L’Erafp, encore peu présent sur les émergents, souhaite se renforcer sur ce segment. « Nos risques sont très tournés vers la zone euro. Les émergents vont nous apporter de la diversification et de la décorrélation », a indiqué Catherine Vialonga, directeur des investissements de l’Erafp, lors de la Journée Nationale des Investisseurs (JNI) organisée par Instit Invest, jeudi 6 décembre. Après avoir lancé fin avril 2018 son appel d’offres pour créerun fonds dédié de dette privée émergents de 160 millions d’euros, l’Erafp s’apprête à sélectionner des gérants d’ici à la fin de cette année. Ce placement initial doit être porté à environ 300 millions d’euros d’ici à trois ans. Pour l’heure, l’institution est investie à hauteur de 0,3% de son portefeuille actions, soit près de 20 millions d’euros, dans les actions émergentes. Elle a également investi 160 millions d’euros en 2017 dans des fonds de dette d’entreprises privées des pays émergents, soit 0,7% de sa poche obligataire. Pour ces fonds émergents, l’Erafp est particulièrement sensible à l’application d’un filtre ISR, comme il le fait pour tous ses placements. « Nous demandons aux gérants d’être très sélectifs dans la construction du portefeuille, il faut aller chercher le bon émetteur en menant une analyse profonde à la fois financière et ESG pour garantir la solidité de l’émetteur », indique Catherine Vialonga qui se dit notamment très attentive aux problèmes de corruption dans les émergents. En investissant plus amplement dans les émergents, l’Erafp veut se prémunir principalement des risques liés à la gouvernance mais aussi des devises. Elle ne choisit que des devises dures (USD, EUR, GPB) dans son allocation. «La couverture devises se fait au niveau global de l’Erafp car nous avons un overlay», précise la directrice des investissements. L’Erafp est satisfait de voir que la classe d’actifs des émergents peut désormais répondre à ses exigences. « Nous voyons de plus en plus de gérants qui peuvent répondre à notre cahier des charges », constate la responsable de l’institution. TV
Le Forum pour l'Investissement Responsable (FIR) organisait ce vendredi 7 décembre une conférence présentant les conclusions de plusieurs études sur les rapports Article 173 publiés cette année par les investisseurs institutionnels.
Les investisseurs institutionnels sont en quête d’outils de référence pour leurs investissements ESG et à impact. Pour son fonds dédié à l’impact investing et doté de 30 millions d’euros, Aviva France recourt notamment à l’outil de mesure d’impact social, Mesis (Mesure et Suivi de l’impact social), développé par la Caisse des Dépôts pour le fonds Novess lancé en 2016. « Nous travaillons en collaboration avec la Caisse des Dépôts car nous souhaitons nous appuyer sur des outils déjà développés et qui font déjà autorité », a affirmé Philippe Taffin, directeur des investissements d’Aviva France, lors de la Journée Nationale des Investisseurs (JNI), organisée par Instit Invest, jeudi 6 décembre. Aviva souhaite que des standards puissent émerger pour la mesure des impacts ESG. « La place gagnerait à adopter une boite à outils commune afin de pouvoir s’y retrouver dans ce maquis actuel d’indicateurs », souligne le directeur général délégué d’Aviva. Sur les trois critères ESG (environnement, social et gouvernance), les investisseurs expriment leur besoin de définir des indicateurs de mesure quantitatifs précis et reconnus par tous afin de rendre les choses comparables. « Aujourd’hui, chacun a son approche, et le client final est perdu », relève Philippe Taffin qui annonce que l’assureur devrait prochainement proposer à ses clients finaux une gamme de produits ISR. Même constat pour Anne Courrier, directrice des investissements de Malakoff Médéric qui a du mal à s’y retrouver dans cette « jungle ». Elle souhaite également voir cette philosophie de « mesure d’impact s’élargir et s’appliquer à toutes les classes d’actifs ». Elle reconnait que l’impact investing concerne « une classe d’actifs (le non coté, ndlr) qui reste confidentielle ». La responsable des investissements attend également des indicateurs évolutifs qui puissent permettre de soutenir les émetteurs qui évoluent favorablement dans la prise en compte des critères ESG. Elle attire enfin l’attention sur les risques de greenwashing. « On ne va pas se mentir, même les investisseurs institutionnels en font ! », lance-t-elle. TV
La mutuelle Garance, spécialiste de la retraite Madelin, présente sa gouvernance en matière de pilotage de l'allocation stratégique d'actifs, sa gestion des risques, le suivi de son tableau de bord d'indicateurs et son analyse macroéconomique. Philippe Bollecker, directeur général délégué, Florent Combes, directeur des risques et Xavier Couratier, directeur technique et financier, ont répondu à ces questions pour se présenter au Prix des Couronnes 2018 de la Meilleure initiative en matière de pilotage de l'allocation stratégique d'actifs.
