Les taux longs ont bondi de plusieurs dizaines de points de base dans les principaux pays développés depuis que Ben Bernanke a évoqué une éventuelle réduction de la taille du troisième programme d’assouplissement quantitatif (QE3) Les économistes de banques participant au Consensus mensuel Taux & Changes de bfinance ont globalement ajusté à la hausse leurs prévisions de taux à moyen et long terme, ne faisant finalement rien d’autre qu’adapter leurs anticipations à la hausse qui vient de toucher les taux longs aux Etats-Unis, en Europe et au Royaume-Uni. A horizon trois mois, les banques tablent désormais sur un Bund à 1,53 %, un Gilt à 2,09 % et un T-Bond à 2,16 %. Les taux d’intérêt à moyen-long terme ont bondi de plusieurs dizaines de points de base dans les principaux pays développés depuis que le président de la Réserve Fédérale américaine, Ben Bernanke, a évoqué l'éventualité d’une réduction de la taille du troisième programme d’assouplissement quantitatif (QE3). Cette éventualité gagnera en crédibilité à mesure que les indicateurs économiques continueront de s’améliorer. « Les rachats d’obligations diminueront probablement vers la fin de l’année. Et si l’amélioration du marché du travail dépasse les prévisions, cela pourrait se produire dès l’automne », envisage la Commerzbank. Pour sa part, la BCE ne prévoit toujours pas de resserrer sa politique monétaire. Après avoir baissé ses taux directeurs en mai, l’autorité monétaire les a maintenu jeudi 6 juin à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire. Parmi les dix banques ayant participé à notre consensus ce mois-ci, trois anticipent une nouvelle baisse de 25 pb avant fin août. La BCE maintient toutefois son scénario d’amélioration graduelle de l'économie en fin d’année, un scénario que tend à confirmer la récente embellie de certains indicateurs économiques. L’autorité monétaire redoute toutefois les conséquences du déclin rapide de l’inflation sur la croissance et la rentabilité des banques. Des mesures d’assouplissement moins accommodantes aux Etats-Unis, couplées au maintien voire à une baisse des taux courts en zone euro, tendent à privilégier le renchérissement du dollar par rapport à l’euro. Pour le Crédit Agricole, « les mouvements de hausse constitueront des opportunités d’achats, en particulier si la situation continue à s’améliorer aux Etats-Unis ». Le consensus parie sur une baisse de la parité euro-dollar à 1,28 à horizon fin août et 1,26 à horizon fin novembre, alors que la parité s'établissait à 1,31 au soir du 6 juin. Lire la suite : cliquez ici
En cette époque où les investisseurs institutionnels s’intéressent de plus en plus aux infrastructures, la question du « risque construction », par opposition au « risque d’exploitation » qu’ils semblent privilégier, méritait d'être posée. Elle a fait en grande partie l’objet des premiers travaux des deux chaires de l’Edhec-Risk Institute récemment créées sur « la dette infrastructures », avec le soutien de Natixis, et sur « l’investissement en fonds propres dans les infrastructures », avec le soutien de Meridiam et de Campbell Luytens. « Le problème se pose bien sûr dans une logique d’allocation d’actifs, mais aussi de politique publique : les fonds de pension et assureurs ne devraient-ils pas investir plus dans les nouveaux projets ? », note Frédéric Blanc-Brude, directeur des deux recherches. Gouvernance par la dette L'étude sur la dette infrastructures sera centrée sur la « construction d’un portefeuille » du point de vue du risque de crédit. L’investissement croissant des institutionnels en « dette infrastructures » ces dernières années s’explique effectivement par la convergence d’intérêts entre politiques publiques et recherche d’adéquation avec des passifs longs. « Au-delà du discours marketing sur des ‘actifs tangibles’, la qualité du risque tient au respect de la définition-même du ???financement de projet’ », rappelle le chercheur. Celui-ci passe par une société à la fois dédiée à un seul projet et très endettée - 75 % de la structure de financement en moyenne pour un nouveau projet... autant de risques que les prêteurs (comme le sponsor) assument via un travail de sélection et de transformation garantissant autant que possible les cash-flows futurs, notamment dans les partenariats public-privé (PPP). Lire la suite : cliquez ici
Matthieu Mouly, Head of ETF Strategy, Lyxor Asset Management, évoque l'évolution de la demande des investisseurs institutionnels pour les ETF et revientsur les raisons du développement d'une offre en ETF physiques.
