Les ministres des Finances des pays du G20 se sont accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai, et jusqu'à la fin de l’année. Tous les créanciers publics bilatéraux participeront à cette initiative de suspension de la dette, selon le communiqué final publié à l’issue d’une visioconférence. Mardi, le G7 s'était dit favorable à une telle initiative. Le G20, dont font partie entre autres la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie, appelle les créanciers privés à s’accorder sur une initiative sur des termes comparables, et demande aux banques multilatérales de développement d'étudier les moyens de suspendre le service de la dette.
Les ventes du commerce de détail ont chuté de 24% en France en mars par rapport à février, selon les données publiées par la Banque de France. Les ventes de produits industriels se sont effondrées de 43,4%, alors que le recul des ventes des produits alimentaires est resté limité (-0,9%). Sur le premier trimestre, les ventes au détail reculent de 7,2% par rapport au précédent, dont une baisse de 14,6% des produits industriels (la pharmacie faisant exception) et une progression de 3,2% des produits alimentaires.
Les ministres des Finances des pays du G20 se sont accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai, et jusqu'à la fin de l’année. Ils se sont également dits prêts à prendre des mesures supplémentaires face à l'épidémie de coronavirus.
Les restrictions de déplacement entrées en vigueur le mois dernier en Allemagne pour enrayer la propagation du coronavirus vont être prolongées jusqu’au 3 mai au moins, selon le quotidien économique Handelsblatt. La chancelière Angela Merkel doit participer dans la journée à un conseil des ministres en visioconférence avant de s’entretenir avec les ministres-présidents des 16 Länder au sujet d’un éventuel assouplissement des mesures de confinement.
Les ventes du commerce de détail ont chuté de 24% en France en mars par rapport à février, selon les données publiées par la Banque de France. Les ventes de produits industriels se sont effondrées de 43,4% le mois dernier, alors que le recul des ventes des produits alimentaires est resté limité (-0,9%). C’est jusque-là, la conséquence la plus visible de la fermeture de nombreux commerces en raison du confinement généralisé pour lutter contre le coronavirus. Ces données en volume sont corrigées des variations saisonnières et calendaires.
Le plan d’aide aux entreprises affectées par la crise du coronavirus va s'élever à 110 milliards d’euros, a confirmé mercredi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, sur RTL.
L'institution prévoit une contraction de 3% de l’économie mondiale en 2020 avant un rebond encore incertain. La France anticipe une chute de 8% de son PIB.
L’Autriche a autorisé, mardi, la réouverture de milliers de magasins. Comme la France, elle avait fermé les écoles, les bars, les restaurants, les théâtres, les commerces non essentiels et les divers lieux de rassemblement il y a environ quatre semaines, et demandé à ses habitants de rester chez eux. Le gouvernement autrichien avait dévoilé un plan de réouverture progressive de l'économie, en commençant ce mardi par les commerces de moins de 400m², les magasins de bricolage et les jardineries.Suivront le 1er mai les coiffeurs, magasins de plus grande taille et centres commerciaux. Le Danemark, lui, prévoit de commencer à rouvrir les écoles à partir de mercredi.
Ces pays, notamment africains, bénéficieront d’un moratoire sur leur dette. Ils sont nombreux à demander l’aide d’urgence du FMI ou de la Banque mondiale.
Le produit intérieur brut (PIB) pourrait se contracter de 8% cette année en France, a annoncé mardi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC, la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai rendant caduques les prévisions évoquées la semaine dernière. Le projet de loi de finances rectificative devrait en outre porter la prévision de déficit pour 2020 à 9% du PIB, la prolongation du confinement mis en place pour freiner l'épidémie de nouveau coronavirus accroissant l’impact de la crise sur les finances publiques.
L’Autriche a autorisé, ce mardi, la réouverture de milliers de magasins mardi, devenant l’un des premiers pays de l’Union européenne à lancer franchement la levée du confinement décidé face à l'épidémie de nouveau coronavirus. Comme la France, elle avait fermé les écoles, les bars, les restaurants, les théâtres, les commerces non essentiels et les divers lieux de rassemblement il y a environ quatre semaines, et demandé à ses habitants de rester chez eux.
Le Fonds monétaire international (FMI) a, sans surprise, révisé en forte baisse ses prévisions économiques mondiales pour tenir compte de la chute de l’activité provoquée par la pandémie de coronavirus. «Le ‘Grand Confinement’, comme on pourrait l’appeler, devrait amputer fortement la croissance», indique l’institution de Washington qui prévoit désormais une contraction de l’économie de 3%, au lieu d’une croissance de 3,3% annoncée en janvier dernier avant que la pandémie ne prenne de l’ampleur.
