Il régnait comme une légère ambiance de Nations-Unies au Palais Brongniard, ancienne Bourse de Paris, pour les trois jours consacrés à la finance durable organisés par le United Nations Environment Programme Finance Initiative UNEP FI et Finance For Tomorrow. De nombreux acteurs financiers du monde entier ont fait le déplacement, saluant au passage le leadership de la place de Paris et du gouvernement français sur les questions de finance verte malgré la crise des «gilets jaunes». Les investisseurs institutionnels français n’ont donc pas manqué l’occasion pour montrer le travail accompli et présenter un cortège de nouvelles annonces en faveur du climat. Axa étend sa politique climat à AXA XL Axa va étendre sa politique de lutte contre le changement climatique à sa filiale AXA XL dédiée à l’assurance IARD des entreprises et des risques de spécialités. «AXA XL ne souscrira plus de contrats liés à la construction et l’exploitation de centrales à charbon, de mines de charbon, d’activités d’extraction de sables bitumineux, ou de forages en région Arctique», a affirmé Thomas Buberl, le directeur général d’Axa, ajoutant que cela représentera plus de 100 millions d’euros de primes brutes émises. De la même manière, la politique d’exclusion d’investissements du groupe sera étendue à AXA XL, ce qui devrait aboutir à 660 millions d’euros de désinvestissements. CNP Assurances réduit son exposition au charbon CNP Assurances prend des mesures pour réduire son exposition au charbon thermique, source d’énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre. Le groupe s’interdit désormais d’investir dans des entreprises dont plus de 10 % du chiffre d’affaires (contre 15 % auparavant) est lié au charbon thermique. Il s’engage également à ne plus investir dans les entreprises les plus impliquées dans le développement de nouvelles centrales à charbon. Parallèlement, l’assureur continuera à “accompagner les efforts des entreprises qui prouveraient leur volonté d’arrêter le charbon thermique en réorientant leurs investissements vers d’autres énergies”, a-t-il indiqué par voie de communiqué. CNP Assurances confirme en outre son objectif de réduction de l’empreinte carbone de son portefeuille actions de 47 % pour atteindre 0,25 teqCO2/K€ investi à fin 2021, celui d’abaisser de 20 % la consommation d’énergie de son patrimoine immobilier à l’horizon 2020 et celui de réaliser 5 milliards d’euros de nouveaux investissements en faveur de la transition énergétique et écologique (TEE) à horizon 2021. Son objectif d’atteindre 3 milliards d’euros d’investissements verts à fin 2018 a par ailleurs déjà atteint à fin septembre 2018. Natixis Assurances vise 10% d’actifs verts dans son portefeuille avant 2030 Dans le même sens, Natixis Assurances a également annoncé vouloir «privilégier les acteurs économiques qui contribuent à la transition énergétique et écologique». La compagnie consacrera chaque année environ 10% de ses investissements à des actifs verts, avec un objectif de 10% d’actifs verts dans le total de ses encours, au plus tard en 2030. Cet engagement concerne l’ensemble de ses portefeuilles d’investissement, hors unités de compte. La CDC lancera une enquête auprès des entreprises dont elle est actionnaire Parmi les autres annonces de cette semaine, on notera également celle de la Caisse des dépôts, qui souhaite s’orienter vers une sortie définitive du charbon, et lancer l’an prochain une nouvelle enquête d’ampleur auprès des entreprises dont elle est actionnaire et, en particulier, auprès de celles qui exercent dans les secteurs liés à la production ou à la consommation importante d’énergies fossiles. Allianz France constitue une équipe ESG dédiée La filiale française du groupe Allianz va quant à elle se doter d’une équipe dédiée à l’ESG, l’innovation et la gouvernance, et envisage d’attribuer prochainement un mandat dédié aux obligations vertes. Ces dernières pèsent aujourd’hui pour 465 millions d’euros dans le portefeuille de l’assureur. L’État actionnaire demandera une stratégie climat aux entreprises Bruno Le Maire, ministre des Finances et de l’Économie, souhaite «que dans toutes les entreprises où l’État est actionnaire, soit mise en place une stratégie de réduction des émissions de gaz à effets de serre», fait-il savoir. Cet effort sera d’abord demandé aux 25 entreprises les plus importantes et sera accompagné dans les rapports RSE. La FFA signe les Principes pour une Assurance Responsable La Fédération française de l’assurance (FFA) a adhéré aux Principes pour une Assurance Responsable, Principles for Sustainable Insurance (PSI), version assurance des Principles For Responsible Investment (PRI), lors de la conférence de l’UNEP FI et du Climate Finance Day, à Paris, mardi 27 novembre. Toutefois cette adhésion relève plus du « symbole », indique à Instit Invest, Arnaud Chneiweiss, délégué général, car elle n’engage pas les adhérents directement. « Cela constitue une feuille de route pour nos membres », ajoute-t-il. Les principes pour une assurance responsable incitent les assureurs à intégrer dans les prises de décision les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), à sensibiliser les clients et les partenaires sur les enjeux ESG, et les inciter à mieux maîtriser les risques, à travailler avec les gouvernements et les régulateurs sur ces questions et à faire preuve de transparence sur l’avancée de leurs travaux. Mais les plus grands assureurs de la place font des progrès, assure la FFA, qui s’appuie sur la deuxième édition de son baromètre (contrôlé par un audit) de l’intégration des critères ESG-Climat dans les stratégies d’investissement, présenté le même jour. La note attribuée aux 20 grands assureurs progresse de 4,6 à 6 sur 10. L’engagement vis-à-vis des émetteurs et des sociétés de gestion progresse le plus avec un note de 7,5. Plus de deux tiers des assureurs jouent un rôle actif auprès des entreprises émettrices pour influencer leurs pratiques ESG. Ces assureurs intègrent également des critères ESG et climat dans les mandats de gestion. En revanche, communication auprès des clients est le pont faible des assureurs avec une note de 3,4/10. AB. & TV.