The asset management firm Mata Capital, led by two former Primonial REIM managers, is entering a new phase in its growth. Three years after its inception, Mata Capital, with assets expected to exceed EUR500m at the new year, will in early 2019 launch an online investment platform.
, BNP Paribas Asset Management vient de recruter Mark Lewis au poste nouvellement créé de responsable de la recherche sur le changement climatique au sein du Sustainability Centre. Basé à Paris, il prendra ses fonctions le 7 janvier prochain et rejoint l’équipe Sustainability Research & Policy de BNPP AM, sous la direction d’Helena Vines Fiestas. Il rapportera à Jane Ambachtsheer, responsable Global Sustainability de BNPP AM. Dans le cadre de ses fonctions, Mark Lewis aura pour mission d’évaluer l’impact de la transition énergétique et du changement climatique, et leurs prises en compte dans le processus de décisions d’investissement, conjointement avec les analystes et gérants de BNPP AM. Il sera également chargé du suivi des évolutions réglementaires et financières du secteur de l’énergie, de définir un cadre qui permette d’évaluer les risques liés au climat au sein des portefeuilles et de mener les travaux de recherche et d’analyse sur les sociétés et secteurs pour identifier les opportunités et risques.
Johann Rivalland a été nommé directeur général délégué d’UBS La Maison de Gestion. Selon le profil Linkedin de l’intéressé, il est entré en fonctions en septembre dernier. Johann Rivalland a eu par le passé différentes fonctions de trading, de structuration et de vente au sein des banques d’investissement CM-CIC, BNP Paribas et Crédit Suisse. Depuis 2011, il travaille chez UBS France où il a successivement occupé les postes de responsable de l'équipe de vente de produits structurés (2011), de directeur des équipes actions au sein de la salle de marchés parisienne (2014-17).
La société de gestion belge Candriam a promu Elena Guanter Ros en tant que responsable des relations clients pour l’Espagne et le Portugal et également en tant que directrice du développement sur l’Amérique latine. Couvrant le marché des investisseursespagnols chez Candriam depuis 2003, Elena Guanter Ros est basée à Madrid et est rattachée à Renato Guerriero, responsable mondial de la distribution. La firme bruxelloise gère 4 milliards d’euros d’encours en Espagne.Elena Guanter Ros avait précédemment travaillé chezCredit Suisse Private Banking (Madrid) ainsi que chezMerrill Lynch àMadrid et à Londres.
Un nombre record d'investisseurs internationaux, représentant 32.000 milliards de dollars d'actifs sous gestion, ont signé un appel à une action plus ambitieuse.
La Chambre syndicale et interfédérale du Crédit Mutuel Alliance Fédérale a approuvé la création d’un mécanisme interne de compensation d’empreinte carbone, a indiqué Daniel Baal, directeur général de la banque, dans un tweet. Ce mécanisme sera géré dans le cadre de la Fondation du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui sera créée début 2019. Chaque fédération, banque régionale et filiale calculera son empreinte carbone en tonne de CO2. Sur cette base seront calculées des cotisations de taxe carbone: le prix de la tonne de CO2, de 39 euros pour 2018, passerait à 47,5 euros en 2019, à 56 euros l’année suivante, pour un objectif de 100 euros en 2030. Ces cotisations serviront à bonifier des financements à fort impact climatique, et à subventionner des associations contribuant à des projets de développement durable.
