Les exportations de la Chine ont nettement ralenti en avril tandis que les importations sont restées stables alors que le pays multiplie les confinements face à la vague Omicron du Covid-19. D’après les données officielles publiées lundi, les exportations ont progressé de 3,9% (+3,2% attendu par les économistes) sur un an en avril, contre une croissance de 14,7% le mois précédent, soit un plus bas depuis juin 2020. Les importations sont restées stables, affichant un léger mieux après leur recul de 0,1% en mars et battant le consensus qui ressortait à -3,0%. Ajustées des effets de prix, les exportations sont en recul de 8% sur un an, selon les calculs des économistes de Nomura, après +1,8% en mars. La balance commerciale de la Chine a affiché un excédent de 51,1 milliards de dollars le mois dernier après 47,4 milliards de dollars en mars.
Taux d'inflation, prix de l'énergie, prévisions d'activité, etc. : sans le soutien des banques centrales, les statistiques économiques reviennent au centre du jeu.
Les exportations de la Chine ont nettement ralenti en avril tandis que les importations sont restées stables alors que le pays multiplie les confinements face à la vague Omicron du Covid-19.
A 6,68 pour un dollar, le yuan est à un plus bas depuis novembre 2020. La devise chinoise a perdu près de 5% de sa valeur en l’espace de deux semaines accentuant sa dépréciation ce vendredi après l’affirmation par Pékin de la poursuite de sa politique zéro-Covid.
L’activité dans les services s’est à nouveau contractée en avril en Chine avec les confinements liés à la pandémie de coronavirus, montrent les résultats de l’enquête privée publiée jeudi par Caixin/Markit. L’indice PMI des services est ressorti à 36,2 en avril, après 42 en mars, encore au-dessous de la barre des 50 points qui sépare la croissance de la contraction sur une base mensuelle. L’indice était tombé à son plus bas niveau - à 26,5 - en février 2020, au début de la pandémie. Le sous-indice des nouvelles entreprises a également enregistré une baisse à 38,4, après 45,9 le mois précédent, les entreprises du secteur déclarant que les restrictions mises en place pour lutter contre la propagation de l’épidémie avaient pesé sur la demande au début du deuxième trimestre.
L’activité dans les services s’est à nouveau contractée en avril en Chine avec les confinements liés à la pandémie de coronavirus, montrent les résultats de l’enquête privée publiée jeudi par Caixin/Markit.
Le Shanghai Composite a chuté de 1,4% pour clôturer à 2.886 points mardi, et l’indice Shenzhen SZSE Component a perdu 1,7% à 10.207 points, atteignant un plus bas depuis près de deux ans, alors que les autorités de Pékin ont étendu les tests de dépistage sur le coronavirus à la majeure partie de la ville (22 millions d’habitants), et alimenté les inquiétudes quant à un possible confinement de la capitale similaire à celui de Shanghaï depuis un mois. Des dizaines de nouvelles infections au coronavirus ont été enregistrées ces derniers jours. Shanghaï avait attendu environ un mois et plus de 1.000 cas avant de lancer des tests à toute la ville début avril. Pour l’instant, les écoles, les magasins et les bureaux sont restés ouverts, à la différence des temples et théâtre ou lieux de sortie.
Le conflit en Ukraine est la principale raison de l'ajustement des prévisions de croissance, mais le ralentissement chinois est un autre sujet d’inquiétude.
L’éditeur a perdu 16% en Bourse depuis le début de l’année, à un plus bas de cinq ans. Le gigantesque marché chinois du jeu vidéo ne semble pas près de s’ouvrir au groupe français.
Les économistes revoient en force leurs prévisions de croissance pour la Chine cette année, malgré la publication lundi d’une progression du produit intérieur brut (PIB) supérieure aux attentes du consensus (4,4% selon Reuters). Toutefois, la croissance de 4,8% entre janvier et mars occulte une nette décélération de l’activité au cours du dernier mois en raison de la vague Omicron et des mesures de confinement strictes. Les ventes de détail ont ainsi reculé de 3,5% sur un an sur la période pour la première fois depuis 2020. L’activité immobilière continue de souffrir. Mais la Chine profite d’une croissance supérieure aux attentes dans l’industrie. Les économistes craignent un deuxième trimestre difficile et revoient leurs prévisions de croissance pour cette année. Bank of America anticipe désormais +4,2% de progression du PIB.
Les économistes revoient en force leurs prévisions de croissance pour la Chine cette année, malgré la publication lundi d’une progression du produit intérieur brut (PIB) supérieure aux attentes du consensus (4,4% selon Reuters). Toutefois, la croissance de 4,8% entre janvier et mars occulte une nette décélération de l’activité au cours du dernier mois en raison de la vague Omicron et des mesures de confinement strictes, notamment à Shanghai. Les ventes de détail ont ainsi reculé de 3,5% sur un an sur la période pour la première fois depuis 2020. L’activité immobilière continue de souffrir. Mais la Chine profite d’une croissance supérieure aux attentes dans l’industrie.
Les importations chinoises ont enregistré contre toute attente un net coup d’arrêt en mars, confirmant que les plus importants confinements depuis mars 2020 dans une grande partie du pays pour faire face au variant Omicron ont un impact significatif sur l’activité. Ces restrictions ont entravé les arrivées de fret et affaibli la demande intérieure, tandis que la croissance des exportations a ralenti.
La stratégie «zéro Covid» mise en œuvre en Chine représente un risque pour la croissance mondiale peut être encore plus grand que la guerre en Ukraine. L'analyse d'Alicia Garcia Herrero, cheffe économiste Asie Pacifique de Natixis CIB.
Rééquilibrage. Aucune annonce n’était attendue à l’issue du 23e sommet entre l’Union européenne (UE) et la Chine qui s’est tenu à distance le 1er avril, et cette promesse a été tenue, malgré des discussions qualifiées de « très franches, ouvertes et approfondies » par les participants.