L’augmentation continue de la production américaine de pétrole va dépasser la croissance de la demande globale de brut cette année, ce qui se soldera par une augmentation des stocks mondiaux au cours des neuf prochains mois, a déclaré vendredi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Cette prévision plaide a posteriori en faveur de la prolongation de l’accord d’encadrement de la production de l’Opep et de ses alliés, récemment reconduit pour neuf mois. «Les tensions sur le marché ne sont pas un sujet pour l’instant et le rééquilibrage semble s'être éloigné dans l’avenir», résume l’AIE dans son rapport mensuel. «Il est clair que cela constitue un défi majeur pour ceux qui ont pour mission de gérer le marché», y lit-on en référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et à ses alliés, dont la Russie.
La croissance de l’emploi aux Etats-Unis a rebondi en juin mais une hausse modérée des salaires et d’autres signes de ralentissement de l'économie devraient continuer à encourager la Réserve fédérale à baisser les taux d’intérêt dès ce mois-ci. Le département du Travail a fait état vendredi de 224.000 créations de postes non-agricoles le mois dernier, alors que les consensus en prévoyaient 160.000 à 165.000, et contre 72.000 créations en mai. Le chiffre repasse au-dessus du seuil des 100.000 créations d’emplois mensuelles jugées nécessaires pour absorber la croissance de la population en âge de travailler. Cela porte à 171.000 le nombre moyen de créations d’emplois au cours des trois derniers mois, avec un taux de chômage porté à 3,7% avec l’arrivée de 335.000 nouveaux demandeurs d’emplois et un taux d’activité passé de 62,8% à 62,9%.
La Réserve fédérale, qui publie quatre fois par an les projections de ses membres sur l'évolution des taux d’intérêt, réfléchit désormais à limiter la portée de ces « dot plots » devenus embarrassants pour sa communication. A défaut de les supprimer, certains proposent d’en différer la publication du contexte à un autre moment afin qu’il ne vienne plus téléscoper le communiqué de politique monétaire dont le message souvent plus nuancé se trouve ainsi brouillé. Déjà débattue en mars, l’idée d’en limiter le retentissement s’inscrit dans le vaste débat en cours sur la communication de la Fed, et aucune mesure n’est attendue avant 2020.
Après la menace du département du Commerce, l’administration Trump a déclaré mardi qu’elle n’accusait aucun des pays partenaires commerciaux des Etats-Unis de manipuler sa monnaie. Le département du Trésor a remis au Congrès son rapport semestriel sur le sujet, où les politiques de 21 grands partenaires commerciaux ont été étudiées, dont 9 requièrent toujours une attention particulière en raison de leurs pratiques en matière de changes: la Chine, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie, Singapour et le Vietnam. Le département du Commerce avait proposé jeudi d’imposer des droits de douane spécifiques aux produits importés de pays qui sous-évaluent leur monnaie par rapport au dollar.
Après la menace du département du Commerce, l’administration Trump a déclaré mardi qu’elle n’accusait aucun des pays partenaires commerciaux des Etats-Unis de manipuler sa monnaie. Le département du Trésor a en effet remis au Congrès son rapport semestriel sur le sujet, où les politiques de 21 grands partenaires commerciaux ont été étudiées, dont 9 requiert toujours une attention particulière en raison de leurs pratiques en matière de changes : la Chine, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie, Singapour et le Vietnam.