La Suède est devenue le premier exportateur net d’électricité en Europe au premier semestre 2022, selon le spécialiste des données énergétiques EnAppSys. Elle détrône la France qui exporte traditionnellement davantage d'électricité qu’elle n’en importe. Mais du fait des difficultés de sa filière nucléaire, qui fonctionne à moitié de ses capacités en raison de problèmes de corrosion et de maintenance, l’Hexagone est devenue importatrice nette au début de l’année (baisse de moitié de ses exportations). La Suède a exporté 16 térawattheures (TWh), principalement vers la Finlande et le Danemark. L’Allemagne s’est hissée au deuxième rang européen des exportateurs nets, avec 15,4 TWh, deux fois plus qu’au premier semestre 2021, en réponse notamment à la hausse de la demande en France.
Le projet de centrale nucléaire EPR au Royaume-Uni Sizewell C, porté par EDF, est contesté par un groupement d’opposants qui menace de porter l’affaire en justice. L’organisation ‘Together Against Sizewell C’ invoque notamment un approvisionnement en eau insuffisant pour refroidir la centrale sur le lieu prévu de construction, dans le Suffolk, dans l’est du pays. Dans une lettre envoyée au gouvernement britannique, elle demande au ministre de l'Énergie Kwasi Kwarteng, qui a donné le 20 juillet son feu vert au projet, «l’annulation de la décision accordant l’autorisation de développement», intimant à l’exécutif de répondre avant le 16 août.
La productivité du travail a chuté aux États-Unis au deuxième trimestre 2022 à son rythme annuel le plus rapide depuis 1948. La productivité non agricole, qui mesure la production horaire par travailleur, a chuté de 2,5 % d’un an sur l’autre, selon les données publiées mardi par le département du Travail. Elle a diminué en rythme trimestriel à un taux annualisé de 4,6 %, après avoir baissé de 7,4 % au cours des trois premiers mois de l’année. Le département américain du travail publie aussi une accélération des coûts unitaires du travail, suggérant que les pressions salariales contribueront à maintenir l’inflation à un niveau élevé. Ces coûts ont augmenté à un taux de 10,8 %, après 12,7 % au premier trimestre. Ils ont augmenté à un taux de 9,5 % par rapport à il y a un an.
L’inflation a atteint 13,7% en juillet en Hongrie sur un an, établissant un nouveau plus haut depuis 24 ans. Ce chiffre est supérieur aux attentes des économistes. Le plus inquiétant est que l’inflation sous-jacente dépasse l’inflation totale à 16,7%, signifiant que les pressions inflationnistes sont fortes et amplement diffusées dans l’économie. Cela laisse peu de répit à la banque centrale hongroise qui a été jusque-là la plus agressive en Europe, malgré une tentative de pause. Elle a déjà relevé de 800 points de base (pb) ses taux cette année, s’ajoutant aux 200 pb de hausse en 2021, portant le taux de base à 10,75%. Celui-ci pourrait atteindre 13% d’ici à la fin de l’année.
Les ménages américains sont moins pessimistes sur les perspectives d’inflation à moyen terme aux Etats-Unis. Selon la dernière enquête mensuelle de la Réserve fédérale de New York, les anticipations d’inflation des consommateurs dans les trois années à venir sont tombées à 3,2% en juillet contre 3,6% en juin. Il s’agit de la deuxième baisse consécutive. Les attentes pour l’année à venir reculent également à 6,2% contre 6,8%. En attendant, l’inflation pour le mois de juillet aux Etats-Unis sera très suivie par les investisseurs ce mercredi. Le consensus des économistes anticipe 8,7% après 9,1% en juin pour l’inflation totale. L’inflation core, la plus surveillée, pourrait avoir progressé à 6,1%.
La production industrielle a fait preuve de résilience en juin avec une progression inattendue dans trois des quatre premières économies de la zone euro, seule l’Italie affichant un repli. Elle a progressé de 0,4% en Allemagne, en rythme mensuel, de 1,4% en France et de 1,1% en Espagne, alors que le consensus des économistes anticipait des baisses. En Italie, la production a décliné sur le mois de 2,1% en raison d’un repli dans l’automobile. Les analystes d’Oxford Economics prédisent une croissance de 0,2% pour la production sur l’ensemble de la zone euro en juin (+0,3% sur le deuxième trimestre). «Mais (...) nous nous attendons à ce que l’industrie de la zone euro glisse en récession au début de l’an prochain», préviennent ces derniers.
