« Tout le malheur des hommes est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre » : cette pensée de Blaise Pascal retrouve toute sa fraîcheur avec l’épidémie qui assigne tout le monde au confinement. Il ne semble pas, toutefois, que soient saisies toutes les opportunités présentées par le coronavirus de s’entraîner à calmer la course effrénée des humains. Nonobstant les mesures de confinement, la mobilisation est générale pour faire repartir la sacro-sainte croissance, comme si la pandémie actuelle ne venait pas de cette quête et de la surutilisation des ressources terrestres qui va avec. Le coronavirus présente l’avantage d’être peu offensif, non transmissible par voie aérienne, il aurait pu servir de banc d’essai à un mode de vie plus durable, avant d’autres épidémies qui lui succéderont à coup sûr faute de cela et pourront être plus graves.