Le tribunal de commerce de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a condamné Axa lundi à indemniser un restaurateur des Alpilles pour ses pertes d’exploitation dues à l'épidémie de Covid-19, selon un jugement révélé par l’AFP. L’assureur devra verser 114.105 euros à La Bergerie de Mouriès au titre de ses pertes d’exploitation liées au confinement.
Axa et l’indien Bharti ont annoncé vendredi la cession de leur coentreprise d’assurance dommages à l’assureur indien ICICI Lombard dans le cadre d’une transaction par échange d’actions. Selon les termes de l’accord, Axa et Bharti recevront un total d’environ 35,8 millions d’actions ICICI Lombard, correspondant à 521 millions d’euros en valeur de marché actuelle. La transaction, qui devrait être finalisée fin 2021, aura un impact positif exceptionnel d’environ 200 millions d’euros sur les résultats d’Axa, a précisé le groupe français. La nouvelle entité combinée sera le troisième assureur dommages en Inde, avec une part de marché d’environ 8,7%, a précisé Axa, qui détient 49% de sa coentreprise avec Bharti.
Le tribunal de commerce de Toulouse a débouté mardi le chef toulousain étoilé Michel Sarran, qui demandait à son assureur Axa d’indemniser ses pertes d’exploitation dues au confinement à la suite de la pandémie de coronavirus. «Cette décision était attendue car il s’agit du premier jugement [en France] sur le fond rendu concernant notre contrat d’assurance standard, proposé par les agents généraux d’assurance», souligne Axa dans un communiqué, cité par l’AFP. Dans son jugement, le tribunal indique que «l’extension de garantie relative aux pertes d’exploitation consécutives à une fermeture administrative pour cause d'épidémie est assortie d’une clause d’exclusion qui est applicable en l’espèce». Plusieurs restaurateurs clients d’Axa ont attaqué l’assureur en justice. Fin juin, Axa avait annoncé avoir trouvé un accord avec plusieurs centaines de restaurateurs pour indemniser «une partie substantielle» de leurs pertes d’exploitation liées à la crise du Covid-19.
Les assureurs du Moyen-Orient devraient être les plus exposés aux pertes découlant de l’explosion massive qui s’est produite à Beyrouth la semaine dernière, tandis que le Lloyd’s of London et d’autres assureurs internationaux seront sans doute moins touchés, rapportait hier Reuters en citant des sources du secteur. La plus grande partie des pertes proviendra des dégâts causés aux immeubles plutôt qu’aux navires ou aux installations portuaires proprement dites. Le Liban a estimé que le montant global des pertes pourrait atteindre 15 milliards de dollars (12,7 milliards d’euros), mais celui des pertes couvertes par un contrat d’assurance sera plus proche de 3 milliards de dollars, selon ces sources. Cet écart important est dû au fait que les pays émergents comme le Liban disposent d’une couverture assurantielle plus faible que les pays développés.
Zurich Insurance a vu son bénéfice opérationnel plonger de 40% au premier semestre, à 1,7 milliard de dollars (1,45 milliard d’euros), touché par les conséquences de la crise du Covid-19 et par la chute des marchés financiers. Le bénéfice net a baissé de 42% à 1,18 milliard. Le ratio combiné de l’assureur suisse s’est dégradé à 99,8% contre 95,1% un an auparavant. Zurich Insurance estime toutefois que la poursuite de la hausse des primes d’ici à la fin de l’année, dans la foulée de l’augmentation de 8% enregistrée au premier semestre, soutiendra ses bénéfices.
Le spécialiste du trading à haute fréquence Virtu Financial avait été victime d’un piratage, en mai. Après avoir pris le contrôle de la boite mail de l’un des dirigeants, les pirates ont envoyé aux employés des mails exigeant des virements sur les comptes qu’ils détenaient, pour un total de 9,6 millions d’euros. Virtu comptait sur l’assurance contractée, en 2019, auprès d’Axis Insurance, et qui incluait une couverture contre les «interférences avec des systèmes informatiques». Las, Axis affirme que les salariés, et non les pirates, ont été la «cause directe» de la perte, et l’assureur refuse à ce titre de rembourser Virtu. Le groupe vient en conséquence de porter l’affaire devant les tribunaux pour rupture de contrat, rupture anticipée de contrat et violation des engagements implicites de bonne foi et d'équité.
