EDF a annoncé avoir déposé mardi un recours auprès du Conseil d’Etat et une demande indemnitaire auprès de l’Etat d’un montant estimé à date à 8,34 milliards d’euros en réaction à la décision du gouvernement français de relever le volume d'électricité nucléaire à prix réduit vendu par le groupe à ses concurrents. Mi-janvier, l’exécutif avait annoncé que, pour limiter la hausse des tarifs réglementés de l'électricité à 4% au 1er février, il augmenterait de 100 à 120 térawatts-heure les volumes qu’EDF doit céder à ses rivaux dans le cadre du dispositif Arenh (accès régulé à l'électricité nucléaire historique). EDF avait précisé que l’impact de ces mesures sur son excédent brut d’exploitation 2022 était estimé à environ 8,4 milliards d’euros sur la base des prix de marché au 31 décembre 2021. L’attribution de volumes supplémentaires d’Arenh a été effectuée à la mi-mars par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
La réduction de 15% de la consommation de gaz au sein de l’UE devrait en vigueur mardi en vue de pallier la baisse des livraisons russes, a annoncé vendredi la présidence tchèque du Conseil de l’UE en précisant que le réglement serait publié lundi au Journal Officiel. L’accord sur cette mesure a été trouvé lors d’une réunion extraordinaire des ministres de l’Energie de l’UE le 26 juillet. Un seul pays, la Hongrie, s’est opposé à cette mesure, mais l’unanimité n'était pas requise et le gouvernement hongrois n’a pu empêcher son adoption. En cas de «risque de grave pénurie», un mécanisme d’alerte rendra contraignante pour les Vingt-Sept la réduction de 15%, mais cet objectif sera adapté aux réalités de chaque État, notamment aux capacités d’exporter les quantités de gaz économisées aux pays dans le besoin, grâce à une série de dérogations. Les Etats membres doivent par ailleurs reconstituer leurs stocks avant l’hiver.
La Grande-Bretagne a lancé une enquête visant la vente d’une participation de 60% dans l’activité de transport gazier et de compteurs de National Grid à un consortium dirigé par l’australien Macquarie, a rapporté le Sunday Telegraph. Cette enquête est ouverte en vertu de la nouvelle réglementation britannique sur la sécurité nationale. La ‘utility’ britannique avait accepté en mars de céder cette unité pour une valeur d’entreprise d’environ 9,6 milliards de livres (11,4 milliards d’euros).
EDF, en passe d'être renationalisé, a totalement réfuté vendredi les informations de presse faisant état de sa volonté de vendre sa filiale italienne Edison, a indiqué vendredi un porte-parole du groupe. En s’appuyant sur des sources financières, le quotidien économique italien Milano Finanza avait auparavant rapporté que l’énergéticien français songeait à céder sa filiale italienne, une opération susceptible d’atteindre six milliards d’euros.
Les milliards générés par TotalEnergies sont largement hors de portée du fisc français et CMA CGM bénéficie d’un régime d’imposition spécifique qu’il pourrait être dangereux de remettre en cause.
Le géant de l’énergie génère des montagnes de cash qui devraient lui permettre de se montrer plus offensif. Les dirigeants restent prudents, pour le moment.
La demande mondiale de charbon devrait légèrement augmenter cette année pour atteindre le record enregistré il y a près de dix ans, en raison de la flambée des prix du gaz et d’une forte demande en Inde, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Elle précise dans son rapport que la consommation de ce combustible devrait augmenter de 0,7% en 2022 pour atteindre 8 milliards de tonnes, en supposant que l'économie chinoise se redresse comme prévu au second semestre. L’an dernier, la consommation de charbon avait rebondi d’environ 6%, les économies commençant à se remettre de la pandémie de Covid-19, ce qui a contribué à la plus forte augmentation annuelle des émissions de dioxyde de carbone jamais enregistrée. «La poursuite de la combustion de grandes quantités de charbon dans le monde renforce les préoccupations climatiques, car le charbon est la principale source d'émissions de CO2 liées à l'énergie», souligne l’AIE.
L'électricien estime désormais à 24 milliards d'euros l'impact de la baisse de la production nucléaire. La nationalisation devrait être lancée fin septembre.
L’action EDF, qui fait l’objet d’un projet d’OPA de l’Etat, a grimpé de 1,06% le 27 juillet, à 11,9 euros, et se rapproche ainsi du prix de l’offre, fixé à 12 euros par titre. La valeur a été portée par le vote, dans la nuit de mardi à mercredi, du projet de loi de finances rectificative par l’Assemblée nationale, qui contient le financement des 9,7 milliards d’euros que coûtera la renationalisation de l’électricien. La validation de cette étape représentait la principale incertitude dans la réalisation de l’OPA. L’offre, qui doit encore être validée par l’Autorité des marchés financiers, devrait être lancée d’ici octobre prochain. Un expert indépendant vient d'être nommé par l'énergéticien afin « d'établir un rapport sur les conditions financières de l’offre suivie, le cas échéant, d’un retrait obligatoire. » Il s’agit du cabinet Finexsi.
La France serait en capacité d’envoyer au maximum l’équivalent de 5% de sa consommation de gaz en Allemagne en hiver si cette dernière connaissait une pénurie de gaz, a appris Reuters mercredi auprès du cabinet de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. Les pays membres de l’Union européenne (UE), qui se sont donné mardi un objectif de baisse de la consommation de gaz, cherchent à mettre en place un dispositif de solidarité entre Etats membres pour assurer leur approvisionnement en gaz, dans l’hypothèse où la Russie interromprait complètement ses livraisons à destination de l’Europe. Les contrats à terme sur le gaz naturel européen (TTF 1 mois à Rotterdam) ont atteint 222 euros/MWh mercredi matin, avec les craintes liées à la réduction annoncée lundi des flux à 20% des capacités du gazoduc Nord Stream 1. L’énergéticien italien Eni a par ailleurs expliqué recevoir environ 27 millions de mètres cubes (mmc) du fournisseur russe Gazprom, à comparer à 34-36 mmc ces derniers jours et 21 mmc pendant la maintenance de Nord Stream 1 début juillet.
Le développement du solaire et de l’éolien dans l’Union européenne (UE) ne progresse pas assez rapidement pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux, a expliqué le cercle de réflexion sur le climat Ember dans un rapport publié mercredi. Pour avoir une chance de limiter la hausse des températures à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, l’UE devrait augmenter sa production d’énergies renouvelables de 76 gigawatts (GW) supplémentaires d’ici à 2026. Les ajouts de capacité solaire et éolienne prévus pour les quatre prochaines années ne permettront d’atteindre que 38 GW supplémentaires. Et seules la Finlande, la Croatie, la Lituanie et la Suède semblent capable d’atteindre leurs objectifs. L’énergie éolienne a progressé moins rapidement que le solaire en Europe, avec seulement 10 GW de capacité supplémentaire par an depuis 2018, et n’atteindra que 54% du développement nécessaire d’ici à 2026, explique Ember. Les délais d’obtention des permis sont supérieurs à la durée de deux ans prévue dans la législation européenne.
Les pays membres de l’Union européenne sont parvenus à s’entendre sur une baisse de la demande de 15% cet hiver. L’accord, qui n'est pas obligatoire à ce stade, prévoit de nombreuses exceptions.