La crise a remis en lumière tout le sens de la vie en société, la solidarité humaine, etc., dont on faisait peu de cas. Changer nos mentalités individualistes ne sera pas si simple, toutefois, d’abord parce que l’économie est fondée sur la croissance et la consommation et que rien n’a l’air de changer de ce côté-là. En outre, le grand élan humaniste déployé lors de la crise montre déjà quelques difficultés à l’emporter sur les tiraillements entre générations. On commence à réaliser les effets néfastes du confinement sur les enfants privés d’école et de grand air, alors même que le coronavirus ne les atteint pas. En outre, des économistes mettent en évidence les avantages plus grands du confinement pour les seniors, les plus exposés à la maladie, pendant que les retombées économiques affectaient les jeunes actifs, peu en danger devant le coronavirus mais qui vont devoir, qui plus est, contribuer plus longtemps à la retraite de leurs aînés ! C’est un peu comme avec le climat, les générations qui ont profité de la croissance à tout crin ne sont pas celles qui en subiront les effets sur l’environnement. Pas de quoi ménager une bonne ambiance entre les générations…
Le commerce mondial de biens est en train de se contracter à son rythme le plus rapide depuis la crise financière en 2009 en raison de la pandémie, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Le trafic mondial de marchandises a diminué de 3% au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2019. Le recul devrait atteindre 26,9% au deuxième trimestre. Sur un an, cela se traduit par des baisses de 3,3% et de 29% respectivement.
Le gouvernement va renforcer le contrôle sur les demandes de chômage partiel pour détecter les fraudes ou les erreurs «compte tenu de l’importance du soutien financier apporté par les pouvoirs publics» aux entreprises, a-t-il annoncé mercredi. Le ministère du Travail a adressé une instruction aux Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) : elles devront «distinguer entre les entreprises qui, de bonne foi, ont fait des erreurs lorsqu’elles ont renseigné leurs demandes d’indemnisation, et celles qui ont fraudé». Depuis mars, plus d’un million d’entreprises ont sollicité une autorisation d’activité partielle, concernant 12,4 millions de salariés.
Le commerce mondial de biens est en train de se contracter à son rythme le plus rapide depuis la crise financière en 2009 en raison de la pandémie de coronavirus, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Le trafic mondial de marchandises a diminué de 3% au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2019. Le recul devrait atteindre 26,9% au deuxième trimestre. Sur un an, cela se traduit par des baisses de 3,3% et de 29% respectivement.
Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a reculé de 2% par rapport aux trois derniers mois de 2019, sa plus forte baisse depuis le quatrième trimestre 2008, au plus fort de la crise financière, a indiqué l’Office national de la statistique (ONS). En rythme annuel, le PIB se contracte de 1,6%.
La production industrielle de la zone euro a chuté de 11,3% en mars par rapport à février, selon les données publiées par Eurostat. Il s’agit du recul le plus important jamais enregistré, en raison des mesures de confinement et d’interruption forcée de l’activité des entreprises prises pour tenter de freiner l'épidémie de coronavirus. Par rapport à l’an dernier, la baisse de la production atteint 12,9%.
La Grande-Bretagne a prolongé mardi de quatre mois, jusqu’en octobre, son dispositif de chômage partiel financé par l’Etat. 7,5 millions de salariés bénéficient actuellement de ce dispositif, qui permet de toucher 80% de sa rémunération dans la limite de 2.500 livres (2.834 euros) par mois. Le programme, destiné à éviter une envolée du chômage comme celle observée aux Etats-Unis, coûte à l’Etat britannique environ 10 milliards de livres par mois, soit l'équivalent des dépenses consacrées aux services publics de santé. Les entreprises utilisant ce dispositif seront autorisées à compter du mois d’août à demander à leurs salariés de retourner au travail.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé mardi un plan de relance de l'économie du géant de l’Asie du Sud de 20.000 milliards de roupies (245 milliards d’euros). L’Inde a officiellement enregistré à ce jour plus de 70.000 cas de contamination au SARS-CoV-2. Les mesures de confinement à domicile ont été prolongées jusqu’au 17 mai. Dans une allocution à la nation, le Premier ministre a déclaré que le plan de relance représentait 10% du produit intérieur brut indien. En mars dernier, son gouvernement avait annoncé le déblocage de 1.700 milliards de roupies de transferts d’argent, principalement pour les plus pauvres, mais beaucoup avaient critiqué des mesures beaucoup trop modestes.
