La banque centrale du Brésil a maintenu mercredi soir son principal taux directeur à son plus bas niveau historique, moins d’une semaine après la victoire à l'élection présidentielle du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui a dissipé les craintes de voir un courant massif de ventes du réal. Les neuf membres du comité de politique monétaire de la banque centrale ont voté pour le maintien du taux de référence Selic à 6,5% pour la cinquième réunion d’affilée. Sur les 42 économistes interrogés par Reuters, seuls deux avaient misé sur ce statu quo. Les responsables ont déclaré dans leur communiqué que les risques inflationnistes étaient en baisse, laissant entendre qu’ils prendraient leur temps avant de relever les taux, dans un contexte de reprise timide de l'économie du pays. Ils ont cependant noté que cela dépendrait de la mise en oeuvre des réformes promises par le nouveau gouvernement.
L’inflation a accéléré en Allemagne en octobre pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 2012. Harmonisée aux normes européennes et mesurée par les prix de détail, elle est à 2,4% en octobre contre 2,2% en septembre. En données non harmonisées, le taux d’inflation ressort à 2,5% en octobre. Ceci valide la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de dénouer progressivement une politique monétaire ultra-accommodante qui fut instaurée en période de crise économique pour relancer croissance et inflation. La BCE vise une inflation d’un petit peu moins de 2% dans la zone euro. Elle a confirmé la semaine passée son intention de mettre un terme à la fin de l’année à son programme de rachat de 2.600 milliards d’euros d’actifs obligataires, et de relever les taux pour la première fois depuis 2011.
Jair Bolsonaro prendra ses fonctions à la tête du Brésil le 1er janvier 2019. Le candidat d’extrême droite a été officiellement élu dimanche soir, face à Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT), avec 55,2% des voix contre 44,8%. Jair Bolsonaro ne fixera pas un objectif-cible pour les taux de change du réal, la devise nationale, mais s’efforcera de les rendre plus prévisibles. La semaine dernière, le candidat du Parti social-libéral indiquait qu’un objectif cible serait assigné à la Banque centrale du Brésil. Onyx Lorenzoni a souligné que la Banque centrale serait indépendante du gouvernement Bolsonaro et que ses objectifs en matière d’inflation et de taux d’intérêt seraient «structurés» par l'économiste Paulo Guedes, à qui devrait être confié un «super ministère» de l’Economie et des Finances.
Jair Bolsonaro, élu hier à la présidence du Brésil, conduira dans un premier temps la transition depuis Rio de Janeiro, où il réside, et se rendra la semaine prochaine à Brasilia, la capitale fédérale, a annoncé aujourd’hui son futur chef de cabinet, Onyx Lorenzoni. Le futur président, qui prendra ses fonctions le 1er janvier, effectuera son premier déplacement à l'étranger au Chili. Suivront les Etats-Unis et Israël.
La banque centrale norvégienne (Norges Bank) a décidé hier de maintenir son taux d’intervention à un niveau de 0,75%, conformément aux attentes du consensus. Elle va néanmoins poursuivre son resserrement de façon progressive, à partir de début 2019, dans un contexte de hausse de la croissance et de l’inflation, après sa première hausse depuis sept ans décidée en septembre. «Les perspectives du Conseil exécutif sur l’équilibre des risques suggère une hausse progressive du taux directeur. La croissance économique s’est montrée légèrement plus faible et l’inflation légèrement plus forte que nos projections, mais les perspectives et l’équilibre des risques ne semblent pas avoir changé sensiblement depuis le mois de septembre», explique le communiqué.
La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé jeudi ses orientations de politique monétaire et son intention de mettre fin à son programme d’achats d’actifs en décembre, en dépit de la récente montée des risques.
La banque centrale norvégienne (Norges Bank) a décidé ce matin à l’unanimité de ses membres de maintenir son taux d’intervention à un niveau de 0,75%, conformément aux attentes du consensus. Elle a néanmoins confirmé son intention de poursuivre son resserrement de façon progressive, à partir du début de l’année prochaine, dans un contexte de hausse de la croissance et de l’inflation, après sa première hausse depuis sept ans décidée en septembre. «Les perspectives du Conseil exécutif sur l’équilibre des risques suggère une hausse progressive du taux directeur. La croissance économique s’est montrée légèrement plus faible et l’inflation légèrement plus forte que nos projections, mais les perspectives et l’équilibre des risques ne semblent pas avoir changé sensiblement depuis le mois de septembre», explique le communiqué.
