Le gouvernement indien a annoncé ce matin le report au 2 novembre de l’augmentation des droits de douane sur certains produits importés des Etats-Unis, en représailles aux taxes américaines sur l’acier et l’aluminium. L’Inde a décidé en juin d’instaurer des droits de douanes de 20% pour les amandes américaines, dont elle est le premier importateur mondial, et de 120% pour les noix en provenance des Etats-Unis, mais leur entrée en vigueur avait déjà été reportée une première fois début août. Ce deuxième report a été décidé alors que les deux pays négocient pour surmonter leurs divergences commerciales.
Le président américain a annoncé la mise en place de droits de douane de 10% sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises, passant à 25% au 1er janvier.
La Chine s’est félicitée jeudi de l’invitation des Etats-Unis à engager un nouveau cycle de négociations commerciales, au moment où Washington se prépare à franchir un pas supplémentaire dans sa guerre commerciale avec Pékin. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang a précisé qu’Américains et Chinois discutaient des détails d’une reprise des négociations. Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison Blanche, a déclaré mercredi soir dans un entretien télévisé à Fox Business Network que le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, avait adressé une invitation à de hauts responsables chinois.
La Chine s’est félicitée jeudi de l’invitation des Etats-Unis à engager un nouveau cycle de négociations commerciales, au moment où Washington se prépare à franchir un pas supplémentaire dans sa guerre commerciale avec Pékin.
La Chine demandera la semaine prochaine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) l’autorisation d’imposer des sanctions aux Etats-Unis. L’initiative, présentée mardi dans l’agenda de l’OMC, est une réponse à ce que Pékin qualifie de refus américain de se mettre en conformité avec un arrêt rendu dans le cadre d’un litige datant de 2013 par la Chine sur des droits antidumping mis en œuvre par les Etats-Unis. La requête devrait déboucher sur des années de litige juridique. L’arrêt rendu l’année dernière par l’OMC au bénéfice de la partie chinoise porte sur une série de produit équivalant à 8,4 milliards de dollars d’exportations annuelles.
La Chine demandera la semaine prochaine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) l’autorisation d’imposer des sanctions aux Etats-Unis. L’initiative, présentée mardi dans l’agenda de l’OMC, est une réponse à ce que Pékin qualifie de refus américain de se mettre en conformité avec un arrêt rendu dans le cadre d’un litige lancé en 2013 par la Chine sur des droits antidumping mis en œuvre par les Etats-Unis. La requête devrait déboucher sur des années de litige juridique.
Les Etats-Unis ne sont pas prêts à conclure d’accord commercial avec la Chine mais les discussions vont se poursuivre entre les deux premières puissances économiques mondiales, a déclaré hier le président américain, Donald Trump. L’administration américaine, qui envisage de nouveaux droits de douane portant sur 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) d’importations chinoises, a organisé des consultations en vue de leur entrée en vigueur de plus en plus probable fin septembre ou début octobre.
La Commission européenne a proposé hier d’ouvrir des discussions officielles avec les Etats-Unis afin de répondre aux préoccupations américaines selon lesquelles leurs éleveurs ne reçoivent pas une part équitable du marché européen du bœuf. Cette initiative ne fait pas partie de l’accord conclu en juillet entre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et le président américain, Donald Trump. Elle pourrait cependant atténuer les tensions commerciales croissantes entre les deux partenaires.
La Commission européenne a proposé ce lundi d’ouvrir des discussions officielles avec les Etats-Unis afin de répondre aux préoccupations américaines selon lesquelles leurs éleveurs ne reçoivent pas une part équitable du marché européen du bœuf. Cette initiative ne fait pas partie de l’accord conclu en juillet entre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et le président américain, Donald Trump. Elle pourrait cependant atténuer les tensions commerciales croissantes entre les deux partenaires.
