S&P Global Economics a relevé jeudi son estimation de la probabilité de récession de l’économie américaine à un niveau de 21%, contre 16% il y a trois mois. Sur les dix indicateurs suivis par l’agence, deux sont passés en zone de contraction au cours du trimestre. «La montée des inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives économiques mondiales a conduit à une volatilité des marchés (...) fin 2018, ce qui dresse un tableau contrasté sur le deuxième cycle de croissance le plus long de l’histoire des Etats-Unis», selon la note de S&P Global. Mais «les conditions financières se sont détendues au cours des dernières semaines, du fait du discours plus accommodant de la Fed. Si cet assouplissement se poursuit, la probabilité de récession devrait reculer».
Dans une note publiée ce matin, S&P Global Economics a relevé son estimation de la probabilité de récession de l’économie américaine à un niveau de 21%, alors qu’elle était estimée à 16% il y a trois mois. Sur les dix indicateurs suivis par l’agence, deux sont passés en zone de contraction au cours du trimestre. «Même si les indicateurs économiques continuent de suggérer un rythme de croissance économique soutenu, la montée des inquiétudes des investisseurs concernant les perspectives économiques mondiales a conduit à une volatilité des marchés et des dysfonctionnements en fin d’année dernière, qui dresse un tableau contrasté sur le deuxième cycle de croissance le plus long de l’histoire des Etats-Unis», explique Beth Ann Bovino, chef économiste chez S&P Global. Mais il ajoute que «les conditions financières se sont détendues au cours des dernières semaines, du fait du discours nettement plus accommodant de la Fed. Si cet assouplissement se poursuit, la probabilité de récession devrait reculer au cours des prochains mois».
La fermeture partielle du gouvernement fédéral pendant 35 jours devrait faire perdre 3 milliards de dollars à l'économie américaine, et 0,02 point de croissance en 2019, estime le Congressional Budget Office (CBO), un organisme non partisan. Des conséquences plus importantes se feront sentir en particulier des 800.000 fonctionnaires américains qui n’ont pas été payés pendant cinq semaines. Donald Trump avait provoqué ce shutdown le mois dernier en refusant le financement des ministères tant qu’il n’aurait pas obtenu 5,7 milliards de dollars pour la construction d’un mur à la frontière entre Etats-Unis et Mexique, avant de céder vendredi en acceptant la réouverture du gouvernement jusqu'à mi-février, sans les fonds qu’il réclamait.
La fermeture partielle du gouvernement fédéral pendant trente-cinq jours devrait faire perdre 3 milliards de dollars à l'économie américaine, estime le Congressional Budget Office (CBO), un organisme non partisan. Le shutdown le plus long de l’histoire des Etats-Unis devrait coûter au pays 0,02 point de croissance en 2019. Des conséquences plus importantes se feront sentir auprès de certaines catégories d’entreprises ou d’employés, en particulier des 800.000 fonctionnaires américains qui n’ont pas été payés pendant cinq semaines, ajoute le CBO.
Le report des publications de nombreux chiffres d’activité complique l’estimation de l’effet du shutdown sur une économie déjà soumise à des risques de récession.
Si l'arrêt du financement de 25% des programmes fédéraux depuis samedi ne devrait pas avoir en soi un impact significatif, il intervient en pleine chute des marchés.
Ils ont chuté à 60 milliards de dollars au troisième trimestre, soit 400 milliards cumulés sur les 9 premiers mois de l'année, ayant servi à 50% pour des rachats d'actions.
L’OCDE constate, dans ses derniers indicateurs avancés, que des signes de ralentissement touchent non seulement la zone euro, mais aussi les Etats-Unis
La remontée des prix du cuivre à leur plus haut depuis trois mois à l’issue du dernier sommet du G20 montre à quel point les marchés sont dépendants des décisions politiques.
L’indice S&P Case-Shiller a montré hier que le rythme annuel de hausse des prix immobiliers aux Etats-Unis a ralenti à 5,1%, après 5,5% en août et 6,8% en mars.
« Make Coal Great Again ». Au même titre que le retrait de l’accord de Paris en 2017, la réouverture de mines à charbon a constitué l’un des symboles forts de la politique de Donald Trump en faveur de l’emploi industriel. Mais la loi du marché fait parfois des caprices. Progrès technologiques aidant, la production d’électricité à base d’énergies renouvelables peut s’avérer moins coûteuse que les centrales à charbon en activité aux Etats-Unis (voir le graphique). La loi tout court vient également contrecarrer les plans du président américain : un juge du Montana a donné raison aux organisations écologistes et ordonné le gel du chantier de l’oléoduc Keystone XL, destiné à transporter du pétrole brut des gisements canadiens vers les Etats-Unis, au motif que le gouvernement n’avait pas effectué un examen complet des conséquences du chantier sur l’environnement. « Ce juge a pris une décision politique. Je pense que c’est une honte », a réagi Donald Trump le 9 novembre dernier.
La perspective d'une dichotomie au sein des deux chambres aux Etats-Unis a eu un impact baissier très limité tant pour le dollar que pour les rendements américains.