La réduction des niches fiscales pour les entreprises devrait permettre de dégager progressivement jusqu'à 1,5 milliard d’euros par an, a déclaré la députée LaRem Olivia Grégoire au Journal du Dimanche. L’exécutif entend piocher dans les niches fiscales pour les entreprises afin de financer une partie des 5 milliards d’euros de baisse d’impôt sur le revenu promis par Emmanuel Macron. Il a déjà exclu de revenir sur des dispositifs comme le crédit d’impôt compétitivité emploi ou le crédit impôt recherche.
Les dispositifs qui contribuent à la compétitivité de l'économie française, tels que la TVA réduite sur la restauration, ne seront pas touchés au titre des niches fiscales des entreprises que le gouvernement veut réduire ou supprimer pour financer la baisse de l’impôt sur le revenu, annonce le ministre des Finances Bruno Le Maire dans un entretien aux Echos. Le gouvernement maintiendra aussi les modalités de la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) «en baisse directe de charges», ainsi que le crédit d’impôt recherche, indique Bruno Le Maire. La commission des Finances de l’Assemblée nationale remettra ses propositions fin mai.
Le coût total des mesures annoncées par Emmanuel Macron pour répondre au mouvement des gilets jaunes s'élève à près de « 17 milliards d’euros », a indiqué sur France 2 le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Sur ces 17 milliards, 10 milliards correspondent aux mesures « annoncées en décembre » par le chef de l’Etat, comme la revalorisation du Smic et la défiscalisation des heures supplémentaires, entrées en vigueur en janvier 2019, a détaillé le ministre. S’ajoutent les 5 milliards de baisse d’impôt sur le revenu, prévus pour 2020, et le coût de la réindexation sur l’inflation des petites retraites, chiffré par Bercy à 1,4 milliard d’euros. Selon le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, la mise en place d’une retraite minimum de 1.000 euros, annoncée jeudi dernier par Emmanuel Macron, devrait quant à elle coûter dans un premier temps quelques centaines de millions d’euros.
Attaché à son indépendance, mise en avant dans l’affaire Benalla, le Sénat a entrepris de réaliser sa propre évaluation de réformes fiscales du gouvernement dont la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), que certains «Gilets jaunes» veulent rétablir. Lancée en début d’année, cette mission sénatoriale doit rendre ses conclusions à l’automne pour pouvoir proposer des amendements à la loi de finance, indique au Figaro le sénateur LR Albéric de Montgolfier, rapporteur général du budget, confirmant une information de France Info. Sauf surprise, le retour de l’ISF, remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), ne devrait pas faire partie jeudi des annonces d’Emmanuel Macron.
Le ministre britannique des Finances Philip Hammond a manqué son objectif de réduction du déficit budgétaire durant l’exercice 2018-2019, clos au 31 mars, celui-ci ressortant à 24,7 milliards de livres (31,6 milliards d’euros), en baisse de 41% sur l’exercice précédent, mais supérieur à l’objectif de 22,8 milliards donné le mois dernier. Ces montants sont provisoires et sujets à une révision éventuelle. Le déficit annuel représente 1,2% du produit intérieur brut (PIB), au plus bas depuis 17 ans, alors qu’il approchait les 10% voici une dizaine d’années, selon l’Office national de la statistique (ONS). Sur le seul mois de mars, il a atteint 1,7 milliard de livres, dépassant le consensus qui tablait sur un déficit de 400 millions.
Le ministre britannique des Finances Philip Hammond a manqué son objectif de réduction du déficit budgétaire durant l’exercice 2018-2019, clos au 31 mars, celui-ci ressortant à 24,7 milliards de livres (31,6 milliards d’euros), en baisse de 41% sur l’exercice précédent mais supérieur à l’objectif de 22,8 milliards donné le mois dernier. Ces montants sont provisoires et sujets à une révision éventuelle.
Le ministre des Finances allemand Olaf Scholz, interrogé par la BBC, a exclu d’accroître l’endettement du pays pour relancer une économie qui connaît depuis fin 2018 un sérieux coup de frein. «C’est une très bonne politique de dire que nous avons assez de dette en Allemagne, que nous ne devons pas l’augmenter et que nous nous tiendrons à cette règle», a-t-il expliqué. Il a indiqué que le ralentissement allemand était lié à des facteurs exogènes, comme les tensions commerciales sino-américaines et le Brexit, à non à des facteurs structurels. Berlin a réduit mercredi de moitié, à 0,5%, sa prévision officielle de croissance pour 2019.
