Les mesures de chômage partiel, dont plusieurs millions de Français bénéficient et qui sont prévues actuellement jusqu'à la fin de l’année, seront prolongées si nécessaire, même si «pour l’instant ce n’est pas prévu», a affirmé ce jeudi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Et ce «pour les secteurs les plus exposés - l’hôtellerie, les cafés, les restaurants, l'événementiel - [où] jusqu'à la fin de l’année il y a aura du chômage partiel», a indiqué le ministre sur France 2, quelques heures après la présentation du plan de relance de l'économie de 100 milliards d’euros. Mis en place dès le début du confinement mi-mars, le système de chômage partiel, limité à six mois, prévoit l’indemnisation de 84% du salaire net pour le salarié (72% à partir d’octobre).
L'économie européenne montre des signes de redressement après le choc dû au nouveau coronavirus, mais le pire n’est peut-être pas passé, a déclaré mercredi le ministre allemand des Finances Olaf Scholz. Alors que Berlin assure la présidence tournante de l’Union européenne, il a dit que l’objectif de l’Allemagne, au cours des prochains mois, serait d’achever le plan de relance de 750 milliards d’euros adopté en juillet par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. Ce fonds s’accompagne d’un projet de budget de 1.074 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Le Parlement européen doit encore se prononcer sur ce budget et sur le plan de relance.
L'économie européenne montre des signes de redressement après le choc dû au nouveau coronavirus, mais le pire n’est peut-être pas passé, a déclaré mercredi le ministre allemand des Finances. S’exprimant par visioconférence devant la commission économique du Parlement européen, Olaf Scholz, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, a dit que l’objectif de l’Allemagne, au cours des prochains mois, serait d’achever le plan de relance de 750 milliards d’euros adopté en juillet par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.
Le gouvernement du Costa Rica a demandé un soutien financier de 1,75 milliard de dollars (1,47 milliard d’euros) sur trois ans au Fonds monétaire international (FMI), l'économie du pays peinant à faire face aux conséquences du coronavirus. Le 12 juillet, le président du Costa Rica Carlos Alvarado avait déclaré que son administration allait engager des négociations avec le FMI en vue d’une assistance financière, sans en dévoiler le montant. Ce soutien doit permettre de faire face à un déficit public qui devrait dépasser 9% du PIB en 2020 tandis que la dette de la banque centrale devrait atteindre près de 70% du PIB. L'économie devrait accuser une récession d’environ 5% cette année.
Malgré une réduction de moitié par rapport aux niveaux atteints pendant le confinement, les crédits aux entreprises continuent d’abonder. Comme en juin, la hausse de l’encours s'établit à environ 15 milliards d’euros en juillet.
Jean Castex a confirmé la baisse des impôts de production ainsi que l'extension du chômage partiel. L'Allemagne aussi planche sur sa rallonge budgétaire.
Le Premier ministre a annoncé mercredi sur France Inter que le plan de relance de l’économie française, d’un montant de 100 milliards d’euros, serait présenté officiellement le 3 septembre. Jean Castex a précisé que ce plan est «bouclé», qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts, et que la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire de 100 euros s’est faite «en anticipation» de cette présentation. Le gouvernement avait annoncé le week-end dernier le report de la présentation de ce plan, initialement prévue pour cette semaine, afin de se concentrer sur les questions sanitaires à l’approche de la rentrée dans les classes et les entreprises.
Le gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé, a déclaré soutenir la proposition d’Emmanuel Macron de dépêcher à Beyrouth des experts de la Banque de France pour auditer la Banque du Liban, rapporte mardi le site d’information Arab News. Le président français avait fait cette proposition lors de sa visite éclair au Liban début août après l’explosion au port de Beyrouth. Le gouverneur de la Banque du Liban a également déclaré que la banque centrale ne pouvait pas puiser dans ses réserves obligatoires pour financer les importations au-delà d’un certain seuil. En juillet, des sources avaient estimé ces réserves de change libanaises à 18 milliards de dollars. La catastrophe du 4 août a accentué la crise financière et a fait chuter la valeur de la livre libanaise. Le taux de change officiel de 1.507,5 livres pour un dollar américain reste toutefois en vigueur.
Alors que Bercy semblait freiner, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer devrait finalement consacrer l’an prochain 350 à 400 millions d’euros à la revalorisation des enseignants, selon Les Echos. Des concertations vont s’ouvrir avec les syndicats avant une annonce officielle, a priori en octobre. Le projet de budget du ministère de l’Education nationale pour 2021 serait ainsi en hausse de 1,34 milliard d’euros, selon la présentation des plafonds de dépenses faite cet été. L’exécutif avait promis, l’hiver dernier, une revalorisation de l’ordre de 500 millions dès 2021 pour compenser la baisse envisagée du niveau de retraites des enseignants et revaloriser une profession dont les salaires de début de carrière sont parmi les plus bas d’Europe, rappelle le quotidien.
