Le gouvernement allemand a approuvé mercredi le projet de budget 2021 qui prévoit une nouvelle dette nette de 96,2 milliards d’euros pour financer la lutte contre les effets de la pandémie de coronavirus, a appris Reuters de source gouvernementale. Le montant de cet endettement supplémentaire est le deuxième le plus élevé pour l’Allemagne depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
La Réserve fédérale (Fed) s’est efforcée d’atténuer les retombées économiques de la crise et reste déterminée à utiliser ses outils aussi longtemps qu’il le faudra pour que la reprise soit la plus forte possible et pour limiter les dommages durables, a expliqué mardi son président lors de son audition devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, la première des trois auditions prévues cette semaine au Congrès.
A quelques semaines du G20, le directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’Organisation se veut plutôt optimiste sur les débats.
Le ministre des finances, Olaf Scholz, qui présentera le 23 septembre le projet de budget allemand pour 2021, envisage un montant net d’émissions d’emprunts de 100 milliards d’euros l’an prochain, selon Reuters. Cette année, l’Allemagne a émis un montant record de 218 milliards pour financer les mesures de soutien prises par le gouvernement pour lutter contre la crise sanitaire. L’institut de conjoncture IfW, qui fait partie des conseils économiques du gouvernement allemand, a revu en hausse sa prévision pour 2020 et anticipe désormais une contraction de 5,5% au lieu des 6,8% encore prévus en juin.
Le ministre des finances, Olaf Scholz, qui présentera le 23 septembre le projet de budget allemand pour 2021, envisage un montant net d’émissions d’emprunts de 100 milliards d’euros l’an prochain, selon Reuters. Cette année, l’Allemagne a émis un montant record de 218 milliards pour financer les mesures de soutien et de relance exceptionnelles prises par le gouvernement pour lutter contre la crise sanitaire et ses conséquences économiques. Comme en 2020, le gouvernement va donc demander au parlement une nouvelle suspension de la règle constitutionnelle limitant l’augmentation de la dette.
Le gouvernement a revu en très légère hausse sa prévision de PIB cette année mais reste prudent. Il anticipe un déficit public plus élevé en 2021 avec le plan de relance.
Le déficit public a grimpé à 6,12% du PIB fin juin en Espagne, en raison de la hausse des dépenses publiques entraînées par la pandémie de coronavirus, a annoncé jeudi le ministère du Budget. Le déficit budgétaire a ainsi plus que doublé sur un an, à fin juin, pour atteindre 68,5 milliards d’euros.
Le plan de relance, présenté jeudi dernier, comporte un volet de 320 millions d’euros d’ici fin 2022 dédié à la modernisation de l’outil de production industriel, a annoncé lundi la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher. Cette enveloppe financera plusieurs dispositifs dont une nouvelle tranche du «Prêt French Fab» ainsi qu’un programme de «subvention industrie du futur», selon un communiqué du ministère. Le «Prêt French Fab» est destiné à favoriser l’investissement industriel des entreprises. Opéré par Bpifrance, il sera opérationnel à la mi-octobre. Le dispositif de «subvention industrie du futur» ouvrira aux PME et ETI industrielles un soutien financier de l’Etat à leurs investissements dans les technologies telles que l’impression 3D.
Le dérapage des dépenses de l’Assurance-maladie lié au coronavirus pourrait atteindre 9 milliards d’euros en 2020, selon une source gouvernementale, citée par Les Echos. Un surcoût exceptionnel de 8 milliards nets avait déjà été annoncé en juin. En juin, il y avait encore une inconnue majeure, sur le coût du Ségur de la santé. Les accords signés en juillet prévoient plus de 8 milliards d’euros de revalorisations annuelles pour les personnels hospitaliers, dont 183 euros nets par mois d’augmentation «socle» pour tous. La semaine dernière, à la première réunion du comité de pilotage du Ségur, le gouvernement a annoncé que le versement de la première tranche de 90 euros interviendrait dès septembre et non en janvier, pesant finalement sur les comptes 2020 de la Sécurité sociale. Soit 1 milliard d’euros de plus, selon le quotidien, auxquels s’ajouteront 7 milliards en 2021. L’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam) pour 2020, dont la croissance est passée de 2,5% à 6,5% au printemps, serait ainsi à 7%.
Yoshihide Suga, favori pour prendre le poste de Premier ministre au Japon, préconise la poursuite de la politique monétaire ultra-accommodante de la Banque du Japon. Dans une interview au quotidien Nikkei, l’actuel secrétaire général du gouvernement dit également envisager un nouveau plan de soutien à l'économie d’ici la fin de l’année. Il dit approuver la politique monétaire à propos du gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, qui a pris des mesures fortes d’assouplissement monétaire dans le cadre de la stratégie de relance déployée par Shinzo Abe, baptisée «Abenomics». Le Parti libéral démocrate, au pouvoir, doit désigner le 14 septembre le successeur de Shinzo Abe, qui a annoncé il y a une semaine sa démission pour raisons de santé.
La Maison blanche a fait savoir jeudi soir qu’elle s’attendait à ce que le Congrès approuve un projet de loi sur le financement du gouvernement fédéral pour éviter une fermeture partielle des administrations («shutdown») à la fin du mois, alors que l’enveloppe budgétaire actuelle expire le 30 septembre. La chaîne de télévision ABC News a également rapporté que la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, étaient convenus de manière informelle lors d’un entretien téléphonique d’un texte provisoire pour éviter cela.
Sur les 100 milliards d'euros du plan dévoilé hier par Jean Castex, les deux tiers iront à l'amélioration de la compétitivité et aux secteurs «d'avenir».
Après l’Allemagne, la France a annoncé son plan de relance de l’économie. D’autres pays européens devraient le faire pour bénéficier aussi des fonds européens.