La Banque centrale australienne (RBA) a maintenu aujourd’hui comme attendu son taux directeur à son plancher de 1,50%, exprimant sa confiance dans la capacité de l'économie à prolonger sa période de 26 ans sans récession, grâce à de solides exportations et aux dépenses publiques. L’institut d’émission estime que la croissance économique devrait s’accélérer pour se situer «légèrement au-dessus» de 3% en 2018 et en 2019. La consommation des ménages, qui représente environ 57% du PIB, reste toutefois une «source persistante d’incertitude» pour la RBA, alors que les salaires augmentent lentement et que leur endettement reste élevé.
L’action Deutsche Banka clos la séance jeudi sur une chute de 7,3%, à 9,15 euros, après la publication d’un article du Wall Street Journal selon lequel la Réserve fédérale américaine (Fed) aurait jugé, il y a un an, que les activités de la banque allemande aux Etats-Unis se trouvaient «en difficulté». Cette dégradation par la Fed a conduit la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’organisme chargé de la garantie des dépôts aux Etats-Unis, à placer Deutsche Bank Trust Company Americas sur sa liste de banques à problème, ajoute le quotidien. Deutsche Bank n’a pas souhaité commenter l’article, mais a précisé qu’elle travaillait à corriger les faiblesses identifiées par les régulateurs. L'établissement précise que les trois filiales américaines citées par le WSJ (DB USA Corp., Deutsche Bank Trust Corporation et Deutsche Bank Trust Company Americas) comptent pour moins de 10% du bilan de l’ensemble du groupe. Le cours de Bourse a dévissé de 42% depuis le début de l’année. La nouvelle restructuration dévoilée le mois dernier ne convainc nullement les investisseurs.
L’action Deutsche Banka clôturé jeudi sur une chute de 7,3%, à 9,15 euros, après la publication d’un article du Wall Street Journal selon lequel la Réserve fédérale américaine (Fed) aurait jugé, il y a un an, que les activités de la banque allemande aux Etats-Unis se trouvaient «en difficulté».
La création de mini-bons du Trésor destinés à régler les arriérés de l’Etat fait partie des projets de la Ligue du Nord. Un projet lourd de menaces s’il devait se concrétiser.
La zone euro continue de croître mais un ralentissement plus prononcé ne peut être exclu et l’incertitude politique dans des pays comme l’Italie pourrait saper la confiance, estime la Banque centrale européenne (BCE) dans le compte rendu, publié hier, de sa réunion de politique monétaire du 26 avril. Certains responsables de la BCE jugent ainsi que la trajectoire globale des taux risque d’être moins pentue puisque la BCE pourrait difficilement se permettre un resserrement radical des conditions financières. La prochaine réunion de la BCE est prévue le 14 juin mais le sort du programme d’achats d’actifs ne devrait pas être tranché avant celle du 26 juillet.
La Réserve fédérale (Fed) pourrait achever en 2019 son cycle de hausse des taux, a estimé jeudi Patrick Harker, le président de l’antenne de Philadelphie de la banque centrale américaine, dans une interview à la chaîne CNBC. La Fed a relevé ses taux à six reprises depuis le début du cycle actuel, en décembre 2015. Patrick Harker a ajouté qu’il situait le niveau de neutralité à 2,75-3,0% pour les taux américains.
La plupart des responsables de la Réserve fédérale pensent qu’il sera sans doute «bientôt» nécessaire de relever les taux directeurs aux Etats-Unis si les perspectives pour l’économie américaine ne se dégradent pas, montre le compte-rendu, publié hier soir, de leur dernière réunion de politique monétaire les 1er et 2 mai. Alors que les membres du comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed ont alors décidé à l’unanimité de laisser les taux inchangés, les investisseurs s’attendent à une hausse lors de la prochaine réunion des 12 et 13 juin. Une évolution du langage de la Fed a aussi été évoquée au cours de la dernière réunion pour traduire le fait que les taux se rapprochent d’un niveau neutre, estimé entre 2,3% et 3,5%. La Fed qualifie depuis des années sa politique d’«accommodante». Certains de ses responsables ont déclaré qu’il pourrait «bientôt être approprié de réviser la formulation du pilotage des anticipations dans le communiqué».
