La Commission européenne a annoncé mardi avoir commencé à préparer des représailles concernant les subventions accordées à Boeing, une décision qui intervient un jour après que Washington a publié une liste de produits européens pouvant faire l’objet de droite de douane en raison de subventions accordée par l’Union européenne à Airbus.
La compagnie aérienne islandaise Wow est devenue jeudi la dernière en date à faire faillite en Europe, où le secteur est confronté à la fois à une situation de surcapacités et à des coûts du carburant élevés. Wow, créée en 2011, dont la spécialité était les vols bon marché reliant les deux rives de l’Atlantique, a cessé toute activité et annulé tous ses vols après l'échec de ses ultimes tentatives pour lever plus de fonds, auprès de Icelandair et Bill Franke, un investisseur de longue date dans le transport à bas coûts. La britannique Flybmi, la scandinave Primera Air et la chypriote Cobalt ont aussi fait faillite dernièrement.
POTENTIEL. Air France-KLM a placé avec succès 500 millions d’euros d’Oceane (obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes) à 7 ans avec une prime de conversion de 70 % (17,92 euros pour une action à 10,54 euros) et un coupon annuel de seulement 0,125 %. Cette deuxième nouvelle émission en euro de l’année (après Takeaway.com) apporte un peu de diversité sectorielle aux investisseurs spécialisés en convertibles européennes. L’espagnol Cellnex avait obtenu 60 % de prime en janvier dans le cadre de l’extension de sa souche émise en janvier 2018, et d’autres émetteurs près de 70 % au regard de maturités supérieures à 5 ans, mais plutôt entre 2015 et 2017. L’opération a été coordonnée par HSBC, Natixis et SG CIB (avec BNP Paribas comme chef de file associé).
Le vice-président américain Mike Pence a annoncé mardi que les Etats-Unis allaient déployer tous les moyens nécessaires pour renvoyer des astronautes sur la Lune d’ici cinq ans. Il présidait une réunion du Conseil national de l’espace, à Huntsville, dans l’Alabama. La Nasa avait jusqu’ici pour objectif de renvoyer des hommes sur la Lune d’ici 2028. «Nous serons le premier pays à renvoyer des astronautes sur la Lune au XXIe siècle», a insisté le vice-président. La Nasa a déjà décidé que la prochaine mission lunaire habitée se poserait au pôle sud, région qui recèlerait suffisamment de glace pour permettre la synthèse de carburant supplémentaire. La Lune pourrait ainsi devenir une étape sur la route de Mars.
Airbus et la China Aviation Supplies Holding Company (CASC) ont signé lundi un accord portant sur l’acquisition de 290 appareils de la famille A320 et de dix A350, en présence des présidents chinois et français, Xi Jinping et Emmanuel Macron, à Paris, a annoncé l’Elysée. La présidence française a fait état d’une estimation de près de 30 milliards d’euros, en précisant qu’il revenait aux entreprises concernées de préciser les montants. A la fin janvier 2019, la flotte Airbus en service auprès des opérateurs chinois comptait 1.730 appareils. Selon les dernières prévisions établies par Airbus pour la période 2018-2037, la Chine aura besoin de quelque 7.400 avions passagers et cargos neufs ces 20 prochaines années, soit 19% de la demande mondiale.
Le crash du 737 Max n'a pas provoqué de fortes tensions sur la dette du groupe. Mais une interdiction de vol prolongée aurait des conséquences bien plus étendues.
EasyJet a annoncé lundi se retirer des négociations portant sur l’avenir des activités d’Alitalia, après des discussions avec la compagnie de chemin de fer italienne contrôlée par l’Etat, Ferrovie dello Stato Italiane, et la compagnie aérienne américaine Delta Air Lines. En difficultés financières, Alitalia a été placée sous administration spéciale en 2017 après le rejet par ses salariés d’un nouveau plan de sauvetage, contraignant le gouvernement à se lancer en quête d’un repreneur. Sans un partenaire industriel à bord, selon Reuters, Alitalia pourrait bientôt se retrouver dans une situation critique. EasyJet avait déclaré à plusieurs reprises s’intéresser aux activités court-courrier d’Alitalia et à ses bases dans les principaux aéroports.
EasyJet a annoncé lundi se retirer des négociations portant sur l’avenir des activités d’Alitalia. La deuxième compagnie low cost d’Europe derrière Ryanair a indiqué avoir décidé de se retirer du processus après des discussions avec la compagnie de chemin de fer italienne contrôlée par l’Etat, Ferrovie dello Stato Italiane, et la compagnie aérienne américaine Delta Air Lines.
Boeing a prévu de diffuser la mise à jour logicielle de son 737 Max d’ici fin mars, selon Reuters, qui cite des sources informées de la question. L’avionneur américain travaille à cette mise à jour, qui concerne notamment les systèmes de contrôle de vol et les écrans des pilotes, depuis l’accident d’un appareil de Lion Air en Indonésie en octobre dernier. Des similitudes entre la trajectoire de vol dans le crash de Lion Air et celui d’Ethiopian Airlines dimanche dernier - confirmées par l’examen de l’analyse des deux boîtes noires ce week-end - ont soulevé de nouvelles questions sur le système.
