Couverture. Bercy (photo) et les assureurs-crédit redoublent d’efforts pour relever le niveau de la digue destinée à braver le déferlement d’impayés. Le ministère a annoncé un nouveau dispositif, Cap Relais, venant en complément de celui, Cap/Cap+, dont la renaissance en avril (après une première mouture en 2009) avait laissé un goût d’inachevé car trop complexe et sous-dimensionné. Il s’agit toujours de redonner confiance aux assureurs-crédit, leur permettant de couvrir sereinement le crédit interentreprises, par le biais aujourd’hui d’une réassurance publique a posteriori, quand avec Cap/Cap+ toute transaction devait faire l’objet d’une revue a priori entre assureur et assuré. Le risque est partagé : l’Etat supporte 75 % des sinistres sur les factures nées entre mi-mars et fin décembre, en contrepartie de la rétrocession des primes correspondantes (lire aussi page 9).
Humain. CNP Assurances crée un dispositif de gouvernance de l’éthique en matière d’intelligence artificielle (IA), cette dernière « trouv(ant) application dans l’ensemble de la chaîne de valeur d’un assureur ». Avec Xavier Vamparys en tant que responsable « Ethique de l’IA » et un comité pluridisciplinaire, le groupe souhaite « placer l’humain et l’éthique au cœur de tout usage de l’IA ». Le comité regroupera notamment des représentants de la conformité, de la gestion des risques, du juridique, de la RSE, de l’expérience client. Il pourra s’ouvrir au monde académique, de la recherche ou à des experts des sciences humaines. Selon le directeur général de CNP Assurances, Antoine Lissowski, « l’objectif est de donner confiance en l’IA qui sera ainsi créatrice de valeur pour nos clients, partenaires comme pour l’entreprise ».
La Fédération Française de Rugby et la GMF ont annoncé mercredi le renouvellement du contrat d’assurance fédérale jusqu’en juin 2024. Assureur du rugby depuis 1989 et partenaire historique de la FFR, la GMF continuera de faire bénéficier le monde fédéral (licenciés, clubs, comités départementaux et ligues) d’une couverture d’assurance pour la pratique du rugby dans le cadre des activités organisées par la Fédération.
La Fédération Française de Rugby et la GMF ont annoncé mercredi le renouvellement du contrat d’assurance fédérale jusqu’en juin 2024. Assureur du rugby depuis 1989 et partenaire historique de la FFR, la GMF continuera de faire bénéficier le monde fédéral (licenciés, clubs, comités départementaux et ligues) d’une couverture d’assurance pour la pratique du rugby dans le cadre des activités organisées par la Fédération.
La rémunération du PDG de Scor Denis Kessler pour 2019 et la politique pour l’année en cours ont été approuvées ce matin par l’assemblée générale du réassureur français. Les deux résolutions ont totalisé respectivement 78,04% et 68,94% de votes positifs, soit le plus faible score des propositions soumises à l’approbation des actionnaires, qui ont toutes été adoptées. Denis Kessler améliore son score, après l’approbation de justesse de sa rémunération au printemps 2019, mais les votes positifs restent inférieurs au niveau de 2018. Les émoluments du PDG de Scor font l’objet de critiques virulentes du fonds activiste Ciam et sont les plus élevées des patrons français de la banque et de l’assurance.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a mis à jour vendredi sa liste des groupes d’assurance actifs au niveau international (IAIG), dont le siège se situe dans l’Union européenne (UE). Cette liste provisoire de 9 entités, que l’Eiopa avait publiée mi-mai et qui ne comportait aucun assureur français, s’enrichit donc de 8 noms, tous français : Axa, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Covea, Crédit Agricole Assurances, Groupama, Scor, Sogecap. Ils viennent s’ajouter aux Aegon, Ageas, Allianz, Generali, Grupo Mapfre, HDI, Munich Re, NN Group, Vienna Insurance Group. Les IAIG sont au cœur du cadre commun adopté le 14 novembre pour la surveillance des groupes d’assurance (ComFrame) par l’Association internationale des superviseurs de l’assurance (IAIS).