La banque centrale suédoise a maintenu hier son taux repo inchangé à un niveau de -0,50%, et a répété qu’une hausse des taux repo pourrait intervenir soit en décembre soit en février. L’inflation suédoise a pourtant accéléré à un rythme de 2,5% au mois de septembre, le plus élevé depuis 2011, après avoir été stable autour de l’objectif de 2% pendant plus d’un an, et l’indice sous-jacent a progressé de 0,4 point pour atteindre 1,6%. La plus ancienne banque centrale au monde se montre néanmoins inquiète des effets des frictions commerciales et d’un ralentissement économique mondial sur les perspectives d’inflation.
La banque centrale suédoise a maintenu ce matin son taux repo inchangé à un niveau de -0,50% et a répété qu’une hausse des taux, ce qui serait une première depuis plus de sept ans, pourrait intervenir soit en décembre soit en février. «La prévision pour le taux repo est la même qu’en septembre, ce qui implique que ce taux sera augmenté d’un quart de point soit en décembre soit en février», a indiqué la Riksbank dans son communiqué publié après sa réunion. Elle ajoute que la politique monétaire doit se poursuivre avec prudence et doit rester accommodante pendant encore longtemps et que le contexte économique et les perspectives d’inflation n’ont pratiquement pas varié depuis la réunion de politique monétaire de septembre.
A cinq mois du Brexit, de nombreux partisans - 670.000 selon les organisateurs - du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE ont défilé avant-hier dans les rues de Londres, pour réclamer un second référendum sur le Brexit.Selon certains sondages, une courte majorité serait désormais favorable au maintien, mais les enquêtes d’opinion n’ont pas noté de basculement décisif de l’opinion. L’idée d’un second référendum a été rejetée à de multiples reprises par la Première ministre Theresa May. Lors de son congrès annuel le mois dernier, le Parti travailliste n’en a pas écarté la possibilité.
L’administration américaine a reconnu de nouveau dans un rapport hier que la Chine n'était pas coupable de sous-évaluer le yuan pour doper ses exportations, comme l’estime souvent le président Donald Trump. Dans un rapport du Trésor sur les devises, remis deux fois par an au Congrès, Washington indique que les interventions directes de la banque centrale chinoise ont été «limitées». Le ministère américain déplore toutefois un manque de transparence dans la politique des changes chinoise, et place six pays sous surveillance: la Chine, l’Allemagne, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Suisse. Le Trésor n’a pu formellement établir qu’il y avait une intervention de Pékin sur sa monnaie. La Chine a été épinglée par le Congrès pour manipulation du yuan pour la dernière fois en 1994. Le rapport note que le renminbi s’est déprécié de 7% vis-à-vis du dollar depuis la mi-juin.
L’European Money Markets Institute (Emmi), l’administrateur de l’Euribor et de l’Eonia, a ouvert ce mercredi une seconde consultation publique portant sur une nouvelle méthodologie hybride devant permettre d’assurer la conformité de l’Euribor avec la régulation Benchmark (BMR). «Le succès de la réforme de l’Euribor est crucial pour la stabilité financière», a déclaré Jean-Louis Schirmann, le secrétaire général d’Emmi, dans un communiqué. «C’est pourquoi il est vital que l’ensemble des parties prenantes affectées contribue à la seconde consultation et travaille ensemble vers un système financier qui respecte les exigences légales et les besoins des parties prenantes».