Duck Creek Technologies, un éditeur de logiciels américain pour le secteur de l’assurance dommages, a augmenté la taille de son introduction à la Bourse de New York. Il propose désormais 15 millions d’actions à un prix unitaire compris entre 23 et 25 dollars, contre une fourchette initiale de 19 à 21 dollars. La société, soutenue par le fonds Apax et Accenture, serait ainsi valorisée plus de 3,2 milliards d’euros en haut de fourchette.
L’assureur automobile britannique Hastings a accepté l’offre d’achat du finlandais Sampo et du sud-africain Rand Merchant Investment (RMI). Le montant de la transaction s’élève à 1,66 milliard de livres (1,8 milliard d’euros). Les groupes étaient en pourparlers depuis plusieurs semaines. Sampo détiendra 70% de Hastings, tandis que Main Street, une entité appartenant à RMI, aura 30% des parts, une augmentation marginale par rapport aux 29,7% qu’elle détient au capital de l’assureur depuis 2017. Avec cette opération, Sampo cherche à se développer dans l’assurance non-vie et au-delà des marchés nordiques.
Direct Line a augmenté hier son dividende intermédiaire de 2,8% à 7,4 pence et a déclaré qu’il ferait également un versement spécial de 14,4 pence par action. Les bénéfices du premier assureur automobile britannique ont dépassé les attentes au premier semestre en raison d’une baisse des accidents de la route, les Britanniques ayant moins conduit pendant la période de confinement. Le résultat d’exploitation dans sa branche auto a bondi de 43,4% à 220,5 millions de livres (245 millions d’euros) à fin juin. Après ces annonces, le titre Direct Line a atteint son plus haut niveau depuis cinq mois, gagnant 7,5 % à l’ouverture de la Bourse de Londres. En avril, le groupe avait décidé d’annuler son dividende 2019 en raison des incertitudes sur l’impact de la pandémie, comme de nombreux assureurs européens qui ont suivi l’appel des régulateurs à préserver leurs fonds propres. Peu avant la crise sanitaire, il avait annoncé 800 suppressions de postes, soit 7% de son effectif.
Son résultat net a bondi au premier semestre grâce à l'intégration comptable de l'assureur. En dehors de cet effet, l’activité de la banque de détail a résisté à la crise.
Malgré une chute de 32% du chiffre d'affaires, le résultat net de l'assureur a fondu de 8,3% au premier semestre grâce à l'activation des amortisseurs.
L’assureur mutualiste français Covéa et la société d’investissement Exor ont annoncé hier soir la signature d’un accord-cadre de coopération devant aboutir à la mise en place de partenariats dans l’investissement et de la réassurance. Covéa allouera ainsi 750 millions d’euros sur la période 2021-2023 à des activités conjointes d’investissement avec Exor. Il investira par ailleurs un total de 750 millions d’euros sur 5 ans dans des véhicules d’investissement dédiés ayant pour actif sous-jacent les activités de réassurance de Partner Re. Exor, holding de la famille Agnelli, avait annoncé en février avoir ouvert des discussions exclusives avec Covéa pour lui vendre potentiellement Partner Re. L'épidémie de coronavirus a eu raison des projets de Covéa qui a renoncé en mai à cette opération estimée à 9 milliards de dollars.
CNP Assurances a annoncé vendredi soir que son conseil d’administration avait nommé Véronique Weill administratrice et présidente, en remplacement de Jean-Paul Faugère, qui a démissionné mi-juillet pour prendre la vice-présidence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Véronique Weill, actuellement general manager du groupe de publicité Publicis, a passé l’essentiel de sa carrière dans la banque et l’assurance, principalement chez Axa. Elle occupera ses nouvelles fonctions pour la durée résiduelle du mandat d’administrateur de Jean-Paul Faugère, qui prendra fin en 2021. Rémy Weber qui convoitait sa place en tant que président du directoire de La Banque Postale, a dû laisser la place à une personnalité indépendante. CNP présente ses résultats semestriels ce lundi et La Poste mardi. Le groupe public s’est mis en quête d’un nouveau dirigeant pour La Banque Postale, qui sera désigné «dans les prochaines semaines» par le conseil de surveillance.