Les sénateurs ont adopté, dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en cours d’examen, un amendement prévoyant d’augmenter, pour l’année 2019 seulement, la taxe de solidarité additionnelle de 13,27 % à 18,02 % sur les mutuelles. Cela afin «d’instaurer une participation exceptionnelle des organismes complémentaires d’assurance maladie à l'équilibre des comptes de la sécurité sociale en 2019. Cette «participation exceptionnelle des organismes complémentaires d’assurance maladie» permettrait de faire rentrer entre 1 et 1,5 milliard d’euros dans les caisses. Les mutuelles s’opposent à cette mesure. La Fnim y voit «la confirmation de ses craintes quant à l’évolution de l’ACS et de la CMU-C qui seront, de fait, fondues dans l’assurance-maladie, les opérateurs complémentaires intervenant en ce domaine voyant leur rôle réduit à celui d’un gestionnaire pour compte du régime général. Les pouvoirs publics ont décidé de construire un étage de « Sécurité sociale complémentaire » structurellement déficitaire puisque poursuivant un seul but d’action sociale», indique la fédération indépendante nationale des mutuelles. L’ensemble du projet de loi sera soumis mardi 20 novembre 2018 à un vote du Sénat. La ministre des Solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, n’est pas favorable à cette contribution exceptionnelle des mutuelles. Le texte doit être présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. TV
Plusieurs grandes sociétés de gestion, dont BlackRock, Vanguard, Amundi et Schroders, gérant un total de 30.000 milliards de dollars d’encours, ont signé le Embankment Project for Inclusive Capitalism (Epic), rapporte le Financial Times. Epic cherche à pousser les entreprises à dévoiler des éléments difficiles à quantifier comme l’emploi, la gouvernance et l’innovation, ainsi que leur effet sur la société et l’environnement. « Mesurer ces éléments intangibles est à la fois important et notoirement difficile », commente Ron O’Hanley, le nouveau directeur général de State Street Corporation.
Olivier Couvreur, ex-responsable adjoint des investissements d'ABN Amro Investment Solutions, a rejoint le principal fonds souverain des Emirats Arabes Unis, l'Abu Dhabi Investment Authority (Adia).
La réglementation européenne en préparation sur la finance durable ne sera pas contraignante sauf pour les fonds qui s'en réclament. En outre, la classification du durable se fera par secteurs d'activité.
Romain Ruffenach a rejoint le 6 novembre l’équipe de gestion dirigée par Olivier de Berranger et vient épauler Maxime Lefebvre, co-gérant d’Echiquier Value Euro.
HSBC Global Asset Management a lancé deux fonds monde multi-classes d’actifs durables, rapporte Investment Week. HSBC Global Sustainable Multi-Asset Conservative et HSBC Global Sustainable Multi-Asset Balanced suivent la méthodologie appliquée par la gamme multi-classes d’actifs de la société, tout en prenant en compte des considérations ESG. Le fonds « conservative » a une exposition actions d’environ 35 % tandis que le portefeuille « balanced » est à 60 %.
Union Bancaire Privée a recruté une quinzaine de banquiers privés de BNP Paribas dans le cadre de son expansion en Asie, rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Une partie de ces banquiers seront rattachés à Alfred Tsai, qui était le responsable de la gestion de fortune en Chine de BNP à Hong Kong avant de rejoindre UBP, selon cette source qui a souhaité rester anonyme. Elina So, managing director au sein de l’équipe d’Alfred Tsai chez BNP, a aussi rejoint UBS.La plupart des anciens banquiers de BNP sont basés à Hong Kong et le reste à Singapour. La nomination d’Alfred Tsai a été annoncée dans une note d’UBP datée de mardi qui a été lue par Bloomberg News. Il sera vice-président pour l’Asie et sera rattaché à Eric Morin, responsable Asie du Nord, et Michael Blake, directeur général pour l’Asie.
Le fonds de pension suédois AP4 a annoncé avoir rejoint le Tobacco-Free Finance Pledge, une initiative lancée cette année par une ONG en collaboration avec l'ONU, afin de favoriser les désinvestissements dans le secteur du tabac.
Emmanuel Ferry, ancien économiste et désormais directeur des investissements de la Banque Pâris Bertrand basée à Genève, revient sur son parcours professionnel et sa vie en Suisse.
La société de conseil AtonRâ Partners (AtonRâ) et Taurus Group (Taurus), firme spécialisée dans les actifs numériques, ont annoncé une collaboration stratégique dans le domaine de la gestion d’actifs et de la recherche d’actifs numériques.
Deux anciens d’un family office viennent de créer une société de gestion de fortune dénommée Kidron Vermögensverwaltung, rapporte Private Banking Magazin. La nouvelle société sera dirigée par Carmen Bandt, qui a travaillé précédemment pendant six années pour Vertiva Family Office, une filiale de la Südwestbank. Franz Kaim a rejoint la nouvelle société, en provenance également de Vertiva Family Office, où il était gérant de portefeuille.
