Alors que l’Organisation des Nations unies (Onu) annonçait en juillet de nouveaux chiffres en hausse pour la démographie mondiale qui devrait dépasser les 8 milliards d’habitants cette année et plus de 10 milliards d’ici à la fin du siècle, ces prévisions ne colleraient pas à la réalité, dénonce dans une étude parue lundi un économiste de HSBC, James Pomeroy, relayé notamment par Les Echos. Sa thèse inverse est fondée sur une baisse du taux de fécondité qui se dégraderait davantage que ce qui est prévu par l’Onu, qui le voit passer de 2,3 en 2021 à 2,1 en 2050. Et elle renforce la probabilité d’une réduction de la population mondiale à partir d’un pic bien plus précoce, autour de 2045. Avec un taux de natalité qui baisserait de 20% plutôt que de 10% si les conditions économiques se durcissaient, et une population mondiale vieillissante donc une mortalité en hausse, les deux courbes pourraient se croiser entre 2080 et 2090 selon James Pomeroy, pour aboutir à une population mondiale de 4 milliards d’habitants en 2100 ! Une mauvaise nouvelle pour la croissance, mais une bonne nouvelle pour le climat.
Les nouvelles commandes de biens durables manufacturés sont restées stables entre juillet et juin, décevant les attentes du marché qui tablait sur une augmentation de 0,6% après une hausse révisée à 2,2% entre mai et juin. C’est le premier rapport de l’US Census Bureau décevant en cinq mois, tiré par une baisse de 0,7% des commandes de matériel de transport. Hors transport, les nouvelles commandes ont augmenté de 0,3%, et hors défense, les nouvelles commandes ont augmenté de 1,2%. Les commandes de biens d’équipement non militaires hors aéronefs, un indicateur indirect de l’investissement en équipement, ont augmenté de 0,4%, en baisse par rapport à la progression de 0,9% en juin, mais légèrement supérieure aux prévisions de 0,3%.
La croissance de l’activité du secteur privé a nettement ralenti en août au Royaume-Uni, conséquence d’une contraction dans l’industrie et d’une expansion ténue dans les services, montrent mardi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achats (lire par ailleurs). L’indice PMI composite a reculé à 50,9, après 52,1 en juillet, donc moins qu’attendu (51,1). L’indice PMI flash des services accuse une baisse marginale à 52,5, après 52,6 en juillet, mais celui de l’industrie chute à 46, après 52,1, au plus bas depuis mai 2020. Une faible demande des consommateurs sur fond de dégradation des perspectives, ainsi que des pénuries de personnel et de matières premières ont durement affecté les producteurs, selon S&P Global.
Les ventes au détail au Royaume-Uni ont surpris à la hausse en juillet. Elles ont augmenté de 0,3% par rapport au mois précédent, selon les données publiées vendredi par l’office britannique des statistiques ONS. Cela met fin à une série de trois baisses mensuelles consécutives. Les économistes anticipaient un nouveau recul de 0,2%. Les ventes du commerce de détail hors magasin (principalement en ligne) ont rebondi de 4,8 %, les promotions ayant stimulé les achats, tandis que les ventes des magasins d’alimentation ont augmenté de 0,1 %. En revanche, les ventes de carburant automobile (-0,9%) et des magasins non alimentaires (-0,7%) ont diminué. Sur un an, les ventes sont en baisse.
Les prix à la production en Allemagne ont enregistré en juillet leur plus forte hausse d’un mois sur l’autre et en rythme annuel alors que les coûts de l'énergie continuent de flamber. L’indice est ressorti en hausse de 37,2% en rythme annuel (+32,7% en juin) et de 5,3% sur un mois, a annoncé vendredi l’Office fédéral de la statistique Destatis. Il s’agit de chiffres records depuis le suivi de cet indicateur en 1949. Ils sont en outre largement supérieurs aux attentes des économistes (+0,6% sur un mois et +32% sur un an, selon Reuters). Les prix de l'énergie dans leur ensemble ont grimpé de 105% en rythme annuel, en raison principalement de l’augmentation des prix du gaz naturel, en hausse de 163,8% sur l’année, et de l'électricité, en hausse de 125,4% sur l’année.
