Le yen a bondi vendredi à un sommet de six semaines, autour de 133 face au dollar, soutenu par différentes nouvelles malgré la contraction de la croissance américaine jeudi. D’un côté, le moral des consommateurs a chuté à un plus bas de 18 mois à cause du covid-19 et la progression des ventes au détail a ralenti (+1,5% en rythme annuel en juin) avec une inflation sous-jacente en hausse pour la région de Tokyo (+2,3% en rythme annuel en juillet). D’un autre côté, la production industrielle nippone aprogressé à un niveau mensuel record de +8,9% en juin (après -7,5% en mai), tirée notamment par les automobiles, les équipements informatiques et électroniques. Le taux de chômage est resté inchangé (2,6%).Malgré une révision de sa prévision de croissance 2022 de 2,9% à 2,4%, le sous-gouverneur de la Banque du Japon, Masayoshi Amamiya, a déclaré que la banque centrale réfléchissait aux moyens de sortir de sa politique monétaire ultra-accommodante à moyen terme.
L’économie américaine a reculé de 0,9% en rythme trimestriel annualisé au deuxième trimestre 2022, après une baisse de 1,6% au premier trimestre selon le Département du commerce (US Bureau of Economics Analysis), alors que les consensus s’attendaient à une croissance de 0,5%. Les stocks et les investissements des entreprises (-13,5%) ont été les principaux freins. L’investissement résidentiel a chuté de 14%, le bâtiment de 11,7%, et l’équipement de 2,7%. Les dépenses en biens de consommation (-4,4%) et la dépense publique (-1,9%) aussi, à la différence des dépenses de services (+4,1%). Le commerce net apporte une contribution positive pour la première fois en deux ans, avec +18% d’exportations (biens industriels, matériaux, voyages) également tirées par la hausse du dollar.
Les inscriptions au chômage ont diminué la semaine dernière aux Etats-Unis, à 256.000 contre 261.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 253.000 inscriptions au chômage. Celles de la semaine au 16 juillet ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 251.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 249.250 contre 243.000 (révisé) la semaine précédente.
Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé que le Royaume-Uni connaîtrait la croissance la plus lente parmi les principaux pays industrialisés du G7 l’an prochain, car l’inflation à deux chiffres et la hausse des taux comprimeront les dépenses des ménages. L’institution, qui a revu mardi à la baisse ses perspectives de croissance mondiale, estime que la croissance britannique s'établira à 3,2% en 2022, mais tombera à seulement 0,5% en 2023. Un avertissement pour le prochain Premier ministre : la ministre des Affaires étrangères et candidate au poste Liz Truss accuse son rival Rishi Sunak d’avoir conduit l’économie à la récession par des hausses d’impôts ; l’ancien Chancelier de l’Echiquier lui reproche de continuer à alimenter l’inflation (déjà à 9,4%) avec des promesses de réduction d’impôts…
La multiplication des chocs (inflation élevée, guerre en Ukraine, durcissement des politiques monétaires) a conduit mardi le Fonds monétaire international (FMI) a abaisser à nouveau ses prévisions de croissance mondiale. Cette dernière est désormais attendue à 3,2% pour l’ensemble de 2022, contre 3,6% dans ses dernières prévisions d’avril, après une croissance de 6,1% l’an dernier. Le FMI a également revu en baisse sa prévision de croissance pour 2023, à 2,9% contre 3,6% auparavant. Dans un scénario «plausible» intégrant un arrêt complet des livraisons de gaz russe en Europe d’ici à la fin de l’année et une baisse supplémentaire de 30% des exportations pétrolières russes, le FMI envisage un ralentissement encore plus marqué, avec une croissance mondiale à 2,6% cette année et à 2% en 2023, et une quasi-stagnation du PIB en Europe et aux Etats-Unis l’an prochain. «L'économie mondiale pourrait bientôt se retrouver au bord d’une récession globale, seulement deux ans après la dernière», observe l'économiste en chef du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, cité dans le communiqué.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont chuté de 8,1% pour atteindre un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 590.000 unités en juin, soit le niveau le plus bas depuis avril 2020, a indiqué mardi le département du commerce. Les économistes prévoyaient en moyenne un niveau annualisé de 660.000 ventes pour juin. Le chiffre de mai a en outre été revu à la baisse à 642.000 contre 696.000 annoncé initialement. Les ventes ont diminué dans le Nord-Est, l’Ouest et le Sud densément peuplé, mais elles ont bondi dans le Midwest.
La confiance des ménages américains est tombée en juillet à son plus bas niveau depuis février 2021, a indiqué mardi le Conference Board. L’indice de confiance des ménages de l’institut ressort à 95,7 ce mois-ci. Il s'était établi à 98,4 en juin, en données révisées. Les économistes anticipaient en moyenne un indice de 97 pour juillet. Le sous-indice des conditions actuelles recule à 141,3, contre 147,2 le mois dernier et les anticipations à six mois se sont également assombries, à 65,3 contre 65,8. «L’inflation et de nouveaux relèvements des taux d’intérêt devraient constituer des obstacles supplémentaires pour la consommation et la croissance économique au cours des six prochains mois», relève le communiqué.