Edmond de Rothschild a nommé deux directeurs généraux adjoints (deputy-CEO) pour l’asset management. Il s’agit de Christophe Caspar, l’ancien directeur des investissements de Pictet Wealth Management, qui a rejoint le groupe français le 1er novembre. Il sera en charge des gestions. Membre du comité exécutif d’Edmond de Rothschild Asset Management et basé à Genève, il est rattaché à Vincent Taupin, global CEO asset management et président du directoire d’Edmond de Rothschild (France).Gad Amar, l’actuel directeur business development d’Edmond de Rothschild Asset Management, est lui aussi nommé deputy CEO de l’asset management, mais en charge des activités commerciales. A l’occasion de cette nomination, le périmètre de Gad Amar est étendu puisqu’il a désormais en charge le développement des partenariats exclusifs à l’international. Dans le même temps, Pierre Jacquot est nommé directeur du métier immobilier pour le groupe, qui représente plus de 10 milliards d’euros d’actifs, et rejoint à cette occasion le comité exécutif de l’asset management. Il aura pour mission de renforcer les synergies entre les activités immobilières (Orox, Cording, Cleaveland), placés sous une direction unique, ainsi que la convergence avec les autres activités de gestion d’actifs et de banque privée. Enfin, Johnny El Hachem, directeur général d’Edmond de Rothschild Private Equity, fait son entrée au comité exécutif de l’asset management. L’offre de private equity d’Edmond de Rothschild pourra s’appuyer sur les forces commerciales de l’asset management pour accélérer son développement, note un communiqué.« Cette nouvelle organisation va permettre de présenter à nos clients, institutionnels et privés, un ensemble cohérent de solutions d’investissements différenciantes et performantes sur le long terme, nous positionnant plus que jamais comme des gérants actifs au sein d’une maison d’investissement de conviction », commente un communiqué.
Florian Debionne a succédé à Stanislas Landry à la tête de la direction immobilière du groupe EDF au mois de septembre, nous apprend le profil LinkedIn de l’intéressé. Stanislas Landry prend pour sa part la direction des achats du groupe, après 4 ans passés au sein de la direction immobilière, dont 2 ans comme directeur immobilier. Diplômé de Polytechnique (1992), l’Ecole nationale des ponts et chaussées (1994) et de l’Insead 2001, Florian Debionne est entré chez EDF en 1994 au poste d’ingénieur des opérations et à divers postes de maintenance. Il a ensuite évolué comme directeur M&A (2004-2004), directeur financier de la branche Asie Pacifique (2004-2007), ou encore directeur financier d’EDF Pologne. Depuis 2014, il était directeur financier d’une filiale d’EDF Energy, EDF Nuclear New Build. AB.
AALPS Capital, un fonds d’investissements spécialisé dans le déploiement de solutions zéro-carbone, a annoncé ce 12 novembre la nomination de Sophie Desormière à sa direction générale. Sophie Desormière y apportera son expertise du monde de l’industrie automobile et de la chimie, deux secteurs essentiels à la transition énergétique. En effet, Sophie Desormière a passé 25 ans au sein des directions des groupes Valeo (17 ans), puis du groupe Solvay (8 ans), leader mondial de l’industrie chimique. Diplômée de l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI), de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris (ENSCP) en génie industriel et de Harvard (PMD), Sophie Desormière occupait jusqu’en 2010 le poste de Directrice Marketing produit du Groupe et Directrice Amélioration de la vie à bord des véhicules pour Valeo, puis jusqu’en 2018 le poste de Directrice Générale Marketing stratégique et Ventes du groupe Solvay. Membre du conseil d’administration de Gentherm (société quotée au Nasdaq), et Membre du conseil de surveillance de Somfy (société quotée Euronext), Sophie Desormière apporte ainsi à AALPS Capital une expertise interdisciplinaire et internationale, ainsi qu’une vision des enjeux liés à la transition énergétique, vers des énergies propres. En tant que Chief Executive Officer, elle rejoint une équipe d’experts, aux compétences complémentaires, dans les domaines de l'énergie, de la mobilité et de la finance. La société de gestion annonce également qu’elle va bientôt lever son premier fonds dans le domaine de la mobilité verte basée sur l’hydrogène.
Le texte de la Commission européenne pour la finance durable qui doit être présentée au Parlement européen ne devrait pas être prêt avant 2020. Mais Bruxelles souhaite être un leader au niveau de la réglementation mondiale. Un groupe d’expert permanent devrait suivre la taxonomie ESG.
Mauvais départ pour le nouveau ministre de l’Environnement, François de Rugy (photo). « Je vais commencer par m’occuper du nucléaire », a-t-il déclaré d’emblée, alors que justement, grâce au nucléaire, le bilan carbone de la France est neutre. « On va continuer à regarder ailleurs que là où sont les vrais problèmes, se désole Jean-Marc Jancovici, dirigeant de Carbone 4. La loi mobilités vient de passer de 130 à 30 articles, mais personne chez les écologistes ou ailleurs ne proteste… » Le discours du ministre renforce dans l’erreur tous ceux qui croient que le nucléaire émet du CO2, ils sont plus nombreux qu’on ne croit. Et il conforte les Allemands favorables à l’alternative charbon et persuadés que la France soutient le nucléaire pour redresser la situation économique d’EDF, comme l’affirmait récemment Jens Althoff, directeur de la Heinrich Böll Stiftung. Mais il est plus simple de parler du nucléaire que d’entreprendre de moins polluer avec les voitures ou le bâtiment, sans parler de raisonner les grands émetteurs comme les Etats-Unis ou la Chine…