Le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, va demander à son gouvernement de mettre en place des mesures de relance économique supplémentaires dès novembre, a rapporté ce mardi le quotidien Nikkei. Ces mesures pourraient se concentrer particulièrement sur le soutien aux secteurs du tourisme et de la restauration, qui ont souffert d’une baisse de la consommation. Tokyo pourrait également envisager d'étendre sa campagne de relance du tourisme domestique intitulée «Go To Travel», annonce le Nikkei sans préciser.
Le sultanat d’Oman, confronté aux conséquences de la pandémie et à la baisse des prix du pétrole, a décidé d’introduire une TVA de 5%. Cet impôt indirect ne concernera pas certains produits et services (loyers, produits alimentaires de première nécessité, frais de scolarité, tickets de transport public).
La Banque centrale d’Australie (RBA) a laissé son principal taux directeur inchangé mais précise qu’elle continue à réfléchir à de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire. Son taux directeur reste à son plus bas historique de 0,25%, comme attendu. La RBA a par ailleurs maintenu son objectif de taux à 3 ans dans le cadre de sa politique de contrôle de la courbe. Mais le taux élevé de chômage inquiète l’institution (à un plus haut de 22 ans à 7,5%). Les économistes s’attendent désormais à une nouvelle baisse de taux vers 0%.
Le niveau de croissance des dépenses publiques françaises a atteint un niveau d’alerte, même en tenant compte du plan de soutien adopté en réponse à la crise du coronavirus, a prévenu samedi François Villeroy de Galhau sur France Inter. «Il faut que nous retrouvions la maîtrise (des dépenses publiques)», a-t-il insisté, en rappelant que les dépenses publiques de la France ont augmenté «de 1% en moyenne, après inflation» ces dix dernières années. La France a dévoilé un plan de soutien de 100 milliards d’euros le mois dernier, ce qui correspond à 4% du produit intérieur brut (PIB). Le gouverneur de la Banque de France a rappelé le risque que fait peser un dérapage durable des dépenses publiques sur les taux d’emprunt. L’agence de notation S&P a confirmé vendredi la note souveraine de la France et maintenu une perspective stable. Le déficit budgétaire de l’Etat français s’est creusé à 165,7 milliards d’euros au 31 août, contre 123,1 milliards à la même date en 2019, a annoncé vendredi Bercy. Les dépenses hors prélèvement sur recettes s'élevaient à 257,6 milliards d’euros à la fin août, contre 230,6 milliards un an plus tôt.
Le déficit budgétaire de l’Etat français s’est creusé à 165,7 milliards d’euros au 31 août, contre 123,1 milliards à la même date en 2019, a annoncé ce matin le ministère de l’Action et des Comptes Publics. « Cet écart s’explique principalement par les effets de la crise », a souligné le ministère. Les dépenses hors prélèvement sur recettes s'élevaient à 257,6 milliards d’euros à la fin août, contre 230,6 milliards un an plus tôt, une augmentation due aux mesures prises par le gouvernement pour endiguer la crise. Le dispositif exceptionnel du chômage partiel a notamment coûté 13,7 milliards d’euros en août. La hausse des dépenses s’explique en outre par des décalages calendaires.
D’importantes divergences persistent aux Etats-Unis entre les démocrates et la Maison blanche sur le contenu d’un plan d’aide à l'économie et à la société américaines face à l'épidémie de coronavirus, un entretien téléphonique jeudi entre la présidente de la Chambre des représentants et le secrétaire au Trésor n’ayant pas permis de rapprocher les points de vue. La majorité démocrate à la Chambre, emmenée par Nancy Pelosi, propose un plan de 2.200 milliards de dollars (1.873 milliards d’euros) pour répondre aux conséquences économiques et sociales d’une épidémie qui a déjà fait plus de 200.000 morts et des millions de chômeurs aux Etats-Unis. L'équipe de négociateurs du président Donald Trump évoque pour sa part un ensemble de mesures pour 1.600 milliards de dollars et la Maison blanche a jugé jeudi que le projet démocrate manquait de sérieux. La Chambre des représentants s’apprêtait à voter jeudi sur le plan démocrate après avoir reporté cette consultation d’une journée pour laisser du temps aux discussions.
