L’Allemagne n’atteindra son objectif de dépenses militaires de 2% du produit intérieur brut (PIB) qu’en 2031, et non en 2024, l’année fixée par l’Otan, a annoncé la ministre de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer. La trajectoire actuelle prévoit que le budget allemand de la défense baissera légèrement à 1,24% en 2023. Pour l’heure, seuls sept pays membres de l’Otan respectent - ou dépassent - cet objectif de 2%. Il s’agit des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la Grèce, de la Pologne et des trois Etats baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie).
La France va apporter des compléments d’informations à la Commission européenne et continuera de respecter ses engagements de redressement des finances publiques, a déclaré mardi Bruno Le Maire, en réponse aux craintes exprimées par l’exécutif européen concernant le budget présenté par la France pour 2020. La Commission européenne a demandé d’ici à mercredi des clarifications aux gouvernements français et italien sur leur projet de budget 2020, évoquant des «risques d'écart». «En 2020, le déficit public sera de 2,2%, le niveau le plus bas depuis près de 20 ans», a assuré le ministre. Il a toutefois défendu le «choix politique» du gouvernement consistant à «faire évoluer le rythme de la consolidation budgétaire» face à la «situation sociale en France».
La France va apporter des compléments d’informations à la Commission européenne et continuera de respecter ses engagements de redressement des finances publiques, a déclaré mardi Bruno Le Maire, en réponse aux craintes exprimées par l’exécutif européen concernant le budget présenté par la France pour 2020. «Nous continuerons de respecter nos engagements européens de redressement des finances publiques et de réduction de la dette. En 2020, le déficit public sera de 2,2%, le niveau le plus bas depuis près de 20 ans», a assuré le ministre.
La Commission européenne a demandé d’ici à mercredi des clarifications aux gouvernements français et italien sur leur projet de budget 2020, évoquant des «risques d'écart» avec les règles de l’UE. Pierre Moscovici et Valdis Dombrovskis, commissaires européens aux Affaires économiques et aux Services financiers respectivement, reprochent à Paris de n’envisager l’an prochain aucun effort d’amélioration du solde structurel des comptes publics, quand la Commission réclame une amélioration de 0,6% du PIB. Concernant l’Italie, ils constatent que le projet budgétaire 2020 ne respecte pas les recommandations européennes sur la réduction des dépenses et le rythme de réduction de la dette publique.
Les banques privées libanaises devront contribuer à la réduction du déficit budgétaire à hauteur de 5.100 milliards de livres libanaises (3,03 milliards d’euros), par le biais notamment d’une taxe sur les bénéfices. Après cinq jours de manifestations dans le pays, le conseil des ministres libanais a approuvé lundi le projet de budget 2020 et des réformes économiques sur lesquelles les partenaires de la coalition gouvernementale s'étaient entendus dimanche, a annoncé le Premier ministre Saad Hariri. Elles prévoient notamment de réduire de moitié les salaires des présidents et personnalités politiques. Le projet de budget adopté en conseil des ministres anticipe un déficit de 0,6% en 2020.
Angela Merkel a souhaité que la contribution de l’Allemagne au budget de l’Union européenne (UE), qui doit selon elle augmenter de manière «disproportionnée» en raison du Brexit, soit rediscutée. Augmenter ce budget de 1% sans la contribution du Royaume-Uni ferait porter à Berlin une charge excessive, a déclaré jeudi la chancelière devant le Bundestag. «C’est pourquoi nous devons discuter d’une répartition équitable des charges financières et d’une réduction pour l’Allemagne», a-t-elle ajouté.
Angela Merkel a souhaité que la contribution de l’Allemagne au budget de l’Union européenne (UE), qui doit selon elle augmenter de manière «disproportionnée» en raison du Brexit, soit rediscutée. Augmenter ce budget de 1% sans la contribution du Royaume-Uni ferait porter à Berlin une charge excessive, a déclaré ce matin la chancelière devant le Bundestag. «C’est pourquoi nous devons discuter d’une répartition équitable des charges financières et d’une réduction pour l’Allemagne», a-t-elle ajouté.
Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) sont parvenus à un accord sur les conditions de mise en oeuvre d’un budget de la zone euro qui entrera en vigueur en 2021. «Nous disposons d’un nouveau pilier pour soutenir l’euro», a déclaré ce matin le président du conseil des ministres des Finances (Ecofin), Mario Centeno (photo), au cours d’une conférence de presse. Ce budget de la zone euro sera doté d’environ 17 milliards d’euros et sera consacré à l’investissement et au soutien aux réformes économiques. Ce montant correspond à la part allouée à la zone euro sur les 25 milliards d’euros que la Commission européenne propose de consacrer aux réformes économiques dans l’UE.
Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, veut «discuter intensivement» avec l’Allemagne de sa politique du «zéro endettement». «Mes deux amis Olaf Scholz et Peter Altmaier (les deux ministres allemands chargés des Finances et de l’Economie) me disent toujours que les investissements publics en Allemagne sont suffisants. Je reste convaincu qu’il est possible d’investir davantage», explique Bruno Le Maire dans un entretien au quotidien allemand Die Welt. Le débat sur une relance budgétaire agite depuis plusieurs mois l’Allemagne dont l'équilibre des finances est ancré dans sa constitution. Le mécanisme dit de «Schuldenbremse» limite les marges de manoeuvre du pays.
Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, veut «discuter intensivement» avec l’Allemagne de sa politique du «zéro endettement». «Mes deux amis Olaf Scholz et Peter Altmaier (les deux ministres allemands chargés des Finances et de l’Economie) me disent toujours que les investissements publics en Allemagne sont suffisants. Je reste convaincu qu’il est possible d’investir davantage, ce que me confirment de nombreux chefs d’entreprise en Allemagne», explique Bruno Le Maire dans un entretien au quotidien allemand Die Welt. «Les pays qui peuvent se le permettre devraient investir davantage et utiliser leur marge de manoeuvre budgétaire pour alimenter la croissance dans l’ensemble de la zone euro», ajoute-t-il.
Les ministres des Finances réunis ce mercredi à Luxembourg vont tenter de trouver un accord sur le projet de budget, dont le financement reste à définir.
«On va fixer des règles d’or»: Emmanuel Macron s’est efforcé jeudi soir, lors d’un débat dans l’Aveyron, de rassurer sur la réforme des retraites à venir. Renouant avec l’esprit du «grand débat» organisé face à la crise des Gilets jaunes, ce débat entame la grande «consultation» prévue jusqu'à la fin de l’année par l’exécutif. Initialement prévue pour 2019 avant d'être reportée à l'été 2020 compte tenu de la sensibilité du sujet, elle cristallise en effet l’ire des syndicats qui ont multiplié les journées d’action ces dernières semaines. Le projet de réforme vise à faire fusionner les 42 régimes existants d’ici 2025 en un système unique par points. L'âge légal de départ à la retraite, «c’est 62 ans, (il) ne bougera pas», a répété Emmanuel Macron.
PROVISOIRE Avec son projet de budget pour 2020, l’administration de Donald Trump a choisi de rester sur la même ligne politique que l’année passée : une augmentation des dépenses de défense, à 750 milliards de dollars, et une diminution des autres budgets à hauteur de 5 %. En particulier, le budget prévoit une ligne budgétaire de près de 9 milliards de dollars afin de poursuivre la construction du mur à la frontière mexicaine, venant s’ajouter aux 6,7 milliards de dollars réaffectés à ce projet au cours de l’été, au prétexte d’une situation d’urgence nationale, ce qui a provoqué des remous jusque dans le camp des Républicains. L’année fiscale 2020 démarrant le 1er octobre, le Sénat a approuvé de justesse un budget provisoire allant jusqu’au 26 novembre. Rien n’est moins sûr que les deux Chambres auront trouvé un terrain d’entente d’ici-là. Les fonctionnaires américains peuvent craindre un nouveau shutdown au cours des prochains mois.
