Les économistes revoient en force leurs prévisions de croissance pour la Chine cette année, malgré la publication lundi d’une progression du produit intérieur brut (PIB) supérieure aux attentes du consensus (4,4% selon Reuters). Toutefois, la croissance de 4,8% entre janvier et mars occulte une nette décélération de l’activité au cours du dernier mois en raison de la vague Omicron et des mesures de confinement strictes, notamment à Shanghai. Les ventes de détail ont ainsi reculé de 3,5% sur un an sur la période pour la première fois depuis 2020. L’activité immobilière continue de souffrir. Mais la Chine profite d’une croissance supérieure aux attentes dans l’industrie.
Les importations chinoises ont enregistré contre toute attente un net coup d’arrêt en mars, confirmant que les plus importants confinements depuis mars 2020 dans une grande partie du pays pour faire face au variant Omicron ont un impact significatif sur l’activité. Ces restrictions ont entravé les arrivées de fret et affaibli la demande intérieure, tandis que la croissance des exportations a ralenti.
La stratégie «zéro Covid» mise en œuvre en Chine représente un risque pour la croissance mondiale peut être encore plus grand que la guerre en Ukraine. L'analyse d'Alicia Garcia Herrero, cheffe économiste Asie Pacifique de Natixis CIB.
Rééquilibrage. Aucune annonce n’était attendue à l’issue du 23e sommet entre l’Union européenne (UE) et la Chine qui s’est tenu à distance le 1er avril, et cette promesse a été tenue, malgré des discussions qualifiées de « très franches, ouvertes et approfondies » par les participants.
L’activité dans le secteur des services en Chine s’est contractée à son rythme le plus rapide en deux ans en mars, la reprise de l’épidémie de coronavirus ayant réduit la mobilité et pesé sur la demande, selon les résultats de l’enquête privée publiée mercredi par Caixin/Markit.
BNP Paribas Wealth Management a annoncé ce 5 avril la nomination de Ruth Chung au poste nouvellement créé de directeur pour la Chine, Taïwan, Hong Kong et Macao. Basée à Singapour, elle sera rattachée à Michael Yong-Haron, directeur de l’Asie du Nord et directeur général du bureau hongkongais, ainsi que David Lim, directeur de l’Asie du Sud-est et de Singapour. Elle sera chargée de diriger le marché chinois ainsi que les équipes offshores taïwanaises. Ruth Chung arrive de la banque Pictet & Cie en Asie, où elle était dernièrement directrice du marché du groupe pour la Chine, Taïwan, Hong Kong et Macao. Auparavant, elle a co-fondé Sino Suisse Capital, une société de gestion externe, où elle a occupé le poste de directrice générale pour le bureau singapourien. Elle a travaillé chez UBS pour près de 19 ans, ayant entré au sein de la banque comme responsable de l’équipe pour Taïwan. Elle a été promue au rang de responsable régionale pour les clients ultra high net worth en Chine, Taïwan, Hong Kong et Macao.
L’activité manufacturière en Chine s’est contractée en mars à son rythme le plus rapide en deux ans. L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 48,1 en mars contre 50,4 le mois précédent. La baisse des nouvelles commandes à l’exportation en mars s’est accélérée: les résurgences épidémiques en Chine, les perturbations dans le secteur du transport maritime et les incertitudes accrues dues à la crise ukrainienne ont conduit les clients à annuler ou à suspendre leurs commandes. La deuxième économie mondiale, qui avait fait état d’une reprise au cours des deux premiers mois de l’année, risque désormais de connaître un ralentissement.
L’activité manufacturière en Chine s’est contractée en mars à son rythme le plus rapide en deux ans. L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 48,1 en mars contre 50,4 le mois précédent.
Pékin envisage la constitution d’un fonds de plusieurs milliards de yuans destiné à soutenir les sociétés financières en difficulté, rapporte Bloomberg. La Banque populaire de Chine (la PBoC), en coopération avec la Commission chinoise de réglementation des banques et des assurances et le ministère des Finances, cherche à renforcer la confiance dans le système financier, alors que l’économie ralentit, en pleine résurgence du Covid, et que la crise de la dette dans le secteur immobilier s’étend. Avec cette nouvelle bad bank, Pékin s’efforce d’endiguer les risques financiers allant de centaines de banques rurales affaiblies à des dizaines de promoteurs en difficulté avec au moins 1.000 milliards de dollars de passifs.
Signe de panique ou mesure de prudence ? Pékin envisage la constitution d’un fonds de plusieurs milliards de yuans destiné à soutenir les sociétés financières en difficulté, rapporte Bloomberg. La Banque populaire de Chine (PBoC), en coopération avec la Commission chinoise de réglementation des banques et des assurances et le ministère des Finances cherchent à renforcer la confiance dans le système financier alors que l’économie ralentit, en pleine résurgence du Covid, et que la crise de la dette dans le secteur immobilier s’étend.
La préservation de la biodiversité est en tête des agendas mais l’action politique pourrait être ralentie par la prise en compte des conséquences du conflit russo-ukrainien.
Après Shenzhen, Shanghai est à son tour rattrapé par la vague Omicron. Le principal centre financier chinois et ses 26 millions d’habitants sont confinés en deux étapes (par secteurs) pendant neuf jours. La multiplication des restrictions ces dernières semaines dans la deuxième économie mondiale alimente les craintes sur la vigueur de la croissance chinoise, et notamment sur la dynamique de la demande intérieure. Les marchés de matières premières et les prix du pétrole, qui avaient nettement progressé la semaine passée avec le conflit en Ukraine, reculaient tout aussi nettement lundi, la Chine étant le plus important consommateur. Ce matin, les actions chinoises sur les places boursières onshore ont cédé entre 0,8% et 1%. A Hong Kong, l’indice Hang Seng a gagné 1,3%.
Après Shenzhen, Shanghai est à son tour rattrapé par la vague Omicron. Le principal centre financier chinois et ses 26 millions d’habitants sont confinés en deux étapes (par secteurs) pendant neuf jours.
La devise chinoise a gagné du terrain à l’international mais principalement grâce aux échanges commerciaux. Le risque géopolitique pourrait être une aubaine.
Capitulation. Pékin n’est pas resté sans réponse devant la chute de ses marchés financiers et la dépréciation du yuan. Mi-mars, Liu He (photo), vice-Premier ministre et plus proche conseiller économique du président Xi Jinping, a annoncé que le pays allait « prendre des mesures pour soutenir l’économie au premier trimestre » et introduire « des politiques favorables au marché ». Un changement de ton notable de la part de Pékin, alors que les actions chinoises souffrent de sous-performance chronique par rapport aux actions américaines et européennes depuis deux ans. Dans la foulée, l’indice Hang Seng a rebondi de 9 % à Hong Kong.
Le promoteur en difficulté China Evergrande dévoilera une proposition de restructuration de la dette de ses créanciers d’ici à fin juillet, a-t-il annoncé mardi. L’annonce dans la matinée d’un retard dans la publication de ses résultats annuels avait ravivé les craintes des investisseurs sur la santé financière du groupe chinois. Evergrande, dont la dette externe de 22,7 milliards de dollars est considérée en défaut, s’est engagé en janvier à mettre en place une proposition préliminaire de restructuration dans les six mois. Le groupe, dont le passif est estimé à plus de 300 milliards de dollars, a fait défaut sur certains paiements d’obligations externes en décembre.