Le secteur manufacturier s’est contracté en mars aux Etats-Unis en raison d’une diminution de la demande face à l’irruption de l'épidémie de coronavirus, selon l'étude mensuelle réalisée par l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs des achats. L’ISM a indiqué mercredi que son indice manufacturier avait reculé à 49,1 en mars contre 50,1 en février. Un chiffre inférieur à 50 est synonyme de baisse de l’activité. Le consensus tablait sur un ralentissement plus marqué, avec un indice de 44,5 en mars.
Le secteur manufacturier s’est contracté en mars aux Etats-Unis en raison d’une diminution de la demande face à l’irruption de l'épidémie de coronavirus, selon l'étude mensuelle réalisée par l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs des achats.
Le chômage dans la zone euro était tombé à 7,3% en février, juste avant la multiplication des mesures de confinement qui menacent de provoquer son envolée. Pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, il s’agissait de son plus bas niveau depuis mars 2008, a annoncé mercredi Eurostat. Dans l’ensemble des 27 Etats membres de l’Union européenne, les demandeurs d’emploi représentaient 6,5% de la population active en février, un niveau inchangé par rapport à janvier, au plus bas depuis 2000.
L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro a chuté en mars, conséquence des graves perturbations dans les chaînes d’approvisionnement liées aux mesures de confinement et aux arrêts de production pour lutter contre le coronavirus, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle PMI d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat.
Les ménages allemands se sont rués au mois de février sur les produits de première nécessité, anticipant le confinement et les mesures de quarantaine mises en place outre-Rhin en raison de la pandémie de coronavirus. Selon les statistiques officielles publiées ce matin, les ventes au détail en Allemagne ont bondi en février de 6,4% sur un an en données ajustées, une hausse plus de quatre fois supérieure à ce qu’anticipaient en moyenne les analystes. D’un mois sur l’autre, elles ont progressé de 1,2%. Ces hausses ont été perceptibles dans tous les segments de consommation mais elles ont été sensiblement plus fortes (+7,8%) pour l’alimentation, les boissons et le tabac.
Les indices PMI d’activité dans le secteur privé ont nettement rebondi en mars en Chine après la chute enregistrée en janvier-février, en pleine période de confinement pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Depuis, l’activité a progressivement repris. L’indice PMI manufacturier officiel remonte à 52 (et sort de la zone de contraction sous 50) contre 35,7 au cours de la période précédente. La banque Nomura anticipe toutefois un tassement de ces indices dès avril en raison du ralentissement de la demande externe et du risque d’une deuxième vague de contamination de coronavirus en Chine.
Le nombre de chômeurs en Allemagne a augmenté moins que prévu en mars, de 1.000 en un mois en données corrigées, après un recul de 8.000 en février, selon l’agence allemande pour l’emploi - une évolution reflétant partiellement l’impact de la pandémie de coronavirus sur le marché de l’emploi dans le pays. Les économistes anticipaient une hausse de 35.000. Le taux de chômage de l’Allemagne est par ailleurs resté stable à 5% par rapport à février, à comparer à un consensus de 5,1%.
La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a appelé mardi les entreprises ayant recours au chômage partiel à diminuer de 25% la rémunération de leurs dirigeants. Le gouvernement, qui met en oeuvre un plan d’aide aux entreprises, a énoncé des conditions pour leurs bénéficiaires. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a déjà prévenu que les entreprises bénéficiaires des prêts garantis par l’Etat pour un montant total de 300 milliards d’euros ne devraient pas verser de dividendes, ni procéder à des rachats d’actions. Dans le cas de celles ayant recours au chômage partiel, le ministre a appelé les entreprises à faire preuve de «la plus grande modération» sur la distribution des dividendes, sans aller toutefois jusqu'à exiger leurs suspension.
Le nombre de chômeurs en Allemagne a augmenté moins que prévu en mars, une évolution reflétant partiellement l’impact de la pandémie de coronavirus sur le marché de l’emploi dans le pays. En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de chômeurs outre-Rhin a augmenté de 1.000 en un mois, après un recul de 8.000 en février, selon les chiffres publiés ce mardi par l’agence allemande pour l’emploi. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 35.000. Le taux de chômage de l’Allemagne est par ailleurs resté stable à 5% par rapport à février, à comparer à un consensus de 5,1%.