Romain Durand, Responsable des investissements de SHAM, nous explique pourquoi il a été amené à privilégier les comptes et dépôts à terme mais aussi les comptes courants rémunérés.
Impose-moi si tu peux ! La réunion du G7 Finance de ce mois-ci, près de Londres, n’aura pas apporté de réponses aux problèmes de la croissance ou de la guerre des changes mais elle a constitué une avancée sur le front de l'évasion fiscale. Les principales puissances de la planète font savoir leur volonté ferme de lutter contre ce phénomène. L’enjeu de cette lutte est important. Pour la France, par exemple, le récent rapport Bocquet estime entre 30 Mds € et 50 Mds € le manque à gagner pour les finances publiques. Cela représente la moitié du déficit 2012. Pour le dire autrement, avec cet argent, la France pourrait régler le déficit de la sécurité sociale et du régime des retraites simultanément, tout en respectant les critères de déficit de Maastricht... Lire la suite en pièce jointe
La crise et la baisse des taux rendent aujourd'hui difficile de trouver du rendement « sans risque ». Les investisseurs ont un besoin d'expertise croissant sur les classes d'actifs périphériques, sur le non coté, en matière de diversification internationale...
Au fil des années, l'Union Mutualiste Retraite en est venue à déléguer l'essentiel de sa gestion financière. Philippe Rey, son directeur des investissements nous explique les raisons de ce choix. La délégation s'accompagne toujours d'une implication quotidienne forte de l'UMR dans les décisions de chaque maison de gestion.
Au cours des douze derniers mois, les fonds de pension européens ont réduit progressivement leurs allocations aux actions, plus particulièrement les investisseurs institutionnels britanniques, selon la dernière enquête de Mercer. Ce rapport annuel intitulé European Asset Allocation a interrogé plus de 1200 fonds de pension européens, dont les actifs sous gestion combinés atteignent plus de 750 milliards d’euros. Il révèle que les investisseurs institutionnels britanniques sont ceux dont l’allocation aux actions a le plus évolué avec une répartition moyenne ayant chuté de 43% à 39% au cours de la dernière année. Les fonds de pension français ont eux, en moyenne, 29% de leur allocation en actions et 59% en obligations, selon le rapport. Traditionnellement, les groupes britanniques ont toujours décerné aux actions une part importante de leurs allocations. Ils se placent désormais derrière la Belgique, la Suède et l’Irlande dans ce domaine. L’enquête révèle également que près de la moitié des fonds de pension européens ont désormais une allocation aux investissements alternatifs, avec 75% des investisseurs britanniques déclarant allouer une partie de leurs portefeuilles à ce secteur. La gamme des produits alternatifs qu’ils possèdent est également en croissance avec des portefeuilles immobiliers allant au-delà des mandats traditionnels pour y inclure des actifs d’infrastructure forestier et d’agriculture. Près de 20% des régimes à travers l’Europe ont maintenant une allocation de croissance axée sur des titres à revenu fixe, avec la dette émergente et la dette à haut rendement comme classes d’actifs les plus populaires dans cette catégorie. Selon le rapport, cette tendance à délaisser les actions devrait se poursuivre au cours des douze prochains mois, avec environ 30% des fonds de pension déclarant vouloir réduire leurs allocations aux actions domestiques tandis que près d’un quart des groupes interrogés prévoient de réduire leur exposition aux actions non-domestiques. Les investisseurs institutionnels européens semblent également vouloir augmenter leurs allocations aux obligations indexées sur l’inflation, les obligations corporate et les stratégies LDI afin de gérer les risques passif relatifs. Environ un quart des groupes interrogés ont déclaré vouloir augmenter leurs allocations aux investissements alternatifs.
