Environ 220.000 entreprises françaises avaient demandé vendredi à bénéficier du chômage partiel en raison de l'épidémie de coronavirus, et 2,2 millions de salariés sont concernés, soit «600.000 de plus que la veille», a déclaré dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Les principaux domaines concernés sont l’industrie, l’hébergement, la restauration, la construction, le commerce non-alimentaire et les garages, a précisé la ministre du Travail. Ce dispositif mis en place par l’Etat prévoit une indemnisation des salariés correspondant à 70% de leur rémunération brute horaire et une allocation pour les entreprises.
L’indicateur synthétisant la confiance des ménages dans la situation économique française s’est replié d’un point par rapport au mois de février pour s’inscrire à 103, selon l’Insee, qui précise que l’enquête a été menée du 26 février au 17 mars, soit en grande partie avant l’instauration des mesures de confinement, le 16 mars dernier. Les économistes tablaient sur un recul plus marqué, avec une prévision moyenne de 92, mais ils n’avaient probablement pas anticipé que l’enquête porte principalement sur la période pré-confinement.
Chaque mois de confinement se traduira par une perte de deux points de pourcentage sur le produit intérieur brut (PIB) des principales économies mondiales, selon Angel Gurria le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). De nombreuses économies vont tomber en récession après avoir décrété des mesures de confinement plus ou moins drastiques pour tenter de ralentir la propagation de la pandémie de coronavirus. Jeudi, l’Insee a estimé qu’un mois de confinement coûtait 3 points de PIB annuel à la France.
Le président américain Donald Trump a invoqué vendredi le Defense Production Act, une loi qui date de la guerre de Corée, pour contraindre General Motors à produire des respirateurs artificiels pour faire face au coronavirus. «GM perdait du temps», a écrit Donald Trump, exaspéré, dans un bref communiqué annonçant cette mesure exceptionnelle. «Cette décision permettra d’assurer une production rapide de respirateurs artificiels qui sauveront des vies américaines», a-t-il ajouté. Il avait déjà épinglé GM et Ford dans un tweet. Le Defense Production Act permet de mobiliser, dans des circonstances exceptionnelles, le secteur industriel privé pour les besoins de la sécurité du pays.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé vendredi le renouvellement du confinement en France pour deux semaines à compter de mardi, soit jusqu’au 15 avril, précisant que cette période pourrait encore être prolongée.
Chaque mois de confinement se traduira par une perte de deux points de pourcentage sur le produit intérieur brut (PIB) des principales économies mondiales, selon Angel Gurria le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). «Le confinement affectera directement des secteurs pouvant représenter jusqu'à un tiers du PIB», a-t-il déclaré aux dirigeants du G20 lors de leur réunion en visioconférence jeudi en précisant que «le seul secteur du tourisme devrait être confronté à une baisse de son activité comprise entre 50% et 70% pendant cette période».
La confiance des ménages a légèrement reculé en France en mars, avant l’instauration du confinement décrété par le gouvernement, selon les données publiées ce vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant la confiance des ménages dans la situation économique française s’est replié d’un point par rapport au mois de février pour s’inscrire à 103, note l’organisme en précisant que l’enquête a été menée du 26 février au 17 mars, soit en grande partie avant l’instauration des mesures de confinement, le 16 mars dernier.
Les mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus ont fait chuter l’activité en France en mars. L’Insee estime que l’activité économique ainsi que la consommation totale des ménages s'établissent à environ 65% de leur niveau habituel. L’indicateur synthétique du climat des affaires a chuté de 10 points, à 95, enregistrant sa plus forte baisse mensuelle depuis le début de cette série statistique en 1980. En octobre 2008, au paroxysme de la crise financière après la chute de la banque Lehman Brothers, il avait plongé de 9 points.
Les prévisions des instituts de conjoncture montrent que la zone euro sera en récession cette année. Le CPB, un institut gouvernemental, affirme que les Pays-Bas basculeront en récession pour la première fois depuis 2013. La cinquième économie de la zone euro pourrait se contracter de 1,2% à 7,7% en fonction de la longueur de l’épidémie. En Irlande, les conséquences de l’épidémie seront également sévères avec une contraction de 7,1% du PIB attendue sur l’année, selon les estimations de l’ESRI. Les finances publiques connaîtront un déficit de 4,5%, et le taux de chômage pourrait bondir de 4,8% à 18% d’ici à cet été.