En hausse de 18% sur un an, les exportations chinoises ont augmenté de façon inattendue en juillet malgré une médiocre demande mondiale, mais les importations sont restées faibles (+2,3% après +1% en juin) en raison de la frilosité des consommateurs et des restrictions anti-Covid, selon les statistique publiées dimanche par les Douanes. La hausse des exportations en juillet est largement supérieure à celle de 14,6% prévue en moyenne par le consensus des économistes et à l’augmentation de 17,9% constatée en juin. Le mois dernier, l’excédent commercial du pays a atteint 101,3 milliards de dollars (99,3 milliards d’euros), contre 97,9 milliards de dollars en juin.
Le déficit commercial français a continué de se creuser en juin, à 13,07 milliards d’euros, en raison de l’alourdissement de la facture énergétique, selon les données publiées vendredi par le bureau des Douanes françaises. Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un déficit à 12,56 milliards. À fin mai, le déficit s'élevait à 12,91 milliards d’euros après révision. Sur le premier semestre 2022, les Douanes constatent «une forte dégradation du solde commercial des biens» à -71 milliards d’euros, contre -51 milliards au semestre précédent.
Les inscriptions au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 30 juillet à 260.000 contre 254.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 259.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 23 juillet ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 256.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit ainsi à 254.750 contre 248.750 (révisé) la semaine précédente.
Les ventes au détail en zone euro ont baissé plus que prévu en juin, en repli de 1,2% sur un mois (attendu stable par le consensus) et de 3,7% sur un an, alors que les prix à la production industrielle ont continué à augmenter de 1,1% en glissement mensuel (+35,8% en rythme annuel), selon les données publiées mercredi par Eurostat. Ces chiffres confirment un début de ralentissement de la consommation dans la région dans un contexte de hausse persistante des prix, de l’énergie mais pas uniquement (+15,6% sur un an pour les prix à la production hors énergie) et de poursuite des perturbations des chaînes d’approvisionnement, même si les disparités restent importantes (plongeon de 8,8% des ventes au détail en Allemagne sur un an contre une hausse de 0,6% en France).
Les exportations allemandes ont augmenté, pour le troisième mois consécutif, de 4,5% en juin sur un mois, selon les données publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique Destatis. Une progression, supérieure aux attentes (+1% selon les économistes interrogés par Reuters), due en grande partie à la hausse des prix. Les importations corrigées des variations saisonnières ont pour leur part progressé de 0,2%, en dessous des attentes (+1,3% selon le consensus). En juin, l’Allemagne a enregistré un excédent commercial corrigé des variations saisonnières de 6,4 milliards, contre une prévision à 0,2 milliard d’euros. Pour mai, les données ont été révisées et contrairement à l’annonce d’un déficit, le premier en plus de 30 ans, l’Allemagne a enregistré un excédent de 0,8 milliard d’euros.
La croissance de l’activité dans les services aux Etats-Unis a accéléré en juillet, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée mercredi. L’indice ISM du secteur est ressorti en hausse à 56,7 contre 55,3 le mois précédent, supérieur aux attentes des économistes et après trois mois de baisse. L’activité dans les services est portée par une hausse des dépenses dans ce secteur au détriment des achats de biens. L’enquête note par ailleurs de moindres difficultés d’approvisionnement et une accalmie du côté des prix contribuant à une accélération de la croissance des commandes. La zone euro ne connaît pas la même fortune. Si l’activité continue de croître, elle a nettement ralenti le mois dernier. L’indice PMI des services a atteint 51,2 contre 53 en juin. Bien que la hausse des prix se soit calmée, elle est restée forte, et l’indice des nouvelles commandes est passé de 50 à 47,6, un plus bas depuis novembre 2020.
Le nombre d’offres d’emploi aux États-Unis a chuté en juin de 605.000 par rapport au mois précédent à 10,7 millions, selon les données publiées mardi par le bureau américain des statistiques sur le marché du travail, un chiffre inférieur aux attentes des économistes (11 millions). Il s’agit du plus bas niveau en neuf mois et de la troisième baisse consécutive des offres d’emploi après un niveau record en mars. Les plus fortes baisses ont été observées dans le commerce de détail (-343.000), le commerce de gros (-82.000) et l'éducation (-62.000). Dans le même temps, quelque 4,2 millions d’américains ont quitté leur emploi en mai, le taux de démission étant inchangé à 2,8 %.
Le G7 étudie toutes les options qui permettraient d’empêcher la Russie de profiter des prix élevés de l'énergie, y compris le blocage du transport du pétrole russe, ont déclaré mardi les ministres des Affaires étrangères du Groupe des sept pays les plus industrialisés. «En examinant cette option parmi d’autres, nous envisagerons, parallèlement à nos mesures restrictives, des mécanismes d’atténuation dans le but de garantir un accès aux marchés de l'énergie y compris en provenance de la Russie, aux pays les plus vulnérables et les plus touchés», a ajouté l’instance.