Les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 0,5% sur le mois qui s’achève par rapport à février et de 0,7% sur un an contre +1,2% en rythme annuel le mois précédent, selon la première estimation publiée ce matin par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les économistes prévoyaient en moyenne une inflation de 0,8% en rythme annuel. Les prix de l'énergie ont chuté de 4,3% par rapport à mars 2019, alors que ceux des produits alimentaires non transformés augmentaient de 3,5%. En excluant ces deux composantes volatiles, l’inflation dans la zone euro ressort à 1,2% sur un an en mars, comme attendu, après 1,3% en février.
Les indices PMI d’activité dans le secteur privé ont nettement rebondi en mars en Chine après la chute enregistrée en janvier-février, en pleine période de confinement pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Depuis, l’activité a progressivement repris. L’indice PMI manufacturier officiel remonte à 52 (et sort de la zone de contraction sous 50) contre 35,7 au cours de la période précédente. Ce chiffre est bien supérieur aux attentes des économistes. Ces derniers attendaient un indice toujours sous 50. Ce rebond n’a rien d’étonnant pour les économistes de Nomura si l’on prend en considération l’indice PMI des industries émergentes (EPMI), publié la semaine passée et tenant notamment compte du secteur technologique chinois, qui est passé de 29,9 en février à 55,3. L’ampleur du rebond du PMI des services surprend également à 52,3 contre 29,6 lors du dernier relevé.
Les pays d’Europe du nord, dont les économies sont très ouvertes, sont durement touchés par la crise du coronavirus. Le PIB de la Suède devrait se contracter cette année de 4%, selon le ministère des Finances en raison des conséquences de l’épidémie de coronavirus à la fois sur l’offre et la demande. La contraction serait aussi importante qu’en 2009 (-4,2%) pendant la grande crise financière.
Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne avec l'épidémie de coronavirus qui pourrait contracter le PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Son scénario de référence prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant un potentiel rebond de +3,7% l’an prochain. Une courbe de récession plus marquée, avec des arrêts généralisés de la production ou une prolongation des mesures sanitaires pourrait toutefois entraîner une contraction plus forte, de -5,4% en 2020 avant de rebondir de +4,9% en 2021, prévient-il.
Le Conseil allemand des experts économiques a jugé lundi qu’une récession était inévitable au premier semestre en Allemagne compte tenu de l'épidémie de coronavirus qui pourrait provoquer une contraction du PIB de la première économie de la zone euro de 5,4% cette année. Le scénario de référence de ce conseil, composé de cinq économistes chargés de conseiller le gouvernement d’Angela Merkel, prévoit une contraction de l'économie de -2,8% cette année, avant de potentiellement rebondir de +3,7% l’année prochaine.
Environ 220.000 entreprises françaises avaient demandé vendredi à bénéficier du chômage partiel en raison de l'épidémie de coronavirus, et 2,2 millions de salariés sont concernés, soit «600.000 de plus que la veille», a déclaré dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Les principaux domaines concernés sont l’industrie, l’hébergement, la restauration, la construction, le commerce non-alimentaire et les garages, a précisé la ministre du Travail. Ce dispositif mis en place par l’Etat prévoit une indemnisation des salariés correspondant à 70% de leur rémunération brute horaire et une allocation pour les entreprises.
L’indicateur synthétisant la confiance des ménages dans la situation économique française s’est replié d’un point par rapport au mois de février pour s’inscrire à 103, selon l’Insee, qui précise que l’enquête a été menée du 26 février au 17 mars, soit en grande partie avant l’instauration des mesures de confinement, le 16 mars dernier. Les économistes tablaient sur un recul plus marqué, avec une prévision moyenne de 92, mais ils n’avaient probablement pas anticipé que l’enquête porte principalement sur la période pré-confinement.
Chaque mois de confinement se traduira par une perte de deux points de pourcentage sur le produit intérieur brut (PIB) des principales économies mondiales, selon Angel Gurria le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). De nombreuses économies vont tomber en récession après avoir décrété des mesures de confinement plus ou moins drastiques pour tenter de ralentir la propagation de la pandémie de coronavirus. Jeudi, l’Insee a estimé qu’un mois de confinement coûtait 3 points de PIB annuel à la France.