Le Japon a lancé mercredi une campagne nationale destinée à relancer le tourisme à l’intérieur de ses frontières mais ce projet «Go To Travel» vite renommé «Go To Trouble» par certains médias, s’est attiré de vives critiques en raison de la flambée du nombre de cas de contamination au coronavirus dans les grandes villes. Le programme propose de financer jusqu'à 50% les voyages touristiques intérieur des Japonais, à l’exception de ceux vers la capitale Tokyo, retirée du programme la semaine dernière en raison des niveaux records de contamination. Alors que l’assouplissement des règles de distanciation sociale dans les stades et les salles de concert, prévu le 1er août, a été reporté à la fin du mois, le public ne comprend plus trop les injonctions contradictoires du gouvernement.
Les exportations sud-coréennes ont prolongé leur chute du 1er au 20 juillet, de -12,8% par rapport à la même période un an plus tôt, tandis que les importations ont reculé de 13,7%, ont indiqué mardi les douanes locales. En cause, le lent redémarrage de nombreuses économies à travers le monde, ont expliqué les analystes, relevant que c’est vers l’Union européenne (-11,9%) et les Etats-Unis (-2,4%) que les exportations ont le plus diminué (-0,8% vers la Chine), et anticipant une amélioration au second semestre. Les exportations avaient reculé de 7,7% du 1er au 20 juin, et les importations de 11,4%.
Les indices actions européens progressent mardi, portés par l’accord entre les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne sur le plan de relance destiné à contrer les répercussions économiques de la crise sanitaire.
Les exportations japonaises ont baissé de 26,2% en juin par rapport à l’année précédente, selon les données du ministère des Finances (MOF). La chute fait suite à une baisse de 28,3% en mai, soit la plus forte baisse annuelle depuis septembre 2009. Les importations ont connu une baisse annuelle de 14,4% en juin, inférieure aux prévisions. La balance commerciale a enregistré un déficit de 268,8 milliards de yens (2,51 milliards de dollars), contre 35,8 milliards estimés.
Le moral des ménages américains a enregistré en juillet une dégradation inattendue, montrent vendredi les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 73,2 après 78,1 en juin, alors que les économistes prévoyaient en moyenne un chiffre en hausse à 79,0. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a diminué à 84,2 après 87,1 le mois précédent. Celle des perspectives est également en baisse à 66,2 contre 72,3. Le consensus tablait sur un niveau de 73,5.
Les dirigeants de l’Union européenne recherchaient toujours dimanche un compromis de dernière minute surle plan de relance européen et le budget pluriannuel de l’UE, après deux journées de négociations infructueuses. La chancelière allemande n’a pas exclu que le Conseil européen se solde par un échec.
Le PIB chinois a repris sa croissance au deuxième trimestre, à +3,2% en rythme annuel, après avoir connu un creux historique de -6,8% sur la période de janvier à mars en raison de la crise sanitaire, selon les données officielles publiées hier par le Bureau national de la statistique (BNS). Si le rebond est supérieur au consensus, qui ressortait à +2,5%, les données indiquent cependant que la consommation et l’investissement restent en net retrait (-1,8% et -3,1% en juin en rythme annuel), la reprise étant essentiellement centrée sur le secteur industriel (+4,8% en juin en rythme annuel, après +4,4% en mai). Le PIB affiche une contraction de -1,6% sur les six premiers mois de l’année comparés à ceux de 2019, et une progression de +11,5% sur avril-juin, par rapport à un premier trimestre marqué par une contraction de 10%. La crainte du chômage local explique une prudence des consommateurs durable après la fin du confinement, tandis que la situation des autres pays, dont les Etats-Unis, a jeté une ombre sur le rebond de la demande pour les exportations chinoises.
Les ventes de détail aux Etats-Unis ont progressé de 7,5% d’un mois sur l’autre en juin, pour s'établir à 524,3 milliards de dollars (459,9 milliards d’euros) en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé hier le département du Commerce. Hors automobiles, elles s’inscrivent en hausse de 6,7%. Les économistes tablaient sur une progression de 5,2% pour l’ensemble des ventes de détail et une hausse de 5% pour les ventes hors automobiles. La croissance des ventes de détail en mai a par ailleurs été revue en hausse, à 18,2%, contre une estimation initiale de 17,7%.
La zone euro a enregistré un excédent commercial de 9,4 milliards d’euros en mai 2020, contre un solde positif de 20,7 milliards d’euros en mai 2019, a annoncé hier Eurostat, l’agence européenne de la statistique, en soulignant que les mesures de confinement ont continué d’avoir un impact significatif sur le commerce international de biens sur la période. Les exportations de la zone euro ont diminué de 29,5% sur un an, à 143,3 milliards d’euros, tandis que les importations ont reculé de 26,7%, à 133,9 milliards.
La confiance des promoteurs immobiliers américains s’est améliorée en juillet pour le troisième mois consécutif, retrouvant son niveau d’avant la propagation de l'épidémie outre-Atlantique, selon les chiffres publiés hier par l’Association nationale des promoteurs immobiliers (NAHB). Son indice de confiance, centré sur le marché des maisons individuelles neuves, s’est établi à 72 en juillet contre 58 en juin. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse plus modeste de l’indice, à 62.