Le gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé, a déclaré soutenir la proposition d’Emmanuel Macron de dépêcher à Beyrouth des experts de la Banque de France pour auditer la Banque du Liban, rapporte mardi le site d’information Arab News. Le président français avait fait cette proposition lors de sa visite éclair au Liban au début du mois après l’explosion au port de Beyrouth, disant vouloir ainsi favoriser les progrès dans les discussions entre les autorités libanaises et le Fonds monétaire international (FMI).
L’Etat français va apporter sa garantie jusqu'à un total de 3 milliards d’euros pour des prêts participatifs de long terme destinés à renforcer le bilan de PME fragilisées par la crise sanitaire liée au coronavirus, a annoncé Bruno Le Maire. «Ces prêts de long terme sont indispensables pour les PME qui auraient un niveau d’endettement trop élevé, freinant leur développement et leurs investissements, a déclaré le ministre de l’Economie aux Echos. L’Etat apportera sa garantie jusqu'à 3 milliards d’euros, ce qui permettra aux entreprises de lever de 10 à 15 milliards d’euros de prêts à long terme», a-t-il précisé, en expliquant qu’il s’agirait de «prêts participatifs de long terme, d’une durée d’au moins sept ans», qui compteront en quasi-fonds propres dans les comptes des entreprises(sans participation à leur gouvernance), permettant de limiter l’accroissement de leur endettement alors que nombre d’entre elles ont déjà recouru à l’emprunt pour maintenir leur trésorerie face aux conséquences économiques de la crise sanitaire.
Olaf Scholz, le ministre des Finances et candidat du SPD à la chancellerie, estime que l’Allemagne ne pourra pas respecter la règle d’or budgétaire en 2021.
Le montant des prêts garantis par l'État (PGE) accordés aux entreprises pour faire face à la crise du coronavirus s'élève désormais à 115,5 milliards d’euros, a indiqué jeudi Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), sur BFMTV. Elle a précisé que ce montant s’approchait de celui initialement estimé par la FBF, «entre 120 et 130 milliards d’euros». Une somme dont ont bénéficié au total 560.196 entreprises. Lancé fin mars, ce prêt remboursable à la fin de la première année (et qui peut être prolongé de cinq ans) a été plébiscité par les TPE, qui représentent 89% des demandes. Par ailleurs, «les banques ont accordé des moratoires sur les crédits standards qu’elles avaient réalisés auparavant», a précisé Maya Atig.
L’Italie prépare des projets d’investissement et de réforme qui répondent aux critères d’aide financière de l’Union européenne. Elle présentera son plan de relance d’ici à la mi-octobre, a déclaré le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, dans une interview publiée mercredi par Il Fatto Quotidiano. «Nous allons accorder une grande attention aux infrastructures matérielles et immatérielles et nous nous efforcerons d’investir dans les écoles, les universités et la recherche», a-t-il annoncé au quotidien italien. Giuseppe Conte a également fait écho aux appels de l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, qui a plaidé pour un renforcement des instruments visant à apporter une plus grande stabilité à la zone euro.
Entre 2021 et 2027, environ deux milliards d’euros seront versés à La Réunion par l’Europe pour la relance économique, a annoncé mardi le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu au cours d’un déjeuner avec les acteurs socio-économiques de La Réunion. Le ministre, en déplacement dans l'île jusqu'à jeudi, a rencontré les acteurs socio-économiques afin d'élaborer le plan de relance spécifique à La Réunion, qui sera intégré dans le plan de relance national de 100 milliards présenté le 25 août prochain. Sébastien Lecornu a par ailleurs précisé que la Nouvelle route du Littoral, un gigantesque projet de route en mer, dont le montant a déjà dépassé 1,6 milliard, ferait partie du plan de relance national.
Les ministres des Finances du G7 ont exprimé lundi leur préoccupation quant à l’endettement des pays à faible revenu, selon un porte-parole du Trésor américain. Lors d’une téléconférence organisée à l’initiative du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, ils ont réitéré leur appel à la mise en oeuvre intégrale de l’accord sur le gel de la dette des pays les plus pauvres jusqu'à la fin de l’année, annoncé en avril par le G20, et ont promis d’envisager de nouvelles mesures, notamment sa prolongation en 2021, a-t-il précisé. Les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui ont exhorté les Etats membres du G20 à prolonger cette initiative pour la suspension du service de la dette (DSSI) en raison de la crise du coronavirus, ont participé à la réunion.
Les dépenses de défense de Taiwan vont augmenter de 10,2% l’an prochain, selon les calculs de Reuters, alors que le gouvernement augmente ses investissements militaires face à la pression de la Chine. Le Cabinet du président Tsai Ing-wen a proposé un budget de 15,42 milliards de dollars (12,80 milliards d’euros) mis en place en janvier prochain. La Chine a accru ses activités militaires autour de Taiwan depuis la réélection de Tsai en janvier dernier. Le président taïwanais a fait du développement des forces armées et des dépenses militaires une priorité.