L'économie allemande se contracterait de près de 2% cette année si le conflit en Ukraine s’intensifiait, entraînant un embargo sur l’énergie russe, une demande extérieure plus faible et une plus grande incertitude, a déclaré vendredi la Bundesbank.
Les ventes au détail ont chuté de 1,4% en glissement mensuel en mars au Royaume-Uni, après une baisse révisée à la hausse de 0,5% en février, et bien pire que les prévisions d’une baisse de 0,3%, selon les statistiques publiées vendredi par l’Office for National Statistics (ONS).
La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro s’est accélérée en avril grâce au dynamisme des services. Celui-ci compense les difficultés de l’industrie, que les contraintes d’approvisionnement exacerbées par la guerre en Ukraine et les confinements en Chine ont pénalisée.
Au lendemain du débat télévisé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, la Bourse de Paris grimpe, l'euro monte et l'écart entre les taux des bons du trésor allemand et français a diminué.
Pour feindre de régler un problème, les politiques français ont trouvé trois recettes : taxer, interdire… ou créer un fonds souverain. Marine Le Pen a fait de cet instrument la pierre angulaire de son programme de relance économique. Avec son FSF, pour Fonds souverain français, la candidate espère drainer 500 milliards d’euros d’épargne privée en cinq ans grâce à la garantie de l’Etat et à une rémunération minimale de 2 %, ajustable à la hausse en fonction de l’inflation et de la durée du placement. Cette manne servirait à financer les PME, mais aussi la transition environnementale et l’aménagement du territoire.
Prévu pour novembre prochain, le sommet du G20 doit-il évoquer la guerre en Ukraine ? La réponse semble évidente pour nous, sinon par solidarité pour l’opprimé, du moins parce que les conséquences du conflit sont considérables pour l’économie mondiale, sujet de ce rassemblement des grandes puissances. Mais le pays hôte de l’année, l’Indonésie, hésite et la perspective d’un imbroglio se précise. Vladimir Poutine s’est annoncé et les Etats-Unis menacent de boycotter des réunions le cas échéant. A l’inverse, Chine et Inde envisagent de ne pas participer du tout au sommet si la Russie est exclue. Le président indonésien Joko Widodo (photo) redoute un fiasco pour son G20 alors qu’il comptait tant sur l’événement pour sa promotion touristique ! Jusqu’ici, il a réussi à éviter une condamnation de l’invasion russe par le groupement. Et avec un peu de chance, une résurgence du Covid jettera un voile sur les déplacements ou les absences à l’automne prochain…
Les prix à la production ont augmenté de 30,9% sur un an en mars en Allemagne, leur plus forte hausse depuis la création de la statistique en 1949, selon les données publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique (Destatis). Elles prennent en compte pour la première fois les effets de la guerre en Ukraine. Par rapport au mois de février, les prix à la production, considérés comme un indicateur avancé des prix à la consommation, ont augmenté de 4,9%. Il s’agit du treizième mois consécutif de hausse, principalement en raison de l’augmentation des prix de l’énergie, selon Destatis. Les prix de l’énergie ont augmenté de 83,8% par rapport à mars 2021.
Les prix à la production ont augmenté de 30,9% sur un an en mars en Allemagne, leur plus forte hausse depuis la création de la statistique en 1949, selon les données publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique (Destatis). Elles prennent en compte pour la première fois les effets de la guerre en Ukraine.
Les économistes revoient en force leurs prévisions de croissance pour la Chine cette année, malgré la publication lundi d’une progression du produit intérieur brut (PIB) supérieure aux attentes du consensus (4,4% selon Reuters). Toutefois, la croissance de 4,8% entre janvier et mars occulte une nette décélération de l’activité au cours du dernier mois en raison de la vague Omicron et des mesures de confinement strictes. Les ventes de détail ont ainsi reculé de 3,5% sur un an sur la période pour la première fois depuis 2020. L’activité immobilière continue de souffrir. Mais la Chine profite d’une croissance supérieure aux attentes dans l’industrie. Les économistes craignent un deuxième trimestre difficile et revoient leurs prévisions de croissance pour cette année. Bank of America anticipe désormais +4,2% de progression du PIB.
Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en baisse de 0,8 point sa prévision de croissance mondiale, à 3,6% pour cette année et l’an prochain, en raison de l’impact direct du conflit ukrainien et de ses retombées. Celui-ci freine l’activité économique et favorise la hausse des prix. L’inflation inquiète également l’institution de Washington.
