A l’issue d’une réunion nocturne avec ses deux vice-présidents du Conseil, Matteo Salvini et Luigi Di Maio, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a déclaré mardi que les trois hommes rencontreraient le ministre de l’Economie Giovanni Tria « pour élaborer une stratégie à adopter dans les discussions avec l’Europe afin d'éviter une procédure d’infraction pour le pays et d’oeuvrer ensemble à la mise au point du budget ». Giuseppe Conte avait menacé à plusieurs reprises de démissionner si les deux vice-présidents ne s’accordaient pas pour trouver un compromis susceptible de régler le contentieux avec la Commission européenne.
Le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini a assuré hier qu’il ne cherchait pas l’affrontement avec l’Union européenne et s’est dit confiant sur la conclusion d’un accord avec Bruxelles à propos du budget italien. A propos de l’idée controversée avancée par la Ligue de recourir à des «mini-bons» du Trésor pour rembourser la dette de l’Etat italien à ses fournisseurs, Matteo Salvini s’est dit ouvert à d’autres solutions. Samedi, le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria a estimé que le recours à ces «mini-bons» serait soit illégal, soit inutile.
Le non-paiement des 39 milliards de livres (44 milliards d’euros) promis par Londres à l’Union européenne (UE) dans le cadre du Brexit ne constituerait pas un défaut souverain, ont estimé lundi les trois principales agences de notation (S&P Global, Moody’s, Fitch). «Nos notes s’appliquent aux obligations de dette commerciale», a déclaré à Reuters Aarti Sakhuja, principale analyste de S&P Global pour le Royaume-Uni. Boris Johnson, favori pour succéder à Theresa May à la tête du gouvernement britannique, a menacé ce week-end de refuser de payer la facture du Brexit s’il devient Premier ministre, dans le but d’obtenir un meilleur accord de sortie de l’UE.
Un « petit peu » de flexibilité sur le yuan est bon pour l'économie chinoise et mondiale, a indiqué le gouverneur de la banque centrale chinoise (PBOC), Yi Gang, dans un entretien à Bloomberg publié vendredi. Interrogé sur le fait de savoir s’il existait une ligne rouge pour le yuan, qui a chuté de plus de 3% face au dollar depuis mi-avril et flirte avec le seuil de 7 pour un dollar, Yi Gang a indiqué qu’il n’y avait pas de « nombre numérique » plus important qu’un autre. « La guerre commerciale met une pression à la baisse temporaire sur le renminbi, mais vous verrez, après le bruit, le renminbi continuera à être très stable et relativement fort comparé aux devises des marchés émergents et même aux devises convertibles », estime-t-il, confiant.
Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu les Etats-Unis qu’une aggravation des différends commerciaux ou un retournement brutal des marchés financiers présenteraient des risques importants pour leur économie. Dans un rapport publié jeudi, le FMI estime que les Etats-Unis pourraient réaliser 2,6% de croissance cette année, alors qu’il ne projetait que 2,3% en avril. Le Fonds conseille malgré tout à la Réserve fédérale de s’abstenir de relever à nouveau les taux d’intérêt car une telle décision freinerait la croissance. Il se montre critique sur la méthode suivie par les Etats-Unis, à coups de droits de douane, pour rééquilibrer les relations commerciales internationales.
Berlin attend des avancées au G20 ce week-end sur la proposition franco-allemande de taux minimal d’impôt sur les sociétés, a déclaré mercredi Olaf Scholz, le ministre allemand des Finances. «Il semblerait qu’on puisse obtenir le soutien d’une bonne partie des ministres des Finances des pays participants», a-t-il déclaré à Reuters. L’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE) travaille sur un projet de taux minimum d’impôt sur les sociétés dans le cadre d’une revue globale des règles fiscales à l'ère de l'émergence de géants du numérique comme Google (groupe Alphabet) ou Facebook.
La Commission européenne (CE) a averti la France et la Belgique mercredi sur leurs finances publiques. Mais elle ne considère pas, comme pour l’Italie, que l’ouverture d’une procédure disciplinaire est justifiée. La dette publique de la France a représenté l’an dernier 98,4% du PIB. Le déficit devrait s’accroître cette année à 3,1% du PIB. La Belgique, dont le ratio dette/PIB s'élève à 102%, soit le cinquième ratio dette/PIB le plus élevé de l’UE, est également sermonnée par la CE, qui note que ses réformes structurelles sur les retraites ou les impôts ces dernières années sont «importantes».
La Commission européenne a averti la France et la Belgique mercredi sur leurs finances publiques. Mais elle ne considère pas, comme pour l’Italie, que l’ouverture d’une procédure disciplinaire est justifiée.
Le déficit du budget de l’Etat français atteignait 67,2 milliards d’euros à fin avril, en hausse de 12,9 milliards d’euros par rapport à un an plus tôt (54,3 milliards), selon le ministère des Comptes publics. Au 30 avril, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s'établissaient à 116,7 milliards d’euros contre 115,3 milliards un an plus tôt (+ 1,0%), tandis que les prélèvements sur recettes atteignaient 19,5 milliards contre 17,9 milliards. Les recettes s'élevaient pour leur part à 88,7 milliards d’euros, contre 98,2 milliards à fin avril 2018, soit une chute de 9,6%. En 2018, le déficit de l’Etat s’est élevé à 76,0 milliards d’euros, après 67,7 milliards en 2017. Pour 2019, la loi de finances votée fin décembre l’anticipe en hausse, à 107,7 milliards d’euros.