La Chine a encore de la marge pour ajuster ses taux d’intérêt et le ratio de réserves obligatoires des banques (RRR), étant donné que les risques liés aux tensions commerciales avec les États-Unis restent significatifs, a déclaré hier Yi Gang, gouverneur de la Banque populaire de Chine, en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) à Bali (Indonésie). La bataille entre Pékin et Washington sur les tarifs douaniers met la pression sur l'économie et la monnaie chinoise. Mais selon Yi Gang, la croissance économique de la Chine atteindrait son objectif de 6,5% pour 2018. La Chine a mis en oeuvre 4 baisses du ratio de réserves obligatoires des banques cette année. La banque centrale chinoise se prépare à une série de risques dans sa politique de change, y compris le pire des scénarios, a-t-il précisé à Bloomberg. Mais la monnaie est à «un niveau raisonnable et d'équilibre».
La Réserve fédérale américaine pourrait marquer une pause après avoir porté les taux d’intérêt à environ 3%, du moment que l’inflation reste autour de 2% et que l'économie va bien, a déclaré hier Charles Evans, président de la Fed de Chicago, à la presse à Flint (Michigan). Il a indiqué qu’il voyait le taux neutre théorique, qui ne freine ni ne stimule la croissance économique, à partir de 2,75%. «Donc quelque chose d’un peu supérieur à cela serait légèrement restrictif» et permettrait au taux de chômage de remonter progressivement à un niveau plus viable à long terme. Il a également déclaré que l'économie américaine se portait «extrêmement bien» avec une croissance attendue à 3,2% cette année et 2,5% l’an prochain, ce qui fera encore baisser le chômage.
La Banque centrale européenne (BCE) surveille de près la liquidité des banques italiennes, suite à la forte hausse des rendements obligataires locaux, a déclaré hier une source haut placée à Reuters. Des vérifications ont été faites sur les dépôts et sur le marché interbancaire, mais aucun «signal d’alarme» n’a été perçu. La BCE et la Banque d’Italie ont refusé de s’exprimer sur le sujet. La BCE, tout comme les superviseurs nationaux, vérifie régulièrement la situation de liquidité des établissements financiers et adapte sa surveillance durant les périodes de tension ou de volatilité. La confrontation entre Rome et Bruxelles sur le budget italien a provoqué hier une flambée du rendement de l’emprunt d’Etat à 10 ans à 3,72%, au plus haut depuis février 2014. La coalition gouvernementale a défini en septembre un objectif de déficit budgétaire à 2,4% du PIB, qui a déplu aussi bien aux investisseurs qu'à la Commission européenne.
Donald Trump a une nouvelle fois critiqué la Réserve fédérale, estimant qu’elle relève les taux d’intérêt trop rapidement, alors que l’inflation est selon lui minime, dans un contexte pourtant de croissance économique soutenue. «Eh bien, j’aime quand les taux d’intérêt sont bas», a-t-il dit hier à des journalistes à l’extérieur de la Maison Blanche. «La Fed fait ce qu’elle juge nécessaire mais je n’aime pas ce qu’elle fait parce que nous avons une inflation vraiment maîtrisée et beaucoup de bonnes choses se produisent», a-t-il ajouté. «Je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’aller aussi vite». La Fed reçoit mandat du Congrès pour faire en sorte que l’inflation et le chômage soient bas. L’inflation mesurée par les prix de détail est supérieure à 2% et le taux de chômage est le plus bas depuis une quarantaine d’années.
La banque centrale chinoise a annoncé hier une réduction d’un point de pourcentage du taux des réserves obligatoires des banques, pour les encourager à accorder davantage de crédits et abaisser les coûts de financement des entreprises, confrontées à la guerre commerciale avec les Etats-Unis. C’est la quatrième fois cette année que Pékin abaisse la part des dépôts que les banques sont tenues de conserver dans leurs comptes auprès de la banque centrale (PBOC). Ces réserves obligatoires - actuellement de 15,5% pour les grande banques et de 13,5% pour les plus petites - seront réduites de 100 points de base à partir du 15 octobre, a annoncé la PBOC dans un communiqué. La baisse permettra d’injecter 750 milliards de yuans (109,2 milliards de dollars) de liquidités supplémentaires en net dans le système bancaire chinois, a expliqué la banque centrale. Des économistes prédisent que d’autres réductions suivront. L’annonce de dimanche, estiment-ils, montre que la PBOC est inquiète de l’impact de la guerre commerciale avec les Etats-Unis sur l'économie chinoise.