La fintech suisse Finnova a annoncé ce matin l’intégration de la solution Robo-Advisor de la start-up financière True Wealth à Finnova Banking Software de manière à offrir aux banques une solution de gestion de fortune numérique. Finnova poursuit ainsi l’ouverture systématique de son logiciel tout en répondant aux besoins des banques liés à la numérisation. La Banque régionale de Soleure est la première banque cliente de Finnova à mettre cette solution de gestion de fortune numérique à la disposition de ses clients. «Nous sommes heureux de poursuivre le développement du plus grand écosystème bancaire de Suisse grâce à notre nouveau partenariat produit avec True Wealth et au premier contrat signé dans ce cadre avec la Banque régionale de Soleure. Nous voulons convaincre d’autres banques d’adopter cette solution», commente Raphael Widmer, Chief Customer Officer de Finnova, cité dans un communiqué.
La société de gestion dédiée à l’investissement durable et affiliée de Natixis Investment Managers vise 20 milliards d’encours d’ici à 5 ans, soit un doublement sur la période. A fin octobre, Mirova affichait 10,2 milliards d’euros d’encours, investis à plus de 50% en actions. La boutique draine entre 1,5 et 2 milliards d’euros de collecte par an. En 2019, Mirova prévoit de lancer, entre autres, un fonds patrimonial mixant actions et taux et une stratégie dédiée à la place des femmes dans le management des entreprises.
La société de gestion parisienne Sepiam, fondée en 2017, a repris la gestion financière, administrative ainsi que la commercialisation de la Sicav La Cambre Funds dont les bureaux sont basés à Bruxelles. Le transfert de ces fonctions est intervenu le 15 novembre 2018. L’un des fondateurs de Sepiam, Sébastien Lippens, avait travaillé à La Cambre Funds notamment en tant que gérant et analyste de fonds avant d'établir la boutique.La Sicav belge a été rebaptisée SPM Funds. Ses deux compartiments ont été absorbés par le fonds Sepiam Gloal Flexible.
La société de gestion dédiée à l’investissement durable et affiliée de Natixis Investment Managers vise 20 milliards d’encours d’ici à 5 ans, soit un doublement sur la période. A fin octobre, Mirova affichait 10,2 milliards d’euros d’encours, investis à plus de 50% en actions. La boutique draine entre 1,5 et 2 milliards d’euros de collecte par an, a indiqué son patron Philippe Zaouati lors d’une conférence de presse. En 2019, Mirova prévoit de lancer, entre autres, un fonds patrimonial mixant actions et taux et une stratégie dédie à la place des femmes dans le management des entreprises.
Banquiers, assureurs, gestionnaires d'actifs seront réunis à Bercy pour programmer la sortie du charbon et des activités les plus nocives pour le climat.
Les sociétés de gestion pourraient réduire leurs équipes commerciales de 35 % face aux évolutions que le secteur est en train de vivre, selon Philip Kalus, CEO de la société de conseil Accelerando Associates, interrogé par Funds People Italia. D’autant que « dans la majeure partie des équipes commerciales, 80-90 % des flux entrants viennent de 10 à 20 % du personnel », poursuit-il. Selon un sondage réalisé par la société de conseil sur des commerciaux du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Espagne, de France et d’Italie, 80 % considèrent que la tendance est déjà une réalité, ou presque. Paradoxalement, la raison principale qui expliquerait cette tendance à la réduction des équipes ne serait pas directement corrélée au manque de succès commercial de certains individus. Ou du moins, ce ne serait pas l’unique motivation. L’autre raison principale serait la concentration du secteur, avec des opérations de fusions et acquisitions qui causent inévitablement une réduction des postes. Un autre facteur est la simplification des listes de fonds des sociétés de gestion avec lesquelles les sélectionneurs de fonds travaillent.
La quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint l’an dernier un nouveau record à 405,5 millions de parties par million, contre 403,3 millions un an plus tôt, et rien n’indique une inversion de tendance, a déclaré hier l’Organisation météorologique mondiale dans son bulletin annuel sur les émissions de gaz à effet de serre. «Sans réduction rapide du CO2 et des autres gaz à effet de serre, le changement climatique aura des conséquences de plus en plus destructrices et irréversibles pour la vie sur Terre. La fenêtre d’opportunité pour agir est pratiquement refermée», a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas..
La quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint l’an dernier un nouveau record à 405,5 millions de parties par million, contre 403,3 millions un an plus tôt, et rien n’indique une inversion de tendance, a déclaré jeudi l’Organisation météorologique mondiale dans son bulletin annuel sur les émissions de gaz à effet de serre. «La science est claire. Sans réduction rapide du CO2 et des autres gaz à effet de serre, le changement climatique aura des conséquences de plus en plus destructrices et irréversibles pour la vie sur Terre. La fenêtre d’opportunité pour agir est pratiquement refermée», a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, dans un communiqué.
Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont décollecté en net 2,52 milliards d’euros en octobre contre 0,82 milliard en septembre, selon la Caisse des dépôts (CDC). Pour le Livret A, les retraits ont dépassé les dépôts de 2,06 milliards, soit le niveau de retrait nets le plus élevé depuis octobre 2015. La collecte nette du LDDS a été négative de 460 millions d’euros. Sur les dix premiers mois de l’année, la collecte cumulée du Livret A et du LDDS s'élève à 10,21 milliards d’euros. L’encours total des deux livrets atteint 386,2 milliards d’euros à fin octobre, contre 372,9 milliards il y a un an.
Les ETF et les ETP cotés en Europe ont collecté 1,39 milliard de dollars en octobre, selon des chiffres publiés par le cabinet de recherche ETFGI. Il s’agit du quarante-huitième mois de collecte positive consécutif. « Après un mois agité sur les marchés financiers, le total des actifs investis dans le secteur européen des ETF et des ETP a chuté de 5,88% en octobre, passant de 832 milliards de dollars à la fin du mois de septembre à 783 milliards de dollars », poursuit ETFGI. À la fin d’octobre 2018, le nombre d’ETF et ETP s'établissait à 2.323 produits en Europe avec 8.041 cotations sur 28 bourses. Les ETF et ETP en Europe investis sur le fixed income ont collecté 946 millions de dollars en octobre, portant les souscriptions nettes pour 2018 à 12,24 milliards de dollars, soit bien moins que la collecte de 24,13 milliards de dollars de l’année dernière. Les ETF et ETP en actions ont enregistré des sorties nettes de 179 millions de dollars en octobre, portant la collecte depuis le début de l’année à 33,99 milliards de dollars, soit un niveau inférieur aux 59,28 milliards de dollars collectés pour la même période l’an dernier.
La conférence annuelle de l'Eiopa, qui s'est tenue hier à Francfort, s'est concentrée sur quelques grands thèmes dont la supervision européenne et le développement durable.