Le produit intérieur brut (PIB) pourrait se contracter de 8% cette année en France, la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai rendant caduques les prévisions évoquées la semaine dernière. Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie a annoncé mardi sur BFMTV et RMC que la contraction de l'économie française serait plus marquée que prévu jusqu’ici (-6%). «Le confinement est plus long que ce qui pouvait avoir été anticipé (...) évidemment ça aura un impact plus fort sur notre croissance nationale. Nous avions prévu une croissance à -6, nous aurons une prévision de croissance qui va être fixée à -8 pour le projet de loi de finances rectificative» qui sera présenté mercredi en conseil de ministres, a déclaré mardi Bruno Le Maire.
Les données d’échanges commerciaux avec la Chine sont meilleures qu’attendues en mars mais elles continuent de montrer une reprise progressive de l’activité. Les exportations ont chuté de 6,6%, tandis que les importations ont diminué de 0,9%, ce qui est supérieur aux attentes des économistes interrogés par Reuters qui tablaient sur une chute de de 14% des exportations et de 9,5% des importations.
La contraction du produit intérieur brut de l'économie britannique pourrait atteindre 25% à 30% au deuxième trimestre, rapporte lundi le quotidien The Times, relayant des propos attribués au ministre des Finances, Rishi Sunak. Le nombre de décès imputés au Covid-19 en milieu hospitalier a franchi dimanche le cap des 10.000 morts en Grande-Bretagne. Jeremy Farrar, directeur du Wellcome Trust, une fondation active dans le domaine de la santé, et membre du conseil scientifique rattaché au gouvernement, a déclaré à la BBC que le pays serait «certainement l’un des plus lourdement atteints, sinon le plus lourdement atteint, en Europe». Touché par le coronavirus, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, 55 ans, a quitté dimanche l’hôpital Saint-Thomas de Londres où il avait été admis une semaine plus tôt, et entamé sa convalescence dans la résidence officielle de Chequers, au nord-ouest de Londres. Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a été chargé d’assurer l’intérim.
Avec 517 décès supplémentaires en 24 heures, le nombre de morts provoquées par le coronavirus en Espagne est passé lundi à 17.489 mais ce bilan quotidien marque une décélération. Le pays a commencé à assouplir légèrement les mesures de confinement en vigueur depuis plus d’un mois. Certaines entreprises, notamment dans la construction et l’industrie, ont pu reprendre leur activité lundi. Les forces de l’ordre distribuaient lundi des masques de protection aux passagers empruntant les transports en commun pour se rendre de nouveau au travail. Mais la plupart des Espagnols sont toujours soumis au confinement, et les magasins, les bars et les lieux publics resteront fermés au moins jusqu’au 26 avril. La crise sanitaire pèse lourdement sur l'économie espagnole. Depuis la mi-mars, 900.000 emplois ont disparu.
Les marchés resteront attentifs la semaine prochaine aux développements sur le front de la pandémie de coronavirus et prendront connaissance des premiers résultats d’entreprises au premier trimestre. La semaine sera écourtée sur les marchés européens en raison d’un jour férié lundi. Le ralentissement du nombre de nouveaux cas de Covid-19 en Europe et aux Etats-Unis a suscité une vague d’optimisme sur les places boursières mondiales, qui ont nettement rebondi ces derniers jours.
La production industrielle a progressé de 0,9% sur un mois en février dans l’ensemble de l’industrie, après un bond de 1,1% en janvier, selon des chiffres publiés ce matin par l’Insee. Dans le seul secteur manufacturier, la production était également en hausse de 0,9%, suivant une progression de 1,2% en janvier. Mais de décembre à février, la production industrielle dans son ensemble a reculé de 1,4% par rapport aux trois mois précédents.
Les inscriptions au chômage hebdomadaires ont de nouveau dépassé 6 millions aux Etats-Unis la semaine du 4 avril portant à plus de 15 millions leur nombre en trois semaines. Les nouvelles demandes d’allocations ont progressé de 6,606 millions. La moyenne sur quatre semaines, elle, augmente fortement à 4,27 millions contre 2,67 millions (révisé) la semaine précédente. Cette statistique était très attendue par le marché car il s’agit d’un indicateur en temps réel des conséquences sur l’emploi et l’économie des mesures de restriction prises pour lutter contre le coronavirus. Les données mensuelles sur l’emploi, publiées vendredi dernier pour le mois de mars, ne donnent qu’une vue partielle avec 701.000 postes détruits.