Les Etats-Unis espèrent conclure «cette année» un accord commercial avec le Royaume-Uni, dans la foulée du Brexit, a déclaré jeudi au Forum économique mondial de Davos le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. «Il y a moins de problèmes entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis qu’entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (...) nos économies sont assez semblables», a ajouté le ministre américain au Commerce, Wilbur Ross. Le président américain Donald Trump a aussi déclaré mercredi à Davos espérer un accord commercial avec l’Union européenne avant l'élection présidentielle de novembre.
Les Etats-Unis espèrent conclure «cette année» un accord commercial avec le Royaume-Uni, dans la foulée du Brexit, a déclaré jeudi au Forum économique mondial de Davos le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Cet accord «est une priorité absolue pour le président Trump et nous prévoyons de le conclure avec eux cette année, ce qui, nous le croyons, sera bon pour eux et bon pour nous.»
Disparités. Selon les dernières estimations de la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), les investissements directs étrangers (IDE) mondiaux sont restés stables en 2019, à 1,39 milliard de dollars, soit une baisse de 1 % par rapport à 2018. Malgré une baisse sensible des fusions-acquisitions transfrontières (-40 %), les investisseurs ont répondu présent, mais avec de fortes disparités selon les régions (voir le graphique). En particulier, les flux vers les pays développés ont baissé de 6 % pour atteindre environ 643 milliards de dollars. L’Union européenne (UE) est la plus touchée, avec une diminution des investissements de 15 %, à 305 milliards de dollars. Ainsi, les investissements ont baissé de 6 % au Royaume-Uni (61 milliards de dollars). En cause, les tensions liées au Brexit et une moindre activité de fusions-acquisitions transfrontières par rapport à 2018. Malgré une chute de 48 % à Hong-Kong (55 milliards de dollars), le territoire reste parmi les 10 premières destinations d’investissement mondiales en 2019. Les Etats-Unis conservent leur première place, à 251 milliards de dollars. Si les investisseurs canadiens ont boudé la destination (-24 %), les capitaux australiens et japonais ont en revanche afflué. Ce sont les économies en transition qui enregistrent la plus forte progression, avec des investissements en hausse de 65 %. La Russie, qui a su redonner confiance aux investisseurs, capte l’essentiel des flux (33 milliards de dollars).
Outre-Atlantique, les différents segments du secteur minier (pétrole, gaz, charbon, terres rares) cher à Donald Trump connaissent des destinées contrastées.
Les créations d’emplois ont ralenti plus qu’attendu aux Etats-Unis en décembre, à 145.000 créations d’emplois non-agricoles après 256.000 en novembre, selon le Bureau de statistiques (BLS) du département du Travail. Le consensus en attendait 164.000. Les chiffres de novembre avaient été gonflés par le retour au travail d’environ 46.000 ouvriers après la grève chez General Motors. Le commerce de détail a créé 41.000 postes, devant les secteurs loisirs et hôtellerie (+40 000), et la santé (+28.000). A l’opposé, l’industrie aurait détruit 12.000 emplois nets en décembre. Le taux de chômage reste stable à 3,5%.
Les créations d’emplois ont ralenti plus qu’attendu aux Etats-Unis en décembre, à 145.000 créations d’emplois non-agricoles après 256.000 en novembre, selon le rapport mensuel publié vendredi par le Bureau de statistiques (BLS) du département du Travail. Le consensus en attendait 164.000.
COMMERCE 2020 pourrait bien voir un regain de tensions commerciales entre la France et les Etats-Unis. En réaction à la « taxe Gafa » française, qui impose les entreprises du numérique à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France, l’administration américaine envisage de surtaxer jusqu’à 100 % l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français. Robert Lighthizer (photo), le représentant américain au commerce (USTR), a reçu jusqu’au 6 janvier au soir les commentaires écrits de particuliers et professionnels du secteur, et a tenu le 7 janvier une réunion publique, pour examiner les demandes d’exemptions.
La contraction de l’activité du secteur manufacturier américain s’est accentuée en décembre, tombant à son plus faible niveau depuis plus de dix ans, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) vendredi. L’indice ISM manufacturier est ressorti en baisse à 47,2, un plus bas depuis juin 2009, contre 48,1 en novembre. Le consensus Reuters prévoyait une amélioration de l’indice avec un chiffre de 49,0. Le secteur manufacturier a été sous pression pendant une grande partie du second semestre 2019, la guerre commerciale entre Washington et Pékin ayant ralenti le flux de marchandises entre les deux pays et contribué au ralentissement du rythme de la croissance économique mondiale. La composante de l’emploi a reculé à 45,1 en décembre, contre 46,6 en novembre. L’indice des nouvelles commandes est tombé à 46,8,au plus bas depuis avril 2009, après 47,2 en novembre. Celui des prix acquittés s’est en revanche redressé au-dessus de 50, une première depuis mai, atteignant 51,7, contre 46,7 le mois précédent.
Pékin a condamné jeudi les dispositions du budget américain de la Défense, promulgué la semaine dernière, qui interdit le recours à des fonds fédéraux pour l’achat de wagons et de bus électriques auprès d’entreprises chinoises. Cette mesure semble dirigée contre le fabricant chinois de matériel ferroviaire CRRC et le constructeur de véhicules électriques BYD. La loi de finance contient aussi des dispositions interdisant à l’administration Trump de retirer le géant chinois des télécoms Huawei de la liste noire qui empêche des entreprises américaines de travailler avec lui. «La Chine étudiera attentivement l’impact de la loi sur les entreprises chinoises et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger leurs droits et intérêts légitimes», a averti Pékin, sans préciser ces possibles mesures de rétorsion.
Le Sénat américain a approuvé et envoyé au président Donald Trump pour promulgation, des textes sur le financement du gouvernement fédéral qui permettrait d'éviter une fermeture partielle des administrations («shutdown») à l’expiration de fonds temporaires en fin de semaine. Ces projets de lois portent sur le financement de l’administration jusqu’au 30 septembre 2020. 738 milliards de dollars sont prévus pour les activités militaires du Pentagone - soit 22 milliards de plus que l’année dernière. Les textes prévoient des fonds pour la recherche universitaire sur la violence par arme à feu et le financement de programmes locatifs,Le précédent «shutdown» avait duré 35 jours en janvier 2019.
Le Sénat américain a approuvé jeudi, et envoyé au président Donald Trump pour promulgation, un ensemble de textes sur le financement du gouvernement fédéral qui permettrait d'éviter une fermeture partielle des administrations («shutdown») à l’expiration de fonds temporaires en fin de semaine. Ces projets de lois découlent d’un accord préalable entre les négociateurs républicains et démocrates du Congrès et les représentants de la Maison blanche sur le financement de l’administration jusqu’au 30 septembre 2020. Donald Trump doit les promulguer avant vendredi minuit.
Dans le sillage des tensions de septembre et des mesures de la Fed, le comportement du marché du « repo » sera scruté par les observateurs en cette fin d’année.