La France devra procéder à un examen sans précédent des dépenses publiques une fois la crise du coronavirus passée afin d'éviter une spirale d’endettement dangereuse, a prévenu la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. La Cour des comptes estime qu’un rebond de l'économie l’an prochain ne suffira pas à ramener la dette à son niveau d’avant crise au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement, qui s’attend à une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un creusement du déficit public à 11,4% du PIB et à une dette publique à 120,9% du PIB, compte sur la croissance pour garder la dette sous contrôle et exclut une augmentation des impôts.
L’inflation est repartie légèrement à la hausse en juin en zone euro avec les prix de l’énergie et la levée progressive des mesures de confinement liées au coronavirus alors que la collecte de données s’améliore également. Le taux annuel d’inflation ressort à 0,3% en juin, après 0,1% en mai, selon l’estimation préliminaire publiée par Eurostat. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un taux annuel d’inflation de 0,1% pour juin. Les prix de l'énergie ont crû de 1,7% par rapport au mois précédent, ramenant leur baisse sur un an de 11,9% à 9,4%. Toutefois, alors que le chômage devrait continuer d’augmenter dans les prochains mois et que la production devrait rester sous le niveau de fin 2019 pour encore une longue période, l’inflation ne devrait pas s’approcher de l’objectif de la BCE (2%) à court terme, soulignent les économistes d’ING. De fait, l’indice des prix à la consommation de base, qui exclut notamment l'énergie et les produits alimentaires, est ressorti en hausse de 0,8% sur un an en juin, contre 0,9% en mai, signe que les tensions inflationnistes devraient rester faibles même si l'économie revient à la normale.
La Banque centrale européenne (BCE) a respecté le principe de proportionnalité dans la mise en oeuvre de son principal programme de soutien au crédit, assure Olaf Scholz, le ministre allemand des Finances, dans une lettre au président du Bundestag, la chambre basse du parlement. Cette lettre doit lever les incertitudes surl’avenir de la stratégie d’assouplissement quantitatif(quantitative easing, QE) de la BCE, qui consiste à acheter massivement des obligations sur les marchés financiers dans le but d’assurer le maintien de taux d’intérêt très faibles. La Cour constitutionnelle allemande a jugé début mai que le Programme d’achats du secteur public (PSPP) outrepassait le mandat de la BCE et a ordonné à la Bundesbank, la banque centrale allemande.
La Banque centrale européenne (BCE) a respecté le principe de proportionnalité dans la mise en oeuvre de son principal programme de soutien au crédit, assure Olaf Scholz, le ministre allemand des Finances, dans une lettre au président du Bundestag, la chambre basse du parlement. Il ajoute que son ministère a eu de multiples discussions avec la BCE et la Bundesbank ces dernières semaines. Reuters dit avoir consulté cette lettre datée du 26 juin.
Les dépenses de consommation des ménages aux Etats-Unis ont fortement rebondi en mai, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, mais ce mouvement pourrait être de courte durée en raison de la baisse des revenus et de la montée du chômage. Le département du Commerce a fait état d’une hausse de 8,2% des dépenses de consommation le mois dernier après une chute de 12,6% en avril, la plus forte enregistrée depuis le début du suivi mensuel de cet indicateur en 1959. Les revenus des ménages ont parallèlement diminué de 4,2%. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse de 9% des dépenses de consommation et une baisse de 6% des revenus.
L’économie autrichienne devrait se contracter cette année de 7%, selon l’institut économique Wifo. Ce dernier ne prévoit pas un retour au PIB d’avant crise avant fin 2021. De fait, si le point bas est passé et la reprise est en cours, l’incertitude sur l’évolution de la pandémie demeure. Ce sera la plus forte chute de l’activité économique depuis la Deuxième guerre mondiale. La croissance autrichienne s’était établie à 4,3% l’an dernier. De son côté, IHS anticipe une contraction de 7,3% en 2020 et un rebond de 5,8% en 2021 à condition qu’il n’y ait pas de deuxième vague de contagion.
Les dépenses de consommation des ménages aux Etats-Unis ont fortement rebondi en mai, montrent les statistiques officielles publiées ce vendredi, mais ce mouvement pourrait être de courte durée en raison de la baisse des revenus et de la montée du chômage. Le département du Commerce a fait état d’une hausse de 8,2% des dépenses de consommation le mois dernier après une chute de 12,6% en avril, la plus forte enregistrée depuis le début du suivi mensuel de cet indicateur en 1959.
Les minutes de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve Fédérale américaine (Fed) et le rapport mensuel sur l’emploi américain seront les principaux rendez-vous pour les marchés la semaine prochaine, dans un contexte marqué par l'évolution toujours inquiétante de la pandémie de coronavirus, en particulier aux Etats-Unis.
La zone euro a probablement passé le pire de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus mais la reprise s’annonce incertaine en raison du risque d’une deuxième vague de contagion, a déclaré ce matin Christine Lagarde lors d’un débat en ligne. La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a précisé que le redémarrage de l'économie serait irrégulier et incomplet et que certains secteurs, comme le transport aérien ou les loisirs, ne retrouveraient jamais la situation d’avant la crise.