Divergence. A quel horizon le produit intérieur brut français aura-t-il retrouvé son niveau de fin 2019, avant le choc causé par la pandémie de coronavirus ? Le moins que l’on puisse dire est que les prévisions divergent. Pour la Banque de France, ce pourrait être début 2022. La crise actuelle est « peut-être un peu moins sévère que nous le redoutions il y a quelques semaines, parce que la reprise semble plus rapide », a déclaré François Villeroy de Galhau sur France Inter le 9 juillet. Si l’on suit les prévisions de la Commission européenne et du Fonds monétaire international (FMI), plus pessimistes sur la croissance 2020, le rattrapage interviendrait bien plus tard. Le FMI et Bruxelles prévoient respectivement une contraction de 12,5 % et de 10,6 % du PIB de la France cette année, contre -9 % du côté de l’Insee, ce qui donnerait un acquis de croissance bien plus faible fin 2020. « Dans le scénario de la Commission européenne, le PIB de 2019 n’est retrouvé qu’en 2025-2026 », note Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum AM. Dans celui du FMI, avec un point de départ plus bas, le retour à la « normale » se produirait dans neuf ans seulement. Une certitude tout de même, « l’effet négatif durable sur l’emploi (…) sera l’élément clé pour l’allure d’après-crise sanitaire ».
Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont augmenté en juin de 0,6% sur un an contre +0,5% en mai, les divertissements, jeux et vêtements ayant tiré les prix vers le haut, selon les chiffres publiés hier par l’Office national des statistiques (ONS). Les économistes tablaient sur une hausse limitée à 0,4%. En revanche, les prix alimentaires ont reculé, en particulier ceux des légumes. Si le coût des matières premières reste largement en baisse sur un an, il a enregistré une remontée le mois dernier à cause d’un rebond record des cours du pétrole brut.
Les créations d’entreprises ont progressé de 38,2% en juin selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, après un bond de 59,6% en mai, ce qui leur permet de retrouver le niveau d’avant-crise, a indiqué mercredi l’Insee. Les créations d’entreprises classiques ont augmenté de 43,2% en juin et les immatriculations de micro-entrepreneurs de 33,6%. La hausse la plus forte concerne les activités d’hébergement et de restauration (+75,3%), essentiellement dans les activités de restauration rapide, précise l’Insee.
Le moral des investisseurs en Allemagne s’est dégradé plus que prévu depuis juillet, selon l’enquête mensuelle de l’institut ZEW, dans un climat d’inquiétudes quant à une possible résurgence de l'épidémie. L’indice du sentiment des investisseurs a reculé à 59,3 après 63,4 en juin. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 60,0. Un indice distinct mesurant l'évolution du jugement des investisseurs sur la situation économique actuelle est ressorti bien en deçà des attentes à -80,9 après -83,1 en juin et -65,0 attendu.
L'économie chinoise a probablement enregistré une légère croissance au deuxième trimestre grâce à la levée progressive des mesures de confinement et aux mesures de relance adoptées par le gouvernement, selon une enquête Reuters publiée mardi. Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine aurait augmenté de 2,5% sur la période avril-juin en variation annualisée après avoir chuté de 6,8% au premier trimestre. Les prévisions des 55 analystes interrogés par Reuters s'échelonnent d’une contraction de 3,1% du PIB à une croissance de 4,0%, reflet de l’incertitude sur le rythme de la reprise de la deuxième économie mondiale. D’un trimestre sur l’autre, la croissance aurait été de 9,6% en avril-juin contre une baisse de 9,8% de janvier à mars. Selon les analystes, la reprise reste fragile, en raison de la recrudescence de l'épidémie et des nombreuses pertes d’emplois.
Singapour est entré en récession au deuxième trimestre, l’activité économique plongeant de 41,2% par rapport au trimestre précédent, selon des données préliminaires publiées mardi. Par rapport à l’année précédente, l'économie est en recul de 12,6% entre avril et juin, selon les chiffres du ministère du Commerce. L'économie de Singapour, très dépendante du commerce international, a été durement affectée par les mesures strictes imposées pour lutter contre la pandémie. Les données publiées mardi signalent un deuxième trimestre de contraction de l'économie, ce qui signifie que Singapour est entré en récession pour la première fois depuis plus d’une décennie.
La production de crédit a comme prévu poursuivi son rebond en juin en Chine alors qu’elle cherche à relancer l’activité après la forte contraction liée à la crise du coronavirus. Les banques chinoises ont octroyé 1.810 milliards de yuans (258 milliards de dollars) de nouveaux prêts sur la période, soit 22,3% de plus qu’en mai (et 9% de plus qu’il y a un an), selon les données de la banque centrale (PBoC). Au premier semestre, la production de crédit bancaire atteint un pic de 12.090 milliards de yuans (déjà 9.670 milliards au premier semestre 2019). Le gouverneur de la PBoC, Yi Gang, avait affirmé que les nouveaux prêts pourraient atteindre cette année 20.000 milliards.