Le rapport sur l’emploi de juillet en Australie est surprenant. Le taux de chômage a atteint un plus bas depuis 48 ans à 3,4%, selon les données publiées jeudi par l’Australian Bureau of Statistics (ABS), un chiffre légèrement inférieur aux attentes des économistes. Mais l’économie australienne a détruit 40.900 emplois sur la période, contre 25.000 créations attendues. Il s’agit du premier recul depuis octobre dernier. Ces données contradictoires ne signalent pas forcément un début de refroidissement d’un marché du travail particulièrement soutenu ces derniers mois, et ayant obligé la banque centrale à accentuer son resserrement monétaire. Cette baisse coïncide avec les congés scolaires hivernaux et une résurgence des infections au Covid-19, explique l’ABS.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière à 250.000 contre 252.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 265.000 inscriptions au chômage après les 262.000 annoncées initialement pour la semaine au 6 août. La moyenne mobile sur quatre semaines a reculé à 246.750 après 249.500 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,437 million lors de la semaine au 6 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,430 million la semaine précédente.
La croissance de l'économie de la zone euro au deuxième trimestre a été légèrement moins soutenue qu’annoncé initialement. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,6% sur la période par rapport aux trois mois précédents et de 3,9% sur un an, a annoncé mercredi Eurostat. Une première estimation publiée fin juillet avait fait état d’une croissance de 0,7% et de 4% respectivement. La croissance du deuxième trimestre est notamment à mettre au crédit de l’Italie et de l’Espagne, qui affichent une croissance de 1% et 1,1% respectivement en rythme trimestriel, alors que l'économie allemande a stagné et que le PIB français a augmenté de 0,5%.
Les ventes au détail aux Etats-Unis sont restées inchangées au mois de juillet contre toute attente, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 0,1%. La hausse de juin, initialement annoncée à 1%, a en outre été revisée en baisse à +0,8%. Hors automobiles, carburants, matériaux de construction et services alimentaires, les ventes au détail ont progressé de 0,8% en juillet, après +0,7% en juin.
Le marché du travail en Grande-Bretagne montre des signes de refroidissement. Le taux de chômage de 3,8% au cours du deuxième trimestre est resté inchangé, proche d’un creux d’un demi-siècle. Mais le nombre de personnes ayant intégré le marché du travail au cours de la période par rapport au trimestre précédent, soit 160.000, est ressorti nettement inférieur aux prévisions (256.000, selon le consensus Reuters), montrant une certaine prudence des entreprises. Les postes vacants, qui ont par ailleurs chuté pour la première fois depuis mi-2020, sont restés proches d’un niveau record à 1,274 million. Les données de l’institut statistique (ONS) ont montré que les salaires hors primes au deuxième trimestre étaient supérieurs de 4,7% à ceux d’un an plus tôt mais les travailleurs sont de plus en plus touchés par l’inflation. Les revenus corrigés de l’indice des prix à la consommation ont baissé de 4,1 %, le plus fort recul depuis que la statistique a commencé à être compilée en 2001.
Le déficit budgétaire primaire de la Grèce est ressorti bien inférieur aux attentes depuis début 2022. Il s’est élevé à 1,167 milliard d’euros entre janvier et juillet, a indiqué mardi le ministère des Finances, bien en deçà de son objectif de 5,808 milliards. La plus forte fréquentation touristique et des revenus ponctuels supplémentaires expliquent la forte contraction de ce déficit qui s'était élevé à 9,06 milliards au cours de la même période de 2021. Sur la base des dernières projections du gouvernement faites en avril, le déficit primaire devrait se réduire à 2% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 7,3 % du PIB en 2021. Athènes aura donc plus de marge de manoeuvre pour soutenir les entreprises et les ménages dont les coûts énergétiques ont flambé.