L’Italie prépare un nouveau plan de relance d’un montant de 13 milliards d’euros, a déclaré lundi la vice-ministre de l’Economie, Laura Castelli. Ce programme, qui s’ajoute aux quelque 33 milliards d’euros déjà prévus depuis janvier, devrait être l’une des dernières décisions du président du Conseil, Mario Draghi, qui a démissionné la semaine dernière. Parmi les mesures envisagées, le gouvernement pourrait exonérer temporairement de la TVA les produits de consommation courante tels que les pâtes et le pain. Une subvention pour soutenir les entreprises dont les dépenses de gaz et d'électricité représentent une part importante de leurs charges et les ménages à faibles revenus est aussi à l'étude. Ces mesures, financées par des économies ou des recettes dans d’autres secteurs du budget de l'État, ne pèseront pas sur le déficit public, a précisé la dirigeante.
Le climat des affaires en Allemagne s’est dégradé plus que prévu en juillet, alors que la hausse des prix de l'énergie et la crainte d’une pénurie de gaz pèsent sur la première économie européenne, montre lundi l’enquête mensuelle de l’institut d'études économiques Ifo. Son indice du climat des affaires a reculé à 88,6 points, au plus bas depuis plus de deux ans, après 92,2 (révisé) en juin alors que les économistes prévoyaient en moyenne une baisse à 90,2. La composante du jugement des chefs d’entreprise sur leurs conditions actuelles d’activité a baissé à 97,7 après 99,4 le mois dernier et celle mesurant l'évolution de leurs anticipations recule également, à 80,3 en juillet après 85,5.
L’activité du secteur privé britannique se dégrade et a enregistré sa plus faible croissance en dix-sept mois, selon l’enquête préliminaire de S&P Global (ex-IHS Markit) publiée vendredi. L’indice PMI composite «flash» a reculé à 52,8 en juillet, après 53,7 en juin, dépassant de peu le consensus (52,5), avec un indice PMI des services à 53,3, après 54,3, et un indice PMI manufacturier à 52,2, après 52,8. Le PMI des coût des intrants est à son plus bas niveau depuis dix mois en raison de la baisse des prix des produits de base et de la stabilisation des coûts du carburant. Une bonne nouvelle pour la Banque d’Angleterre (BOE), qui se tient prête à relever ses taux d’un demi-point de pourcentage début août.
Tokenisation. La Banque de France engage la deuxième phase de son programme d’expérimentations en monnaie digitale de banque centrale (MDBC) de gros. Le gouverneur vient d’annoncer que quatre ou cinq expériences supplémentaires seraient lancées ce semestre. L’objectif est d’apporter de la MDBC dans les échanges entre banque centrale et banques commerciales comme actif de règlement dès 2023 avec la mise en œuvre du « régime pilote européen », lequel vise à créer un cadre à la tokenisation des actifs financiers. La Banque de France a conduit entre 2020 et 2021 une première phase d’expérimentations, pour des cas d’usage en lien avec la tokenisation des titres émis sur un registre décentralisé (DLT). En outre, elle a identifié des usages dans les règlements transfrontières et en devises. La banque centrale s’est d’ores et déjà dotée ainsi d’une technologie DLT propriétaire et d’une plateforme de tenue de marché automatisée.
Cette année, la Chine pourrait se réinscrire dans un parcours de croissance plus vertueux, en ayant intégré le développement durable dans ses objectifs prioritaires.
La Fed et la BCE pensent pouvoir endiguer l'inflation sans trop affecter le niveau de l'activité. Un optimisme que ne partage pas Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments. Découvrez son analyse.
La production industrielle de la zone euro a augmenté plus que prévu en mai, principalement en raison d’une hausse de la production de biens d’équipement et de biens de consommation non durables, montrent les données publiées par Eurostat mercredi. La production industrielle des 19 pays de la zone euro a augmenté de 0,8% en rythme mensuel, et de 1,6% en rythme annuel. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse mensuelle de 0,3% par rapport à avril et par rapport à mai 2021. Sur le mois, la production de biens de consommation non durables, tels que les denrées alimentaires ou les vêtements, a augmenté de 2,7%. Celle des biens d’équipement, qui reflètent généralement les investissements des entreprises, est en hausse de 2,5%. Ces derniers ont augmenté de 0,9% sur un an, après avoir enregistré quatre mois de baisse consécutive. Les plus fortes hausses mensuelles ont été enregistrées en Irlande et en Grèce, et les plus fortes baisses en Lituanie, aux Pays-Bas et au Luxembourg.
L’économie britannique a connu une croissance inattendue de 0,5% d’un mois sur l’autre en mai, après une contraction de 0,2% en avril, au-dessus des prévisions du marché (0%), selon l’Office for National statistics (ONS). La croissance du PIB s’établit à 0,4% sur les trois mois de mars à mai, et à 3,5% en rythme annuel. La production de services a augmenté de 0,4% en mai, mais tirée principalement par les activités de santé et d’action sociale (2,1%) en raison d’une forte augmentation des rendez-vous chez les médecins généralistes, qui a compensé la poursuite de la réduction des programmes de tests et de vaccination du NHS. Le PIB britannique est désormais supérieur de 1,7% à ses niveaux d’avant-covid.
La production industrielle de la zone euro a augmenté plus que prévu en mai, principalement en raison d’une hausse de la production de biens d’équipement et de biens de consommation non durables, montrent les données publiées par Eurostat mercredi.