Les restrictions sur la vente de panneaux solaires chinois dans l’Union européenne (UE) prennent fin ce soir à minuit, au grand dam des producteurs européens qui craignent un afflux d’importations bon marché. En vigueur depuis cinq ans, la mesure visant à protéger l’industrie solaire européenne était jugée contre-productive par les installateurs de panneaux solaires qu’elle privait de produits meilleur marché. Pendant ces cinq années, les producteurs chinois ne payaient pas de droits s’ils vendaient leurs produits à ou au-dessus d’un prix minimum qui a progressivement diminué. Sous ce prix, ils s’exposaient à des taxes allant jusqu'à 64,9%. Cette décision «va rétablir des conditions de marché normales pour le commerce UE-chinois de panneaux photovoltaïques, suscitera un environnement plus stable pour la coopération entre ces industries et bénéficiera mutuellement aux deux parties», juge le ministère chinois du Commerce dans un communiqué publié sur son site internet.
Il n’est pas nécessaire de maintenir le Canada au sein de l’Alena, a déclaré samedi le président Donald Trump, qui a conseillé au Congrès de ne pas se mêler des négociations sur le commerce, faute de quoi il interromprait le processus de discussions trilatérales avec Ottawa et Mexico. Après l’accord obtenu vendredi entre les Etats-Unis et le Mexique, le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a déclaré que les discussions entre négociateurs américains et canadiens reprendraient mercredi, avec l’objectif de parvenir à un accord acceptable pour les trois pays.
Donald Trump a fait savoir à son entourage qu’il était prêt à imposer des tarifs douaniers à l’équivalent de 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires dès que la période de consultation publique pour cette mesure expirera, le 6 septembre, rapportait hier l’agence Bloomberg. Les nouveaux droits de douane viseraient des produits de consommation, comme les matériaux de construction, les produits technologiques, les vélos et le textile. Wall Street a accentué ses pertes en réaction à cette information. L’indice S&P 500 a terminé en baisse de 0,44%, le Dow Jones de 0,53% et le Nasdaq de 0,26%.
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s’est dite «encouragée» par les progrès réalisés au cours des négociations avec les Etats-Unis sur la révision du traité de libre-échange nord-américain (Aléna) hier à Washington. «Je continue à être encouragée par les bonnes conversations que nous avons et les progrès que nous réalisons», a-t-elle déclaré à l’issue d’une séance de négociations au siège des services du Représentant américain au commerce, Robert Lighthizer.
Brown-Forman, le propriétaire du whiskey Jack Daniel, a chiffré hier à six cents par action l’impact des tarifs douaniers sur son bénéfice par action annuel. Le groupe ne relèvera pas ses prix dans l’immédiat pour compenser cet effet mais compte le faire plus tard dans l’année, a déclaré la directrice financière, Jane Morreau, à l’occasion de la publication des résultats trimestriels. L’Union européenne, la Chine, le Mexique et le Canada ont imposé des droits de douane allant de 10 à 25% sur le whiskey et le bourbon en riposte à la décision des Etats-Unis de taxer leurs importations d’acier et d’aluminium.
Les Etats-Unis ont bloqué le renouvellement d’un juge de la cour d’appel réglant les conflits commerciaux à l’OMC, ce qui risque, à terme, de la paralyser. Il faut impérativement trois juges au minimum à l’instance d’appel de l’organe de règlement des différends (ORD) pour examiner chaque cas, sinon l’Organisation mondiale du commerce ne peut plus régler les conflits commerciaux. Fin septembre, la cour d’appel ne disposera plus que de trois juges, dont deux verront leur mandat expirer fin 2019.
Emmanuel Macron a proposé hier une rencontre entre dirigeants américains, européens, chinois et japonais en novembre à Paris, pour travailler à la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette réunion se tiendrait en marge de la célébration du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 et de la fin de la Première Guerre mondiale, célébration à laquelle la France a convié quelque 80 chefs d’Etat et de gouvernement. Le groupe de travail Etats-Unis-Union européenne-Chine-Japon dont le Président souhaite la création devra «clarifier les règles existantes, améliorer le règlement des différends, adopter une régulation plus efficace».
Le président américain Donald Trump a personnellement annoncé lundi que les Etats-Unis et le Mexique avaient conclu «un très bon accord» commercial après de longues négociations de révision de l’accord de libre-échange nord américain (Aléna).