La construction résidentielle est tombée à son plus bas niveau en près d’un an et demi en juillet aux États-Unis et plus que prévu par les économistes. Les mises en chantier ont plongé de 9,6% sur un an corrigé des variations saisonnières, à 1,446 million d’unités, a indiqué mardi le département américain du commerce, le niveau le plus bas depuis février 2021, contre 1,599 million d’unités en juin. Les économistes interrogés par Reuters avaient prévu une baisse des mises en chantier à 1,540 million d’unités. Parallèlement, les nouveaux permis de construction accordés ont diminué de 1,3 % à 1,674 million d’unités. L’immobilier résidentiel est affecté par la hausse des taux hypothécaires et des prix des matériaux de construction, suggérant que le marché du logement pourrait se contracter davantage au troisième trimestre.
L’activité manufacturière dans la région de New York s’est fortement dégradée en août pour tomber en zone de contraction, montre lundi l’enquête mensuelle de l’antenne régionale de la Réserve fédérale. L’indice «Empire State» a chuté à -31,30 après +11,10 en juillet alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une baisse à +5,0 seulement. La composante des nouvelles commandes est ressortie à -29,6 après 6,2 le mois dernier et celle de l’emploi a reculé à +7,4 après +18,0. Celle des prix acquittés a baissé aussi, à +55,5 contre +64,3 en juillet. Le sous-indice mesurant le jugement des entreprises sur leurs perspectives d’activité à un horizon de six mois a progressé pour atteindre +2,1 après -6,2 le mois précédent.
L'économie britannique s’est contractée moins que prévu au deuxième trimestre et sur le seul mois de juin malgré les deux jours fériés exceptionnels accordés pour les soixante-dix ans de règne de la reine d’Angleterre. Le produit intérieur (PIB) a baissé de 0,1% par rapport au trimestre précédent et de 0,6% en juin, la plus importante contraction mensuelle depuis janvier 2021, selon les données préliminaires publiées vendredi par l’Office national de la statistique (-0,2% au deuxième trimestre et -1,3% en juin attendus par les économistes). La Banque d’Angleterre a averti que l'économie britannique devrait connaître sa plus longue période de récession depuis 2008 avec une inflation culminant à plus de 13% sur un an en octobre.
Les inscriptions au chômage ont augmenté aux Etats-Unis la semaine dernière à 262.000 contre 248.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 263.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine se terminant le 30 juillet ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 260.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 252.000 contre 247.500 (révisé) la semaine précédente.
A la faveur du recul des prix de l’énergie, l’indice des prix à la production (PPI) pour la demande finale a reculé de 0,5% le mois dernier aux Etats-Unis, après avoir augmenté de 1% en juin, montrent les statistiques publiées jeudi par le département du Travail. Sa hausse sur un an atteint 9,8% après 11,3% en juin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,2% d’un mois sur l’autre et de 10,4% sur un an. L’indice mesurant les pressions sous-jacentes sur les prix à la production, en excluant l’alimentation, l'énergie et les services commerciaux, a enregistré de son côté une progression 0,2% le mois dernier contre +0,3% en juin. Sur un an, la croissance de cet indice a été de 5,8% en juillet, contre 6,4% en juin.
D’un côté, les Etats-Unis ont enregistré un deuxième trimestre consécutif de contraction du PIB, et de l’autre, le marché de l’emploi n’y a jamais été aussi dynamique.
Les entreprises allemandes, qui se préparent déjà à une possible récession sur fond de pénuries d'énergie cet hiver, doivent désormais faire face au manque d’eau dans le Rhin. Les températures caniculaires et la faible pluviosité ont asséché cet axe majeur de communication pour le transport de nombreux produits en Allemagne, entraînant des retards dans les livraisons et multipliant par cinq les frais de transport. Par endroit le niveau est cinq fois inférieur à l’accoutumée, ce qui affecte le trafic. Les économistes estiment que ces perturbations pourraient réduire d’un demi-point de pourcentage la croissance du produit intérieur brut de l’Allemagne cette année.