« La finance verte est toute nouvelle dans le champ des acteurs non étatiques qui œuvrent pour limiter le réchauffement climatique », constate Ronan Dantec, président de Climate Chance. L’ONG vient de sortir le premier rapport intitulé «Observatoire Mondial de l’action climatique non étatique», en partenariat avec Finance for Tomorrow qui, à travers ses 600 pages, vise à synthétiser l’essentiel des données sur la transition écologique et la comprendre dans une vision holistique. « C’est un ‘méta’ rapport qui n’a pas d’équivalent sans doute dans le monde, présenté en français et en anglais, pour analyser l’action climatique réellement mise en œuvre dans le monde », a insisté Ronan Dantec lors d’une conférence de presse à Paris ce jeudi 19 novembre. « La responsabilité des acteurs financiers est considérable » Le rapport s’appuie sur les données d’autres études, citant plus de 1.000 sources. « Nous avons voulu réaliser un travail encyclopédique », explique Ronan Dantec. Dans ce tour d’horizon, la finance tient une place certes récente mais centrale (cahier 3). « La responsabilité des acteurs financiers dans la réussite de la transition vers une économie bas carbone est considérable et la transparence de leur action est un enjeu clé », estime Philippe Zaouati, président de Finance For Tomorrow. Fortes attentes sur la finance Pour l’heure, l’engagement réel de la finance à l’échelle mondiale reste une goutte d’eau. Les financements verts, même s’ils sont difficiles à identifier en l’absence de définition, représentent 0,5 % des portefeuilles des investisseurs, 0,5 % du marché obligataire et 15 % des crédits bancaires syndiqués (ce dernier pourrait être sur-estimé). 40% des investisseurs ignorent complètement l’enjeu du changement climatique en 2017 (contre 80% en 2016), rappellent les auteurs du rapport. L’impact de la finance sur le réel ne se voit pas encore. Les politiques d’exclusion, les plus largement utilisées, « devraient être développés massivement pour être efficaces et pouvoir provoquer un déclin du prix des actions des entreprises visées », affirme Maria Scolan, directrice de projet climat à la Caisse des Dépôts et coauteur du rapport sur la finance. La réallocation des portefeuilles des actifs bruns vers des actifs verts est censée rééquilibrer progressivement les valorisations des entreprises engagées pour le climat. Mais, « il n’existe pas aujourd’hui de signes montrant que la décarbonation des portefeuilles a un impact sur les conditions d’accès des entreprises au capital », constate-t-elle. Les auteurs du rapport espèrent que l’engagement actionnarial va se développer. « Depuis 2015, plusieurs initiatives collectives d’investisseurs, telles que Aiming for A, ont mené des campagnes de pression sur des entreprises fortement émettrices, en déposant des résolutions liées au climat en assemblées générales d’actionnaires », indiquent-ils. L’engagement actionnarial coordonné doit également s’installer, par exemple, à travers la coalition « Climate Action 100+ », lancée au One Planet Summit de 2017. Le marché des green bonds (160 milliards de dollars émis en 2017) connait quant à lui un engouement certain avec une croissance de 80% en 2017. Le rapport insiste également sur le rôle des banques publiques, en avance sur les autres et qui pourraient les entraîner, avec plus du quart des financements consacrés à la transition bas carbone. Mais leur effet de levier se monte au mieux à 1,5. « Elles devraient multiplier les outils de financement plus risqués tels que les financements en capital et les garanties », estime Maria Scolan. Les financements bancaires pour des énergies fossiles extrêmes repartis à la hausse Point noir du rapport : les banques. « Elles sous estiment leurs risques financiers car elles ne mesurent pas les risques liés au climat portés par les actifs et activités financés. Elles se soucient en priorité de la solvabilité des emprunteurs et ne connaissent en général pas l’usage précis d’une grande partie des financements qu’elles accordent sous forme de prêts », affirme Pierre Ducret, conseiller climat à la Caisse des Dépôts et coauteur du rapport. Surtout, les financements des banques pour des énergies fossiles extrêmes (charbon, forage en eau profonde, sables bitumineux, gaz de schiste liquéfié) sont repartis à la hausse de 11% en 2017 à 115 milliards de dollars après une contraction de 8% en 2016. Ceci dit, Les banques européennes sont les plus avancées et parmi elles, les banques françaises. ShareAction attribue à BNP Paribas une place de leader en Europe, suivi par UBS, HSBC, Crédit Agricole, Société Générale et ING. « Les économistes n’ont encore pas beaucoup investi la recherche sur le verdissement de la finance » Pour faire décoller la finance verte, le rapport identifie quatre pistes d’actions : en misant sur la concurrence entre les acteurs financiers sur les actifs verts ; en insistant sur le rôle de supervision des banques centrales qui commencent à se préoccuper du climat (Chine, Europe) ; en pilotant l’allocation des ressources publiques en faveur du climat en fonction de leur effet de levier sur les fonds privés ; enfin en développant la recherche et la formation. « Les économistes de la finance n’ont encore pas beaucoup investi le champ de la recherche sur le verdissement de la finance, qu’il s’agisse de recherche théorique - gestion des portefeuilles – ou empirique (« traçage » des flux d’investissement, élaboration de scénarios sectoriels...). Quant à la formation des étudiants en finance et en gestion, tout reste à faire ! », affirme Maria Scolan. TV
3i renforce ses équipes capital-investissement avec l’arrivée de six nouvelles recrues en Europe et en Amérique du Nord, dont Simon Andersen en tant que directeur digital du groupe.
Ralentir la montée en régime de la taxe carbone serait contradictoire avec l’exigence d’accélération de la décarbonation des économies récemment rappelée par le GIEC, estime une analyse de la Chaire Economie du Climat de l’Université Paris Dauphine en plein mouvement des «gilets jaunes». Toutefois cette exigence climatique rend le chèque énergie, dans sa forme actuelle, insuffisant pour accompagner à court terme les ménages les plus vulnérables face au renchérissement des carburants, ajoute cette note qui s’intitule «Projet de loi de finances 2019 : taxe carbone, l’heure de vérité».