Après une première année d’existence, La Banque de France a inauguré mardi 22 mai 2018 les nouveaux locaux de son Lab, placé sous la responsabilité de Thierry Bedoin, directeur de la Transformation digitale. Ces nouveaux locaux de 350m², à proximité immédiate du siège de la Banque de France (115 rue Réaumur, Paris IIe), ont vocation à amplifier l’action du Lab. «Espace de rencontre ouvert et de travail collaboratif, il associe la Banque de France à différents porteurs de projets innovants – start-ups et fintechs, acteurs institutionnels, grandes écoles et universités…– en vue d’expérimenter de nouveaux concepts et des technologies novatrices, en lien avec les activités de l’institution», explique la Banque de France dans un communiqué.
La décision de la Banque du Japon (BoJ) de renoncer au calendrier qu’elle s'était fixé pour atteindre son objectif d’inflation de 2% a reçu hier l’aval du Conseil de politique économique et budgétaire, un influent organe gouvernemental. Le Premier ministre Shinzo AbeAbe a déclaré que le gouvernement et l’institut d'émission avaient confirmé leur engagement envers une déclaration commune signée en 2013, suivant laquelle ils prendraient toute mesure adéquate pour vaincre la déflation.
Les États-Unis sont aujourd’hui proches de leur objectif d’inflation de 2% et le taux à 10 ans américain a touché la barre des 3%, La Réserve fédérale a voulu rassurer les marchés, mais ces derniers seront beaucoup plus sensibles à l’évolution de l’indice des prix
La vice-président de l’autorité monétaire suédoise, Cecilia Skingsley, a indiqué dans un entretien qu’une première hausse des taux depuis 7 ans dès le mois d’octobre prochain serait conforme à l’orientation de sa politique monétaire. Malgré les fortes dissensions entre les membres apparues dans les minutes de sa dernière réunion, Cecilia Skingsley estime que son opinion personnelle actuelle se situe dans la moyenne de celle de ses autres collègues du Comité de politique monétaire de la Riksbank.
La banque centrale de Norvège a maintenu hier son principal taux directeur à un plus bas historique de 0,5%, conformément aux attentes du consensus. Les perspectives et l'évaluation des risques pour l'économie norvégienne ne semblent pas avoir évolué de manière importante depuis la dernière réunion du mois du mars, a dit la Norges Bank, en précisant que sa décision avait été unanime. Elle s’est prononcée en mars en faveur d’une hausse de taux «après l'été», ce qui a amené les économistes à parier sur un relèvement en septembre.
Pour la seconde fois en moins d’une semaine, la banque centrale argentine a relevé son taux directeur de 300 points de base à 33,25% afin d’endiguer la forte baisse de sa devise. Le peso s’est déprécié de 14% contre le dollar depuis le début de cette année et ce mouvement devrait se poursuivre en raison d’une augmentation des prix à la consommation bien supérieure à l’objectif officiel de 15%. La banque centrale du pays a utilisé depuis début 2018 près de 10% de ses réserves de change pour défendre sa devise sans parvenir jusqu’ici à inverser la tendance.
La banque centrale australienne (RBA) a maintenu hier son principal taux directeur au niveau historiquement bas de 1,5%, une décision conforme aux attentes du consensus. La RBA est en outre restée prudente quant à ses prévisions d’inflation, alors que certains économistes s’attendaient à ce qu’elle évoque un renforcement des tensions sur les prix, signe qu’une hausse des taux ne paraît pas imminente malgré l’accélération attendue de la croissance cette année. Ce statu quo sur les taux dure depuis 21 mois, ce qui constitue la plus longue période de stabilité depuis 1990 de la part de l’institut d’émission australien.