La ministre française des Armées, Florence Parly, signera jeudi à Rennes un partenariat avec la société de gestion de fonds ACE Management dans le but d’aider les PME du secteur de la Défense à renforcer leur capacité de protection contre l’espionnage et le piratage informatiques. La «Convention Cybe» qui va être signée par Florence Parly avec ACE Management prévoit le déblocage d’une ligne de crédit de 80 millions d’euros en faveur des PME, dont les fonds ont déjà été réunis lors d’un tour de table rassemblant investisseurs privés et institutionnels.
Dans sa délibération au sujet de l’article 57 du nouveau projet de loi de finance (PLF), rendue publique lundi, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) appelle les pouvoirs publics à «une grande prudence». Présenté en conseil des ministres vendredi et repéré par le site spécialisé NextINpact, cet article permet à certains agents du ministère de l’Economie et des finances de «collecter en masse» des informations postées publiquement par les internautes sur certains réseaux sociaux et plates-formes de e- commerce (Le Bon Coin, Facebook, Ebay, etc) afin de détecter au moyen de programmes informatiques une large série d’infractions (fraude fiscale, douanière…). La Cnil craint «une collecte générale préalable de données», et non plus, comme auparavant, une surveillance ciblée en cas de «doute». Elle en appelle aux députés et aux sénateurs, qui devront examiner le projet de loi dans les semaines qui viennent.
Le président américain a promulgué vendredi une loi de finance censée permettre aux Etats-Unis d'éviter un ‘shutdown’ (paralysie des administrations fédérales), en maintenant les niveaux de dépenses actuels jusqu’au 21 novembre. Cette mesure permet également d'éviter une rude bataille sur le financement de l’Etat fédéral alors que la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a ouvert une enquête pour ‘impeachment’ à l’encontre de Donald Trump. Un bras de fer entre le Congrès et le président avait conduit à un shutdown partiel de l’administration fédérale pendant 35 jours en décembre et janvier derniers, soit le plus long blocage de l’histoire des Etats-Unis. Donald Trump s’est engagé à plusieurs reprises à construire un mur à la frontière avec le Mexique mais il n’a jusqu'à présent pas réussi à convaincre le Congrès d’adopter une telle mesure.
Le gouvernement britannique risque d’avoir du mal à maintenir le déficit budgétaire sous 2% du produit intérieur brut (PIB). L’Office for National Statistics (ONS) a révisé à la hausse son estimation des besoins d’emprunt pour l’exercice budgétaire 2018-2019, à 1,9% du PIB contre 1,1%, principalement pour prendre en compte le fait que plusieurs milliards de livres de prêts étudiants ne seront sans doute jamais remboursés. L’ONS a en outre revu à la baisse son estimation des recettes de l’impôt sur les sociétés. Au début du mois, le ministre des Finances, Sajid Javid, avait déclaré aux parlementaires qu’il visait toujours un déficit inférieur à 2% du PIB pour le prochain exercice budgétaire tout en promettant la plus importante augmentation de la dépense publique depuis 15 ans.
La réforme controversée de l’assurance chômage, qui limite l’entrée dans ce régime et diminue les droits de certains demandeurs d’emploi, devrait avoir un impact positif estimé à 2,27 milliards d’euros sur les finances de l’Unédic entre 2019 et 2021. Dans ses nouvelles prévisions financières, publiées mardi, l’Unédic anticipe ainsi un retour à l'équilibre. Le solde financier passerait de -1,8 milliard d’euros en 2019 à un quasi-équilibre en 2020 (-0,3 milliard d’euros) puis deviendrait excédentaire pour atteindre 3 milliards d’euros en 2021, puis 5,3 milliards en 2022. Hors effet de la réforme, le solde financier aurait atteint +1,2 milliard d’euros en 2021 puis +3,2 milliards d’euros en 2022. La dette, qui devait atteindre son niveau maximum en 2020 à 37,6 milliards d’euros, devrait être ramenée à 29,4 milliards en 2022.