Le déficit du budget de l’Etat français atteignait 67,2 milliards d’euros à fin avril, en hausse de 12,9 milliards d’euros par rapport à un an plus tôt (54,3 milliards), selon le ministère des Comptes publics. Au 30 avril, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s'établissaient à 116,7 milliards d’euros contre 115,3 milliards un an plus tôt (+ 1,0%), tandis que les prélèvements sur recettes atteignaient 19,5 milliards contre 17,9 milliards. Les recettes s'élevaient pour leur part à 88,7 milliards d’euros, contre 98,2 milliards à fin avril 2018, soit une chute de 9,6%. Les seules recettes fiscales nettes s’inscrivent en baisse de 9,6 milliards, à 86,3 milliards d’euros. Sur ce total, les rentrées nettes de TVA affichent un recul de 6,0 milliards, à 45,1 milliards, du fait de l’augmentation des transferts aux organismes de sécurité sociale. Celles de l’impôt sur le revenu chutent de 34,3%, à 18,3 milliards d’euros, contre 27,8 milliards un an plus tôt, «en raison de la mise en oeuvre du prélèvement à la source qui modifie le rythme infra-annuel des décaissements et des encaissements de l’impôt sur le revenu», relève le ministère. Le solde des comptes spéciaux est déficitaire de 19,8 milliards contre -19,3 milliards à fin avril 2018.
Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, va mettre sa démission dans la balance lundi pour obtenir de la Ligue et du Mouvement 5 Etoiles, les deux partis de la coalition au pouvoir, un mandat de négociation avec l’Union européenne, rapporte le quotidien La Repubblica. « Je ne serai pas celui qui signera la procédure d’infraction », devrait dire le chef du gouvernement dans une allocution à la presse prévue à 18h15, après la fermeture des marchés.
La Commission européenne a demandé officiellement mercredi à l’Italie de s’expliquer sur la détérioration de ses finances publiques, selon Reuters. Cela aboutir dès la semaine prochaine à l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre Rome. La dette publique italienne a atteint 132,2% du PIB l’an dernier et pourrait encore augmenter, à 133,7% cette année et 135,2% en 2020 selon les dernières prévisions de la Commission. La lettre à Rome a été envoyée après la réunion du collège des commissaires européens mercredi. Jeudi soir, le ministre de l’Economie italien Giovanni Tria a déclaré que le déficit budgétaire serait inférieur à l’objectif officiel de 2,4% du produit intérieur brut (PIB) et qu’aucune mesure corrective ne s’imposait.
La Commission européenne a demandé officiellement mercredi à l’Italie de s’expliquer sur la détérioration de ses finances publiques, a appris Reuters de source officielle de l’Union européenne, une démarche qui pourrait aboutir dès la semaine prochaine à l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre Rome.
Les rendements des emprunts d’Etat italiens grimpent ce mardi pour la deuxième journée consécutive avec le retour des tensions entre Rome et Bruxelles autour du budget de la péninsule. La Commission européenne pourrait imposer une amende de 3 milliards d’euros à l’Italie pour non respect des règles communautaires en matière d’endettement et de déficit budgétaire structurel, a expliqué le vice-président du Conseil, Matteo Salvini. Le chef de la Ligue (extrême droite), arrivée largement en tête aux élections européennes de dimanche, a ajouté qu’il promettait d’utiliser « toute (son) énergie » pour lutter contre ce qu’il a qualifié de règles budgétaires européennes dépassées.
Le Sénat a entamé mardi l’examen en première lecture du projet de taxe sur les géants du numérique. La «taxe Gafa» (acronyme de Google, Amazon, Facebook et Apple), déjà adoptée à l’Assemblée nationale, doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l’opposition des Etats-Unis. Elle s’inspire largement d’un projet européen qui n’a pas abouti en raison des réticences de l’Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande. Une solution unilatérale temporaire, donc, dans l’attente d’un aboutissement des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Créé en janvier 2018, le FII n'a pas pu être activé du fait d'un montage compliqué, regrettent les magistrats, qui recommandent une intégration au budget de l'Etat.
«Complexe (...), négatif sur la lisibilité du pilotage budgétaire de l’innovation...». Dans son rapport sur le budget de l’Etat 2018, la Cour des comptes tire à boulets rouges sur le fonds pour l’innovation et l’industrie (FII), créé par le gouvernement le 15 janvier 2018 afin de «soutenir le développement d’innovations de rupture et leur industrialisation en France». Le FII est doté de 10 milliards d’euros, somme non consommable, placée sur un compte au Trésor, qui doit générer un rendement annuel de 2,5% soit 250 millions d’euros.
Les partenaires sociaux ont bouclé vendredi un projet d’accord sur les retraites complémentaires du secteur privé, qui devraient être réindexées sur l’inflation ces prochaines années, après cinq ans de gel ou de sous-indexation. La plupart des cinq syndicats concernés - exceptée la CGT - ont plutôt bien accueilli ce compromis, qu’ils pourraient signer cette semaine. Les négociations portaient aussi sur les orientations de la période 2019-2023 du régime Agirc-Arrco, dont la fusion est entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Outre la valeur de service du point, le texte fixe la valeur d’achat du point, le montant des prélèvements affectés à l’aide sociale ou encore les compétences du conseil d’administration.