Les économistes revoient en force leurs prévisions de croissance pour la Chine cette année, malgré la publication lundi d’une progression du produit intérieur brut (PIB) supérieure aux attentes du consensus (4,4% selon Reuters). Toutefois, la croissance de 4,8% entre janvier et mars occulte une nette décélération de l’activité au cours du dernier mois en raison de la vague Omicron et des mesures de confinement strictes, notamment à Shanghai. Les ventes de détail ont ainsi reculé de 3,5% sur un an sur la période pour la première fois depuis 2020. L’activité immobilière continue de souffrir. Mais la Chine profite d’une croissance supérieure aux attentes dans l’industrie.
L’Indonésie, qui préside le G20, a déclaré jeudi que le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, avait confirmé qu’il prévoyait d’assister virtuellement à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales, prévue le 20 avril à Washington. Jakarta envisage d’inviter l’Ukraine «pour discuter de l’impact du conflit en Ukraine sur les conditions économiques mondiales». La question de l’appartenance de la Russie au G20 divise le groupe. La semaine dernière, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré que la Russie devrait être expulsée du G20 et a averti que les États-Unis boycotteraient certaines réunions si des responsables russes se présentaient. L’Indonésie, qui accueillera également une réunion des finances du G20 en juillet, a déclaré que sa position était celle de la neutralité.
L’Indonésie, qui préside le G20, a déclaré jeudi que le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, avait confirmé qu’il prévoyait d’assister virtuellement à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales qui se tiendra le 20 avril à Washington. Le ministère indonésien des Finances a précisé que Jakarta envisageait d’inviter l’Ukraine «pour discuter de l’impact du conflit en Ukraine sur les conditions économiques mondiales».
« Qui s’en bat l’éco ? », telle est la question. Posée avec le sourire par Citéco, la cité de l’économie, qui poursuit ses assauts de vulgarisation avec un format court en ligne au titre donc tout en finesse et qui « dépoussière bien… mais alors, vraiment bien, vos cours d’éco ». Soit une série de vidéos (photo) destinées « à tous les publics », entendez pour les lecteurs de L’Agefi… et leurs enfants. « Avec un peu de mauvaise foi et surtout beaucoup de pédagogie », note Citéco, chaque épisode décrypte une notion économique. Place tout d’abord à l’économie circulaire, avant le Brexit, les paradis fiscaux, le crowdfunding, le microcrédit ou le mécénat d’entreprise. Nul n’osera plus prétendre « s’en battre l’éco » …
Les importations chinoises ont enregistré contre toute attente un net coup d’arrêt en mars, confirmant que les plus importants confinements depuis mars 2020 dans une grande partie du pays pour faire face au variant Omicron ont un impact significatif sur l’activité. Ces restrictions ont entravé les arrivées de fret et affaibli la demande intérieure, tandis que la croissance des exportations a ralenti.
La stratégie «zéro Covid» mise en œuvre en Chine représente un risque pour la croissance mondiale peut être encore plus grand que la guerre en Ukraine. L'analyse d'Alicia Garcia Herrero, cheffe économiste Asie Pacifique de Natixis CIB.
Les banques de la zone euro prévoient de restreindre nettement l’accès des entreprises au crédit au deuxième trimestre. «Les banques s’attendent à un resserrement considérablement plus marqué des critères d’octroi de crédit pour les prêts aux entreprises, qui devrait refléter l’incertitude quant à l’impact de la guerre en Ukraine et l’anticipation d’une politique monétaire moins accommodante», explique mardi l’enquête trimestrielle de la banque centrale européenne (BCE) sur le crédit dans la zone euro. Les banques prévoient en outre un resserrement modéré des critères d’octroi de crédit pour les prêts immobiliers, le crédit à la consommation et les autres prêts aux ménages. Le risque est que cela pénalise l’investissement des entreprises et limite la capacité des ménages à compenser l’impact de l’envolée des prix sur leur revenu disponible.
Les banques de la zone euro prévoient de restreindre nettement l’accès des entreprises au crédit au deuxième trimestre. «Les banques s’attendent à un resserrement considérablement plus marqué des critères d’octroi de crédit pour les prêts aux entreprises, qui devrait refléter l’incertitude quant à l’impact de la guerre en Ukraine et l’anticipation d’une politique monétaire moins accommodante», explique mardi l’enquête trimestrielle de la banque centrale européenne (BCE) sur le crédit dans la zone euro.
L’économie britannique a progressé de 0,1% d’un mois à l’autre en février, le PIB ralentissant fortement par rapport à une croissance de 0,8% en janvier selon l’Office for National Statistics (ONS), bien moins que les prévisions du marché d’une hausse de 0,3%. Les services ont pourtant progressé de 0,2%, et été le principal contributeur à la croissance en février, compensant partiellement la baisse de la production industrielle, qui a diminué de -0,6%, et de la construction, qui a diminué de -0,1%. La croissance des services a été principalement tirée par le tourisme (+33,1% sur le mois) et les services au logement (+23% sur le mois). La production industrielle a été pénalisée par la fabrication des matériels de transport (-5,4%).