Lufthansa a annoncé avoir annulé plus de 800 vols prévus pour mardi, soit environ la moitié de son programme, après l’annonce par le syndicat Verdi de l'élargissement du mouvement de grève aux services publics dans les aéroports. Verdi, qui réclame une augmentation de 6% des salaires pour 2,3 millions d’employés de divers services publics, a fait savoir que le personnel au sol et certains services de lutte contre les incendies pourraient répondre à son appel dans les aéroports de Francfort, Munich, Cologne et Brême. La plupart des vols annulés sont des court-courriers mais 58 long-courriers ont également été supprimés, précise Lufthansa.
La ministre du Travail a présenté vendredi son projet de loi pour réformer la formation professionnelle, l’assurance chômage et l’apprentissage, qui met à l'épreuve la notion de paritarisme. Le projet de loi «pour la liberté de choisir son avenir professionnel» sera présenté en conseil des ministres fin avril, pour une adoption par le Parlement durant l'été. Le texte modifie le système comptable des comptes personnels de formation (CPF), simplifie le financement de la formation professionnelle et mise d’avantage sur l’accompagnement des salariés et des demandeurs d’emploi. Il ouvre l’assurance chômage aux démissionnaires et aux indépendants sous conditions, et laisse planer la menace d’une modulation des cotisations sociales patronales pour les entreprises qui feraient trop usage des contrats courts (dispositif de bonus-malus).
La baisse du rendement des Treasuries à 10 ans a été limitée à moins de 2 points de base pour s’établir à un niveau de 2,81%, après la chute plus forte que prévu des créations d’emplois aux Etats-Unis au mois de mars annoncée en début d’après-midi par les chiffres du département du Travail américain. Dans le même temps, l’indice dollar DXY contre les 6 autres devises du G7 reculait d’environ 0,2%.
La ministre du Travail a présenté vendredi son projet de loi pour réformer la formation professionnelle, l’assurance chômage et l’apprentissage, second chantier social du quinquennat d’Emmanuel Macron qui met à l'épreuve la notion de paritarisme. Le projet de loi «pour la liberté de choisir son avenir professionnel» sera présenté en conseil des ministres fin avril pour une adoption par le Parlement durant l'été. La plupart des mesures doivent entrer en vigueur en janvier 2019.
Bonne nouvelle pour les chasseurs de têtes : une PME-ETI sur deux a renforcé ses équipes de direction au cours des six derniers mois (63 % des ETI) et ce mouvement devrait s’accélérer dans les six prochains mois (68 % des ETI, 48 % pour les PME), d’après une étude du cabinet Eurosearch & Associés avec OpinionWay. La croissance de l’activité et la relève managériale arrivent nettement en tête des raisons qui poussent les entreprises moyennes à recruter. Mais le marché est tendu : 8 dirigeants sur 10 rencontrent des difficultés pour dénicher de nouveaux managers de haut niveau, particulièrement pour leurs directions commerciales et des opérations, fonctions stratégiques en période de croissance. Ces difficultés de recrutement touchent 71 % des entreprises en Ile-de-France, contre 83 % en région.
« Nous sommes obligés d’ouvrir un PSE* chez Barclays Patrimoine, en raison du refus de 71 salariés sur 74 d’adapter le nouveau système de rémunération (...) à MIF2 »
La banque retrouve de l’attractivité auprès des étudiants d’écoles de commerce et d’ingénieurs. C’est ce que montre le classement Universum 2018 réalisé auprès de 37.902 étudiants français. BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole grimpent toutes dans le classement des 130 employeurs favoris des futurs commerciaux (respectivement +5 à la 20e place, +3 à la 31e place et +3 à la 60e place), comme dans celui des futurs ingénieurs (+12 à la 28e place, +6 à la 42e place et +8 à la 91e place). Les banques d’investissement sont particulièrement attrayantes. Chez les commerciaux, Goldman Sachs, JPMorgan et HSBC occupent les 8e (+3), 14e (+7) et 18e places (+8). L’étude explique ce regain d’intérêt pour les établissements bancaires par les « très nombreuses actions sur les campus et les réseaux sociaux », ainsi que « des salaires compétitifs, des missions variées et challengeantes et de belles références sur le CV ».
Aviva adapte sa gestion des talents aux aspirations de la jeune génération. L’assureur vient de lancer la troisième édition de son « graduate programme » qui vise à identifier et sélectionner de jeunes talents. Ainsi, 30 jeunes diplômés seront recrutés dans différents pays du groupe (dont cinq en France), ils travailleront un an dans leur pays d’origine et un an dans une autre entité du groupe. Créés à l’origine par les banques d’investissement anglo-saxonnes, les « graduate » sont des parcours d’intégration prisés des étudiants pour leur insertion sur le marché de l’emploi. Selon une étude de l’Edhec, 94 % des participants à ces programmes les recommandent, et les « graduate » fidélisent 75 % des participants.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée à la Banque de France) a besoin de renforcer ses équipes de contrôleurs de banques et d’assurances. Une vingtaine de recrutements contractuels sont prévus en 2018. Le métier est technique et offre des missions variées, même à l’international. L’ACPR recherche ainsi des contrôleurs bancaires sur pièces et sur place, des contrôleurs des assurances et des contrôleurs sur place en risques modélisés, selon un communiqué daté du 26 mars. Diplômés d’une formation scientifique, en actuariat, en banque/finance, ou encore en audit/comptabilité, les postulants devront aussi justifier d’une expérience professionnelle minimale de trois ans acquise dans des fonctions de contrôle au sein d’un établissement bancaire ou d’une compagnie d’assurances, ou dans un cabinet d’audit intervenant pour le compte d’une clientèle banque/assurance.