Les derniers dispositifs de la réforme de l’assurance chômage, censés s’appliquer au 1er janvier prochain, seront assouplis, a annoncé mardi le ministère du Travail, à l’issue d’une journée de discussions avec les partenaires sociaux. Selon Reuters, ces mesures établissent des modalités de calcul de l’allocation chômage plus contraignantes pour les personnes alternant période d’activité et de chômage et introduisent une mesure de dégressivité sur les allocations des hauts revenus. Elles resserrent les critères d’entrée dans le régime et prévoient la mise en place d’un bonus-malus, pour pénaliser les entreprises abusant des contrats courts.
La présidente démocrate de la Chambre américaine des représentants, Nancy Pelosi, a proposé un nouveau plan de relance de 2.200 milliards de dollars pour compenser les effets de la crise sanitaire. Ce texte «prévoit de nouveaux financements destinés à éviter une catastrophe pour les écoles, petites entreprises, restaurants, salles de spectacle, employés des compagnies aériennes et autres», écrit-elle dans une lettre à l’adresse des élus démocrates.
La France émettra 260 milliards d’euros de dettes à moyen et long terme en 2021, comme en 2020. «Le besoin prévisionnel de financement de l’Etat atteindra 282,3 milliards d’euros, du fait principalement d’un déficit budgétaire de 152,8 milliards d’euros et de 127,3 milliards d’euros d’amortissement de dette à moyen et long terme venant à échéance en 2021. La reprise partielle de la dette de SNCF Réseau ajoutera par ailleurs 1,3 milliard d’euros d’amortissements de dette à financer par l’État en 2021», a indiqué ce matin l’Agence France Trésor (AFT).
Le groupe démocrate de la Chambre américaine des représentants élabore un nouveau plan de relance de 2.200 milliards de dollars, qui pourrait être proposé au vote cette semaine, a annoncé jeudi dernier Richard Neal, président de la commission des Voies et Moyens, évoquant ensuite la suspension des travaux parlementaire dans le cadre de l’élection présidentielle du 3 novembre. Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, reste toujours prête à négocier avec la Maison Blanche face à l’urgence de la situation, alors que les pourparlers formels sont quasiment au point mort depuis début août. L’initiative du Parti démocrate, en majorité à la chambre basse du Congrès, a été lancée la semaine dernière après l’intervention de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, invitant les élus à stimuler davantage la reprise.
Le groupe démocrate de la Chambre américaine des représentants a entamé l'élaboration d’un nouveau plan de relance de 2.200 milliards de dollars qui pourrait être proposé au vote la semaine prochaine, a annoncé jeudi Richard Neal, président de la commission des Voies et Moyens, évoquant ensuite la suspension des travaux parlementaire dans le cadre de l’élection présidentielle du 3 novembre. Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, reste toujours prête à négocier avec la Maison Blanche face à l’urgence de la situation, alors que les pourparlers formels sont quasiment au point mort depuis début août.
Le gouvernement allemand a approuvé mercredi le projet de budget 2021 qui prévoit une nouvelle dette nette de 96,2 milliards d’euros, a appris Reuters de source gouvernementale. Pour cette année, le gouvernement fédéral a déjà emprunté 218 milliards d’euros. Le projet de budget nécessitera que l’Allemagne suspende en 2021, comme cette année, la règle constitutionnelle qui interdit au gouvernement fédéral d’emprunter plus de 0,35% de son PIB. Le ministre des finances Olaf Scholz prévoit un endettement net de 10,5 milliards en 2022, de 6,7 milliards en 2023 et de 5,2 milliards en 2024.
Le gouvernement britannique ne présentera pas de budget cet automne pour permettre au ministre des Finances, Rishi Sunak, de se concentrer sur un plan pour remplacer le dispositif de chômage partiel en vigueur jusqu'à la fin octobre, selon une source gouvernementale, citée par l’AFP. Le chancelier de l’Echiquier a par ailleurs tweeté mercredi qu’il s’adresserait jeudi à la Chambre des communes pour lui présenter «nos plans pour continuer à protéger les emplois cet hiver» face à une résurgence de la pandémie de Covid-19 qui menace la fragile reprise économique au Royaume-Uni.