L’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a décidé mardi, à son tour, de fermer l’espace aérien européen aux Boeing 737 MAX 8 et 9. Quelques heures avant, la France avait pris la même décision, précisant que «les compagnies aériennes françaises ne disposent d’aucun Boeing 737 Max dans leur flotte». Ainsi que le Royaume-Uni, l’Allemagne et trois pays d’Asie. Ces décisions font suite au crash dimanche d’un Boeing 737 Max d’Ethiopian Airlines ayant fait 157 morts, quelques mois seulement après un accident similaire sur un vol de la compagnie Lion Air en Indonésie qui avait causé la mort de 189 personnes, avec un Boeing du même type. Les Etats-Unis continuent, eux, d’afficher leur soutien à cet appareil-clé dans la stratégie commerciale de Boeing.
Après le Royaume-Uni, l’Allemagne et trois pays d’Asie, la France a décidé à son tour d’interdire les Boeing 737 Max dans son espace aérien, deux jours après le crash d’un appareil d’Ethiopian Airlines du même modèle. « Compte tenu des circonstances de l’accident en Éthiopie, les autorités françaises ont pris la décision, à titre conservatoire, d’interdire tout vol commercial effectué sur un Boeing 737 Max à destination, au départ ou survolant le territoire français », a indiqué la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) dans un communiqué. Elle précise que « les compagnies aériennes françaises ne disposent d’aucun Boeing 737 Max dans leur flotte », et reste « attentive aux éléments à venir de l’enquête, et aux décisions que pourront prendre les autorités de certification européenne ou américaine ».
Le rapporteur public de la cour administrative d’appel de Paris a recommandé lundi l’annulation de la privatisation partielle de l’aéroport de Toulouse Blagnac (ATB), qui avait permis au groupe chinois Casil d’entrer au capital de la société de gestion de l’aéroport. La cour administrative d’appel de Paris rendra sa décision d’ici un à deux mois. En avril 2015, l'État avait vendu 49,99% du capital de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse à Casil Europe, holding française créée par le groupe d'État chinois Shandong High Speed Group et le fonds d’investissement hongkongais Friedmann Pacific Asset Management. Début 2018, l'État avait finalement décidé de conserver la part de 10,01% qu’il détenait, et sur laquelle Casil avait une option.
Dans les transactions d’avant Bourse à Wall Street, Boeing cédait plus de 9% au lendemain du crash d’un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines, provoquant le décès de 157 personnes. Plusieurs compagnies aériennes – notamment Ethiopian Airlines et les compagnies chinoises sur ordre de Pékin – ont décidé de ne plus faire voler, pour le moment, ce type d’appareil. Déjà en octobre dernier, le crash d’un 737 MAX 8 de la compagnie asiatique Lion Air avait causé 189 morts.
Airbus a enregistré en février une commande pour quatre A220, son nouveau modèle d’entrée de gamme, et a livré 49 avions monocouloirs et gros porteurs à 33 clients au cours du mois, a annoncé jeudi le géant européen de l’aéronautique. La commande pour les quatre A220 émane d’Air Vanuatu. Il s’agit de sa toute première commande auprès d’Airbus - il est devenu le client de lancement de l’A220 dans la région Pacifique. Le carnet de commandes d’Airbus s'élevait à 7.390 avions au 28 février.
Airbus a annoncé mardi l’ouverture de discussions avec les partenaires sociaux afin d’examiner les mesures de reclassement envisageables dans le cadre de la fin du programme du très gros porteur A380 en 2021. Entre 3.000 et 3.500 postes sont susceptibles d'être affectés par cette décision ces trois prochaines années, soit près de 3% des effectifs totaux, souligne le constructeur aéronautique. Il compte privilégier des mesures de mobilité interne. Ces postes sont répartis entre environ 1.300 cols bleus et 2.100 cols blancs, répartis entre le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne et la France.
Airbus a annoncé aujourd’hui l’ouverture de discussions avec les partenaires sociaux afin d’examiner les mesures de reclassement envisageables dans le cadre de la fin du programme du très gros porteur A380 en 2021. Entre 3.000 et 3.500 postes sont susceptibles d'être affectés par cette décision dans les trois prochaines années, soit l'équivalent de moins de 3% des effectifs totaux, souligne le constructeur aéronautique qui entend privilégier des mesures de mobilité interne.
Une fusée Falcon 9 de SpaceX, transportant une nouvelle capsule pour astronautes, a décollé samedi matin de la base aérienne de Cap Canaveral en Floride à destination de la station spatiale internationale (ISS). Ce tir est crucial pour SpaceX, la société d’Elon Musk, et pour la Nasa qui n’a procédé à aucun vol habité depuis huit ans. 6,8 milliards de dollars ont été alloués à SpaceX et à Boeing pour construire des fusées et des systèmes de capsules capables d’emmener des astronautes en orbite. SpaceX ou Boeing pourrait devenir la première société privée à procéder à des vols spatiaux habités. L’objectif des Etats-Unis est de mettre fin à l’utilisation de lanceurs russes pour accéder à l’ISS.
Les conditions posées par le gouvernement portugais dans le cadre de la reprivatisation de TAP Air Portugal sont globalement compatibles avec le droit de l’Union, a estimé la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE). Par son arrêt de mercredi, elle juge que l’article 49 TFUE (interdiction des restrictions à la liberté d'établissement) ne s’oppose pas à l’obligation de conserver au Portugal le siège et la direction effective de la compagnie, et à sa capacité à remplir les obligations de service public. En revanche, l’exigence, pour l’acquéreur de la participation, d’assurer le maintien et le développement du centre opérationnel (hub) national existant constitue une restriction non justifiée à la liberté d’établissement.