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a mis à jour vendredi sa liste des groupes d’assurance actifs au niveau international (IAIG), dont le siège se situe dans l’Union européenne (UE). Cette liste provisoire de 9 entités, que l’Eiopa avait publiée mi-mai et qui ne comportait aucun assureur français, s’enrichit donc de 8 noms, tous français : Axa, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Covea, Crédit Agricole Assurances, Groupama, Scor, Sogecap. Ils viennent s’ajouter aux Aegon, Ageas, Allianz, Generali, Grupo Mapfre, HDI, Munich Re, NN Group, Vienna Insurance Group.
Le groupe d’assurance espère anticiper la réglementation future en créant un poste de responsable de l’IA et un comité qui pourra rendre des arbitrages.
L'AMF et l'ACPR constatent une hausse des tentatives de fraude depuis le krach boursier et le confinement qui ont influencé le comportement des épargnants.
Le fonds activiste Elliott demande à NN Group de réduire ses coûts, d’investir dans des actifs plus risqués et de vendre ses activités non-cœur, dans une présentation dévoilée par le Financial Times vendredi. Il souhaite que NN remplace une partie de son portefeuille d’obligations d’Etat par des obligations d’entreprises et qu’il améliore son efficacité opérationnelle, pour augmenter sa trésorerie de 435 millions de dollars par an. L’actionnaire minoritaire veut aussi que le groupe se déleste de ses activités au Japon, estimant qu’il pourrait les vendre pour 2 milliards d’euros, et qu’il transfère le risque de longévité de ses contrats d’assurance vie à des compagnies tierces. Depuis qu’il a acheté 3% du capital de NN en février, le titre avait chuté de près d’un quart, sur fond de crise sanitaire. Elliott estime que le cours pourrait rebondir de plus 80% si le groupe suivait ses recommandations.
A la suite de la mise en place en plein coeur de la crise du Covid-19 d’un groupe de travail chargé de réfléchir à la création d’un régime d’assurance efficace contre les conséquences d’une pandémie d’une telle ampleur, les assureurs proposent de créer un dispositif de catastrophes exceptionnelles baptisé Catex.
Le fonds activiste américain Elliott demande à NN Group de réduire ses coûts, d’investir dans des actifs plus risqués et de vendre ses activités non-cœur, dans une présentation dévoilée par le Financial Times ce vendredi. La nouvelle faisait grimper le cours de l’assureur néerlandais de plus de 6% à la mi-journée.
Le groupe public CNP Assurances annonce ce jeudi la nomination d’un responsable de l’éthique de l’intelligence artificielle (IA) et la création d’un comité pluridisciplinaire en charge du sujet. « Pour que l’IA poursuive son développement et crée de la valeur pour tous, il faut qu’elle soit acceptée par l’ensemble des parties prenantes : assurés, assureurs, distributeurs et collaborateurs, explique l’assureur dans un communiqué. Un usage responsable des outils d’IA s’avère donc nécessaire pour créer de la confiance. »
Divergence. La pression des superviseurs, qui ont demandé aux assureurs de renoncer au versement de dividendes dans le contexte de crise, n’aura pas fait infléchir Axa. Le groupe dirigé par Thomas Buberl (photo) a décidé de réduire le paiement de moitié, à 0,73 euro, un versement complémentaire étant envisageable « si les conditions de marché et réglementaires sont favorables ». « Le groupe nous apparaît adopter une approche pragmatique dans ses réponses à la crise, en permettant une distribution supplémentaire éventuelle, ce que de nombreux autres assureurs de taille importante n’ont pas prévu », estime Octo Finances, s’attendant à une telle distribution dans le cas d’un ratio Solvabilité 2 maintenu à un bon niveau, soit un niveau supérieur à 180 %. Axa se démarque des autres assureurs cotés français, CNP Assurances, Coface et Scor ayant suivi les recommandations.