La confiance des ménages a rebondi davantage que prévu en juin sur fond de poursuite du déconfinement. L’indicateur synthétisant cette confiance progresse de 4 points à 97 points et dépasse les prévisions des économistes interrogés par Reuters (95). Il est désormais 3 points sous sa moyenne de long terme, de 100.
La banque centrale du Brésil a revu en nette baisse ses prévisions économiques. Elle anticipe désormais une contraction de 6,4% du PIB cette année contre une stabilité économique jusqu’à présent. Le Brésil est le pays le plus touché par le coronavirus après les Etats-Unis. La banque centrale estime que l’activité a touché un creux en avril mais la reprise est lente en mai-juin et le rebond au second semestre devrait être très progressif. Elle anticipe une chute de l’activité dans l’industrie de 8,5% et de l’investissement de 13,8%. Le gouvernement brésilien anticipe une contraction du PIB de 4,7% tandis que le FMI a abaissé sa prévision à -9,1%.
Le PIB espagnol devrait se contracter de 20% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon la dernière prévision de la Banque d’Espagne. Ce sera la plus forte chute trimestrielle jamais enregistrée par l’économie espagnole. En juin, l’institut d’émission prévoyait une baisse comprise entre 16% et 21,8%. Mardi, son gouverneur Pablo Hernandez de Cos avait dit qu’il prévoyait une nette reprise au second semestre avec un rebond de 16% au troisième trimestre dans le meilleur des cas. La Banque d’Espagne anticipe une contraction du PIB comprise entre 9% et 11,6% cette année (-15,1% en cas de nouvelle vague de coronavirus). Le FMI a revu hier sa prévision à -12,8% sur 2020 pour l’Espagne.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a enregistré une baisse record en mai en France (hors Mayotte) mais les effectifs cumulés des catégories A, B et C de chômeurs a atteint un plus haut historique, à 6,125 millions, en hausse de 1%, selon le ministère du Travail et Pôle emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 3,3% le mois dernier, soit 149.900 personnes de moins par rapport au mois d’avril. Mais cela n’a pas permis d’effacer l’explosion du chômage enregistrée sur fond de confinement généralisé en France (+7,1% en mars, +22,6% en avril).
Le PIB espagnol devrait se contracter de 20% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon la dernière prévision de la Banque d’Espagne. Ce sera la plus forte chute trimestrielle jamais enregistrée par l’économie espagnole. En juin, l’institut d’émission prévoyait une baisse comprise entre 16% et 21,8%. «La chute du PIB espagnol semble s’être accélérée significativement au deuxième trimestre dont le milieu de la fourchette de prévision est une baisse d’environ 20% d’un trimestre sur l’autre», indique la Banque d’Espagne dans son rapport trimestriel publié ce matin.
La banque centrale du Brésil a revu en nette baisse ses prévisions économiques à l’occasion de la publication de son rapport trimestriel sur l’inflation. Elle anticipe désormais une contraction de 6,4% du PIB cette année contre une stabilité économique jusqu’à présent.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a enregistré une baisse record en mai en France (hors Mayotte) mais les effectifs cumulés des catégories A, B et C de chômeurs a atteint un plus haut historique, à 6,125 millions, en hausse de 1%, selon les données publiées par le ministère du Travail et Pôle emploi.
La confiance des entreprises allemandes s’est améliorée davantage que prévu en juin par rapport au mois précédent, selon les données de l’institut de conjoncture IFO. Son indice du climat des affaires en Allemagne s’est établi à 86,2 ce mois-ci, contre 79,5 en mai, alors que les économistes tablaient sur un indice à 84,3. L'évaluation de la situation actuelle par les entreprises s’est légèrement redressée après deux mois de baisse, pour s'établir à 81,3 en juin contre 78,9 en mai. Les anticipations ont également progressé, le sous-indice passant de 80,5 en mai à 91,4 en juin.
Les salariés au chômage partiel verront leur rémunération passer de 70% à 60% de leur salaire brut dans le dispositif actuel à partir du 1er octobre, a annoncé mercredi Emmanuel Macron aux partenaires sociaux lors d’une réunion sur le maintien de l’emploi, rapporte l’Elysée. Le gouvernement financera 60% de cette indemnisation, contre 85% aujourd’hui, ce qui amènera le reste à charge pour les entreprises à 40% et non plus 15%. Ce dispositif, qui concernait 7,8 millions de salariés fin mai, ne pourra à l’avenir être utilisé que sur une période de trois mois, renouvelable une seule fois. En outre, un nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée, accessible dès le 1er juillet, pourra s’appliquer sur une durée maximale de deux ans. Les salariés concernés toucheront 70% de leur rémunération brute dans la limite de 4,5 smic.
Le ministre de la Santé a fait une première proposition chiffrée, de 6 milliards d’euros, aux syndicats représentatifs de la fonction publique hospitalière, mercredi, selon Les Echos et l’AFP. Un «protocole historique se profile», selon le quotidien, alors que la Fédération hospitalière de France (FHF) avait estimé à 5,5 milliards d’euros le montant nécessaire pour revaloriser les personnels des hôpitaux et rattraper le retard par rapport à la moyenne européenne. Cette somme inclut une augmentation générale des salaires dans la fonction publique hospitalière (hôpitaux, Ehpad...), et une refonte des primes. La négociation doit être bouclée en milieu de semaine prochaine.