Les professions libérales, après les agents de la RATP, se sont mobilisées en nombre lundi en France contre le projet de réforme des retraites qui unifiera en 2025 l’ensemble des régimes, à l’appel du collectif SOS Retraites, qui réunit, à l’initiative des avocats, 14 professions libérales auxquelles se sont joints notamment les pilotes de ligne, stewards et hôtesses de l’air. Le projet de réforme prévoit d’instituer un régime unique à points. Pour les avocats, Jean-Paul Delevoye propose de porter le taux de cotisation de 14% à 28,12% pour la première tranche de revenus (jusqu'à 40.000 euros), puis de redescendre à 12,94% pour une deuxième tranche (jusqu'à 120.000 euros). Force ouvrière prévoit un rassemblement national à Paris le 21 septembre, la CGT, Solidaires et la FSU le 24 septembre.
L’exécutif français prévoit 9,3 milliards d’euros de baisses d’impôts pour les ménages dans le projet de loi de finances 2020 qui doit être présenté en conseil des ministres fin septembre, selon Les Echos à paraître lundi. Ce budget inclura notamment les 17 milliards d’euros de mesures promises par Emmanuel Macron en réponse à la crise des Gilets jaunes. Il acte également la baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu prévue au 1er janvier 2020 ainsi que la suppression du dernier tiers de la taxe d’habitation pour 80% des Français (3,7 milliards d’euros). Cela creuse la prévision de déficit public à 2,2% du PIB pour l’an prochain contre 2,0% dans le programme de stabilité transmis en avril dernier à la Commission européenne.
Le gouvernement de coalition dirigé par le très libéral Mark Rutte compte annoncer, mardi, lors de la rentrée parlementaire, un projet qui vise à taxer les bénéfices de grands groupes qui échappaient jusqu’ici à l’impôt, même si leur siège principal est établi dans le royaume, selon Le Monde. Des révélations sur le traitement réservé au géant pétrolier et gazier Shell ont fait grand bruit, en novembre 2018. Elles indiquaient que le groupe anglo-néerlandais, établi à La Haye, ne payait pas d’impôts alors qu’il y réalisait d’importants bénéfices – 1,3 milliard d’euros en 2017.
La zone euro a besoin d’une politique budgétaire plus expansionniste, estime le nouveau ministre italien de l’Economie, qui souhaite en outre exclure les dépenses pour les «investissements verts» du calcul des déficits structurels des pays membres. Dans un entretien à La Repubblica, Roberto Gualtieri, ancien président de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, dit que le nouveau gouvernement italien ne contestera pas les règles budgétaires de l’Union européenne mais qu’il s’emploiera à les faire changer.
La zone euro a besoin d’une politique budgétaire plus expansionniste, estime le nouveau ministre italien de l’Economie, qui souhaite en outre exclure les dépenses pour les «investissements verts» du calcul des déficits structurels des pays membres. Dans un entretien publié ce vendredi par La Repubblica, Roberto Gualtieri, ancien président de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, dit que le nouveau gouvernement italien ne contestera pas les règles budgétaires de l’Union européenne mais qu’il s’emploiera à les faire changer.
Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), qui s’est réuni mardi, reste vigilant sur le crédit immobilier. Alors que les taux continuent de baisser, l’instance qui réunit le gouvernement et les superviseurs financiers français a annoncé mardi qu’elle allait rendre fin septembre un rapport sur le sujet, pointant des risques pour les banques. Selon l’institution, la récente baisse des taux a renforcé certains risques pesant sur les établissements financiers. Pour autant, elle maintient le coussin contracyclique imposé aux banques à 0,5%. «Même si le risque reste contenu à l’heure actuelle, les tendances observées constituent une vulnérabilité à moyen terme», a-t-elle déclaré mardi. Selon les derniers chiffres de la Banque de France, les encours de crédits à l’habitat ont progressé de 6,5 % en juillet, portant le total à 1.049 milliards d’euros. L’endettement du secteur privé non financier a atteint le niveau de 133,2% du PIB au premier trimestre 2019.
Le gouvernement allemand envisage de créer de nouveaux organismes publics qui pourraient emprunter pour investir et soutiendraient ainsi l'économie sans remettre en cause les règles strictes encadrant la dette publique, selon Reuters, qui cite trois sources au fait du dossier. Cela permettrait à Berlin de tirer parti de la faiblesse historique des taux d’intérêt pour investir dans les infrastructures et la lutte contre le dérèglement climatique, au-delà des seuils d’endettement fixés par sa constitution. La règle du «Schuldenbremse» (frein à l’endettement), autorise un déficit du budget fédéral équivalent à 0,35% du produit intérieur brut (PIB), soit environ 12 milliards d’euros par an. Or Berlin ne pourra réellement augmenter ses emprunts que de 5 milliards d’euros l’an prochain. Elle est menacée de récession, et a besoin de 138 milliards d’euros d’investissements, selon la banque publique de développement KfW.