Le ministre des Finances allemand Olaf Scholz, interrogé par la BBC, a exclu d’accroître l’endettement du pays pour relancer une économie qui a connu fin 2018 et début 2019 un sérieux coup de frein. «C’est une très bonne politique de dire que nous avons assez de dette en Allemagne, que nous ne devons pas l’augmenter et que nous nous tiendrons à cette règle», a expliqué le dirigeant politique.
Les mesures de relance prises par la Chine renforceront la croissance d’ici à 2020, mais pourraient aussi entraver les efforts du pays pour contrôler sa dette, estime l’OCDE. Début mars, le gouvernement a annoncé des baisses d’impôts et de frais d’un montant de 2.000 milliards de yuans (264 milliards d’euros) pour les entreprises cette année, ce qui portera le déficit à 2,8% du PIB contre 2,6% en 2018. Au total, le stimulus budgétaire pourrait représenter jusqu'à 4,25% du PIB cette année, contre 2,94% en 2018, estime l’organisation. Les administrations locales seront autorisées à émettre pour 2.150 milliards de yuans (283,6 milliards d’euros) d’obligations en 2019 pour financer des projets d’infrastructure, soit une enveloppe en hausse de 59% par rapport à l’an dernier.
Les mesures de relance prises par la Chine renforceront la croissance d’ici à 2020 mais pourraient aussi entraver les efforts du pays pour contrôler sa dette et aggraver sur le moyen terme des distorsions structurelles, estime l’OCDE dans une étude publiée ce mardi. Début mars, le gouvernement a annoncé des baisses d’impôts et de frais d’un montant de 2.000 milliards de yuans (264 milliards d’euros) pour les entreprises cette année, ce qui aura pour effet de porter le déficit budgétaire à 2,8% du PIB contre 2,6% en 2018. Au total, le stimulus budgétaire pourrait représenter jusqu'à 4,25% du PIB cette année, contre 2,94% en 2018, estime l’organisation.
Les députés ont adopté mardi soir en première lecture le projet de loi instaurant une taxe de 3% qui cible les géants du numérique. Elle portera sur le chiffre d’affaires numérique réalisé en France, les activités de publicité ciblée en ligne, de vente de données à des fins publicitaires et de mise en relation des internautes par des plates-formes. Elle se veut temporaire avant un accord dans le cadre de travaux en cours à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Elle s’appliquera aux très grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. En outre, l’exécutif a décidé de reporter d’un an, à 2020, pour ces très grandes entreprises, la diminution programmée du taux d’IS de 33,33% à 31%.
L’intervention du super ministre des Finances brésilien, Paulo Guedes, venu défendre le vaste projet de réforme des retraites devant le Comité du Parlement afin d’obtenir la majorité nécessaire, a suscité un soulèvement de la part des députés de l’opposition, qui ont indiqué que même le président Jair Bolsonaro n’était pas favorable au projet actuel. Face à ces critiques, Paulo Guedes a alerté que le gouvernement annulerait l’ensemble du projet, pourtant jugé vital pour la pérennité des finances publiques du pays par les investisseurs, si les économies prévues venaient à être abaissées.
L’intervention du super ministre des Finances brésilien, Paulo Guedes, venu défendre le vaste projet de réforme des retraites devant le Comité du Parlement afin d’obtenir la majorité nécessaire, a suscité un soulèvement de la part des députés de l’opposition, qui ont indiqué que même le président Jair Bolsonaro n’était pas favorable au projet actuel.
Le gouvernement italien va probablement abaisser d’ici la fin du mois sa prévision de croissance pour 2019 à 0,3% ou 0,4%, et relever son objectif de déficit autour de 2,3% du produit intérieur brut (PIB), affirme mercredi l’agence Reuters. En décembre, après de longues négociations avec la Commission européenne, Rome avait annoncé prévoir une croissance de 1,0% du PIB et un déficit de 2,04% cette année. Les nouvelles prévisions seront présentées dans le cadre du Document économique et financier (DEF) que Rome doit transmettre à la Commission européenne au plus tard le 10 avril et qui servira de base à l'élaboration du projet de budget 2020.
Le gouvernement italien va probablement abaisser d’ici la fin du mois sa prévision de croissance pour 2019 à 0,3% ou 0,4%, et relever son objectif de déficit autour de 2,3% du produit intérieur brut (PIB), affirme mercredi l’agence Reuters, qui cite des sources gouvernementales et politiques. En décembre, après de longues négociations avec la Commission européenne, Rome avait annoncé prévoir une croissance de 1,0% du PIB et un déficit de 2,04% cette année. L'économie italienne est entrée en récession au deuxième semestre 2018.