L’agence S&P Global Ratings a déclaré lundi qu’elle s’attend à ce que la dette publique des pays du Golfe (CCG) augmente d’un niveau record d’environ 100 milliards de dollars cette année, alors que les besoins de financement progressent en raison de la crise liée au coronavirus et de la chute du pétrole. L’agence de notation estime que les pays du CCG enregistreront un déficit public total d’environ 180 milliards, à financer avec 100 milliards de dette et un prélèvement de 80 milliards sur les actifs des gouvernements. Elle prévoit que les bilans des Etats du CCG continueront à se détériorer jusqu’en 2023, sur la base d’un prix moyen du pétrole Brent de 30 dollars/ baril pour le reste de 2020, de 50 dollars en 2021 et de 55 dollars à partir de 2022. L’Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn et les émirats d’Abou Dhabi et de Sharjah ont déjà dû emprunter des dizaines de milliards de dollars cette année. Le Koweït prévoit de lever jusqu'à 16 milliards d’ici à la fin de son exercice en mars 2021, mais sa capacité d’emprunter dépend de l’approbation par le Parlement d’une nouvelle loi sur la dette.
La France devra procéder à un examen sans précédent des dépenses publiques une fois la crise du coronavirus passée afin d'éviter une spirale d’endettement dangereuse, a prévenu la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. Un rebond de l'économie l’an prochain ne suffira pas à ramener la dette à son niveau d’avant crise au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement, qui s’attend à une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un creusement du déficit public à 11,4% du PIB et à une dette publique à 120,9% du PIB, compte sur la croissance pour garder la dette sous contrôle et exclut une augmentation des impôts.
La France devra procéder à un examen sans précédent des dépenses publiques une fois la crise du coronavirus passée afin d'éviter une spirale d’endettement dangereuse, a prévenu la Cour des comptes dans son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. La Cour des comptes estime qu’un rebond de l'économie l’an prochain ne suffira pas à ramener la dette à son niveau d’avant crise au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement, qui s’attend à une contraction de 11% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un creusement du déficit public à 11,4% du PIB et à une dette publique à 120,9% du PIB, compte sur la croissance pour garder la dette sous contrôle et exclut une augmentation des impôts.
Le Bureau de gestion de la dette du Royaume-Uni a augmenté lundi son programme d’émission 2020 de 50 milliards de livres sterling, le portant de 225 milliards à un montant record de 275 milliards de dette publique entre avril et août au titre de l’exercice 2020-2021 pour financer les énormes dépenses en réponse à la pandémie de coronavirus. Cela représente plus du double des emprunts réalisés à hauteur de 136,8 milliards de livres pour l’ensemble de l’exercice 2019-2020, a reconnu le Debt Management Office (DMO), qui avait initialement prévu d'émettre seulement 156,1 milliards pour l’exercice 2020-2021.
Le déficit budgétaire de l’Italie, prévu actuellement à 10,4% du PIB pour 2020, devrait probablement se creuser alors que le pays tente de soutenir une économie plombée par le coronavirus, a déclaré dimanche le président du Conseil Giuseppe Conte. Les mesures visant à éviter les licenciements et à aider les secteurs en difficulté tels que le tourisme ne pouvaient pas attendre que le gouvernement présente en septembre un plan de relance global, a-t-il fait valoir lors d’une conférence de presse.
Olli Rehn, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et gouverneur de la Banque de Finlande, a déclaré mardi que «la possibilité d’acheter des obligations ‘high yield’, est quelque chose que l’on peut envisager, et je regarde les différentes options avec un esprit ouvert». Même si le Conseil n’a, selon lui, «pas eu de discussion sérieuse sur le sujet», a-t-il ajouté.