Incertitude. L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) voit dans l’épidémie présente le plus grand danger pesant sur l’économie mondiale depuis la crise de 2008. Elle évalue à 0,5 % la baisse de la croissance cette année imputable à Covid-19 dans l’hypothèse où la Chine connaîtrait son pic épidémique ce trimestre et où les autres pays subiraient le phénomène de façon modérée. La croissance annuelle serait ainsi limitée à 2,4 % dans le monde. La Chine, première victime, verrait son taux passer en-dessous de 5 % pour remonter à 6 % ou plus l’an prochain. Compte tenu des échanges développés par la Chine avec le reste du monde, les autres économies sont affectées, en particulier le Japon, la Corée et l’Australie. Selon l’hypothèse centrale de l’OCDE et sous condition de politiques économiques adaptées, la croissance reprendrait pour s’établir à 3,25 % en 2021. Un deuxième scénario, plus sombre avec propagation de l’épidémie plus longtemps et avec plus d’intensité, donne une hypothèse de croissance mondiale de 1,5 % cette année. L’OCDE préconise donc une réaction rapide et efficace des autorités publiques pour juguler l’épidémie, puis des mesures de soutien de l’économie.