La Belgique devra attendre 2023 pour retrouver le niveau de PIB pré-crise du Covid-19. Selon la Banque de Belgique, le PIB va se contracter de 9% cette année, avant de rebondir de 6,4% en 2021 puis de 2,3% en 2022. A ce moment là, il sera alors 4% inférieur au niveau d’avant la pandémie. Du fait de la perte de PIB et des mesures engagées par le gouvernement pour l’amortir, la dette nette va monter à environ 120% du PIB, contre 100% avant la crise.
La pandémie de coronavirus provoquera une contraction de l'économie mondiale de 5,2% cette année, a estimé lundi la Banque mondiale, qui souligne que cette nouvelle projection est fragile et risque d'être encore revue à la baisse. Dans sa précédente prévision, en avril, la Banque mondiale ne prévoyait qu’un recul de 3,0% de l'économie globale en 2020. Pour les économies avancées, la contraction sera de 7,0% cette année (-6,1% aux Etats-Unis comme au Japon, -9,1% dans la zone euro) avant une reprise de 3,9% en 2021. Le PIB global des économies émergentes devrait reculer lui de 2,5%, sa première contraction depuis la création de cette série statistique en 1960. La Chine devrait préserver 1,0% de croissance sur l’année tandis que les économies indienne et brésilienne devraient chuter respectivement de 3,2% et de 8,0%.
L’économie espagnole pourrait se contracter de 9% à 11,6% cette année, selon les dernières prévisions de la Banque d’Espagne. C’est trois fois pire que pendant la crise financière (-3,7% en 2009). Le pays, dont l’économie est tributaire du tourisme, est particulièrement touché par la crise du coronavirus. Son PIB devrait chuter de 16% à 21,8% au deuxième trimestre. Ces prévisions sont un scénario de base. La banque centrale s’attend néanmoins à un rebond de la croissance en 2021 plus soutenu qu’ailleurs, compris entre 7,7% et 9,1%. Elle prévoit par ailleurs une hausse du ratio de dette sur PIB à 119,3% et du déficit public à 11,2% cette année, contre 2,8% en 2019.
Le moral des investisseurs continue de s’améliorer dans la zone euro. L’indice Sentix est remonté à -24,8 en juin contre -41,8 en mai. Surtout, l’indice des attentes a augmenté à 21,8 contre -3 en mai, enregistrant sa troisième hausse consécutive et atteignant son plus haut niveau depuis novembre 2017. Les investisseurs s’attendent à ce qu’en un an, un peu plus de la moitié du marasme soit rattrapé. «Une reprise a commencé, mais un véritable renversement de tendance n’est pas encore assuré», prévient l’institut Sentix.
La Belgique devra attendre 2023 pour retrouver le niveau de PIB pré-crise du Covid-19. Selon la Banque de Belgique, le PIB va se contracter de 9% cette année, avant de rebondir de 6,4% en 2021 puis de 2,3% en 2022. A ce moment là, il sera alors 4% inférieur au niveau d’avant la pandémie.
La production industrielle en Allemagne a connu en avril sa chute la plus importante jamais enregistrée sous l’effet des mesures prises pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Elle s’effondre de 17,9% d’un mois sur l’autre, selon Destatis, l’office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une baisse de 16%.
L’économie italienne, durement touchée par les restrictions mises en place pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, devrait se contracter de 8,3% cette année, selon les prévisions à mi-année de l’institut statistique Istat. Ce dernier anticipe une chute de 8,7% des dépenses des ménages et de 12,5% des investissements. Cette prévision est conditionnée au rebond de l’activité au second semestre (après un deuxième trimestre en net déclin, supérieur à la contraction de 5,3% accusée de janvier à mars) et l’absence de deuxième vague de contamination.
Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne devrait reculer cette année de 7,1% en données corrigées, prévoit la Bundesbank dans ses projections semestrielles. Il faudra sans doute deux ans à l’économie allemande pour regagner le terrain perdu. Les prévisions anticipent aussi une contraction de l’ordre de 6% à 7%. L’Allemagne a présenté mercredi un plan de relance supplémentaire de 130 milliards d’euros. La Bundesbank table sur une croissance de 3,2% en 2021 et 3,8% en 2022, alors que la Banque centrale européenne (BCE) a revu à la baisse, jeudi, sa prévision de croissance en zone euro à -8,7% dans son scénario de base cette année.
Après les mesures de relance supplémentaires annoncées cette semaine par la Banque centrale européenne (BCE), les investisseurs tourneront la semaine prochaine leur regard vers la Réserve fédérale américaine (Fed), dans le contexte inattendu de la reprise plus rapide que prévu du marché du travail américain.
Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie d’Europe devrait reculer cette année de 7,1% en données corrigées des variations saisonnières (-6,8% sinon), prévoit la Bundesbank dans ses projections semestrielles présentées vendredi. Il faudra sans doute deux ans à l’économie allemande pour regagner le terrain perdu, a ajouté la banque centrale, rejoignant ainsi la position de nombre d’institutions qui tablent sur une reprise lente après la récession provoquée par la crise du coronavirus. Les prévisions fournies par le gouvernement et son Conseil des experts économiques anticipent aussi une contraction de l’ordre de 6% à 7%.