Du jamais vu. Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a atteint un record de 3,28 millions la semaine dernière, les Etats-Unis. Ce chiffre illustre tout l’impact du coronavirus sur l'économie américaine.
Les prévisions des instituts de conjoncture montrent que la zone euro sera en récession cette année. Le CPB, un institut gouvernemental, affirme que les Pays-Bas basculeront en récession pour la première fois depuis 2013 en raison de la crise du coronavirus qui pèse sur la production et la demande intérieure, accroît le chômage et détériore les finances publiques. La cinquième économie de la zone euro pourrait se contracter de 1,2% à 7,7% en fonction de la longueur de l’épidémie et donc de la durée des confinements. Le scénario le plus favorable repose sur un confinement de trois mois, le moins favorable de six mois. Et dans un scénario extrême de blocage de l’économie qui durerait un an, l’économie se contracterait de 7,3% cette année, puis de 3% en 2021.
Du jamais vu. Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage a atteint un record de 3,28 millions la semaine dernière, les Etats-Unis. Ce chiffre illustre tout l’impact du coronavirus sur l'économie américaine.
Le déclin économique et les pertes d’emplois causés par la pandémie de coronavirus seront pires que lors de la crise financière de 2008, avec une importante baisse du commerce, a indiqué Roberto Azevedo, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans une vidéo publiée sur le site de l’institution.
Les mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus ont fait chuter l’activité en France en mars. L’Insee estime que l’activité économique ainsi que la consommation totale des ménages s'établissent à environ 65% de leur niveau habituel.
Moody’s a réduit mercredi ses prévisions économiques pour les pays du G20, tablant désormais sur une contraction de 0,5% de leur produit intérieur brut (PIB) total en 2020, avant une reprise de 3,2% en 2021. L’agence prévoit une contraction cumulée au cours des premier et deuxième trimestres de 2020 de 5,4% en Allemagne, 4,5% en Italie, 4,3% aux Etats-Unis, 3,9% au Royaume-Uni et 3,5% en France. Pour l’ensemble de la zone euro, Moody’s prévoit désormais un recul du PIB de 2,2% cette année, contre une hausse de 0,7% attendue précédemment. La prévision pour la France est d’une baisse de 1,4% du PIB en 2020 (1,1% auparavant). L’agence a également abaissé ses prévisions pour l’Allemagne, à -3% (+0,3% attendu), pour le Royaume-Uni (-2,6% contre +0,9%), et l’Italie (-2,7% contre -0,5%). Pour les Etats-Unis, l’agence prévoit désormais un recul de 2% de l’activité économique cette année, et non plus une progression de 1,5%.
Le gouvernement sera vigilant concernant les demandes de chômage partiel émanant de grandes entreprises, a déclaré mercredi la ministre française du Travail Muriel Pénicaud, prévenant que la confiance n’excluait pas «des contrôles a posteriori». Pour aider les entreprises à faire face à la crise liée à l'épidémie, l’exécutif a assuré qu’il prendrait en charge le chômage partiel, prévoyant une indemnisation des salariés et une allocation pour les entreprises. Des syndicats s’inquiètent d’un effet d’aubaine, à l’image de l’opérateur télécoms SFR, filiale d’Altice Europe qui prévoierait de mettre en chômage partiel jusqu'à 60% de ses effectifs.
Les députés allemands se sont prononcés mercredi en faveur d'une suspension inédite des dispositions constitutionnelles limitant l'endettement du pays.
Le gouvernement sera vigilant concernant les demandes de chômage partiel émanant de grandes entreprises, a déclaré mercredi la ministre française du Travail Muriel Pénicaud, prévenant que la confiance n’excluait pas « des contrôles a posteriori ».
Les députés allemands ont avalisé mercredi la suspension inédite des dispositions constitutionnelles limitant l’endettement, pour permettre au gouvernement d’amortir le choc économique dû à l'épidémie de coronavirus. Le ministre des Finances les avait auparavant priés d’approuver la loi de finances rectificativequi prévoit 156 milliards d’euros de dépenses supplémentaires financées par une augmentation des emprunts sur les marchés.