La dette des ménages américains a atteint un record de 16.150 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022, selon le rapport trimestriel publié mardi par la Réserve fédérale de New York. Leur dette est désormais supérieure de plus de 2.000 milliards à ce qu’elle était au quatrième trimestre 2019. La dette hypothécaire s'élevait à 11.390 milliards fin juin, les nouveaux prêts ayant augmenté de 7 % au deuxième trimestre. Les soldes des cartes de crédit ont augmenté de 46 milliards, parmi les plus importants observés par la Fed depuis 1999, tandis que les prêts automobiles ont progressé de 33 milliards à 199 milliards de dollars, reflétant des montants d’emprunts plus élevés. Les défauts de paiement sur les cartes de crédit et les prêts automobiles ont fortement augmenté dans les zones à faible revenu.
Le taux de chômage en zone euro est resté inchangé à 6,6% en juin d’un mois sur l’autre, a annoncé Eurostat mercredi, en conformité avec les attentes du marché. Cela reflète par ailleurs une baisse par rapport au taux de 7,9% de juin 2021, a précisé l’Office européen de la statistique. En termes absolus, le nombre de personnes sans emploi dans la zone euro s’élève à 10,925 millions d’individus en juin, contre 10,900 millions en mai et 12,882 millions un an plus tôt. Le taux de chômage le plus bas a été enregistré en Allemagne, avec 2,8% de la population active, tandis que l’Espagne a enregistré le taux le plus élevé à 12,6%.
Les ventes au détail allemandes en juin ont diminué de 8,8% en termes réels par rapport au même mois de l’année dernière, la plus forte baisse depuis le début de la série chronologique en 1994, selon les chiffres dévoilés lundi par l’Office fédéral de la statistique. Les analystes interrogés par Reuters avaient prévu une baisse de 8%. Les ventes au détail ont également diminué de manière inattendue par rapport au mois précédent, avec une baisse de 1,6% en termes réels, alors que les analystes prévoyaient une augmentation de 0,2%. Les ventes de produits alimentaires ont enregistré une baisse de 1,6% en termes réels par rapport à mai, liée à la hausse des prix dans les magasins et à une progression des ventes dans les restaurants.
Les frontières de la Nouvelle-Zélande ont entièrement rouvert aux visiteurs du monde entier lundi, pour la première fois depuis que la pandémie de Covid-19 a entraîné leur fermeture en mars 2020. Les frontières néo-zélandaises ont commencé à rouvrir en février dernier pour les Néo-Zélandais et les restrictions ont été progressivement assouplies. Les visiteurs qui ont besoin d’un visa et ceux qui ont un visa d'étudiant sont désormais autorisés à rentrer dans le pays et la Nouvelle-Zélande autorise à nouveau les bateaux de croisière ainsi que les yachts de plaisance étrangers à accoster dans ses ports.
L’activité manufacturière en zone euro s’est contractée en juillet, alors que les stocks de marchandises invendues se sont accumulés en raison de la faible demande. L’indice PMI manufacturier ressort à 49,8, sous la barre de 50 pour la première fois depuis juin 2020, selon les données de l’enquête de S&P Global. L’indice des nouvelles commandes est passé de 45,2 à 42,6, un plus bas depuis mai 2020, augmentant les craintes de récession dans la région. Le secteur est en contraction dans les quatre grandes économies de la zone euro: Allemagne, France, Italie et Espagne. «La détérioration de la conjoncture amorcée en juin dans le secteur manufacturier de la zone euro s’est accentuée au début du troisième trimestre, renforçant les risques de récession. Hormis les mois de confinements imposés pendant la crise sanitaire, les nouvelles commandes ont enregistré leur plus forte contraction depuis la crise de la dette souveraine en 2012», a noté Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global.
Le yen a bondi vendredi à un sommet de six semaines, autour de 133 face au dollar, soutenu par différentes nouvelles malgré la contraction de la croissance américaine jeudi. D’un côté, le moral des consommateurs a chuté à un plus bas de 18 mois à cause du covid-19 et la progression des ventes au détail a ralenti (+1,5% en rythme annuel en juin) avec une inflation sous-jacente en hausse pour la région de Tokyo (+2,3% en rythme annuel en juillet). D’un autre côté, la production industrielle nippone aprogressé à un niveau mensuel record de +8,9% en juin (après -7,5% en mai), tirée notamment par les automobiles, les équipements informatiques et électroniques. Le taux de chômage est resté inchangé (2,6%).Malgré une révision de sa prévision de croissance 2022 de 2,9% à 2,4%, le sous-gouverneur de la Banque du Japon, Masayoshi Amamiya, a déclaré que la banque centrale réfléchissait aux moyens de sortir de sa politique monétaire ultra-accommodante à moyen terme.