La banque centrale a augmenté significativement la taille de son programme de rachats d’urgence (PEPP) et revu en forte baisse ses prévisions de croissance et d’inflation.
Syndicats et collectifs du milieu de la santé ont appelé jeudi à une journée d’actions et de grève à travers la France le 16 juin prochain pour obtenir d’avantage de moyens, en plein «Ségur de la Santé» une vaste concertation servant à définir les contours d’un nouveau plan hôpital. La CGT, FO, Sud Solidaires, Unsa, CFE-CGC, les collectifs Inter Urgences, Inter hôpitaux, ou encore l’Association des médecins urgentistes de France réclament, entre autres, une revalorisation générale des salaires, un plan de recrutement de personnels, des moyens financiers accrus pour les hôpitaux en 2020 et 2021 ainsi que l’arrêt des fermetures d'établissements et de lits.
Les ventes de détail se sont effondrées en avril en zone euro suite aux mesures de confinement prises pour lutter contre la pandémie. Elles chutent de 11,7% par rapport à mars, selon les données Eurostat. Elles reculent de 19,6% par rapport à avril 2019. L'évolution en rythme annuel, qui n’avait plus été négative depuis 2013 avant mars, est la pire depuis 2000. C’est en Espagne et en France que la chute est la plus importante (autour de 20%) tandis qu’elle est plus limitée en Allemagne (-5,3%) ou aux Pays-Bas (-5,7%) où le confinement a été moins strict. Le recul d’avril est aussi moins sévère qu’attendu par les économistes interrogés par Reuters (-15% sur un mois).
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé aux Etats-Unis la semaine dernière pour tomber sous la barre des deux millions, une première depuis la mi-mars. Le nombre des nouvelles inscriptions a baissé à 1,877 million lors de la semaine au 30 mai contre 2,126 millions (révisé) la semaine précédente, a annoncé le département du Travail. Les économistes attendaient 1,8 million d’inscriptions au chômage durant la semaine écoulée. La moyenne mobile sur quatre semaines a baissé à 2.284.000 contre 2.608.750 (révisé) la semaine précédente.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé aux Etats-Unis la semaine dernière pour tomber sous la barre des deux millions, une première depuis la mi-mars. Le nombre des nouvelles inscriptions a baissé à 1,877 million lors de la semaine au 30 mai contre 2,126 millions (révisé) la semaine précédente, a annoncé aujourd’hui le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 1,8 million d’inscriptions au chômage durant la semaine écoulée. La moyenne mobile sur quatre semaines a baissé à 2.284.000 contre 2.608.750 (révisé) la semaine précédente.
Sans surprise, les ventes de détail se sont effondrées en avril en zone euro alors que la plupart des pays de la région avaient pris des mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Elles chutent de 11,7% par rapport à mars, selon les données publiées par Eurostat. Elles reculent de 19,6% par rapport à avril 2019.
Angela Merkel a annoncé mercredi avoir conclu un accord au sein de la coalition réunissant conservateurs et socio-démocrates sur un plan de relance de 130 milliards d’euros. Ce paquet fiscal représente 3,8% du produit intérieur brut allemand. Il s’ajoute au plan de soutien de quelque 1.000 milliards approuvé par Berlin au pic de la pandémie.
Le groupe hôtelier Accor a annoncé hier s’attendre à ce que plus de 70% de son réseau mondial soit opérationnel d’ici à début juillet, grâce à l’assouplissement progressif des mesures de confinement prises pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Il a également fait état d’un «regain d’intérêt pour la demande de voyages avec une augmentation de 100% des réservations d’hôtels» au cours de ces dernières semaines. «En France, sur les 1.573 hôtels que compte le groupe, plus de 900 sont aujourd’hui ouverts, soit plus de 50% des établissements du parc», a précisé le groupe.
L'économie suisse s’est contractée de -2,6% au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2019 en raison de l’épidémie de coronavirus, montrent les données du Secrétariat d’Etat à l'économie (SECO) publiées hier. En rythme annuel, le PIB a baissé de -1,3%. C’est davantage que prévu car les économistes s’attendaient à une contraction de -2,0% en glissement trimestriel et -0,9% en glissement annuel. Fermetures d’entreprises et mesures de restrictions ont particulièrement touché les services comme le commerce (-4,4%) et l’hôtellerie-restauration (-23,4%). Le secteur des transports et de la communication (-5,1%) enregistre son plus bas niveau depuis trente ans et celui de la santé (-3,9%) a lui aussi accusé un recul historique, de nombreux traitements ayant été suspendus.
L’activité du secteur des services chinois a rebondi en mai pour progresser pour la première fois depuis janvier, selon l’enquête réalisée par Caixin/Markit. L’indice PMI des services a progressé à 55 le mois dernier contre 44,4 en avril, à un plus haut depuis la fin d’année 2010. L’indice PMI composite calculé par Caixin/Markit, publié lundi, a ainsi rebondi à 54,5 en mai contre 47,6 le mois précédent. Ce rebond dans les services a été porté par la forte hausse des nouvelles commandes intérieures, compensant le déclin pour un quatrième mois consécutif des demandes à l’export. Les indicateurs de l’emploi ont continué de se contracter, à un rythme toutefois moins important.