Les mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus ont fait chuter l’activité en France en mars. L’Insee estime que l’activité économique ainsi que la consommation totale des ménages s'établissent à environ 65% de leur niveau habituel. L’indicateur synthétique du climat des affaires a chuté de 10 points, à 95, enregistrant sa plus forte baisse mensuelle depuis le début de cette série statistique en 1980. En octobre 2008, au paroxysme de la crise financière après la chute de la banque Lehman Brothers, il avait plongé de 9 points.
Les prévisions des instituts de conjoncture montrent que la zone euro sera en récession cette année. Le CPB, un institut gouvernemental, affirme que les Pays-Bas basculeront en récession pour la première fois depuis 2013. La cinquième économie de la zone euro pourrait se contracter de 1,2% à 7,7% en fonction de la longueur de l’épidémie. En Irlande, les conséquences de l’épidémie seront également sévères avec une contraction de 7,1% du PIB attendue sur l’année, selon les estimations de l’ESRI. Les finances publiques connaîtront un déficit de 4,5%, et le taux de chômage pourrait bondir de 4,8% à 18% d’ici à cet été.
Du jamais vu. Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a atteint un record de 3,28 millions la semaine dernière, les Etats-Unis. Ce chiffre illustre tout l’impact du coronavirus sur l'économie américaine.
Les prévisions des instituts de conjoncture montrent que la zone euro sera en récession cette année. Le CPB, un institut gouvernemental, affirme que les Pays-Bas basculeront en récession pour la première fois depuis 2013 en raison de la crise du coronavirus qui pèse sur la production et la demande intérieure, accroît le chômage et détériore les finances publiques. La cinquième économie de la zone euro pourrait se contracter de 1,2% à 7,7% en fonction de la longueur de l’épidémie et donc de la durée des confinements. Le scénario le plus favorable repose sur un confinement de trois mois, le moins favorable de six mois. Et dans un scénario extrême de blocage de l’économie qui durerait un an, l’économie se contracterait de 7,3% cette année, puis de 3% en 2021.
Du jamais vu. Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a atteint un record de 3,28 millions la semaine dernière, les Etats-Unis. Ce chiffre illustre tout l’impact du coronavirus sur l'économie américaine.
Les mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus ont fait chuter l’activité en France en mars. L’Insee estime que l’activité économique ainsi que la consommation totale des ménages s'établissent à environ 65% de leur niveau habituel.
Le déclin économique et les pertes d’emplois causés par la pandémie de coronavirus seront pires que lors de la crise financière de 2008, avec une importante baisse du commerce, a indiqué Roberto Azevedo, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans une vidéo publiée sur le site de l’institution.
Moody’s a réduit mercredi ses prévisions économiques pour les pays du G20, tablant désormais sur une contraction de 0,5% de leur produit intérieur brut (PIB) total en 2020, avant une reprise de 3,2% en 2021. L’agence prévoit une contraction cumulée au cours des premier et deuxième trimestres de 2020 de 5,4% en Allemagne, 4,5% en Italie, 4,3% aux Etats-Unis, 3,9% au Royaume-Uni et 3,5% en France. Pour l’ensemble de la zone euro, Moody’s prévoit désormais un recul du PIB de 2,2% cette année, contre une hausse de 0,7% attendue précédemment. La prévision pour la France est d’une baisse de 1,4% du PIB en 2020 (1,1% auparavant). L’agence a également abaissé ses prévisions pour l’Allemagne, à -3% (+0,3% attendu), pour le Royaume-Uni (-2,6% contre +0,9%), et l’Italie (-2,7% contre -0,5%). Pour les Etats-Unis, l’agence prévoit désormais un recul de 2% de l’activité économique cette année, et non plus une progression de 1,5%.
Le gouvernement sera vigilant concernant les demandes de chômage partiel émanant de grandes entreprises, a déclaré mercredi la ministre française du Travail Muriel Pénicaud, prévenant que la confiance n’excluait pas «des contrôles a posteriori». Pour aider les entreprises à faire face à la crise liée à l'épidémie, l’exécutif a assuré qu’il prendrait en charge le chômage partiel, prévoyant une indemnisation des salariés et une allocation pour les entreprises. Des syndicats s’inquiètent d’un effet d’aubaine, à l’image de l’opérateur télécoms SFR, filiale d’Altice Europe qui prévoierait de mettre en chômage partiel jusqu'à 60% de ses effectifs.
Les députés allemands se sont prononcés mercredi en faveur d'une suspension inédite des dispositions constitutionnelles limitant l'endettement du pays.
Le gouvernement sera vigilant concernant les demandes de chômage partiel émanant de grandes entreprises, a déclaré mercredi la ministre française du Travail Muriel Pénicaud, prévenant que la confiance n’excluait pas « des contrôles a posteriori ».
Les députés allemands ont avalisé mercredi la suspension inédite des dispositions constitutionnelles limitant l’endettement, pour permettre au gouvernement d’amortir le choc économique dû à l'épidémie de coronavirus. Le ministre des Finances les avait auparavant priés d’approuver la loi de finances rectificativequi prévoit 156 milliards d’euros de dépenses supplémentaires financées par une augmentation des emprunts sur les marchés.
Les prix à la consommation au Royaume Uni ont augmenté à un rythme annuel de 1,7% en février, contre une progression de 1,8% le mois précédent qui constituait un pic depuis juillet 2019, selon les chiffres publiés ce matin par l’office national de statistiques (ONS). En incluant les coûts de logement des occupants, le taux d’inflation annuel s’est aussi tassé de 0,1 point à 1,7% le mois dernier, décélération qui provient essentiellement des chutes des prix du carburant et des loisirs.
Le climat des affaires en Allemagne s’est dégradé encore plus fortement qu’attendu en mars pour tomber à son plus bas niveau depuis près de 11 ans en raison du «choc» provoqué par la pandémie de coronavirus, montre l’enquête mensuelle de l’institut Ifo publiée ce matin. Son indice du climat des affaires a reculé à 86,1 après 96,0 en février, au plus bas depuis juillet 2009. Sa baisse d’un mois sur l’autre est sans précédent depuis la réunification du pays en 1990. Le consensus des économistes prévoyait en moyenne un chiffre de 87,7.
Les études académiques montrent que les grandes épidémies ont causé des dégâts sévères à l’économie mondiale. Le niveau de la réponse budgétaire est crucial.
L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est repliée en mars à un plus bas de plus de dix ans, un signal d’alerte pour la troisième puissance économique mondiale, en pleine épidémie du coronavirus. La version ‘flash’ de l’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank s’est établi à 44,8 en données corrigées marque un recul après 47,8 en lecture définitive en février, étant au plus bas depuis avril 2009. L’indice composite, qui regroupe industrie et services, s’est établi dans sa version ‘flash’ à 35,8 en mars, étant au plus bas niveau depuis avril 2011, contre 47,0 le mois précédent.
L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre sur trois mois 40 milliards d’euros à la filière touristique française qui fait vivre deux millions de personnes, a estimé mardi le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. Avec une prévision de 91 millions de visiteurs étrangers pour 2019, la France reste la première destination touristique mondiale mais a vu la progression du nombre de touristes ralentir sous l’effet de la crise des ‘Gilets jaunes’ notamment.
Les indices PMI montrent les dégâts causés par les mesures de confinement prises pour lutter contre le coronavirus et confirment le risque de récession.