, destiné aux PME et aux ETI, devrait mobiliser plus de 1,1 milliard d’euros. Le deuxième volet vise à financer les entreprises du secteur du tourisme et totalise plus de 200 millions d’euros, dont 38 millions gérés par October, une plate-forme de financements participatifs. Enfin, un dernier volet de plus de 800 millions d’euros sera consacré au secteur de la santé.
La société d’investissement Wendel a annoncé lundi le transfert du contrôle du capital du groupe sud-africain d’entretien et de maintenance Tsebo à un consortium sud-africain d’investisseurs et au management. L’opération «permet d’assurer le renforcement du bilan de Tsebo et de préserver son solide profil B-BBEE, permettant ainsi à la société de retrouver dans le futur le chemin de la croissance», a indiqué le groupe dans un communiqué. Wendel avait acquis Tsebo en 2017 et avait apporté des fonds propres supplémentaires en 2019 pour renforcer le bilan de la société.
Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et Alain Griset, ministre délégué chargé des PME, ont présenté lundi matin, en partenariat avec les associations professionnelles du secteur financier et des épargnants, la feuille de route de Bercy pour soutenir et renforcer le financement des entreprises et des PME françaises dans le cadre de la crise sanitaire et de la relance.
Le groupe aura besoin de fonds propres. Mais la présence de deux Etats au capital et la structure de la dette rendent difficile une augmentation de capital pure et dure.
Tereos a émis pour 300 millions d’euros d’obligations senior non garanties d’une maturité de 5 ans et payant un coupon annuel de 7,5%. Elles ont été émises à 97,962% du pair. En parallèle, le groupe sucrier a bouclé une nouvelle ligne de crédit revolving de 200 millions d’euros, d’une maturité allant jusqu'à 5 ans, conclue avec un groupe de six banques. Le sucrier bénéficiera d’une réduction de la marge de taux d’intérêt chaque année s’il atteint ses objectifs de performance en matière de développement durable. Avec ces deux opérations, Tereos a «ainsi sécurisé plus de 800 millions d’euros de nouveaux financements à moyen et long terme depuis le début de l’année», selon le communiqué.
Tereos a émis pour 300 millions d’euros d’obligations senior non garanties d’une maturité de 5 ans et payant un coupon annuel de 7,5%. Elles ont été émises à 97,962% du pair. « Le produit du placement sera utilisé pour rembourser de la dette existante par anticipation », indique le groupe sucrier.
Prêtes à prolonger l'accès au dispositif de six mois, les banques veulent discuter la proposition du gouvernement de repousser le remboursement des entreprises fragiles.
La Banque publique d’investissement (BPI) est devenue mercredi le 2e actionnaire de Vilmorin, quatrième semencier mondial, et siègera à son conseil d’administration, après la conversion anticipée d’obligations remboursables, a annoncé le semencier mercredi soir. «Détenant directement une participation de 5,71%, Bpifrance Participations devient le deuxième actionnaire de Vilmorin & Cie aux côtés de Limagrain, et disposera désormais d’un poste au conseil d’administration» indique Vilmorin dans un communiqué, en marge de ses résultats annuels. L’opération finalisée mercredi a été réalisée au travers de la conversion anticipée des obligations remboursables en actions Vilmorin & Cie détenues par Bpifrance, représentant 3,9% du capital de Vilmorin à laquelle s’ajoute la cession complémentaire, par Limagrain, d’actions Vilmorin à hauteur de 1,81% du capital.
La start-up Getaround, à l’origine d’un service d’autopartage, a bouclé un tour de table de série E de 140 millions de dollars (119 millions d’euros), amenant ses levées connues à un total de 600 millions de dollars. Le tour de table a été mené par PeopleFund avec de nouveaux investisseurs incluant Reinvent Capital, Henry McGovern, et les premiers investisseurs SoftBank Vision Fund et Menlo Ventures . La start-up a pourtant souffert de la pandémie, devant licencier en janvier 150 salariés. En mars, ses réservations ont chuté de 75%, selon son CEO Sam Zaid. Mais son activité avait repris en mai, les particuliers craignant de prendre l’avion, et préférant un service d’autopartage. Getaround avait acheté son concurrent français Drivy en 2019.
L’émission de dette hybride lancée mardi par Veolia a eu plus de 6 milliards d’euros de demandes, soit trois fois plus que la somme visée par le groupe de services à l’environnement. Les 2 milliards d’euros de dette perpétuelle sont divisés en deux souches. La première d’un montant de 850 millions, avec une date de premier rachat fixé à 5,5 ans. Elle paie un intérêt annuel de 2,25%. La seconde s’élève à 1,15 milliard, avec une clause de premier rachat à 8,5 ans, pour un coupon annuel de 2,5%. Cette dette, considérée comptablement comme des fonds propres, sert à refinancer l’acquisition des 29,9% de Suez à Engie de 3,4 milliards d’euros. Avant cette dette hybride, Veolia disposait de 8 milliards d’euros de disponibilités.
La start-up Getaround, à l’origine d’un service d’autopartage, a annoncé avoir bouclé un tour de table de série E de 140 millions de dollars (119 millions d’euros), amenant ses levées connues à un total de 600 millions de dollars. Le tour de table a été mené par PeopleFund avec de nouveaux investisseurs incluant Reinvent Capital, Henry McGovern, fondateur d’AmRest, Pennant Investors, VectoIQ. Les premiers investisseurs SoftBank Vision Fund et Menlo Ventures y ont aussi participé.
L’émission de dette hybride lancée mardi par Veolia a rencontré un vif succès. La demande a dépassé les 6 milliards d’euros, trois fois plus que la somme visée par le groupe de services à l’environnement. « Les conditions de marchés étaient favorables mais le succès de cette opération démontre aussi la confiance du marché envers Veolia et notre projet d’acquisition de Suez », explique à L’Agefi Claude Laruelle, le directeur financier de Veolia.
Europcar Mobility Group a annoncé ce matin avoir obtenu l’accord de la majorité de ses porteurs d’obligations senior et senior garanties, ce qui va lui permettre de demander la nomination d’un mandataire ad hoc dès que possible sans que cette procédure ne soit assimilée à un défaut. Début septembre, le spécialiste de la location de voitures, touché de plein fouet par la crise du coronavirus, avait annoncé son intention d’engager des discussions avec ses créanciers en vue d’une restructuration financière.