Deutsche Bank met fin à ses opérations de compensation de swaps aux Etats-Unis, avec effet immédiat, selon des sources proches du dossier citées aujourd’hui par le Financial Times et Bloomberg. La première banque allemande continuera d’assurer la compensation des contrats à terme au niveau mondial. Selon le FT, la décision de Deutsche Bank résulte des coûts en capital issus des nouvelles réglementations, qui pèsent sur la rentabilité de l’activité. Les mêmes arguments ont été évoqués par les autres banques qui ont quitté ce marché, dont Nomura, State Street, BNY Mellon et Royal Bank of Scotland. Deutsche Bank n’a pas souhaité commenter.
Jeffrey Urwin, responsable de la banque de financement et d’investissement de Deutsche Bank, négocierait son départ, selon le Wall Street Journal. A 61 ans, ce Britannique arrivé en provenance de JPMorgan début 2015 souhaiterait prendre sa retraite. Deutsche Bank envisagerait de confier les rênes de sa BFI à Marcus Schenk, actuel directeur financier de la banque allemande.
BNP Paribas a dévoilé ce matin un plan stratégique 2020 qui promet une hausse continue du dividende et des profits, après l’annonce d’un bénéfice net de 7,7 milliards d’euros en 2016, en hausse de 15,1% par rapport à 2015 (+6,3% hors éléments exceptionnels), mais toutefois inférieur aux 7,75 milliards du consensus établi pour Reuters par Inquiry Financial. Le titre a perdu jusqu'à 5% dans la matinée et abandonnait encore 3,5% à 13h30.
La banque américaine a reçu une licence des autorités chinoises, la Financial Market Institutional Investors (NAFMII), pour intervenir sur le marché obligataire interbancaire local. JPMorgan pourra souscrire des instruments de dette émis par des sociétés non financières, y compris du papier commercial. Le groupe est la première banque américaine à décrocher une licence de ce type, pour intervenir en tant qu’underwriter sur le troisième plus gros marché obligataire du monde. En septembre 2016, JPMorgan avait aussi obtenu le droit de devenir un gestionnaire d’actifs de plein exercice en Chine et d’ouvrir un bureau à cet effet à Shanghai.
La banque américaine a reçu une licence des autorités chinoises, en l’occurrence la Financial Market Institutional Investors (NAFMII), pour intervenir sur le marché obligataire interbancaire local. JPMorgan pourra souscrire des instruments de dette émis par des sociétés non financières, y compris du papier commercial. Le groupe est la première banque américaine à décrocher une licence de ce type, pour intervenir en tant qu’underwriter sur le troisième plus gros marché obligataire du monde.
Deutsche Bank a publié jeudi une perte nette de 1,9 milliard d’euros au quatrième trimestre, supérieure aux attentes du marché, le coût de ses litiges hérités du passé ayant annulé les gains dégagés de son activité de trading obligataire. Les analystes attendaient en moyenne une perte nette de 1,16 milliard d’euros pour la première banque allemande. Deutsche Bank a augmenté ses provisions pour litiges à 7,6 milliards d’euros fin 2016, contre 5,9 milliards fin septembre, pour couvrir les accords à l’amiable en justice sur des dossiers tels que celui de la vente de prêts immobiliers toxiques avant la crise de 2008 et l’affaire des «transactions miroirs» entre la Russie, Londres et New York.
La banque allemande a bénéficié d’un règlement jugé plus clément que prévu dans le litige qui concernait ses activités en Russie. Alors que le département des services financiers de New York lui avait infligé une amende de 425 millions de dollars lundi soir pour des transactions douteuses réalisées avec des clients russes, la Financial Conduct Authority britannique lui a infligé hier, pour les mêmes faits, une amende de 163 millions de livres. L’ardoise, équivalente à 582 millions d’euros, laisse espérer aux investisseurs un coût global pour ce litige inférieur aux attentes. La banque est toujours en discussion avec d’autres superviseurs financiers dans ce dossier.
Le groupe de banque d’investissement et de gestion a noué un partenariat avec la boutique de conseil pour cibler le SBF 120 et les fonds de private equity.
En légère baisse à la clôture, l’action Deutsche Bank a gagné jusqu'à 2,85% en séance mardi. La banque allemande a bénéficié d’un règlement jugé plus clément que prévu dans le litige qui concernait ses activités en Russie. Alors que le département des services financiers de New York lui avait infligé une amende de 425 millions de dollars lundi soir pour des transactions douteuses réalisées avec des clients russes, la Financial Conduct Authority britannique lui a infligé mardi matin, pour les mêmes faits, une amende de 163 millions de livres.
Le groupe Oddo & Cie et la maison de conseil financier Messier Maris & Associés (MMA) ont annoncé ce mardi une alliance pour développer leurs activités sur le marché actions en France. Les deux groupes apporteront leurs expertises complémentaires afin de profiter des introductions en Bourse mais aussi conseiller des augmentations de capital et participer à des placements de blocs. L’alliance, qui se traduira par des partages de revenus selon des modalités non précisées, n’aura aucune conséquence capitalistique sur les deux sociétés.
Une telle solution supposerait un changement des statuts de la Banque européenne d'investissement. Un Brexit s’annonce compliqué vu l’ampleur des engagements.
LionTree, banque d’investissement spécialisée dans les technologies, les médias et les télécoms, a annoncé hier l’ouverture d’un bureau à Paris, qui sera dirigé par Fatine Layt, ex-présidente d’Oddo Corporate Finance. LionTree, fondée en 2012, a des bureaux à New York, à San Francisco et Londres. Fatine Layt, qui a commencé sa carrière dans le capital-investissement avant de travailler chez Oddo, siège au conseil d’administration de plusieurs entreprises françaises. Elle a été au début des années 2000 associée à Jean-Marie Messier, l’ex patron de Vivendi, au sein de Messier Partners.
La banque allemande taille dans les rémunérations variables en raison des litiges et de sa mauvaise performance en 2016. Elle pourrait réduire de nouveau ses effectifs.
Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC, a confirmé sa volonté de déplacer une partie de l’activité de sa banque d’investissement de Paris à Londres, après le Brexit. Ce transfert concernerait « environ 20% » des revenus de sa BFI au Royaume-Uni, notamment des activités de dérivés, mais le trading actions et obligataire ne devrait pas être touchés, a-t-il déclaré hier à Bloomberg Television, en marge du sommet économique de Davos en Suisse. « J’ai dit publiquement, il y a un moment déjà, qu’il y aurait un millier d’emplois qui sont couverts par la législation européenne et qui, dans le cadre de l’accès au marché unique, devraient probablement aller en France dans notre cas », a-t-il ajouté. HSBC a fait le choix de la France car elle dispose déjà sur place d’un dispositif de banque universelle, depuis le rachat du CCF en 2002.
Goldman Sachs a publié en début d’après-midi un bénéfice net par action (BPA) de 5,08 dollars au quatrième trimestre 2016, supérieur aux 4,82 dollars attendus par les analystes interrogés par Thomson Reuters. Un an plutôt, la firme de Wall Street avait publié un BPA de seulement 1,27 dollar après une lourde amende de la justice américaine. Sans cet élément exceptionnel, son BPA s'élevait à 4,68 dollars au dernier trimestre 2015.