L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est repliée en mars à un plus bas de plus de dix ans, un signal d’alerte pour la troisième puissance économique mondiale, en pleine épidémie du coronavirus. La version ‘flash’ de l’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank s’est établi à 44,8 en données corrigées marque un recul après 47,8 en lecture définitive en février, étant au plus bas depuis avril 2009. L’indice composite, qui regroupe industrie et services, s’est établi dans sa version ‘flash’ à 35,8 en mars, étant au plus bas niveau depuis avril 2011, contre 47,0 le mois précédent.
Les indices PMI montrent les dégâts causés par les mesures de confinement prises pour lutter contre le coronavirus et confirment le risque de récession.
L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre sur trois mois 40 milliards d’euros à la filière touristique française qui fait vivre deux millions de personnes, a estimé mardi le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. Avec une prévision de 91 millions de visiteurs étrangers pour 2019, la France reste la première destination touristique mondiale mais a vu la progression du nombre de touristes ralentir sous l’effet de la crise des ‘Gilets jaunes’ notamment.
L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre sur trois mois 40 milliards d’euros à la filière touristique française qui fait vivre deux millions de personnes, a estimé mardi le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. La filière «génère pour tous nos territoires environ 170 milliards d’euros chaque année de recettes touristiques, entre les touristes internationaux et les Français qui se déplacent en vacances», a-t-il précisé sur Sud Radio.
La France et l’Allemagne ont vu l’activité du secteur privé s’effondrer en mars, à un niveau record dans le cas de l’Hexagone, en raison des mesures prises pour faire face à la pandémie de coronavirus.
Les indices PMI des directeurs d’achat montrent une chute brutale de l’activité du secteur privé en mars en zone euro. L’indice composite, publié ce matin par IHS Markit, qui combine secteur manufacturier et services, a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire (flash), contre 51,6 en février. Il chute plus fortement que prévu par les économistes interrogés par Reuters dont la médiane des estimations se situait à 38,8. C’est sa plus forte baisse depuis qu’il est mesuré en 1998 et son plus bas historique (précédent de 36,2 en février 2009). L’activité économique s’est effondrée en raison des mesures de confinement prises par la plupart des pays afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus
L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est repliée en mars à un plus bas de plus de dix ans, un signal d’alerte pour la troisième puissance économique mondiale alors que s'étend l’impact de l'épidémie du nouveau coronavirus apparue en décembre dernier en Chine continentale. La version ‘flash’ de l’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank s’est établi à 44,8 en données corrigées des variations saisonnières, marquant un recul après 47,8 en lecture définitive en février. Il s’agit de son plus bas niveau depuis avril 2009.
La confiance des ménages dans l’Union européenne a chuté en mars sur fond de pandémie de coronavirus, montre l’enquête mensuelle de la Commission européenne. Son indice de confiance du consommateur ressort en baisse de cinq points à -11,6 dans la zone euro en première estimation et de 4,5 points dans l’ensemble de l’UE à -10,4. Ces chiffres ne reflètent que partiellement l'évolution du sentiment ces dernières semaines, l’enquête ayant été interrompue plus tôt que d’habitude. Les estimations publiées ne prennent ainsi en compte que 15% environ des réponses.
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 se réuniront mardi matin dans le cadre d’une téléconférence pour examiner les dispositions prises face à l'épidémie de coronavirus et à ses conséquences économiques, selon Reuters, qui cite une source source proche de l’organisation.
La confiance des ménages dans l’Union européenne a chuté en mars sur fond de pandémie de coronavirus, montrent les premiers résultats de l’enquête mensuelle de la Commission européenne. Son indice de confiance du consommateur ressort en baisse de cinq points à -11,6 dans la zone euro en première estimation et de 4,5 points dans l’ensemble de l’UE à -10,4. Ces chiffres ne reflètent que partiellement l'évolution du sentiment ces dernières semaines car Bruxelles précise que l’enquête a été interrompue plus tôt que d’habitude dans une grande majorité de pays. Les estimations publiées ne prennent ainsi en compte que 15% environ des réponses.
La crise du coronavirus pourrait coûter entre 255 et 729 milliards d’euros à l’économie allemande, selon les calculs réalisés par l’institut économique Ifo. « Les coûts dépasseront sans doute tout ce qui s’est produit au cours des dernières décennies en termes de crises économiques ou de catastrophes naturelles », a affirmé Clemens Fuest, le président de l’Ifo ajoutant qu’en fonction des scénarios l’impact pour l’économie serait compris entre 7,2 points et 20,6 points.