Didier Saint-Georges, membre du comité d'investissement de Carmignac Gestion, évoque l'évolution de la demande des investisseurs institutionnels pour des produits alternatifs aux fonds monétaires et l'intérêt particulier pour la gestion multi-stratégies et multi-classes d'actifs.
Nommé prochainement président du directoire d'Agicam, qui fusionnera le 13 juin prochain avec La Mondiale Gestion d'Actifs, Jean-Louis Charles nous explique les enjeux de ce rapprochement, en termes d'organisation, de gouvernance et de réglementation, et revient sur la stratégie de diversification du groupe, à travers les loans.
Le nouvel environnement des marchés, caractérisé par des corrélations plus prononcées entre les différentes classes d’actifs, et la volonté de poursuivre la diversification des portefeuilles en direction des actifs réels inciteront les investisseurs institutionnels à abandonner les modèles de risques fondés sur des performances historiques. Par ailleurs, un large consensus sur la nécessité de séparer la surveillance et la gestion des risques des fonctions d’investissement induisent de nouveaux changements organisationnels chez les investisseurs institutionnels. Le cabinet indépendant de conseil en services financiers bfinance présente aujourd’hui les résultats de sa dernière enquête consacrée à la gestion des risques, à laquelle ont participé 45 investisseurs institutionnels internationaux représentant un encours global d’actifs sous gestion de 482 milliards de dollars. Principales conclusions : L’attention portée à la gestion des risques a substantiellement progressé depuis le début de la crise financière et continue encore de grandir. Plus de deux tiers (69 %) des investisseurs estiment aujourd’hui que la gestion des risques est « très importante » dans la sélection de gérants institutionnels et est « essentielle » à la conception et la mise en ??uvre de la stratégie d’investissement au niveau du portefeuille Les stratégies de gestion des risques seront guidées en 2013 par la volonté de diversifier l’allocation de portefeuille. Un accent particulier sera également mis sur la couverture des risques situés en queue de distribution et les pertes maximales Les principaux risques identifiés pour les douze prochains mois par les investisseurs sont l’effondrement du prix des actifs, la volatilité et le risque de contagion L’intérêt croissant pour les actifs réels et les stratégies de performance absolue constituent un défi supplémentaire pour les départements des risques des fonds de pension 65 % des investisseurs institutionnels ont recours à des systèmes peu sophistiqués pour suivre les risques. Ils s’exposent ainsi à une sous-estimation potentielle des risques au niveau du portefeuille Les ressources que les investisseurs institutionnels allouent à la gestion des risques ne sont pas à la hauteur des besoins croissants qui s’expriment. En retenant un chiffre de $250k pour un système de gestion des risques sophistiqué, 72 % des institutionnels n’ont pas suffisamment investi dans la gestion des risques Plus de 90 % des investisseurs souhaitent préserver l’indépendance du monitoring et de la gestion des risques vis-à-vis de la fonction investissement
Les banques, du fait de la crise, cherchent à attirer dans leurs bilans la trésorerie des entreprises, traditionnellement investie en OPCVM monétaires, et les comptes à terme sont devenus le premier support de placement des sociétés non financières. Mais la diversité de l'offre bancaire rend le marché peu lisible.
La Caisse Centrale de Réassurance (CCR) est une entreprise de réassurance détenue par l'État français, chargée de concevoir, mettre en ??uvre et gérer des instruments de couverture de risques exceptionnels. Créée en 1946, elle figure actuellement parmi les vingt-cinq premiers réassureurs mondiaux et bénéficie d'une notation AA+ (avec perspective négative) par l'agence Standard and Poor's et A++ (avec perspective négative) par l'agence AM Best.
Good Value for Money a présentement analysé la composition à fin 2012 des fonds en euros d’un ensemble de contrats d’assurance-vie en les segmentant entre fonds « classiques », fonds « immobiliers », fonds « dynamiques ».
