Les prix du gaz naturel européen ont poursuivi leur baisse jeudi matin, à 145,50 euro/MWh (-2%), soit une chute de plus de 50% depuis leur plus haut de lundi (335 euros/MWh) quand l’annonce de l’embargo américain sur l’énergie russe avait fait craindre la fin de l’approvisionnement russe en Europe aussi.
Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) liées à la combustion d’énergies fossiles et aux procédés industriels ont progressé de 6% en 2021 pour atteindre un niveau record de 36,3 milliards de tonnes, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mardi. Dans un contexte de reprise économique rapide après la pandémie de covid-19, «la reprise de la demande d’énergie en 2021, accentuée par le mauvais temps et les conditions de marché - notamment la flambée des prix du gaz naturel - a entraîné une consommation accrue de charbon», précise le rapport. L’Agence devrait par ailleurs présenter, la semaine prochaine, un plan d’urgence sur le pétrole dans le cadre des conséquences et des sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) liées à la combustion d’énergies fossiles et aux procédés industriels ont progressé de 6% en 2021 pour atteindre un niveau record de 36,3 milliards de tonnes, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié mardi.
Le fonds de pension californien refuse qu’on le force à désinvestir de quoi que ce soit, tout en disant rester engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L’Italie prévoit de ne plus dépendre du gaz naturel russe dans un peu plus de deux ans et entend trouver une alternative à la moitié de sa consommation actuelle de gaz russe d’ici au printemps, a déclaré mardi le ministre de la Transition énergétique. «Il est raisonnable de penser que nous serons totalement indépendants dans 24 à 30 mois», a déclaré à la Rai Roberto Cingolani, confirmant que l’Italie importe actuellement de Russie quelque 40% de ses besoins en gaz. Alors que l’Union européenne (UE) s’interroge sur comment ne plus dépendre de la Russie pour ses approvisionnements, Rome prévoit de créer un nouveau terminal flottant de gaz naturel liquéfié (LNG) d’ici à la fin du premier semestre pour diversifier ses sources d’importation.
L’Italie prévoit de ne plus dépendre du gaz naturel russe dans un peu plus de deux ans et entend trouver une alternative à la moitié de sa consommation actuelle de gaz russe d’ici au printemps, a déclaré mardi le ministre de la Transition énergétique. «Il est raisonnable de penser que nous serons totalement indépendants dans 24 à 30 mois», a déclaré à la Rai Roberto Cingolani, confirmant que l’Italie importe actuellement de Russie quelque 40% de ses besoins en gaz.
Les cours du gaz naturel européen (Contrat TTF 1 mois à Rotterdam) ont explosé et atteint de nouveaux sommets historiques, à 335 euros/MWh brièvement en séance, lundi matin, avant de redescendre vers 246 euros/MWh, de remonter à nouveau à 292 euros/MWh, puis de rebaisser à 212 euros/MWh (+7,6% au bout du compte). Les prix ont dans un premier temps trouvé un soutien dans les déclarations du secrétaire d’Etat américain en faveur d’un embargo occidental sur les exportations énergétiques russes, et dans la concurrence des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) de l’Asie, dont le regain des prix à l’achat la semaine dernière attire à nouveaux les méthaniers des producteurs. Malgré un signal contraire du chancelier allemand Olaf Scholz, les craintes ont été relancées lundi par l’annonce d’une réunion de l’Union européenne (UE) jeudi et vendredi afin de réduire progressivement la dépendance énergétique vis-à -vis des importations russes - le gaz naturel russe représentant près de 40% des importations européennes.
La Commission européenne présentera la semaine prochaine une stratégie visant ouvertement à affranchir l’UE de sa dépendance aux importations de gaz russe.
Le spécialiste de l’ingénierie pour le secteur énergétique a exclu jeudi la contribution des projets russes de ses prévisions 2022 et cessé de chercher de nouvelles opportunités en Russie. «Au 31 décembre 2021, environ 3,8 milliards d’euros ou 23% du carnet de commandes sont liés à des projets en cours d’exécution en Russie» a indiqué Technip Energies, en précisant que «l’exécution de ce carnet de commandes est programmée sur une période de cinq ans entre 2022 et 2026». Pour l’exercice en cours, il vise un chiffre d’affaires ajusté compris entre 5 milliards et 5,5 milliards d’euros, hors contribution des projets en cours d’exécution en Russie estimée à 1,4 milliard. Sa marge opérationnelle récurrente devrait atteindre au moins 6,5%, hors contribution russe estimée à moins de 70 millions.
Malgré la pression du gouvernement français, le groupe pétrolier ne renoncera pas à ses activités russes mais «n’apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie».
Le producteur d'énergies TotalEnergies a annoncé mardi qu’il renonçait à l’avenir à investir dans de nouveaux projets en Russie, sans pour autant opter pour un retrait total comme certains de ses concurrents de l’industrie pétrolière.
TotalEnergies vient de remporter un appel d’offres pour le développement d’une ferme éolienne en mer au large de New York et du New Jersey sur la côte Est des États-Unis, pour 795 millions de dollars (100%) conjointement avec EnBW. Cette concession doit permettre le développement d’au moins 3 GW de capacité de production, soit la fourniture en électricité de l’équivalent d’un million de foyers. Le projet a pour objectif une mise en service d’ici 2028. En outre, EnBW a fait part à TotalEnergies de sa décision stratégique de recentrer son activité sur l’Europe. Dans ce cadre, TotalEnergies et EnBW ont convenu que TotalEnergies va acquérir la participation d’EnBW dans la concession New York Bight obtenue lors de ces enchères.
TotalEnergies vient de remporter un appel d’offres pour le développement d’une ferme éolienne en mer au large de New York et du New Jersey sur la côte Est des États-Unis, pour un montant de 795 millions de dollars (100%) conjointement avec EnBW.
Les actions des groupes d'énergie allemands s’inscrivent en hausse lundi matin dans un marché en pleine correction. RWE (+3%), E.ON (+0,6%) et ENBW (+1,3%) profitent à la mi-séance de l’incroyable volte-face de Berlin en matière d'énergie.
Les prix du pétrole ont bondi jeudi de près de 9% à plus de 105 dollars/baril pour le contrat 1 mois sur le Brent et plus de 100 dollars/baril pour celui sur le brut WTI, après que la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, avec des explosions signalées jusqu'à Kiev. Les marchés se méfient depuis des semaines de l’escalade des tensions en Europe de l’Est, craignant qu’un conflit majeur ne perturbe les flux énergétiques et ne provoque des sanctions paralysantes sur toutes les transactions avec la Russie. Les prix du gaz naturel européen (contrat TTF 1 mois à Rotterdam) ont bondi davantage encore, passant de 90 à 118 euros/MWh à l’ouverture (+31%), avant de redescendre vers 114 euros/MWh face aux craintes de ruptures d’approvisionnement.
Les prix du pétrole ont bondi jeudi de près de 9% à plus de 105 dollars/baril pour le contrat 1 mois sur le Brent et plus de 100 dollars/baril pour celui sur le brut WTI, après que la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, avec des explosions signalées jusqu'à Kiev. Vladimir Poutine a réaffirmé que l’objectif n’était pas d’occuper l’Ukraine, mais de protéger les habitants de l’est-ukrainien contre le «régime», et il a averti les autres pays que toute tentative d’interférer avec l’action russe entraînerait des «conséquences qu’ils n’ont jamais vues», selon Reuters.