Le Comité international olympique (CIO) a annoncé dimanche qu’il se donnait quatre semaines pour discuter de l’organisation des Jeux olympiques de Tokyo, prévus du 24 juillet au 9 août, et a ouvert la porte à un éventuel report de l'évènement en raison de l'épidémie de coronavirus. Les appels d’organisations sportives à reporter les Jeux Olympiques de Tokyo ont été nombreux face aux difficultés rencontrées par l’ensemble de la communauté internationale pour contenir l'épidémie. Jusque-là , le CIO et les organisateurs des Jeux de Tokyo s'étaient toujours opposés à un report. Toutefois, le comité refuse en revanche catégoriquement d’annuler l'évènement.
La propagation exponentielle de la pandémie de coronavirus et son impact économique resteront au centre de l’attention des marchés la semaine prochaine. Si les banques centrales se sont rapidement mobilisées en multipliant les assouplissements de politiques monétaires, les attentes les plus fortes portent maintenant sur les soutiens budgétaires des gouvernements, au-delà des déclarations d’intention, pour faire face au choc majeur qui arrive.
L’Allemagne se prépare à adopter un budget spécial d’environ 150 milliards d’euros pour faire face à la crise du coronavirus, a appris vendredi Reuters d’une source gouvernementale, confirmant une information du Handelsblatt. Ce budget devrait être entériné lundi par le cabinet fédéral.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté plus que prévu aux Etats-Unis la semaine dernière pour atteindre un plus-haut depuis septembre 2017, signe que l'épidémie de coronavirus commence à pénaliser le marché de l’emploi américain. Ces inscriptions ont grimpé à 281.000 en données ajustées lors de la semaine du 14 mars, a annoncé le département du Travail. Les économistes attendaient 220.000 inscriptions. Les données de la semaine précédente ont été confirmées à 211.000.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté plus que prévu aux Etats-Unis la semaine dernière pour atteindre un plus haut depuis septembre 2017, signe que l'épidémie de coronavirus commence à pénaliser le marché de l’emploi américain. Ces inscriptions ont grimpé à 281.000 en données ajustées lors de la semaine au 14 mars, a annoncé aujourd’hui le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 220.000 inscriptions. Les données de la semaine précédente ont été confirmées à 211.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 232.250 contre 215.750 (révisé) la semaine précédente.
Bruno Le Maire a réaffirmé jeudi la volonté du gouvernement de faire le nécessaire, y compris par le biais d'éventuelles nationalisations, pour soutenir les grandes entreprises françaises susceptibles d'être menacées par la chute de leur activité du fait de la pandémie de coronavirus. «Nous avons toutes les options sur la table, nous avons tout examiné, je les présenterai au président de la République très prochainement», a ajouté le ministre de l’Economie sur France inter.
Alors que l’Allemagne annonce ce matin 3.000 cas de contagion supplémentaires au coronavirus, l’institut Ifo a publié un indice préliminaire du climat des affaires en Allemagne en forte chute. L’indice Ifo passerait de 96 points en février à 87,7 points en mars. Ce serait sa plus importante baisse depuis 1991. L’indicateur revient à un plus bas depuis août 2009. La chute dans l’industrie n’a, quant à elle, jamais été aussi forte depuis 70 ans. Et les perspectives des entreprises n’ont jamais été aussi sombres, commente l’institut qui indique que l’économie allemande plonge rapidement en récession.
« Tout le malheur des hommes est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre » : cette pensée de Blaise Pascal retrouve toute sa fraîcheur avec l’épidémie qui assigne tout le monde au confinement. Il ne semble pas, toutefois, que soient saisies toutes les opportunités présentées par le coronavirus de s’entraîner à calmer la course effrénée des humains. Nonobstant les mesures de confinement, la mobilisation est générale pour faire repartir la sacro-sainte croissance, comme si la pandémie actuelle ne venait pas de cette quête et de la surutilisation des ressources terrestres qui va avec. Le coronavirus présente l’avantage d’être peu offensif, non transmissible par voie aérienne, il aurait pu servir de banc d’essai à un mode de vie plus durable, avant d’autres épidémies qui lui succéderont à coup sûr faute de cela et pourront être plus graves.