Les investisseurs européens continuent de rechercher du rendement, selon les dernières statistiques de collecte en Europe de Morningstar. Les fonds long terme (hors fonds de fonds et nourriciers) ont affiché une collecte record de 115,12 milliards d’euros au premier trimestre. Et les fonds monétaires ont connu des rachats sur les trois premiers mois de 2013, ce qui signifie que les investisseurs continuent de rechercher le rendement plutôt que la sécurité malgré la crise de la zone euro. Voici les principales conclusions ressortant des statistiques de la collecte européenne compilées par Morningstar : Les investisseurs ont continué de rechercher les fonds obligataires, qui ont affiché une collecte de 15,1 milliards d’euros en mars. Les fonds d’allocation ont dégagé une collecte nette de 8,8 milliards et les fonds actions ont engrangé 4,2 milliards d’argent frais. Les fonds obligataires diversifiés en dollars ou en euros et les fonds britanniques grandes capitalisations mixtes ont affiché les plus fortes décollectes en mars. Templeton Global Total Return Fund grimpe sur la première marche des fonds long terme en Europe à la fois pour mars et pour le premier trimestre. Grâce au fort engouement pour deux de ses fonds phares internationaux, Franklin Templeton a engrangé la plus forte collecte au premier trimestre, délogeant ainsi PIMCO. Ali Masarwah de l'équipe de recherche européenne de Morningstar commente : « Nous attendons toujours un solide indicateur de la « grande rotation » hors des fonds obligataires. La collecte des fonds actions a reculé pour le troisième mois consécutif, alors que celle des fonds obligataires a affiché une croissance en mars par rapport à février. Si l’appétit pour les fonds actions reste limité, les investisseurs ont continué d’investir dans les actifs risqués. La préférence pour la dette face aux actions apparaît également dans les flux substantiels vers les fonds d’allocation observés en mars. »
En quelques années, les obligations des pays émergents sont passées du statut d'investissement de niche à celui d'actifs incontournables sur le marché obligataire mondial. UBP favorise largement cette classe d'actifs en raison de ses multiples atouts.
L’impact du tsunami monétaire japonais Les marchés ont été généreux en avril, avec une hausse des actifs risqués comme des actifs refuges. Aussi bien les actions, le crédit et les obligations d’Etats étaient en progression en avril. Ce genre de comportement de marché signale une forte liquidité. La politique monétaire japonaise n’est pas étrangère à ce nouvel excès de liquidité. Le gouvernement japonais a été élu pour cela, le gouverneur de la Bank of Japan nommé dans le même but, sortir le Japon de la déflation. Pour ce faire, le pays se donne de grands moyens. Le nouvel élargissement du programme de rachat d’actifs n’en est pas un de plus, l’objectif est maintenant de doubler la base monétaire en 2 ans. Cela est justifié par l’objectif d’inflation de 2% à atteindre en 2015. Rappelons que l’inflation japonaise sur un an était de -1% en mars. Un tel choc inflationniste nécessite de grands moyens comme semble les mettre en ??uvre le gouvernement, mais qu’en est-il des conséquences sur l'économie mondiale de cette nouvelle stratégie qui a été qualifiée par des analystes de « Pearl Harbour monétaire ». Lire la suite en pièce jointe
Au cours des cinq dernières années, le comportement des marchés a été dominé par des niveaux élevés d'incertitudes liées à la situation macroéconomique et politique. Une série restreinte de facteurs expliquait une part importante des performances.
108 réponses en provenance d’institutions très diverses représentant plus de 900 milliards € d’actifs gérés. Chaque grand risque, grand passif est représenté correspondant à des horizons de placement différents (santé, assurance, fonds propres de banques, retraite...) Enquête réalisée fin février/début mars 2013
Les ETP ont connu une année historique en 2012 avec 27 % de croissance des actifs, qui dépassent 2,000Mds$. Que nous apprennent ces flux ? Une simple recherche de liquidité ? D'indexation passive ? Certes, mais plus que ça.