Le ralentissement de l'économie française s’est atténué le mois dernier malgré la quasi-paralysie de l’activité en raison des mesures de confinement. «Au total, alors qu’il y a un mois nous avions estimé à environ 32% la perte de PIB sur une semaine-type de confinement en mars, notre nouvelle estimation pour une semaine-type de confinement en avril se situe autour de 27%», indique la Banque de France dans son enquête mensuelle de conjoncture. L’activité manufacturière est restée 37% inférieure à la normale le mois dernier, alors que le recul était de 48% en mars. Dans les services marchands, elle a diminué de 27% après 37%.
Confrontée à la crise, entre les taxes américaines sur les exportations et la fermeture des bars et restaurants, la filière vin qui réclamait un plan d’aide de 500 millions d’euros pour compenser la baisse de ses volumes vient d’obtenir les premières mesures d’aides gouvernementales. Selon Le Figaro, les TPE et PME du secteur seront exonérées de charges sociales, sur une durée et des modalités «à définir dans les prochains jours», confirme Bercy. Bruxelles et le gouvernement ont aussi débloqué 140 millions d’euros afin de financer la distillation de crise, sur un volume de 2 millions d’hectolitres. Soit un montant de 70 euros le litre, contre 80 euros demandés par les viticulteurs, qui espéraient que le plan puisse porter sur trois millions d’hectolitres.
L’indice mesurant les tendances du marché de l’emploi aux Etats-Unis est tombé en avril à son plus bas niveau depuis 37 ans sous l’effet des répercussions de l'épidémie de coronavirus, a indiqué lundi l’institut du Conference Board. L’indice des tendances de l’emploi du Conference Board ressort à 43,43 en avril, contre 57,87 en mars, touchant son plus bas niveau depuis avril 1983 (43,29). Sur un an, l’indice affiche une baisse de plus de 60%. Selon les chiffres publiés vendredi par le département américain du Travail, les Etats-Unis ont détruit 20,5 millions d’emplois nets en avril, l'économie ayant été paralysée par les mesures de confinement adoptées pour lutter contre la pandémie.
Le nombre d’actifs américains effectuant une première demande d’allocation chômage s’est révélé plus élevé que prévu la semaine dernière, alors que le marché du travail aux Etats-Unis continue de subir les répercussions de la pandémie de coronavirus. Le nombre d’inscriptions au chômage a atteint 3,169 millions lors de la semaine terminée au 2 mai, en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué aujourd’hui le département américain du Travail. Les économistes s’attendaient en moyenne à 3,05 millions de nouvelles demandes.
Les exportations chinoises ont progressé en avril pour la première fois de l’année, de 3,5% en rythme annuel, contre toute attente malgré la crise sanitaire liée au coronavirus qui a pesé sur la demande et perturbé les chaînes d’approvisionnement. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une contraction de 15,7% sur un an, après un déclin de 6,6% en mars.
Adieux veaux, vaches, cochons… pommes de terres et laiteries : les inquiétudes des agriculteurs européens, privés de débouchés, n’ont rien d’une fable. Sans restaurants pour acheter steaks, fromages ou frites, les organisations agricoles en sont réduites à appeler à un geste citoyen pour éviter la destruction de surplus colossaux. « Mangeons des frites deux fois par semaine », plaide ainsi l’association belge des producteurs de tubercule. De quoi joindre l’utile à l’agréable, d’autant qu’il n’est pas sûr que l’occasion d’exhiber son beach body se présentera de sitôt…
Le secteur privé aux Etats-Unis a détruit plus de 20 millions d’emplois en avril, un niveau sans précédent, en raison des fermetures d’entreprises mises en oeuvre afin d’enrayer la pandémie. Le consensus Reuters prévoyait 20.050.000 destructions de postes dans le privé, leurs estimations s'échelonnant entre -8.790.000 et -25.000.000. Le chiffre de mars a été révisé à la baisse pour montrer 149.000 postes détruits contre 27.000 annoncés initialement. Le rapport précise que plus de 40% des emplois détruits en avril appartiennent aux secteurs des loisirs et de l’hôtellerie. Plus de 30 millions d’Américains ont déposé une demande d’allocation chômage en plus de six semaines d’après les données du département du Travail. Le taux de chômage est attendu à 16%.
L’indice PMI composite (secteur manufacturier et services) a chuté à 13,6, après 29,7 en mars, et ressort très légèrement supérieur à une première estimation flash, selon les données IHS Markit. Il s’agit de son plus bas niveau depuis la création des enquêtes en 1998. Le PMI du seul secteur des services a chuté à 12, après 26,4 en mars. En Italie et en Espagne, l’indice PMI des services a reculé à 10,8 et à 7,1, respectivement. En Allemagne, où une première estimation est publiée contrairement à l’Italie et à l’Espagne, l’indice des services est tombé à 16,2 le mois dernier. En France,il est tombé à 10,2, un plus bas historique.