Le gouvernement va débloquer 750 millions d’euros de 2019 à 2022 pour désengorger les services des urgences, en grève depuis plus de six mois pour dénoncer des conditions de travail difficiles, a annoncé lundi le ministère de la Santé et des Solidarités. La ministre, Agnès Buzyn, a présenté un plan en 12 points. La moitié des fonds ira à la mise en place d’un service universel par téléphone ou en ligne - le service d’accès aux soins (SAS), censé être opérationnel à l'été 2020. La ministre de la Santé veut en outre renforcer l’offre de consultations médicales sans rendez-vous.
5.800 emplois seront supprimés au ministère de l’Action et des Comptes publics sur les trois années qui viennent, ont annoncé mardi Gérald Darmanin et Olivier Dussopt, le ministre et le secrétaire d’Etat, devant les cinq organisations représentatives du ministère (Solidaires, CGT, Force Ouvrière, CFDT-CFTC, UNSA-CFE-CGC). En juillet dernier, Gérald Darmanin avait annoncé une réduction «autour de 15.000 postes» postes de fonctionnaires d’Etat d’ici à 2022, contre 50.000 initialement.
Le déficit budgétaire de l’Italie diminuerait à 1,6% du Produit intérieur brut (PIB) en 2020 après 1,9% anticipé pour cette année, selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier. Les projections pour les deux exercices ont été revues en baisse, ce qui donne un peu de marge de manœuvre pour un nouveau gouvernement qui fait l’objet de négociations entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD). L’estimation de 2020 suppose une hausse automatique de la TVA, que les deux formations ont promis de supprimer avant même qu’elle n’entre en vigueur.
Le déficit budgétaire de l’Italie diminuerait à 1,6% du Produit intérieur brut (PIB) en 2020 après 1,9% anticipé pour cette année, selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier. Les projections pour les deux exercices ont été revues en baisse, ce qui donne un peu de marge de manoeuvre pour un nouveau gouvernement qui fait l’objet de négociations entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD). L’estimation de 2020 suppose une hausse automatique de la TVA, que les deux formations ont promis de supprimer avant même qu’elle n’entre en vigueur.
Le Soudan a besoin de 8 milliards de dollars d’aide étrangère au cours des deux prochaines années pour couvrir ses dettes et contribuer à rebâtir une économie dévastée par plusieurs mois de crise politique, a déclaré samedi le nouveau Premier ministre, Abdalla Hamdok. Dans un entretien à Reuters, l'économiste a ajouté que 2 millions de dollars supplémentaires en réserves de changes étrangères seraient nécessaires dans les trois prochains mois pour stopper la dépréciation de la monnaie locale. Il a officiellement pris ses fonctions mercredi à la tête du gouvernement soudanais. Il a auparavant occupé plusieurs postes au sein d’institutions nationales. Il a dit avoir ouvert des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale afin de restructurer l’importante dette du Soudan.
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, promet de nouveaux dispositifs contre la fraude fiscale dans le projet de loi de Finances 2020, notamment une «liste noire» des plates-formes «non-collaboratives». Le texte sera présenté en conseil des ministres fin septembre. Dans un entretien aux Echos, Gérald Darmanin annonce ainsi la transposition d’une directive européenne «qui impose aux plates-formes en ligne comme Amazon ou Alibaba de collecter la TVA». Cette «liste noire» répondra à quatre critères: «payer la taxe Gafa si l’entreprise en est redevable, payer la TVA, répondre à l’administration fiscale en cas de demande et transmettre les revenus des utilisateurs».
Le ministre des Finances Olaf Scholz a annoncé dimanche une relance potentielle de 50 milliards d'euros, une éventualité qu'il avait écartée la semaine dernière.
Le gouvernement de la chancelière Angela Merkel serait prêt à abandonner sa politique d'équilibre budgétaire et à émettre de la dette pour faire face à une éventuelle récession, a rapporté vendredi l’hebdomadaire Der Spiegel. Les craintes de voir la première puissance économique d’Europe entrer en récession augmentent, la baisse des exportations due au ralentissement de l'économie mondiale, aux tensions commerciales et aux incertitudes sur le Brexit ayant conduit à une contraction de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre. L’Allemagne parvient depuis 2014 à maintenir un budget équilibré. La chancelière Angela Merkel a déclaré en début de semaine dernière qu’elle ne voyait pas la nécessité d’un plan de relance économique.
Le Japon a repoussé hier d’un an son objectif d’excédent budgétaire qu’il n’attend plus avant l’exercice fiscal 2027, signe des difficultés qu'éprouve le gouvernement de Shinzo Abe à réduire la dette publique dans un contexte économique dégradé. L’exécutif a motivé ce report par la révision à la baisse de ses projections de croissance, d’inflation et de recettes fiscales, actualisées tous les six mois. En janvier, Tokyo prévoyait le retour à un excédent primaire - autrement dit hors nouvelles émissions et service de la dette - de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) pour l’exercice fiscal clos en mars 2026. Il table désormais sur un surplus de 0,2% mais un an plus tard. Le projet de budget pour le prochain exercice fiscal prévoit des dépenses supérieures à 100.000 milliards de yens (830 milliards d’euros) pour une deuxième année consécutive, dont 4.400 milliards de yens afin de financer des mesures de soutien à la croissance.