L’économie chinoise n’est pas remise du coronavirus. L’indice PMI manufacturier, publié par Caixin/Markit, est repassé, contre toute attente, sous le seuil des 50 qui sépare les zones de contraction et d’expansion. Il ressort à 49,4 en avril, en baisse par rapport à 50,1 en mars. Si l’économie est doucement repartie avec la levée des mesures de confinement dans le pays, les entreprises chinoises doivent désormais faire face à la chute de la demande externe, en raison de l’arrêt de pans entiers d’activité dans la plupart des autres pays dans le monde. L’enquête Caixin/Markit qui interroge principalement des PME exportatrices en témoigne. Les commandes à l’exportation ont connu en avril leur plus importante contraction depuis la crise financière de 2008, avec un sous-indice plongeant à 33,7.
L’activité économique dans la zone euro a subi au premier trimestre la plus forte contraction de son histoire en raison de l'épidémie de coronavirus et des mesures de confinement mises en œuvre pour la freiner dans la plupart des pays de la région. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 3,8% par rapport aux trois derniers mois de 2019 et de 3,3% par rapport au premier trimestre de l’an dernier, selon la première estimation publiée par Eurostat. La France et l’Espagne ont fait état d’une contraction de leur PIB de 5,8% et 5,2% respectivement sur la période.
L’inflation dans la zone euro a une nouvelle fois ralenti en avril en raison de l’impact de la pandémie de coronavirus sur l’activité économique mais surtout de la chute des cours du pétrole. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes IPCH montre une hausse de 0,3% par rapport à mars et de 0,4% sur un an contre +0,7% le mois précédent et +1,2% en février, selon Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une inflation de 0,1% seulement en rythme annuel. Le ralentissement s’explique principalement par la chute de 9,6% des prix de l'énergie. En excluant cette composante très volatile et les prix des produits alimentaires non transformés, l’inflation recule moins nettement, à 1,1% sur un an après 1,2% en mars.
Le choc est historique, inconnu deupuis l’Après-guerre. Le produit intérieur brut (PIB) de la France a chuté de 5,8% au premier trimestre, a annoncé jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une première estimation.
Si les dangers liés au confinement ne sont pas à négliger, le Centre Patronal suisse a alerté, la semaine dernière, sur un risque bien particulier : celui de voir « certaines personnes (…) tentées de s’habituer à la situation actuelle » et à ses « apparences insidieuses » : moins de voitures, « vie simple », « fin de la société de consommation »… Autant de « perception(s) romantique(s) » appelées à cesser « rapidement », prévient le Centre Patronal, pas très « monde d’après ». Une déclaration maladroite de plus, à l’image du Medef appelant à « travailler un peu plus » après le confinement ou à suspendre les nouvelles lois environnementales. Le risque d’accoutumance est là aussi présent.
Près d’un tiers des entreprises allemandes estiment qu’elles survivraient pour une durée maximale de trois mois en cas de prolongation des restrictions de leur activité liée aux mesures de lutte contre l'épidémie, soit 29,2% des entreprises interrogées par l’institut Ifo. Elles sont plus de la moitié, soit 52,7%, à juger pouvoir tenir six mois dans une telle éventualité. Berlin estime que le produit intérieur brut (PIB) devrait chuter de 6,3% en 2020. Pour 2021, l’Allemagne table sur un rebond avec une croissance de 5,2%. Le gouvernement s’attend par ailleurs à ce que l’inflation tombe à 0,5% en 2020 pour rebondir à 1,5% en 2021.
Fitch Ratings a abaissé mercredi sa note sur l’Italie à BBB-, évoquant l’impact de la crise du coronavirus sur l'économie italienne déjà lourdement endettée. La perspective est néanmoins stable. Moody’s attribue également une note Baa3 à la limite du junk bonds avec une perspective stable. Vendredi dernier, Standard and Poor’s a maintenu sa note de crédit pour l’Italie à BBB avec une perspective négative. Vendredi 8 mai, Moody’s doit publier sa nouvelle évaluation sur la note italienne.
Le coût total du dispositif de chômage partiel pour la période courant jusqu'à fin mai est désormais estimé autour de 24 milliards d’euros, dont 7,7 milliards pour l’Unédic. La situation financière de l’organisme paritaire assurant la gestion l’assurance chômage, déjà très endetté, devrait se dégrader d’autant qu’au chômage partiel s’ajoute l’augmentation des dépenses d’indemnisation de chômage et la baisse des recettes. Ses dépenses d’indemnisation chômage devraient s’accroître pour la période mars-mai (plus de 1,1 milliard) tandis que ses recettes vont baisser. Sa trésorerie est également pénalisée par les reports des échéances de paiement de cotisations accordés aux entreprises en difficultés de l’ordre de 3,5 milliards.