Le Fonds de solidarité FTQ a annoncé le 6 décembre qu’il intégrera l’indice MSCI World Low Carbon ESG Target Screened Index (indice mondial cible de faible intensité en carbone et ESG de MSCI) dans la gestion d’un portefeuille de 1,3 milliard de dollars canadiens, avant la fin de son exercice financier le 31 mai 2019. Ce nouvel indice contribuera à l’engagement qu’a pris le fonds de réduire de 25 % l’empreinte carbone de ses investissements dans des entreprises cotées d’ici 2025. «Le Fonds de solidarité FTQ était à la recherche d’un indice de référence qui intégrait à la fois des facteurs ESG et de faible intensité en carbone, et MSCI a su concevoir un tel indice. Le nouvel indice MSCI World Low Carbon ESG Target Screened Index prouve que l’innovation peut faire partie des efforts que mène le secteur des services financiers dans la lutte contre les changements climatiques, a déclaré Mario Tremblay, vice-président aux affaires publiques et corporatives du Fonds de solidarité FTQ, et membre de la délégation du gouvernement du Québec à la COP24. Ce nouvel indice jouera un rôle important dans nos efforts en vue de la réduction de l’empreinte carbone du Fonds, alors que nous ferons notre part pour nous assurer que la transition énergétique est juste et équitable pour tous les travailleurs et toutes les collectivités.» Fondé sur l’indice MSCI World Index (indice mondial MSCI), l’indice MSCI World Low Carbon ESG Target Screened Index se compose d’actions de sociétés à grande et moyenne capitalisation de 23 pays à marchés développés. La méthodologie de base repose sur la réduction de l’empreinte carbone, y compris les exclusions standards d’actions de sociétés des secteurs du tabac, des armes controversées et du charbon thermique et de sociétés exclues à cause d’enjeux particuliers (red flag), à laquelle s’ajoute une composante d’amélioration de la cote ESG. AB.
La Chambre syndicale et interfédérale du Crédit Mutuel Alliance Fédérale a approuvé la création d’un mécanisme interne de compensation d’empreinte carbone, a indiqué Daniel Baal, directeur général de la banque, dans un tweet. Ce mécanisme sera géré dans le cadre de la Fondation du Crédit Mutuel Alliance Fédérale qui sera créée début 2019.
Professionals are manoeuvring to win time, as part of a larger effort to convince the authorities to cancel the implementation of Packaged Retail Investment and Insurance-based Products (PRIIPS) regulations.
Laetitia Tankwe, conseillère du président de l’Ircantec (régime de retraite complémentaire obligatoire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques) a été élue au conseil d’administration des PRI (principles for responsible investment). Elle devient la première française à siéger à ce conseil qui travaille au développement de l’investissement responsable dans le monde. Peter Webster de Vigeo Eiris était le seul français à siéger. «Cette élection reflète l’engagement de long terme de l’Institution de retraite publique française en faveur de l’Investissement Socialement Responsable et confirme la volonté des PRI de représenter au sein de son conseil la diversité de ses signataires, notamment des investisseurs francophones», se réjouit l’Ircantec dans un communiqué. Laetitia Tankwe a plus de 15 ans d’expérience dans le secteur financier, au Luxembourg, au Canada et en France. Elle est depuis juin 2017 conseillère du président de l’Ircantec. Elle est aussi membre du comité de surveillance de l’initiative Climate Action 100+ et membre du comité consultatif francophone des PRI. Laetitia a un master 2 de Dauphine en finance et économie internationale, un Master 2 de la Sorbonnes en Sciences politiques et un MBA mention excellence d’HEC Montréal. TV
Les professionnels assurent avoir réussi à gagner du temps sur l'application du règlement Priips.Ils souhaitent son annulation pure et simple. Une révision complète est pour le moment prévue pour la fin 2019.
La société de gestion, dont BNP Paribas Asset Management est actionnaire, a par ailleurs publié une hausse de ses encours de 72 % sur son exercice au 30 septembre.