Près de 1,6 milliard de travailleurs de l'économie informelle, soit près de la moitié de la population active mondiale, courent le risque immédiat de voir leurs moyens de subsistance «anéantis» par les conséquences de la pandémie, avertit l’Organisation internationale du travail (OIT). Ces travailleurs les plus vulnérables, qui sont 2 milliards pour une main d’oeuvre mondiale de 3,3 milliards, ont subi une «réduction sévère» de leurs capacités à gagner leur vie, souligne-t-elle dans la troisième édition de son rapport sur les effets de la pandémie. Le premier mois de la crise a, selon elle, entraîné une baisse de 60% du revenu des travailleurs informels dans le monde. Plus de 436 millions d’entreprises font face à des risques élevés de perturbations.
Près d’un tiers des entreprises allemandes estiment qu’elles survivraient pour une durée maximale de trois mois en cas de prolongation des restrictions de leur activité liée aux mesures de lutte contre l'épidémie de nouveau coronavirus, soit 29,2% des entreprises interrogées par l’institut allemand d'études économiques Ifo. Elles sont plus de la moitié, soit 52,7%, à juger pouvoir tenir six mois dans une telle éventualité. «Ce sont des chiffres inquiétants qui suggèrent qu’une vague de faillites nous attend», s’est inquiété Klaus Wohlrabe, économiste de l’Ifo.
Les rendements de la dette italienne se tendent ce matin après l’annonce de la rétrogradation de sa note de crédit par Fitch Ratings. L’agence de notation a abaissé sa note à BBB-, évoquant l’impact de la crise du coronavirus sur l'économie italienne déjà lourdement endettée. Cette décision intervient hors de tout calendrier (la prochaine publication sur l’Italie par cette agence était prévue le 10 juillet). Fitch est la deuxième agence à placer l’Italie à la limite du high yield. La perspective est néanmoins stable. Moody’s attribue également une note Baa3 à la limite du junk bonds avec une perspective stable. Vendredi dernier, Standard and Poor’s a maintenu sa note de crédit pour l’Italie à BBB avec une perspective négative.
Le coût total du dispositif de chômage partiel pour la période courant jusqu'à fin mai est désormais estimé autour de 24 milliards d’euros, dont 7,7 milliards pour l’Unedic. La situation financière de l’organisme paritaire assurant la gestion l’assurance chômage, déjà très endetté, devrait se dégrader d’autant qu’au chômage partiel s’ajoute l’augmentation des dépenses d’indemnisation de chômage et la baisse des recettes.
Devant l'ampleur de la contraction de l'économie française, le plan présenté par le chef du gouvernement orchestre la réouverture des différents commerces.
La confiance du consommateur américain s’est dégradée en avril en raison de l'épidémie et de l’impact économique et social des mesures de confinement, montre mardi l’enquête mensuelle de l’organisation patronale Conference Board. Son indice de confiance a chuté à 86,9 contre 118,8 en mars, alors que le consensus Reuters prévoyait un chiffre de 87,9 après celui de 120,0 annoncé initialement pour mars. Le sous-indice du jugement des Américains sur la situation actuelle a plongé à 76,4 après 166,7 mais celui sur leurs anticipations est légèrement remonté, à 93,8 après 86,8 en mars.
La crise économique déclenchée par le confinement pourrait entraîner 3 milliards d’euros de dépenses d’allocations chômage supplémentaires pour la seule période de mars à mai, selon une note de l’Unédic diffusée mardi soir. Elle estime que «ces dépenses supplémentaires pourraient s'élever à 620 millions en avril comme en mai après déjà 370 millions en mars». Les nouvelles entrées au chômage indemnisé coûteraient 50 millions d’euros en avril et 100 millions en mai. La mesure exceptionnelle de prolongation de l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droits représenterait un coût estimé entre 130 millions en avril et 220 millions en mai. Par ailleurs, l’Unédic s’attend à un surcoût net de l’activité partielle, qu’elle finance à hauteur d’un tiers, «d’un milliard d’euros par semaine».
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a présenté mardi à l’Assemblée nationale les différentes phases de la sortie du «confinement» en France, avec effet - sauf contre-ordre d’ici là - à partir du 11 mai. Des mesures de confinement avaient été imposées aux particuliers depuis le 17 mars en France, quelques jours après la fermeture des commerces «non essentiels» (lieux culturels, restaurants, hôtels, commerces, etc).
La confiance du consommateur américain s’est fortement dégradée en avril en raison de l'épidémie de coronavirus et de l’impact économique et social des mesures de confinement, montre mardi l’enquête mensuelle de l’organisation patronale Conference Board.
Les banques de la zone euro s’attendent à une nouvelle forte progression de la demande de crédit de la part des entreprises et pourraient y répondre en assouplissant leurs critères d’octroi de prêts grâce aux garanties des Etats et aux injections de liquidités d’urgence, mais celle des ménages devrait diminuer, selon l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE) auprès de 144 banques entre le 19 mars et le 4 avril.